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jeudi 2 juillet 2026

Atos - Carte vitale - Impôts - Fonds d'investissements privés - Doctolib - Pétition -

 

Fonds / acteur

Nature de l’implication avec Atos

Bain Capital

Proposé en mai 2024 comme l’un des quatre apporteurs de liquidités dans le cadre du plan de restructuration d’Atos ; le conseil d’administration a finalement écarté les discussions avec ce fonds.

EP Equity Investment (contrôlé par Daniel Křetínský)

Présenté parmi les soumissionnaires d’avril 2024, aux côtés de Bain Capital, Onepoint et d’autres, pour apporter de nouvelles liquidités à Atos.

Onepoint (consortium avec l’actionnaire principal d’Atos, David Layani)

Autre soumissionnaire du même processus de financement, visant à soutenir la restructuration d’Atos.

IVO Capital Partners

Financier d’un fonds de litiges (« fonds tricolore ») qui a accordé une enveloppe de 4,5 M € pour soutenir l’action judiciaire contre les commissaires aux comptes d’Atos.

Ces fonds sont les principaux acteurs privés mentionnés dans les sources récentes : Bain Capital, EP Equity Investment et Onepoint dans le cadre du plan de financement de la dette d’Atos  (portail-ie.fr)

 ; IVO Capital Partners dans le financement d’un fonds de litiges contre le groupe  (lesechos.fr)

 

Fonds

Origine / type

Cinven

fonds de private‑equity britannique

KKR

fonds de private‑equity américain

Advent International

fonds de private‑equity américain

Bain Capital

fonds de private‑equity américain

Ces quatre acteurs ont été cités comme potentiellement intéressés par une prise de participation ou un investissement dans le groupe Atos  (tradingsat.com)

Atos et la députée Aurélie Trouvé (LFI)
En juillet 2026, la députée LFI Aurélie Trouvé, rapporteure de la commission d’enquête sur les fonds prédateurs, s’est rendue dans les locaux d’Atos pour présenter les conclusions de cette commission aux salariés du groupe. La direction d’Atos, alors sous le contrôle de fonds d’investissement, a tenté d’empêcher la rencontre ; la réunion a finalement eu lieu au Novotel de La Défense après que la CGT a trouvé un autre lieu. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une enquête où Atos est cité comme exemple de « prédation des capacités françaises par des fonds spéculatifs »  (humanite.fr)

 

Domaine

Principales fonctions gérées par Atos

Carte Vitale

Gestion du système informatique de la carte Vitale, incluant la transmission sécurisée des données de santé aux organismes d’assurance maladie.

Sécurité Internet

Fourniture de solutions de cybersécurité et de cloud souverain pour les services publics (ex. : protection des plateformes de santé, de la CNAM, de la CNAF).

Intelligence artificielle

Déploiement d’outils d’IA pour l’analyse de données publiques, l’automatisation des processus et le support aux services numériques (ex. : IA intégrée aux plateformes de santé et aux services fiscaux).

Impôts (impots.gouv.fr)

Exploitation et maintenance du portail de déclaration en ligne des impôts, ainsi que l’infrastructure sous‑jacent (hébergement, sécurité, continuité de service).

Ces fonctions font partie d’un portefeuille plus large de prestations publiques assurées par Atos : France Connect, les services de la CNAF, de la CNAM, de l’Urssaf, le compteur Linky, les systèmes de réservation SNCF, etc.  (humanite.fr)

 

Atos : gouvernance mise à mal par les fonds d’investissement privés

·         Concentration du capital – Depuis 2024, le groupe est majoritairement détenu par trois fonds d’investissement étrangers (de type private‑equity) et une banque néerlandaise, qui possèdent ensemble environ 30 % du capital (humanite.fr)

Cette prise de contrôle a entraîné la vente d’activités stratégiques à des holdings néerlandaises, soulevant des craintes de « vente à la découpe » et de perte de souveraineté.

Absence d’indépendance au conseil – La démission d’une administratrice indépendante après seulement un an de mandat a mis en évidence l’incapacité du conseil d’administration à jouer son rôle de contre‑poids 

Le conseil, dominé par les représentants des fonds, peine à garantir une supervision réellement indépendante.

·         Décisions contestées et manque de transparence – Le groupe a procédé à une augmentation de capital très dilutive et à la cession de ses activités d’infogérance à un fonds contrôlé par Daniel Křetínský, sans que les conditions de ces opérations ne soient clairement communiquées aux marchés  (agefi.fr)

Le processus a été critiqué comme « peu digne d’un ancien fleuron du CAC 40 ».

·         Exclusion de certains fonds du plan de restructuration – En mai 2024, le conseil d’administration a écarté le fonds américain Bain Capital des négociations de financement, préférant s’appuyer sur un consortium d’obligataires et de créanciers afin de limiter les risques de dilution et de préserver les actifs stratégiques  (portail-ie.fr)

Cette décision reflète les tensions entre les intérêts des fonds privés et ceux du groupe.

·         Pressions judiciaires et litiges – Des fonds de litiges ont financé des actions contre les commissaires aux comptes d’Atos, obtenant l’accès à des documents internes (rapports d’audit 2017‑2023). Ces procédures soulignent les inquiétudes quant à la qualité de la gouvernance et à la transparence financière  (lesechos.fr)

En résumé
La gouvernance d’Atos est aujourd’hui fragilisée par la forte présence de fonds d’investissement privés qui, selon plusieurs observateurs, limitent l’indépendance du conseil d’administration, favorisent des décisions de financement et de cession peu transparentes, et suscitent des contestations tant au niveau politique que judiciaire. (Qwant)

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 Doctolib est une entreprise toxique qui ne devrait pas avoir accès à vos données personnelles. 
@numerama.comvient de publier un article qui explique comment Doctolib veut vos données pour des recherches IA. Formulaire d’opposition si vous êtes clients : 

Lien pour s’oopser sur Doctolib :

doctolib.fr/privacy-settings?open=research_exclusion_form
Doctolib prépare un projet d’IA clinique qui utilisera vos données de santé et démographiques, y compris celles de vos proches rattachés à un même compte. Ce projet, nommé « Améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle », doit démarrer en août 2026 pour une durée de trois ans. Il est mené en partenariat avec l’Inria, l’Inserm et Université Paris Cité, avec pour objectif affiché d’améliorer la coordination des soins et la détection précoce de certains risques de santé.
Points clés à connaître :
•    Données concernées : Historique des parcours de soins, données démographiques, et informations des proches rattachés au compte.
•    Cadre légal : Doctolib s’appuie sur la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL, qui permet de réutiliser des données déjà collectées sans consentement explicite préalable. Les utilisateurs sont informés par mail et peuvent s’opposer via un formulaire dédié (opt-out).
•    Protection des données : L’identité des personnes est protégée, mais les données pseudonymisées restent des données personnelles soumises au RGPD. La CNIL rappelle que cela ne signifie pas une anonymisation totale.
•    Risques : Certains experts soulignent que l’utilisation de données de santé pour l’IA soulève des questions éthiques et de sécurité, notamment en raison de la sensibilité des informations traitées.
Comment s’opposer ? Doctolib propose un formulaire pour refuser l’utilisation de vos données dans ce projet. L’article de Numerama détaille la procédure à suivre pour exercer votre droit d’opposition. (Qwant)
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 234 personnes ont lu cet article.


mardi 2 juin 2026

Enseignement supérieur privé - Enquête - Galileo - Loi violences en milieu scolaire - Prêtres - Confessionnal - Pédocriminalité - ParcourSup - Solitude- Insécurité -

Dérives de l’enseignement supérieur privé

1. Enquête « Le Cube »

Claire Marchal a mené une enquête de deux ans, rassemblant 150 témoignages et près de 1 000 documents internes. Le livre, Le Cube – Révélations sur les dérives de l’enseignement supérieur privé, met en lumière plusieurs problèmes majeurs :

  • Surcharge des classes et vétusté des bâtiments ;
  • Baisse des salaires des enseignants et volume de cours insuffisant ;
  • Qualité des cours à distance souvent défaillante (illustrations erronées, textes obsolètes) ;
  • Promesses non tenues concernant l’apprentissage : certains étudiants, comme Marie, se sont retrouvés à payer eux‑mêmes des frais de scolarité de 4 000 € alors que l’école ne trouvait pas d’entreprise d’apprentissage  (publicsenat.fr)
  • Modèle financier du groupe Galileo basé sur l’outil Cube qui priorise la marge (20 % mission éducative, 40 % dépenses courantes, 40 % bénéfice) au détriment de la pédagogie  (larevuecadres.fr)

2. Réponse des pouvoirs publics

Le ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, et le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont convoqué le président de Galileo, Marc‑François Mignot‑Mahon, pour expliquer les allégations 

  • Une inspection interministérielle a été mandatée afin d’assurer une plus grande transparence des établissements privés lucratifs 
  • Le gouvernement a évoqué la création d’un label (ou le renforcement du label Qualiopi) pour garantir la qualité des formations d’ici 2026  (etudiant.lefigaro.fr)

3. Réactions parlementaires

  • Laurent Lafon, président de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat, a qualifié la situation de « une forme de jungle » et a appelé à des modifications législatives
  • Stéphane Piednoir a confirmé que la qualité ne suivait pas le développement du secteur privé lucratif et a exprimé son inquiétude pour les étudiants et les familles  (publicsenat.fr)

4. Statistiques et portée du secteur

  • Environ 450 000 étudiants (15 % du total) sont scolarisés dans l’enseignement supérieur privé lucratif, soit une hausse de 72 % sur dix ans  (etudiant.lefigaro.fr)
  • Le groupe Galileo compte 200 000 étudiants dans 15 pays, avec des établissements comme Cours Florent, EMLyon, Paris School of Business et Penninghen (publicsenat.fr)

5. Position de Galileo

  • L’organisation a démenti les allégations, citant un observatoire interne (≈ 2 700 répondants) qui montre que 77 % des étudiants recommandent l’école et 90 % jugent les enseignants compétents 
  • Galileo affirme être certifié Qualiopi et que ses contrôles annuels garantissent la qualité des formations  (etudiant.lefigaro.fr)

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Loi « Violence en milieu scolaire » adoptée

Le RN et la droite contre l'obligation des prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalités entendus en confessionnal.

Adoption de la proposition de loi « Violence en milieu scolaire »

La proposition de loi n° 2708, visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, a été adoptée à l’unanimité lors de la première lecture le 1er juin 2026 (lemonde.fr)

Le texte a été déposé le 28 avril 2026 et a fait l’objet d’une procédure accélérée, avec un examen en commission des affaires culturelles et de l’éducation avant le vote final  (assemblee-nationale.fr)

Contenu principal

  • Renforcement des contrôles des intervenants (enseignants, personnels périscolaires, etc.) et mise en place d’une liste noire des personnes jugées dangereuses.
  • Reconnaissance officielle de la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par les enfants, ainsi que de la responsabilité première des auteurs.
  • Création d’une journée nationale d’hommage aux victimes, fixée au 19 novembre.
  • Renforcement de la formation et de la sensibilisation des élèves et du personnel.

La mesure sur les prêtres

Dans la version initiale du texte, un article prévoyait l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalité entendus dans le confessionnal.
Cette disposition, jugée contraire au droit canonique, a suscité une forte opposition de la part du Rassemblement national (RN) et d’autres députés de droite et d’extrême droite.
Ils ont déposé de nombreux amendements et ont mené une levée de boucliers lors du débat, ce qui a conduit à la suppression de cette mesure avant le vote final  (lemonde.fr)

Résultat

  • Le texte a été adopté à l’unanimité sans la disposition concernant les prêtres.
  • Le compromis a permis de préserver le secret de la confession tout en renforçant les mesures de prévention et de contrôle dans les établissements scolaires.

Ainsi, la loi « Violence en milieu scolaire » est entrée en vigueur sans imposer aux prêtres de signaler les actes de pédocriminalité entendus en confessionnal, conformément aux objections exprimées par le RN et les députés de droite. (Qwant)

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Solitude des élèves face à ParcourSup :

Indices indirects

  • Stress et anxiété : 84 % des lycéens déclarent que la procédure Parcoursup est stressante en 2025, et 79 % des parents ressentent le même sentiment

Un niveau élevé de stress peut favoriser l’isolement, car les élèves se concentrent sur leurs dossiers et leurs réponses aux questions, parfois au détriment des interactions sociales.

  • Charge mentale des parents : 70 % des familles voient la mère porter la majorité de la charge d’orientation, ce qui peut réduire le temps passé avec l’élève, accentuant un sentiment d’isolement de ce dernier
  • Impact sur le quotidien : 41 % des familles abordent l’orientation dès la troisième, et 37 % dès le choix des spécialités en seconde, indiquant que la procédure s’inscrit dans le quotidien familial. Cela peut limiter les occasions de socialisation hors du cadre scolaire ou de la plateforme  (fcpe.asso.fr)

3. Études générales sur la solitude scolaire

  • Un article scientifique (Laidi & Lansade, 2025) décrit différentes formes de solitude vécues par les élèves au collège, sans lien explicite avec Parcoursup, mais soulignant que l’isolement peut être lié à des processus d’assignation et d’évaluation  (journals.openedition.org)
  • Un guide de l’Étudiant propose des stratégies pour faire face à la solitude à l’adolescence, notamment l’identification des comportements isolants et l’adoption de solutions adaptées  (letudiant.fr)

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Alban Mizzi et la réforme Parcoursup.

Alban Mizzi est docteur en sociologie et ingénieur de recherche à l’Université de Bordeaux et au Centre Émile Durkheim (CNRS UMR 5116) 

Il a mené une thèse intitulée « Le « moment » Parcoursup : “Double‑enquête” sur l’orientation post‑bac » sous la direction de Joël Zaffran

Objectifs de la recherche

  • Étudier l’impact de la réforme Parcoursup (remplacement de l’APB en 2018) sur les parcours des candidats et les stratégies des universités.
  • Combiner une approche des inégalités dans l’éducation avec une analyse des sources sociales des émotions
  • Utiliser une méthodologie mixte : entretiens semi‑directifs, observations non‑participantes, analyse statistique et suivi qualitatif d’une cohorte de 27 candidats  (centreemiledurkheim.fr)

Résultats clés

Parcoursup est perçu comme une « épreuve » sociologique, mobilisant ressources économiques, culturelles, sociales, intellectuelles et émotionnelles 

  • Les candidats vivent une insécurité accrue, notamment à cause de l’opacité des critères de sélection et de la rareté des retours personnalisés 
  • Quatre profils de candidats ont été identifiés : aristocrates, contrariés, détachés et compulsifs, chacun présentant des stratégies et des niveaux de stress différents  (lepoint.fr)

Projets complémentaires

  • MonParPro : étude sur l’impact de Parcoursup sur les bacheliers professionnels, visant à combler le manque de connaissances dans ce public 

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41 personnes ont lu cet article.