Préhistoire
Anne
Augereau
Femmes
et patriarcat
Avant
Néandertal
Femmes
et procréation
Plus
jeunes que les hommes
Mariage
précoce
Circulation
géographique des femmes.
1. Domination masculine et patriarcat
Les
données osseuses de l’époque de Néandertal montrent que les hommes et
les femmes exerçaient des activités distinctes :
- Hommes : asymétrie musculaire du
bras droit, signe d’activités unimanuelles répétées, contrôle des armes
létales et des moyens de violence.
- Femmes : activités bimanuelles,
mobilité quotidienne moindre, mobilité réduite indiquée par la forme des
os des jambes.
Cette répartition traduit une hiérarchie genrée très
ancienne, où la domination masculine se manifeste dès 300 000 ans avant
notre ère (radiofrance.fr)
2. Procréation et mariage précoce
Dans
le Paléolithique moyen, les femmes procréent significativement plus
jeunes que les hommes et ont un nombre élevé d’enfants :
- Cette précocité suggère une mobilisation
sociale visant à exploiter la période fertile des femmes, les
« immobilisant » par le mariage et la maternité (radiofrance.fr)
- Les responsabilités maternelles et les unions
précoces ont probablement encadré fortement la vie des femmes préhistoriques.
3. Circulation géographique des femmes
Le
contexte fourni ne contient pas d’informations précises sur la circulation
géographique des femmes dans la préhistoire. Il n’est donc pas
possible de répondre à cette partie de la question avec les données disponibles.
4. Avant Néandertal
Aucune
donnée archéologique ou anthropologique spécifique à la période avant
Néandertal n’est mentionnée dans le contexte. Par conséquent, aucune
conclusion ne peut être tirée sur la condition des femmes avant cette époque.
5. Existence d’un « troisième genre »
Certaines
découvertes archéologiques restent en suspens :
- Quelques femmes présentaient un statut particulier,
portaient des vêtements ou des armes masculins, ou étaient associées à des
objets atypiques.
Ces
cas suggèrent l’existence d’un « troisième genre », mais les
preuves restent insuffisantes pour en tirer des conclusions définitives (radiofrance.fr)----------------
Préhistoire
Anne
Augereau
Femmes
et patriarcat
Violence
Armes
létales - Arc - Sagaie
Prérogative
masculine
S'oppose
à Marija Gimbutas
Amplification
de la domination masculine
Accumulation
des richesses
Néolithique
Elite
masculine
Femmes
rares.
Anne Augereau
(archéologue à l’INRA P) examine, à travers l’archéologie du genre, les
fondements de la domination masculine du Paléolithique moyen
jusqu’au Néolithique. Son ouvrage Une préhistoire des femmes (2026)
démontre que le patriarcat n’est pas un phénomène né avec l’agriculture, mais
qu’il possède des racines beaucoup plus anciennes.
1. Premières traces de hiérarchie et de contrôle
- Division sexuée du travail : les
tâches sont réparties selon le sexe dès le Néandertal, reflétant une hiérarchie
d’accès aux moyens de production (radiofrance.fr)
- Contrôle de la reproduction :
l’analyse génétique sur 250 000 ans montre que les femmes se reproduisent
plus tôt que les hommes, suggérant une « immobilisation » sociale
par le mariage pour maximiser la fertilité (radiofrance.fr)
- Patrilocalité : les femmes
quittent souvent leur groupe d’origine, ce qui renforce la domination
masculine avant la sédentarisation (radiofrance.fr)
2. Le monopole des armes létales
- Arcs et sagas : le maniement de
ces armes est une prérogative masculine quasi universelle
en préhistoire, conférant aux hommes une position dominante (radiofrance.fr)
- Violence : les sépultures montrent
que des femmes étaient enterrées avec des armes létales, mais ces objets
restent majoritairement associés aux hommes, illustrant la prérogative
masculine (instagram.com)
3. Opposition aux théories matriarcales
- Augereau refute les théories de Marija Gimbutas
(années 1970) qui proposaient un matriarcat primitif ou un culte pacifique
de la « Déesse mère ». Elle juge ces interprétations surinterprétées
et non fondées sur des données solides (radiofrance.fr)
4. Amplification de la domination masculine au
Néolithique
- Accumulation de richesses :
l’émergence d’une élite masculine est liée à la
production de surplus et à la possession de biens matériels (radiofrance.fr)
- Femmes de haut rang : dans les
élites néolithiques, les femmes apparaissent rarement et
souvent en référence aux symboles masculins, renforçant
la domination masculine (radiofrance.fr)
5. Conclusion
- La domination masculine n’est pas
un accident récent mais un système ancré dans le temps profond.
- Les preuves archéologiques montrent que les hommes
contrôlaient les armes létales, la reproduction
et les richesses, tandis que les femmes, bien que
présentes, occupaient des rôles subordonnés, surtout dans les élites
néolithiques (radiofrance.fr)
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Archéologie : les femmes européennes
"sous-nourries" depuis près de 10.000 ans ?
L’inégalité
hommes-femmes allait-elle jusque dans l’assiette ? Une nouvelle étude
interpelle : des archéologues de l’Inrap, sur base de 12.000 corps, ont
mis en évidence l’existence d’inégalités alimentaires étroitement liées aux
sexes depuis 10.000 ans en Europe. Les femmes consomment systématiquement moins
de protéines animales que les hommes.
(…) Ces écarts ne
peuvent pas être expliqués par des différences biologiques, car ils varient
fortement selon les périodes et les cultures, avec des disparités
particulièrement marquées au Néolithique et au Moyen Age, mais beaucoup moins
durant l’Antiquité.
"Bien que
cette tendance ait souvent été suggérée, notre étude fournit pour la première
fois des preuves quantitatives à grande échelle",
concluent les auteurs, selon qui les inégalités alimentaires fondées sur le
genre "peuvent prendre racine dans une variété de pratiques
culturelles : tabous alimentaires, croyances cosmologiques, perceptions
erronées des besoins protéiques et normes sociales favorisant la privation
des femmes au bénéfice des hommes".
04 26
archeologie-les-femmes-europeennes-sous-nourries-depuis-pres-de-10-000-ans
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