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mercredi 20 mai 2026

Fascisme - Culture - CNC - V. Bolloré - Anna Mouglaglis - Blacklistée - Canal Plus - Swann Arlaud -

 

Fascisme

Le RN veut supprimer le CNC

Par Sié.

Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) est régulièrement visé par le RN, qui propose de le supprimer ou de le réorienter. Les propositions se présentent sous forme d’amendements parlementaires et de déclarations publiques.

1. Propositions parlementaires

  • Matthias Renault (député RN de la 3e circonscription de la Somme) a déposé un amendement visant à supprimer le CNC. L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale, mais il a mis en lumière la critique du RN quant à l’utilisation des fonds publics pour le cinéma.  (radiofrance.fr)
  • L’amendement n° I‑973 du projet de loi de finances 2026 (n° 1906) propose de supprimer les lignes 53 à 61 du tableau de l’alinéa 1 et de réaffecter les recettes au budget général, tout en créant une taxe additionnelle sur les tabacs pour compenser la perte de recettes. L’amendement souligne que le CNC est « en complet décalage » avec les attentes des citoyens et la situation budgétaire.  (assemblee-nationale.fr)

2. Déclarations publiques

  • Le député Thomas Ménagé a déclaré que « le CNC ne sera pas conservé » en cas d’élection du RN, estimant que l’argent devrait être alloué à d’autres visions culturelles. Il a qualifié les films financés par le CNC de « très wokes, très militants » et a affirmé que « supprimer le CNC, ce serait payer beaucoup plus pour obtenir beaucoup moins ».  (franceinfo.fr) 
  • Sur Instagram et Facebook, plusieurs publications du RN (ex. id 1, 2, 5) répètent la même thèse : le CNC est un « gâchis d’argent public » et l’institution doit être remplacée ou supprimée.  (instagram.com)

3. Argumentation du RN

  • Le RN considère que les taxes sectorielles qui financent le CNC sont mal utilisées et que l’institution favorise des projets idéologiquement orientés.
  • Il soutient que la suppression du CNC permettrait de réaffecter les fonds à d’autres domaines culturels ou de réduire les dépenses publiques.
  • Le RN associe la suppression du CNC à une volonté de privatisation ou de transfert de la culture vers des acteurs privés, notamment des milliardaires comme Vincent Bolloré.  (environnementsantepolitique.fr)

4. Réactions et contexte

  • Le président du CNC, Gaëtan Bruel, a répliqué en soulignant l’importance du CNC pour la fréquentation cinématographique, les emplois et l’attractivité internationale de la France.
  • Le débat s’inscrit dans un contexte plus large où le RN critique le financement public de la culture et cherche à réorienter les ressources vers des projets jugés plus « réalistes » ou « nationalistes ».  (franceinfo.fr)

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En résumé, le RN a proposé plusieurs amendements et a exprimé publiquement son intention de supprimer le CNC. Ces propositions sont motivées par une critique de l’utilisation des fonds publics et par une volonté de réaffecter les ressources culturelles. L’amendement de 2026 a été rejeté, mais la question reste un point de discorde dans le débat politique français. (Qwant)

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Situation d’Anna Mouglalis

Anna Mouglalis a été blacklistée par Canal Plus après avoir signé la tribune anti‑Bolloré.
Cette chaîne est décrite comme le principal financeur privé du cinéma français ; sa décision de ne plus travailler avec elle a donc un impact majeur sur sa carrière et sur la production de films qui dépendaient de son soutien financier 

Conséquences pour le financement du cinéma

·                                 Perte d’un financement majeur : la chaîne ne souhaite plus collaborer avec les artistes ayant signé la pétition, ce qui entraîne la fermeture de portes pour ces professionnels.

·                               Appel à un nouveau modèle : Mouglalis encourage les pairs à « se réveiller » et à « s’organiser » afin de repenser le financement du cinéma, soulignant que le modèle actuel repose trop sur la dépendance à un seul acteur privé 

Autres financements non détaillés

Le texte ne mentionne pas de sources de financement alternatives précises (fonds publics, mécénat, plateformes de financement participatif, etc.). Il indique uniquement que la situation oblige la profession à repenser la façon de produire des films

 « Il faut sortir du déni. Il faut repenser toute la façon de produire des films »  (humanite.fr)

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Pourquoi Swann Arlaud a signé la pétition

Swann Arlaud a signé la tribune contre Vincent Bolloré pour exprimer une inquiétude légitime concernant la montée de l’influence de ce milliardaire d’extrême droite sur le cinéma français.
Dans son interview, il explique que la pétition met en lumière un risque réel : la mainmise quasi‑totale d’un acteur politique et économique sur la création cinématographique, avec la possibilité de racheter la totalité d’UGC d’ici deux ans. Il souligne que cette concentration de pouvoir menace la diversité des œuvres et la pluralité des points de vue, éléments essentiels à la santé culturelle du pays

 « Parce qu’elle exprime une inquiétude légitime… »
« …c’est le danger qui s’installe progressivement, insidieusement. »
« …il faut défendre la diversité des films et la pluralité des points de vue. »

La pétition, signée notamment par Juliette Binoche et Swann Arlaud, dénonce l’« emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma par l’intermédiaire de Bolloré

En signant, Arlaud participe à la lutte pour un modèle de financement qui préserve l’indépendance culturelle et protège le cinéma public contre une concentration de pouvoir

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 12 personnes ont lu cet article.


samedi 4 avril 2026

Extrême droite - Némésis - Financement - Impôt - Défiscalisation - Streameuse Ultia et le CNC - Attaques - V. Bolloré - Cadeau fiscal -

 

V Bolloré

Bercy efface une amende de 320 millions d'euros

Beau cadeau fiscal.

Effacement de l’amende de 320 millions d’euros de Vivendi (groupe Bolloré)

Contexte de l’affaire

  • En 2004, Vivendi (propriété de Vincent Bolloré) a vendu sa filiale Vivendi Universal Entertainment à General Electric pour 8 milliards d’euros, dont 5 milliards ont été payés sous forme d’actions.
  • Ces actions ont été comptabilisées comme « titres de portefeuille » plutôt que comme « titres de participation ». Cette qualification a permis à Vivendi de déduire une perte de 2,4 milliards d’euros, économisant ainsi environ 800 millions d’euros d’impôts futurs.
  • Le fisc a jugé qu’il s’agissait d’une « erreur délibérée » et a imposé un redressement fiscal de 2,4 milliards d’euros et une amende de 320 millions d’euros (40 % du montant d’impôt évité) (20minutes.fr)

Effacement de l’amende par Bercy

  • Le ministère de l’Économie et des Finances (Bercy) a annulé l’amende de 320 millions d’euros sans fournir d’explication officielle.
  • Le Conseil d’État a confirmé le redressement fiscal mais a abandonné la majoration pour « manquement délibéré », estimant que l’incertitude juridique et la complexité des règles rendaient difficile la preuve d’une intention délibérée (lecanardenchaine.fr)
  • Le ministère des Comptes publics a déclaré que, puisque la pénalité n’aurait pas eu d’impact financier réel (la perte de déficit reportable n’augmentait pas les impôts dus), il n’y avait pas de matière à amende (npa-revolutionnaires.org)
  • Cette décision a suscité la protestation de la France Insoumise, qui a qualifié l’action de « scandale d’État » et a demandé des explications sur le « cadeau fiscal » accordé à un grand patron (20minutes.fr)

Résumé

  • Redressement fiscal : 2,4 milliards d’euros.
  • Amende initiale : 320 millions d’euros.
  • Effacement : Bercy a annulé l’amende sans justification officielle, se basant sur l’absence de preuve d’une intention délibérée et sur l’absence d’impact financier réel.
  • Réaction politique : LFI a dénoncé le geste comme un privilège accordé à Vincent Bolloré. (Qwant).

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Défiscalisation de Némésis

  • Némésis est un collectif d’extrême droite qui s’est déclaré association d’intérêt général.
    Cette déclaration permet à ses donateurs de bénéficier d’une déduction fiscale de 66 % sur le montant de leurs dons, ce qui constitue un financement public indirect pour le groupuscule (liberation.fr)

Enjeux

  • La défiscalisation permet à Némésis de mobiliser des ressources financières sans contribution directe de l’État, tout en bénéficiant d’une image de légitimité grâce à son statut d’intérêt général.
  • Les autorités et les partis d’extrême gauche considèrent ce dispositif comme un outil de financement de l’extrême droite et appellent à une dissolution du groupuscule.

« C’est un scandale, je ne vais pas laisser passer » – déclaration d’Éric Coquerel face à la découverte de la défiscalisation (liberation.fr)

En résumé, la défiscalisation de Némésis consiste en une déduction fiscale de 66 % pour les donateurs, ce qui constitue un financement indirect provenant de l’État. Cette pratique a suscité l’interpellation du gouvernement et l’appel à une enquête pour vérifier la légitimité de ce financement. (Qwant).

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Critique de l’extrême droite sur la streameuse Ultia et le CNC

Contexte de la polémique

  • Ultia (Carla Giardina) a été nommée membre d’une commission du CNC Talent (fonds d’aide à la création pour les plateformes sociales) le 25 mars 2026.
  • Lors d’un live Twitch, elle a déclaré qu’elle refuserait les projets d’extrême droite et qu’elle soutiendrait les dossiers de personnes qu’elle apprécie.
  • Ces propos ont été extraités et déformés par un compte X nommé TwitchGauchiste, largement suivi par des milieux d’extrême droite.
  • Le montage vidéo a été partagé plus de 7 millions de fois, alimentant une campagne de harcèlement contre Ultia et le CNC.

Points de la critique d’extrême droite

Point

Détails

Source

Accusation de partialité

Ultia aurait favorisé des projets de ses amis et rejeté ceux d’extrême droite, ce qui, selon les critiques, montre un conflit d’intérêts.

republicain-lorrain.fr

Déformation des propos

Le compte TwitchGauchiste a coupé les extraits pour les présenter comme un refus systématique de l’extrême droite, alors que Ultia a précisé qu’elle ne pouvait pas se noter elle‑même.

republicain-lorrain.fr

Attaque contre le CNC

Les milieux d’extrême droite ont utilisé ces propos pour décrier le CNC comme un organisme favorisant la gauche, prétendant que le fonds finance des projets « à gauche ».

humanite.fr

Réaction du CNC

Le CNC a déclaré que les propos de Ultia contraignaient l’obligation de neutralité, d’indépendance et d’impartialité des jurés, et a mis fin à ses fonctions avec effet immédiat.

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 30 personnes ont lu cet article.


 

leparisien.fr