mercredi 7 novembre 2018

On ne peut pas tout avoir. Oui ? Mais….Le Meufisme


On ne peut pas tout avoir. Oui ? Mais….

Il voulait changer de vie.
Tonio était un jeune homme courageux et vaillant. Le travail ne lui faisait pas peur. Il était le fils aîné de la mère Tablurion, une des plus belles femmes dans tout le pays. Elle était une forte tête avec de la gouaille. Rien ne la troublait et elle répondait du tac au tac. Mais elle avait fort  à faire avec toute sa marmaille et son travail de lavandière lui rapportait tout juste de quoi ne pas mourir de faim, tout juste assez pour nourrir cette nichée. Si ses mains étaient craquelées, il valait mieux ne pas recevoir une ristourne qui claquait sur les joues car elle était un peu irascible. Les enfants ne s’en approchaient pas.
Tonio vieillissait. Il était benêt, mais ça ne l’empêchait pas de garder les vaches dans les champs ou de se faire employer dans les fermes pour des travaux journaliers. Il aimerait maintenant se marier et fonder une famille. L’heure tournait et c’était à son tour de s’installer. Sa mère aurait une bouche de moins à nourrir. Seulement… oui, il y a toujours un « oui, mais »…son pied bot et sa grosse bosse sur le front qui n’avait pas diminué depuis sa naissance rebutaient les demoiselles. Il était amoureux de la belle Manon, mais elle le toisait de haut et se moquait de lui quand il avait le dos tourné. Quel malheur !
Le soir, à la nuit tombée, une fois couché sur sa paillasse, il pleurait parfois.
« Oh ! Je voudrais être beau, rien qu’un jour seulement ! Et pourquoi pas être intelligent aussi ? Mais comment faire quand je ne possède rien, pas même une masure ? »
C’est à la suite d’une telle séance de sanglots qu’apparut dans sa chambre une fée. Elle lui dit :
 « Je sais que tu ne connais pas la chirurgie esthétique, lui dit-elle. Plus tard, les humains l’utiliseront pour corriger leurs défauts physiques. Si tu es d’accord avec ma proposition, je t’éviterai ainsi les douleurs post-opératoires, et les angoisses de la guérison. Tu connaîtras tout de suite, avec ma baguette magique, le résultat de ta transformation. Pour l’intelligence, le traitement du cerveau par l’opération cervicale iconique n‘est pas encore au point. Qu’est ce que c’est ? Ce n’est pas une lobotomie. Non ! C’est vrai que tu ne peux pas connaître la lobotomie non plus. Disons pour simplifier que c’est plutôt un nettoyage des connexions neuronales qui remet le cerveau d’aplomb en intervenant sur les neurones déficients. La myéline est reconstituée, les liens réaffirmés et tout repart ! Mais moi, je vais le faire sur toi, sans anesthésie, directement par l’impulsion radicale et ferme de ma main. Je possède ce pouvoir. Et puis, je suis généreuse aujourd’hui. Je vais te faire faire des économies. Avec tes quelques deniers épargnés dans ta misérable bourse, tu ne pourrais pas t’offrir un tel luxe médical. Garde-les pour la cérémonie du mariage.»
Elle tourna autour de Tonio, évaluant mentalement les qualités et les défauts de celui-ci, et elle rajouta :
« Je peux t’aider. Je t’entends souvent pleurer. Tes pleurs sont parvenus dans le brouhaha cosmique jusqu’à mes oreilles. Mais si tu veux que mon aide dure, tu dois épouser ma nièce. Tu la connais. Elle s’appelle Françoise. Elle est orpheline de père et atteignant la semaine prochaine ses dix-huit ans, elle peut se marier rapidement. Sa mère et moi-même serons soulagées de la savoir casée. Mais sache que si tu divorces ou si tu l’abandonnes, tu recouvreras ton aspect de maintenant, et tu retomberas  dans ton désespoir. Je te préviens tout de suite, Françoise a un caractère bien trempé.»
Tout à coup, elle regarda sa montre.
« Oh, la, la ! Je te la fais courte. J’ai reçu un autre appel de sauvetage en urgence. Il s’appelle Mathias. Bon, je ne voudrais pas te presser mais tu as trois secondes pour donner ta réponse. Alors, c’est oui ou c’est non ? »
Le pauvre Tonio est éberlué. Sous le choc, il découvre que les fées existent vraiment, qu’il ne peut plus pleurer tranquillement sans être entendu par une oreille mystique dans l’espace sonore intersidéral, et qu’il doit se décider illico presto à se marier. Ca fait un peu beaucoup pour son petit cerveau qui fonctionne au ralenti. Il commence à lever la main dans un geste de désespoir et la fée la saisit.
« OK ? Tope-là ! Ton avenir est assuré. Tous tes vœux seront exaucés. »
Il faut vite réagir. Tonio peut encore retirer sa main et poursuivre sa vie comme maintenant. Tout défile devant ses yeux à trois cent quatre-vingt-dix mille kilomètres par seconde. Est-ce que sa mère l’aimera toujours en étant plus beau et plus intelligent ? Devra-t-il renoncer à Manon quand il aura épousé Françoise ? S’entendra-t-il avec elle ? Sera-t-il plus heureux ? Mais, la curiosité est un vilain défaut, et tope-là, c’est parti pour la transformation ultra rapide.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la fée le transforme, puis disparaît.
Il cherche un miroir.
« Oh, la, la, François 1er, à côté de moi, va sembler palot. Quelle virilité emplie de charme sensuel et teintée d’une tonne de clairvoyance ! Ca y est ! Eurêka ! J’ai tout ce dont j’avais rêvé…. »
Mais une petite voix intérieure lui rappelle qu’il doit se marier rapidement. Il se dirigea vers la maison de Françoise. Comment lui présenter sa mutation physique ? Quelle histoire lui raconter ? Il ne sait pas encore comment il va s’en sortir, mais il a un cerveau performant. Sa confiance en lui est gonflée à bloc. Go !
Toc, toc, toc
« Qui c’est ? » hurle Françoise.
« C’est moi, Tonio. Est-ce que je peux entrer ? » Et Françoise découvre le nouveau visage de Tonio, tombe raide amoureuse de lui et oublie de lui demander comment il a pu obtenir cette amélioration. Tonio voit dans quel trouble se débat Françoise et veut profiter de cet avantage. « J’aimerais t’inviter au bal samedi prochain, » lui propose-t-il. Elle minaude, fait l’effarouchée, balance ses mains devant elle. Il insiste, elle accepte, le rose aux joues. L’affaire sera facilement conclue. Ah, oui, la beauté aide à résoudre les problèmes et à ouvrir de nouvelles portes habituellement fermées…
Au bal, toutes les filles courent derrière lui. Une ritournelle de noms de danse parcourt son esprit. Ses pieds l’entraînent parmi la ribambelle humaine. Quelle joie ! D’où cela lui vient-il ? Il s’en moque, il savoure. Oublié le Tonio avec sa bosse sur le front. Son pied bot devient un lointain souvenir. Il connaît les chorégraphies de toutes les danses anciennes et modernes. Les forlanes, rigaudons, menuets,  rocks,  paso doble et  bourrées n’ont plus de secret pour lui. L’anachronisme ne l’étonne même pas ! Il savoure avant tout, il réfléchira après.  Les jeunes filles se pâment, virevoltent autour de sa belle personne, elles se font remarquer et attirent son attention. Elles sont à deux doigts de lui sauter au cou. La rumeur d’un héritage provenant d’une richissime tante lointaine se répand sur toutes les bouches. Les plus vieilles villageoises imaginent qu’il a fait appel à un docteur miraculeux avec cette manne providentielle. A sa nouvelle beauté s’ajoute la richesse.  Mais Françoise veille sur sa proie et le protège des tentatives d’agressions féminines concurrentes. Françoise n’est pas dupe. Elle ronge son frein. Tonio est pour elle et tant qu’elle ne lui aura mis la corde au cou, elle affiche un sourire éclatant qui cache ses sentiments négatifs. Gare à la vengeance ! Elle se connaît, elle ne pardonnera aucune incartade.
Premier baiser entre Françoise et Tonio, déclaration d’amour et demande en mariage. Tonio est pressé. Il ne veut plus reprendre sa forme d’avant. Sa vie a changé et il en est tout heureux. C’est la première fois de sa vie. Il n’en dit pas plus. Ca ne sert  à rien. Il ne se pose plus de questions. Il est beau, intelligent. Ca lui suffit.
Le mariage aura lieu le mois suivant. Momentanément, le caractère de Françoise s’est adouci. L’amour lui donne des ailes, et elle a peur de montrer son vrai visage qui pourrait faire fuir Tonio.
Ca y est, les bagues aux doigts sont échangées. Ouf ! Chacun peut souffler. Il doit maintenant satisfaire sa femme en tous points au risque de revenir à son ancien statut qu’il ne veut plus recouvrer. Elle va pouvoir exercer son emprise sur lui car elle sent qu’elle peut en profiter, sans en connaître les vraies raisons. Mais elle ressent sa peur, alors qu’il étale sa culture, même s’il possède une voix chaude et quand les femmes sont toutes amoureuses de lui.
Et la première torture infligée va bientôt commencer. C’est la pire. Il est séduit par toutes ces demoiselles qui virevoltent autour de lui, mais il ne peut pas y toucher. Il doit censurer sa convoitise naturelle. Elles lui sautent au cou. Il n’en peut plus.
Dans la gente féminine, le bruit court que la cerbère surveille de très près sa victime. « Oh ! Comment ruser et approcher cette beauté sans s’attirer les foudres de la harpie de Françoise ? » « Tonio, as-tu une seconde pour respirer sans ta sorcière ? » ou bien « Dis, chéri, tu irradies toutes les ions positifs de l’ardeur passionnelle ! ». S’il noue une relation avec une de ces jolies femmes, la sienne va l’attendre le soir à la maison. Vous connaissez la mégère apprivoisée décrite par Shakespeare ? Elle n’est rien par rapport aux réactions de  Françoise.
«  - D’où viens-tu ?
-         Heu, je reviens du travail.
-         A cette heure-là ?
-         Le chef m’a retenu pour faire le bilan de mon travail.
-         Et à qui appartient cette nouvelle odeur sur le col de ta chemise ?
-         Quoi ? Tu m’accuses d’infidélité ? »
Et pan ! Comme dans le théâtre de Guignol, elle lui assène un coup de bâton sur la tête. Le pauvre en est tout abasourdi. Il chancelle et tombe dans les pommes. Le voilà dans de beaux draps. Enfin, il aurait préféré les partager avec une demoiselle douce et sensuelle. Il ne  revivra pas cette scène. Il n’aime pas les coups.
Plus tard, lors d’une réception dans la mairie de la ville où ils habitaient, il offrit une coupe de champagne à la si jolie femme du premier adjoint. Qu’elle est affriolante avec son petit museau entouré de si délicates tâches de rousseur qui lui donnent un air poupin. Ses grands yeux de biche le regardent, que dis-je ? le dévorent avec un appétit visible par tous. Françoise a remarqué le manège. Elle sent la colère monter en elle au point de ne plus pouvoir la contenir. Alors qu’un serviteur discret lui remplit sa coupe de champagne, elle la déverse sur la jolie moumoute de la dame et le champagne coule lentement sur son visage, suit le tracé du cou et se déverse sur la robe de soie et de dentelles. Lamentable, horrifiée, vexée, la malheureuse victime s’enfuit dans les toilettes, en pleurs.
« - Et voilà ! Je crois que tu as compris que je suis chatouilleuse par rapport aux bonnes conventions sociales.
-         Mais, ma chérie ! Je n’aime que toi, tu le sais bien.
-         Oui, c’est ce que je veux voir et constater tous les jours. »
Et c’est encore un interdit qui est posé par sa femme. Décidément, la vie de couple n’est pas drôle tous les jours.
Après la naissance des deux aînés vient une petite fille, une poupée ravissante, avec des cheveux blonds dorés qui forment une cape d’or autour de ses épaules. Elle devient en grandissant charmeuse, spirituelle. Les parents veillent à l’éducation des trois enfants. Ils ont des maîtres de musique, de danse, de latin, de grec, de russe, de français.
Mais le démon de midi tanne Tonio. Il ne peut plus sortir. Toujours à conduire les enfants sur les lieux sportifs, à la piscine, au football, à l’escrime. Toujours sur la route pour mener les enfants aux goûters d’anniversaire, au cinéma, à la patinoire. Il n’a plus un moment pour lui et il ne peut pas profiter de sa beauté auprès des femmes. Et pourtant, parmi les professeurs, il en trouve de bien jolies…
Alors, il s’inscrit sur les réseaux sociaux. Il ouvre un compte sur quatre sites principaux et importants. Je ne vous les cite pas, vous les connaissez. Evidemment, il va tomber amoureux d’une jeune femme très séduisante par ce biais. Il roucoule, se pavane, fait des allusions sexuelles discrètes, drague. Il est beau comme un dieu, elle va céder à l’amour. Jusqu’à ce que Françoise s’aperçoive de ce qui se trame derrière son dos.
« Ah ! Le gredin va voir ce qu’il va voir ! » Sa vengeance va s’abattre sur le bellâtre avec une violence inouïe.  Elle monte les enfants contre leur père. Elle leur répétait à longueur de journée : « Saviez-vous qu’il vous avait fait du mal quand vous étiez bébé ? » ou bien « Il ne dépense pas d’argent pour votre éducation, c’est moi seule qui paie pour vous ». Elle le dénigrait, le critiquait, le rabaissait, le niait, l’humiliait devant ses enfants. Alliés de leur mère, les bras armés de sa vengeance, les enfants se détournèrent du malheureux Tonio qui n’eut d’autre recours que de fermer un  à un tous ses comptes sur Internet et cesser sa relation amoureuse illégale.
Il découvre ce que signifie la sensation d’être malheureux en amour.
« - Chérie, j’aimerais visiter l’Afghanistan, susurre-t-il.
-         Hum ? Oh, moi, j’aime rester  à la maison.
-         Mon cœur, j’aimerais voir la nouvelle comédie musicale qui cartonne en ce moment, suggère-t-il.
-         Bah, il y a la série que j’adore à la télévision tous les soirs. Je ne veux pas la rater.
-         Ma belle, j’aimerais t’inviter au restaurant pour notre anniversaire de mariage, annonce-t-il joyeusement.
-         Oh la, la ! Quelle idée ! J’essaie de perdre le kilo que je viens de prendre et mon régime ne va pas me permettre cet écart alimentaire. »
Le rire ne fuse plus. Le caractère épouvantable de sa femme pèse sur sa vie qui est devenue un enfer. Il aimerait changer de vie, mais se refuse de faire appel à la fée. Il réprime dans sa tête ses pleurs. Il sait qu’il va être entendu et plus que tout, il ne veut pas redevenir célibataire, laid avec un cerveau limité. Si elle est dure avec lui, il doit serrer les dents et subir. Si elle a des paroles inattendues, il doit s’adapter. Si elle prononce des mots qui veulent l’anéantir, il doit résister et tenir. Si elle n’est pas la reine des douceurs, c’est à lui de se les procurer lui-même. Si elle est indifférente à sa vie, il peut lui en donner un sens positif et la valoriser à ses propres yeux. Françoise est prévisible et régulière dans sa haine pour lui. Son égocentrisme ne lui permet pas de s’intéresser à son conjoint. Mais il peut transformer cet enfer en une vie plus souple, plus agréable, où chaque petit détail peut être transformé en une joie secrète et certaine.
Certains matins, quand il voit sa belle mine défaite dans la glace, il se maudit de ce marché de dupe. D’autres jours, son humeur oscille, et il est heureux et resplendit de bonheur. Cependant, avec le temps, il s’aperçoit qu’il ne parviendra pas à aimer les défauts de sa compagne. Il est sur le qui-vive, il s’attend toujours au pire avec elle. Il n’est pas parvenu à la dompter. Pire, c’est lui qui est dominé par la rage. Il ne peut plus aller dans les manifestations sportives ou festives par crainte des scandales qu’elle provoque. Elle voulait le garder pour elle seule et elle est parvenue à ses fins. La vie de Tonio est terne, lui qui rêvait d’éclat, de beautés, d’innovations, de curiosités. Il ronge son frein. Tant que Françoise aura la main mise sur lui, il ne pourra pas être aimé par une autre femme, n’accèdera pas au pouvoir.
Comment résoudre son dilemme ?
Il a songé au suicide. Il ne peut pas, il n’a pas le droit. Ses enfants ont besoin de lui. Et puis, ce serait lâche de ne pas se battre. Il doit vivre pour conquérir sa dignité. Son combat est silencieux. Il ne peut ouvrir son cœur à personne. Qui l’écouterait sans se moquer de lui ? Un homme humilié par sa femme, cela n’existe pas dans l’imaginaire collectif….  « Oh, dans quel malheur vis-je ? Je ne peux plus me plaindre. Et pourtant, mon cœur en aurait besoin pour que le fiel s’en écoule et ne pourrisse pas mon organisme », se morfondait Tonio.
Le problème est faustien. En lui inoculant l’intelligence et la beauté, son âme a été infectée par la culpabilité, le remords et le doute. « C’est terrible. Je pensais à tort que toutes les portes de la réussite, de la gloire me seraient ouvertes et que l’on m’attendait. Malheureusement, je constate que je suis sous l’emprise d’une méchante femme et qu’elle me tient et me contraint à une vie étriquée et terne», pensait-il.
Voilà. Quelle fin souhaitez-vous pour lui ? Heureuse ? Malheureuse ?
Malheureuse ?
Imaginons que Tonio ait des envies de meurtre. Il y pense, envisage toutes les possibilités. Tuer sa femme seulement ? Pourquoi ne pas tuer aussi les enfants ? Puis partir vite et changer d’identité aussitôt. Sa cavale durerait toute sa vie future. Il sait que c’est difficile psychologiquement et financièrement.  Dernièrement, il a lu dans la presse qu’un caïd marseillais de la drogue venait de se rendre au commissariat pour faire cesser sa cavale qui a duré douze longues années. Il n’en pouvait plus de cette errance solitaire et de cette traque. Aura-t-il la force de caractère pour tenir toute sa fin de vie ?
Imaginons une autre possibilité. Sa femme est une dure à cuir. Elle ne meurt pas la première grâce à sa santé de fer qui lui permettra de vivre vieille, très vieille, trop âgée. Tonio se morfond dans leur maison pendant tout ce long temps qui ne passe pas. L’ennui s’installe. Il se meurt enfin de chagrin et de désespoir.
Heureuse ?
Imaginons qu’il trouve l’amour avec une dame sincère, tendre, généreuse, disponible. Françoise étant morte de maladie, il peut enfin convoler en secondes noces. Avec Manon, son amour de son adolescence, qu’il n’a pas réussi à oublier ? Mais est-elle encore disponible ?
Allez, revenons sur terre. Il restera avec sa femme. Malheureux, peut-être, mais c’est le moindre mal qu’il puisse supporter dans sa vie future. « Et si j’arrêtais de me morfondre ? Chérie, viens par ici, j’ai quelque chose d’important à te dire ! ». Ouh la, la ! Les temps changent, le ton aussi.
Il lui explique que l’amélioration de son  physique et de son intellect a été opérée par une fée. Il hésite à revenir à son ancien état, car il n‘en peut plus de sa méchanceté. « Si tu continues à être injuste avec moi tous les jours qu’il me reste à vivre, tu vas devoir supporter un être avec quelques tares physiques et de plus limité intellectuellement. Ce sera ta punition ! Je vais tellement pleurer et implorer l’aide de cette fée qu’elle me remettra dans mon état initial. »
«Il te suffit de pleurer un peu trop fort dans ton lit pour que cette satanée fée apparaisse et te transforme ? Qu’est-ce que je dois faire pour éviter ceci ? Etre gentille avec toi ? Eviter d’être injuste ?  Mon chéri, je t’aime et je vais faire de ta vie un paradis sur terre ! Non ! Ne redeviens pas laid et stupide.»
Cette fois-ci, Françoise comprend très vite qu’elle peut mener une vie avec un gros boulet et elle change son fusil d’épaule. Les rôles sont inversés…Oui, elle peut être méchante, mais elle sait que si elle continue, elle va creuser elle-même sa tombe.
Heureux, Tonio ? S’il ne l’est pas, il n’est plus malheureux. Et c’est dans son cas un moindre mal.
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Le Meufisme éveille au féminisme en flinguant les poncifs et autres clichés machos à coup d’humour décapant et de second degré assumé. Entre les Femen et Simone de Beauvoir, irrésistible.
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Que faire pour paraître viril ? Les hommes ont-ils des défauts ?


EP 2.6 : HOMMELETTE - Le Meufisme




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Masque Mwamma
Population Agbo du nord ou Idoma
Nigéria
20e siècle
Bois, pigments, fibres végétales
 La coiffure sophistiquée, les délicates scarifications évoquent la beauté féminine. Ce masque est qualifié de « enfant de la beauté ». Il était néanmoins porté par un homme habillé d’une tunique et d’une jupe en fibres tricotées et teintes. Le danseur imitait la démarche et les gestes féminins.
Musée du Quai Branly
Paris

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Louis-Marie Baader 
Lannion, 1828 -  Paris, 1919.
L'heure du goûter 
Huile sur toile.
Rennes 
Musée Beaux-Arts
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Rebecca West, (Londres, 21 décembre 1892 - Londres, 15 mars 1983), dont le véritable prénom était Cicely Isabel Fairfield, est une femme de lettres et féministe anglo-irlandaise célèbre en tant que romancière. Auteur prolifique et éclectique, elle écrivit des essais et des articles pour The New Yorker, The New Republic, The Sunday Telegraph, et The New York Herald Tribune. Elle fut aussi une correspondante importante du Bookman.

WEST. REBECCA. (1892-1983) Cecily Isabel Fairfield est née dans le comté de Kerry, en Irlande, le 25 décembre 1892. Elle avait dix ans lorsque mourut son père, Charles Fairfield, officier de l'armée et correspondant de guerre. Sa mère était pianiste de grand talent.

"Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.".

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Dépit amoureux 
Vengeance politique ou anti féministe?
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mardi 6 novembre 2018

Pauline de Pange - "Comment j’ai vu 1900" - Renoir - Rousseau - Voltaire - Louis XV - Mucha


Pauline de Pange
Comment j’ai vu 1900
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1962 – Réédition : 2013

Né le 5 février 1888, elle décède le 29 février 1972.

Elle est l’arrière-arrière petite fille de madame de Staël**. Dans le château de Broglie, Pauline « avait à peine regardé (…) le grand portrait de madame de Staël et la pendule représentant Corinne au Cap Misène. » Sa grand-mère est Célestine de Ségur, cousine de la comtesse de Ségur (écrivaine et autrice des Malheurs de Sophie, Les petites filles modèles). Célestine est la fille du général Philippe de Ségur et « elle descendait, dit-on, de Louis XV* qui fut le père du premier enfant de la marquise de Vintimille née Mailly-Nesle ». Elle adorait Voltaire* et Rousseau*. Célestine ne comprenait pas qu’il y ait un Salon des Indépendants. La famille aime la tradition et condamne la nouveauté : « Tous ces jeunes peintres sont affreusement communs. Ils ne peignent que des choses vulgaires, ils sont tous déséquilibrés. »
Son père, Victor de Broglie, hérite de son père le domaine de Broglie dans l’Eure. « Ce vieux fief fondé par Guillaume le Conquérant s’appelait Chambrais. » « C’est en 1716 que les premiers Broglie de la branche française s’installèrent en Normandie. »
La famille possédait une maison à Dieppe, rue Aguado. « On espérait beaucoup à Dieppe que l’impératrice Eugénie adopterait cette villégiature. » A cause d’une rage de dents, celle-ci n’y revint jamais. « Vers 1890, la vogue de Dieppe bat son plein. » On y croise les Greffulhe, les Bamberger, le prince de Sagan, Robert de Montesquiou. Elisabeth Greffulhe était la tante de Pauline.
Ses parents sont amis de Sir Richard Wallace, et Pauline fréquentera le jardin privé de Bagatelle dont « les pelouses, les bosquets étaient remplis de statues. (…) Diane chasseresse**, Vénus au bain et le Faune cymbalier protégeaient nos jeux. »
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 *

"Soutenons la liberté de la presse. C'est la base de toutes les autres libertés. C'est par là qu'on s'éclaire mutuellement.'
Voltaire
Mémorial des reporters
Bayeux
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Edmond Lévêque
Abbeville, 1814 - Paris, 1875
Diane
Marbre, 1866
Jardin des Tuileries
Paris
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Lire aussi:
voltaire-pensees-vegetariennes

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*
Page 13 :
En 1928, Zweig explique dans sa préface que Jean-Jacques Rousseau ne pouvait pas avoir d’enfants. Il « claironnera toutes ses anomalies sexuelles avec un zèle suspect et confessera avec repentir, lui, l’auteur de l’Emile, avoir abandonné ses enfants à l’hospice. » Zweig pense que la réalité était encore plus pénible pour Rousseau* et qu’il préférait confesser un mensonge pour pouvoir taire son infertilité qui était une source de souffrance.
Stefan Zweig
Trois poètes de leur vie
Stendhal, Casanova, Tolstoï.
Editions Livre de poche – Belfond
Traduit en français en 1983

2010
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 *
Jean-Baptiste Botul
La vie sexuelle d’Emmanuel Kant
Editions Mille et une nuits – 2 000
Première parution : après 1946.

Botul a connu une brève liaison avec la princesse Marie Bonaparte en 1920 et  a probablement rencontré Stephan Zweig en 1934.

p 40 :
Le mariage des philosophes.
La question est Pourquoi Kant ne s’est-il pas marié ? Botul va examiner la question du mariage des philosophes. « Le stoïcien romain Musinius a écrit un traité intitulé : Pourquoi les philosophes doivent se marier ? où il explique que vivre selon la nature et la raison c’est vivre en couple. » p 39


Mais les Epicuriens et les Cyniques étaient contre le mariage.
Epictète décrit les devoirs conjugaux de façon rebutante. « Le corps du mari appartient à sa femme, et non l’inverse. Et le désir féminin est impérieux. »
Héloïse connaît des amours tragiques avec le philosophe Abélard (surnommé le « Socrate des Gaules ») et lui fait la leçon : « Laisser la philosophie de côté pour un moment, c’est presque la même chose que l’abandonner. Interrompez-la, elle vous abandonne. »
« Se marier ? Elle refuse en citant saint Jérôme, saint Paul, Théophraste, Cicéron. »
« Elle a du couple une vision pessimiste tout en n’étant pas misogyne. »
Héloïse meurt en 1164. Mais Jean-Jacques Rousseau l’admirait par-dessus tout au point d’intituler son plus fameux ouvrage « La Nouvelle Héloïse ».

Sartre et Simone de Beauvoir professaient la maxime d’Abélard et d’Héloïse** : « oui à la philosophie, non au mariage ! »

books.google.fr/books
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 **


Alfred de Musset a écrit: 
"La postérité répètera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre."

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Jean-Jacques Rousseau
"Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits, il devient mûr pour l'esclavage."

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Education et instruction.
La sensibilité humaniste du siècle des Lumières porte un regard neuf sur l’enfance, vu comme un âge de tendresse et d’innocence. Jean-Jacques Rousseau, philosophe, insiste sur le rôle de l’éducation, nécessaire à l’épanouissement de l’adulte en devenir. Les artistes saisissent l’enfant dans ses divertissements, accordent une place de choix à la maternité, longtemps réservée à la Vierge et l’Enfant dans l’art occidental. L’enfant reste un sujet apprécié pour agrémenter divers objets utilitaires.
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Théoriser la pédagogie.
Il s’agit de donner à l’individu des connaissances pus pragmatiques que celles dispensées par l’enseignement des humanités en grec et latin. En 1693, John Locke (1632 – 1704) publie anonymement ses Pensées sur l’éducation, affirmant le rôle majeur des plus jeunes années  ainsi que de l’expérience de l’éducation. Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778) publie en 1762 Emile ou De l’éducation, un traité pédagogique dans lequel il distingue cinq âges auxquels correspondent des phases d’apprentissage adaptées à l’enfant, à l’adolescent et à l’adulte. Il y affirme l’équilibre nécessaire entre plaisir d’apprendre, notamment par le jeu, et développement de la raison par l’expérience sensible.
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Jean-Antoine Houdon

Versailles, 1741 - Paris, 1828

Portrait de l'écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau

1712 - 1778

Lens Louvre 


L'empreinte du visage du philosophe a  été faite quelques heures après sa mort à la demande de son hôte, le marquis de Girardin, par le sculpteur qui a ensuite utilisé le masque en le moulant afin de créer des portraits en buste parfaitement ressemblants.

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Albert Bartholomé 
Thiverval-Grignon, 1848 - Paris, 1928
Monument à Jean-Jacques Rousseau 
Genève, 1712 - Ermenonville, 1778.
Inauguré au Panthéon pour les 200 ans de la naissance de Jean-Jacques Rousseau.
1910 
Haut-relief en plâtre.
Musée d'Orsay 
Paris 

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La chasse à courre:
Page 21 :
Pauline de Pange a conservé des lettres de Sir Wallace où « il décrit la somptueuse vie de château de l’ère victorienne, les séjours du Prince de Galles, les chasses, les chevaux. »
Page 58 :
« Par principe, mes parents ne voyageaient jamais sauf pour les séjours de chasse en Angleterre qui faisaient alors partie du code de l’élégance. »

Frederick de Moucheron 
Emden, 1633 - Amsterdam, 1686
Départ pour la chasse
Petit Palais
Paris

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Chasses cachées des ultra riches

Livre sur le séparatisme.

"La Sologne est devenue un laboratoire du séparatisme des ultra-riches" : un livre-enquête de Jean-Baptiste Forray. (La rep).

Comment les ultra-riches ont colonisé la Sologne et dénaturé la chasse. (La chouette librairie).

Un livre-enquête à paraître sous peu, est allé voir « derrière les hautes clôtures » des domaines de chasse solognots. (La nouvelle république).

Les Nouveaux Seigneurs lève le voile sur le séparatisme des ultra-riches sur fond de souffrance animale (Librairie Sauramps).

Longtemps cantonnée dans l'ombre des puissants, la Sologne rêve tout haut d'abolition des privilèges. Les Nouveaux Seigneurs lève le voile sur le séparatisme. (Le passage culturel).

10 24

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Son éducation :
Page 101 :
Pauline ne connaît pas la règle de trois. Sa mère rira et dira : « Elle en saura toujours assez, moi je ne sais pas faire une addition ! »
Page 114 :
Son oncle Emmanuel de Broglie aimait se moquer du manque d’instruction de Pauline. « Il me tendait une foule de pièges et traquenards qui me mortifiaient et me donnaient envie de pleurer. »
Page 160 :
« Quand on n’a pas de programme et qu’on ne prépare pas aucun examen, on peut tout faire, et pour les filles quelle importance cela a-t-il ? »
Page 161 :
En 1901, Pauline a 13 ans. « Je fus inscrite dans le Cours pour Demoiselles du Grand Monde dirigé (…) par Paul Prat. » N’aimant pas les études, malgré l’aide de sa professeure particulière, elle reprit des leçons particulières rapidement.
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P 40 – La lecture vue par la mère de Paul Eluard :
Et puis, elle aime trop lire : ces livres dont on dit dans certains milieux qu’ils abîment les yeux, elle trouve déjà qu’Eugène (= Paul Eluard, NDLR) en lit trop. Mais, dans les mains d’une jeune fille, ils deviennent scandaleux. Madame Grindel (= la mère de Paul Eluard, NDLR) coud, tricote : elle ne perd pas son temps à lire…comme Gala.

Dominique Bona
Gala
La muse redoutable

Flammarion, 1995
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Les conquêtes coloniales 
Page 144 :
Sa famille éprouve du mépris « pour les conquêtes coloniales de la IIIe République ». Elle pense que ces conquêtes ont été une revanche sur les Allemands, après la défaite française de 1870/1871.
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Prosper Mérimée*:
Page 172 :
Léonor Mérimée est le fils du régisseur du château de Broglie. Il « fera une honorable carrière de peintre ». Il épousera Anne Moreau en 1800 et ils n’auront qu’un seul enfant, Prosper né en 1803. « Deux petits monuments dans le village consacrent ces souvenirs. »

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Prosper Mérimée a été inspecteur général des monuments historiques.
culture/inventai/patrimoine
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Pauline de Pange
Confidences d’une jeune fille
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

Madame André-Jacquemart
Pages 126 à 128 :
Veuve du collectionneur Edouard André, elle est présentée comme une femme « rondouillette, primesautière, très originale. » Bavarde, elle est drôle et admise dans le salon de la famille de Broglie. Elle était bonne et « cherchait à faire plaisir. » On riait de ses erreurs. Elle se trompait dans les plans de table, confondait les personnes entre elles et certaines d’entre elles s’amusaient à la tromper en endossant d’autres identités.
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Pauline de Pange
Confidences d’une jeune fille
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

Le Cadre Noir de Saumur :
Page 131 :
« Mon émotion fut à son comble quand je vis la reprise de haute école des officiers du Cadre Noir de Saumur exécutant leurs plus belles figures. » Elle se considère comme experte compétente pouvant apprécier à sa juste valeur le spectacle.
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Mon dessin de Pauline de Pange:

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Pierre-Auguste Renoir
France, 1841 – 1919
Portrait de jeune fille
Pastel
1879
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse
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Louis XV



La couronne du sacre de Louis XV
D’après la couronne exécutée par Augustin Duflos sur des dessins du joaillier Claude Rondé en 1722.
Argent doré, fac-similé de pierres et perles d’origine.
La couronne du sacre de Louis XV est conservée au Musée du Louvre. Les pierres précieuses ont été remplacées par des imitations. Elle comprenait 282 diamants parmi lesquels le célèbre Sancy, 64 pierres de couleurs et 230 perles.
Palais de Tau
Reims




Pierre Hubert Subleyras
Le sacre de Louis XV
1699 – 1749
1722
Huile sur toile

Le choeur de la cathédrale de Reims est spécialement aménagé pour le sacre de Louis XV le 25 octobre 1722, et richement décoré de tapisseries suspendues à l’avant des tribunes en entre les piliers. Complétées par l’éclat des orfèvreries et des riches broderies par les protagonistes de la scène, les tapisseries créaient un spectaculaire décor dont la magnificence ne pouvait lasser d’impressionner.
Palais de Tau
Reims



Hyacinthe Rigaud (réalisé par son atelier)
Portrait officiel du jeune roi Louis XV en costume du sacre
1720
Musée Saint Rémi
Reims
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Alexis Delle 
Louis XV 
Romans 
Musée de la chaussure 

Alexis-Simon Belle

Peintre, miniaturiste, pastelliste et dessinateur français

Paris, 12 janvier 1674  - 21 novembre 1734

Sa Majesté le Roi Louis XV de France ; adolescent.  (1710-1774)

1723

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Louis XV 
Paris 
Hôtel de la Marine

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Jean-Marc Nattier
Portrait de Marie-Adélaïde de France, dite Madame Adélaïde, fille de Louis XV
1750 – 1751
Huile sur toile
Musée Cognacq-Jay
Paris

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Lire aussi:

nicolas-de-stael-ciel-honfleur

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Secours Populaire Français
"Les droits de l'enfant grandissent les hommes et les femmes."
Fête de l'Humanité 2019

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A Rouen.

Alfons Mucha

Affichiste

Alfons Mucha, né à Eibenschütz le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939, est un affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d'art tchécoslovaque, fer-de-lance du style Art nouveau.

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Alphonse Mucha 

La Plume 

Affiche - Lithographie en couleurs.

1899  

BNF - Estampes et photographies.

Paris

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Alphonse Mucha 

Sarah Bernhardt dans "La princesse lointaine" d'Edmond Rostand 

1895  

BNF - Arts du spectacle.

Paris

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Quelques femmes dessinées par Mucha.

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Mon dessin d'après Mucha.

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Visages de femmes dessinées par Mucha.

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Alphonse Mucha, 1897.

Rêverie

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Alfons Mucha 

Titanic 

Cherbourg 

Cité de la Mer.

Améthyste - Rubis - Emeraude - Topaze - Parfum Houbigant - Femme lisant.

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Alphonse Mucha  

Quimper 

Musée départemental  breton

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Alfons Mucha

Femmes

L'artiste se lie d'amitié avec Paul Gauguin et partage un atelier avec lui à l'époque de son retour de Tahiti à l'été 1893. (Art wizard).

L'idéalisation de la femme par l'arabesque. Dans l'univers de Mucha, l'arabesque est le motif décoratif phare. (Beaux-arts).

Les femmes fleurs prennent vie sous vos yeux et défilent sur un podium virtuel. Robes colorées, arabesques voluptueuses, motifs inspirés de l'artiste. (Grand Palais – 2023).

Dès ses débuts à Paris, Mucha, né le 24 juillet 1860 à Ivančice et mort à Prague le 14 juillet 1939, photographie ses modèles. (La quotidienne).

Quelle est la technique de Mucha ?

Mucha y réalise un style de composition harmonieux, qu'on appellera plus tard la « formule Q ». Évolution de compositions antérieures où figurent des halos, cette formule incorpore une silhouette assise dans un motif circulaire terminée par une draperie formant la queue de la lettre. (Musée du Luxembourg).

Il est vrai que les affiches, notamment publicitaires, représentant des femmes se sont développées en grande partie vers la moitié du XXème. (WordPress).

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Alfons Mucha

Le printemps et l'été.

Alphonse Mucha's "The Seasons (Spring, Summer)" depicts two ethereal women embodying the essence of these seasons, characterized by flowing dresses and abundant floral elements. Known for his distinctive Art Nouveau style, Mucha's work celebrates natural beauty and elegance, showing his mastery of line and color.

« Les Saisons (Printemps, Été) » d'Alphonse Mucha met en scène deux femmes éthérées, incarnant l'essence de ces saisons, caractérisées par des robes fluides et une profusion d'éléments floraux. Connu pour son style Art nouveau distinctif, l'œuvre de Mucha célèbre la beauté naturelle et l'élégance, témoignant de sa maîtrise du trait et de la couleur.

Alfons Mucha a créé une série de lithographies intitulée Les Saisons en 1896, représentant le printemps et l'été parmi les quatre saisons, avec des couleurs et des motifs caractéristiques de l'Art nouveau. (Le cadeau artistique)

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Alphonse Mucha 

Winter - Hiver

Alphonse Mucha a créé "Winter" (Hiver) en 1897, une œuvre emblématique du mouvement Art Nouveau faisant partie de la série "The Seasons". Cette peinture, de dimensions 32 x 73 cm, personnifie l'hiver avec des motifs organiques et des bordures décoratives typiques du style Art Nouveau. (Qwant).

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L'art nouveau.

1914 

Easter Art.

Art de Pâques.

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Art nouveau.

Mucha a décoré ce magasin.

La "Bijouterie Fouquet" est reconstituée à:

Paris - Musée Carnavalet.

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Alphonse Mucha

Jeanne d'Arc

1909.

En 1909, Alphonse Mucha a peint Maude Adams dans le rôle de Jeanne d'Arc pour promouvoir une représentation unique de la pièce The Maid of Orleans de Friedrich Schiller, jouée le 22 juin 1909 au Harvard University Stadium. (Artchive).

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Fleurs art Déco 

Samaritaine 

Paris

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Joseph Caraud 

1821 - 1905

Soubrette Louis XV 

Huile sur toile

1875

Le Havre 

Abbaye de Graville 

"Petites tables et grand couvert"

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Le Havre

Abbaye de Graville

"Petites tables et grand couvert"

Les soupers fins

Louis XV prépare le chocolat pour ses filles. Il se passionne pour la cuisine.

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170 personnes ont lu cet article

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lundi 5 novembre 2018

Le coq du théâtre de Nîmes - Le taureau


L'entracte au théâtre du 17e siècle

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Le coq

Le coq gaulois est un symbole de la République mais il est porteur d’une signification religieuse. Pour les chrétiens, il représente le réveil et la résurrection du Christ.

Source : Raymond Bizot
La Marseillaise
11 2018

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Katarina Figerova
Deux coqs
THV
Le Havre

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DJ. Bjalava R. Nicoladze
Le taureau

Nîmes – L’Esplanade


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Le taureau ailé
Graph
Le Havre
05 20
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Le taureau au Château des Pères charge la diva.

Mon montage.

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Le coq vole dans le ciel de Dieppe.

Mâle des oiseaux galliformes. (Les coqs sont voisins des faisans, dont ils ne diffèrent que par le plus grand développement des caroncules [crête et barbillons] et de la queue. Le coq bankiva est la souche des races domestiques.)

Avoir un coq dans un poulailler permet de protéger les poules contre les prédateurs, il les prévient et les rassemble autour de lui. C'est un vrai petit chef ! Avoir un coq permet également d'avoir des poussins.

Un coq vit entre cinq et dix ans.

L'association du coq et de la France est née d'un jeu de mot : le mot latin gallus signifie à la fois « gaulois » et « coq ». 

Avec le drapeau bleu blanc rouge, la Marseillaise ou la Marianne, le coq est l'un des emblèmes de la France.

Festival international du cerf-volant de Dieppe
 (Seine-Maritime).
Manifestation qui a débuté le 10 septembre et s’est 
terminée le 18 septembre. 

C’est un événement gratuit incontournable en 
Normandie, qui se déroule tous les deux ans.
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Le coq roi
Sicile 
Agrigento 
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En Grèce le coq est un animal d'importation récente, venu des Indes par la Perse au VIe siècle.

Dépouillé de son exotisme et d'une bonne part de sa sacralité, il fut très vite

utilisé

comme cadeau amoureux et objet de distraction. Les Grecs ont

voulu

voir en ces combats un véritable agôn, sur le modèle des luttes héroïques,

alors que ce n'était qu'un ludus, un jeu commandé par les instincts et la

biologie

oculaire très particulière de cet animal (double fovea). Ce jeu a pu

constituer une compensation à la perte de puissance militaire

d'Athènes, mais, en dépit de l'anecdote d'Elien, ce ne fut jamais une activité noble.

Dans le même esprit les Grecs refusèrent longtemps tout combat de

gladiateurs sur leur sol.

LES COMBATS DE COQ FURENT-ILS UN SPORT ?

Jacques Dumont

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Diego Cusano.

Un croissant transformé en coq.

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129 personnes ont lu cet article.

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