Palestine
Barbara Butch huée
Vague d'indignation sur le droit de censurer un artiste
Mais Cibles sur G Meurice, B Gardin et Akim Omiri
Par Jo
Guillaume Meurice viré, Blanche Gardin boycottée, Médine interdit, Akim Omiri interrompu avec Nous Vivrons qui prend carrément le micro pour le diffamer pendant de longues minutes. (X)
Sur scène, Akim Omiri aborde des thèmes de société tels que la maladie, le racisme et le féminisme, utilisant l'humour pour provoquer la réflexion. (Wikipedia)
Sébastien MURA ·
Deux poids, deux mesures assumés
D’un côté, Barbara Butch.
Pour avoir signé une tribune soutenant la loi Yadan, la DJ bénéficie d’un soutien massif d’une partie des élites politiques, médiatiques et culturelles. Toute contestation à son encontre est rapidement dénoncée comme du harcèlement ou de l’antisémitisme, suscitant de nombreuses prises de position publiques en sa faveur.
De l’autre, Blanche Gardin.
Pour avoir dénoncé les massacres à Gaza et questionné certaines utilisations de l’accusation d’antisémitisme dans le débat public, l’humoriste fait face à de vives critiques, à des attaques et à une forte hostilité dans une partie du paysage médiatique.
Et Akim Omiri.
Pour ses prises de position critiques envers la politique du gouvernement israélien et sa défense des droits du peuple palestinien, l’humoriste et vidéaste est régulièrement la cible de polémiques, d’attaques et de campagnes de dénigrement.
Cette différence de traitement interroge. Pourquoi certains bénéficient-ils d’une solidarité immédiate et d’une large protection médiatique quand d’autres sont marginalisés ou fortement attaqués pour des opinions pourtant exprimées dans le cadre du débat public ?
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Palestine
Netanyahou a survolé la France sans problème
Mandat d'arrêt de la CPI non respecté.
Contexte juridique et obligations de la France :
- La France, État partie au Statut de Rome, a l’obligation de coopérer avec la CPI, y compris en arrêtant toute personne visée par un mandat d’arrêt se trouvant sur son territoire.
- Cependant, le gouvernement français a autorisé ce survol, invoquant une interprétation restrictive du Statut de Rome : selon lui, le survol de l’espace aérien par un aéronef d’État transportant une personne visée par un mandat d’arrêt ne relève pas de cette obligation.
- Cette position a été contestée par plusieurs ONG et parlementaires, qui estiment que la France manque à ses obligations internationales.
Réactions et critiques :
- Des organisations comme l’UJFP, la FIDH ou la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine dénoncent cette autorisation, la qualifiant de complicité avec un régime visé par un mandat d’arrêt international.
- Le gouvernement français n’a pas encore officiellement réagi à ce survol du 28 juillet 2026, mais cette pratique s’inscrit dans une série de précédents (février, avril, juillet 2025) où la France avait déjà autorisé des survols similaires.
En résumé, la France a une nouvelle fois autorisé le survol de son espace aérien par l’avion de Netanyahou, malgré le mandat d’arrêt de la CPI, en s’appuyant sur une interprétation juridique contestée. (Qwant)
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Palestine
Netanyahou a harcelé et fait sanctionner Karim Khan qui est destitué de la CPI
Karim Khan a été destitué de ses fonctions de procureur de la CPI le 24 juillet 2026. Cette décision a été prise par l’Assemblée des 125 États membres de la Cour pénale internationale, à une large majorité (82 voix pour, 13 contre, 15 abstentions). Il est accusé de « faute grave » et de « manquement grave aux devoirs de sa charge », notamment pour avoir entretenu une relation sexuelle « inappropriée » avec une collaboratrice, qualifiée d’abus de pouvoir en raison de la relation hiérarchique entre eux.
Contexte politique et pressions
- Cette destitution intervient après des mois de pressions, notamment de la part des États-Unis et d’Israël, qui avaient déjà sanctionné Karim Khan en 2025 pour ses mandats d’arrêt contre des responsables israéliens (dont Benjamin Netanyahou) et américains.
- Les États-Unis avaient gelé ses avoirs, interdit son entrée sur leur territoire et bloqué ses accès numériques (comptes Microsoft suspendus).
- Le gouvernement israélien a salué cette destitution, la qualifiant de « longtemps attendue » et accusant Khan d’avoir agi de manière « corrompue ».
Conséquences sur les mandats d’arrêt
- La révocation de Karim Khan n’a pas d’effet immédiat sur les mandats d’arrêt déjà délivrés. Seuls les juges de la CPI peuvent décider de leur maintien ou de leur retrait.
- Les procureurs adjoints assurent désormais la direction du Bureau du procureur.
Réaction de Karim Khan
- Il conteste la décision et annonce vouloir la contester « par tous les mécanismes juridiques disponibles ». (Qwant)
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