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dimanche 23 août 2026

Finances de l'Etat - Indépendance par rapport aux marchés financiers - Education financière - Femmes - Hazel Kyrk - Société de consommation -

 

Mettre la dette au frigo

Dépendance ou non aux marchés financiers

Eric Berr Institut, la Boétie

Benjamin Lemoine, CNRS.

Contexte de la proposition « Mettre la dette au frigo » Cette idée, portée publiquement par Jean-Luc Mélenchon, consiste à soustraire une partie de la dette publique française aux marchés financiers en la « congelant » au sein de l’Eurosystème (Banque centrale européenne et Banque de France). L’objectif est de la protéger des attaques spéculatives et de réduire la dépendance aux acteurs privés, qui imposent des conditions de financement parfois coûteuses et instables. Au premier trimestre 2026, la dette publique française s’élevait à 3 536 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB

Position d’Éric Berr (Institut La Boétie) et Benjamin Lemoine (CNRS)

·         Dépendance aux marchés financiers : Éric Berr et Benjamin Lemoine, aux côtés d’autres économistes, défendent l’idée que la France (et l’Europe) est trop dépendante des marchés financiers pour se financer. Cette dépendance limite la souveraineté budgétaire des États et les expose aux fluctuations des taux d’intérêt et aux pressions spéculatives

La proposition de « mettre la dette au frigo » vise précisément à réduire cette dépendance en maintenant une partie de la dette hors des marchés, à l’abri des aléas politiques ou économiques

·         Mécanismes proposés : Deux leviers existent déjà et pourraient être activés :

    1. Empêcher le retour sur les marchés de la dette actuellement détenue par l’Eurosystème (qui a acheté massivement des titres entre 2015 et 2024). Aujourd’hui, une partie de cette dette est progressivement revendue aux marchés, ce qui la rend à nouveau vulnérable
    2. Relancer les rachats de dette par la BCE (comme le fait déjà la Federal Reserve aux États-Unis depuis 2024-2025). Cela permettrait de maintenir durablement une fraction de la dette hors marché, réduisant ainsi son exposition aux spéculations

·         Alignement européen : Cette approche est soutenue par d’autres pays européens (Italie, Grèce, Portugal, Espagne), qui partagent les mêmes enjeux de politique monétaire et de dette publique. Ces pays ont déjà exprimé leur opposition aux relèvements des taux directeurs de la BCE, jugés défavorables à leur croissance

Pourquoi cette proposition fait débat ?

  • Tabou économique : L’idée que l’État doive se financer via les marchés financiers est souvent présentée comme une évidence, voire une obligation légale (notamment via les traités européens). La « congélation » de la dette remettrait en cause cette logique
  • Efficacité : Ses détracteurs arguent que cette mesure pourrait limiter la liquidité des marchés ou fausser les signaux de prix (taux d’intérêt), essentiels pour l’allocation des capitaux  (controverses.minesparis.psl.eu)

Faisabilité : Ses partisans soulignent que des mécanismes similaires sont déjà utilisés par la Federal Reserve américaine depuis 2024, sans conséquences négatives majeures

En résumé Pour Éric Berr et Benjamin Lemoine, « mettre la dette au frigo » n’est pas une solution magique, mais une mesure de bon sens pour :

  • Réduire la dépendance aux marchés financiers,
  • Protéger la souveraineté budgétaire de la France et de l’Europe,
  • Stabiliser le coût de la dette à long terme.

Cette proposition s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme de la politique monétaire européenne et la réduction de l’influence des acteurs financiers privés sur les États (nouvelobs.com)

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Cinq livres pour permettre aux femmes de reprendre le pouvoir sur leurs finances.

La période plus calme de l’été est peut-être propice à se pencher sur vos finances ou revoir votre rapport à l’argent. Voici cinq livres qui vous aideront à démystifier les questions financières. Elles s’appellent Titiou Lecoq, Insaff El Hassini ou encore Héloïse Bolle et ont décidé de prendre à bras-le-corps ce sujet encore tabou : celui des femmes et de l’argent.

(…) Titou Lecoq : "Le couple et l’argent. Pourquoi les hommes sont plus riches que les femmes".

(…) Le prix à payer dans le couple hétéro, de Lucile Quillet.

(…) Le combat des mères solos expliqué par Johanna Luyessen.

(…) "Aux thunes citoyennes", affichez votre juste valeur avec Insaff El Hassini et Héloïse Bolle.

(…) Les clés pour comprendre la bourse avec Alexandre Demain.

(…) L’éducation financière est importante et devrait s’apprendre dès le plus jeune âge.

Ouvrir le débat avec des essais qui remettent en question certains automatismes, qui nous outillent pour mieux comprendre ces sujets complexes, mais essentiels, c’est tout le travail de ces auteurices.

Chacun·e à leur façon, elles proposent des solutions concrètes pour gagner de l’argent, le gérer et l’utiliser mais aussi à repenser nos sociétés et permettre aux femmes de reprendre le pouvoir sur leurs vies. Des livres qui s’adressent autant aux femmes qu’aux hommes pour évoluer vers une société plus équilibrée.

cinq-livres-pour-permettre-aux-femmes-de-reprendre-le-pouvoir-sur-leurs-finances

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Hazel Kyrk, l’économiste méconnue qui anticipa notre société de consommation moderne.

Dès 1923 dans sa Théorie de la consommation, Hazel Kyrk (1886-1957) anticipe l’émergence de la société de consommation en cherchant à analyser les raisons pour lesquelles les ménages états-uniens achètent des biens ou des services. Loin de se cantonner à l’étude du foyer et de la famille, comme beaucoup de femmes économistes de l’époque, son travail visionnaire influence encore aujourd’hui notre façon de penser la consommation.

(…) « L’éducation dont le consommateur a le plus besoin est celle qui le libérera de son conformisme aveugle. Il doit apprendre à consulter ses besoins propres, à former ses propres jugements, à désirer pour lui-même.

Le champ de recherche inauguré par Hazel Kyrk dans sa Théorie de la consommation de 1923 sera suivi de multiples postérités intellectuelles, en particulier à travers plusieurs de ses doctorantes à Chicago. Ce sera notamment le cas de Margaret G. Reid (1896-1991) dont les travaux inspireront directement plusieurs Prix Nobel d’économie comme Franco Modigliani ou Gary Becker.

hazel-kyrk-l-economiste-meconnue-qui-anticipa-notre-societe-de-consommation-moderne

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19 personnes ont lu cet article.

 

vendredi 19 juin 2026

Canicule - Logements bouilloires - Inaction - Santé - Maternités - Inégalités - Sport - 40° - Sceptique - Mort -

 

Les logements « bouilloires » face aux canicules : état des lieux et inaction

Point clé

Constats

Pourquoi c’est considéré comme une inaction

Envergure du problème

Environ 35 % des logements anciens dépassent les seuils de confort estival (28‑30 °C le jour, 26 °C la nuit) ; un tiers des logements français serait considéré comme une « bouilloire » pendant les vagues de chaleur 

vinci-immobilier.com

Malgré ces chiffres, les mesures concrètes restent limitées et les réponses restent souvent « déclaratives ».

Santé des occupants

La surchauffe expose les locataires, notamment les personnes vulnérables, à des risques sanitaires ; des témoignages (ex. : locataire à Grenoble en fauteuil roulant) montrent des situations d’extrême inconfort pendant les canicules 

locatairesensemble.org

Les autorités sanitaires ne disposent pas de protocoles spécifiques pour ces cas, et les recours restent rares.

Mobilisation citoyenne

Plus de 14 700 signatures demandent l’obligation d’installer volets et ventilateurs de plafond à Lyon ; une pétition nationale circule également 

locatairesensemble.org

La mairie de Lyon renvoie la compétence au préfet, montrant une hésitation institutionnelle à intervenir rapidement.

Actions juridiques

Locataires Ensemble a lancé une « Affaire du Siècle » contre l’État pour faire reconnaître le danger sanitaire des logements bouilloires 

locatairesensemble.org

Les procédures judiciaires sont longues et ne garantissent pas de réponses immédiates aux habitants.

Évolutions législatives

La loi Climat et Résilience interdit la location de logements classés G depuis le 1 janvier 2025 ; les interdictions s’étendront aux classes F en 2028 et E en 2034 pour pousser à la rénovation énergétique 

linfodurable.fr

Ces mesures ciblent surtout la performance énergétique globale (isolation) et ne traitent pas directement les solutions de protection solaire ou de ventilation à court terme.

Manque de réponses locales

À Lyon, la compétence de la mise en place de volets a été renvoyée au préfet, sans décision concrète à ce jour 

locatairesensemble.org

Cette délocalisation de responsabilité retarde l’action sur le terrain.

Pourquoi l’inaction persiste ?

  1. Complexité juridique – La réglementation actuelle se concentre sur les « passoires thermiques » (froid) et ne prévoit pas encore de cadre spécifique pour les pics de chaleur.
  2. Compétences partagées – Les mairies, préfets et bailleurs se renvoient la balle, comme le montre le cas de Lyon  (locatairesensemble.org)
  1. Coûts de mise en conformité – Installer volets, ventilateurs ou végétaliser les façades représente un investissement que de nombreux bailleurs hésitent à assumer.
  2. Priorisation des politiques – La transition énergétique a longtemps mis l’accent sur la réduction de la consommation en hiver, reléguant la protection contre la chaleur au second plan.

Que peut‑on faire ?

  • Soutenir les pétitions et les actions collectives (ex. : Affaire du Siècle) pour créer une pression publique.
  • Exiger des bailleurs l’installation de protections solaires extérieures et de ventilateurs de plafond, comme le préconise la Fondation pour le Logement  (linfodurable.fr)
  • Faire appel aux autorités locales en rappelant la responsabilité du préfet et en demandant des arrêtés d’urgence pendant les canicules.
  • Suivre les évolutions législatives : les futures interdictions (classe F en 2028, E en 2034) pourraient offrir un levier juridique supplémentaire.

En résumé, les logements bouilloires constituent un problème de santé publique aggravé par les canicules, mais les réponses institutionnelles restent fragmentées et souvent tardives. La mobilisation citoyenne et les actions juridiques sont les principaux moteurs d’un changement qui, à ce jour, peine à se concrétiser. (Qwant)

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 Impact des canicules et de l’hyperthermie sur la santé
Domaine    Principaux effets observés    Mécanismes proposés    Sources
Accident vasculaire cérébral (AVC) et autres urgences cardio vasculaires    Augmentation du nombre d’admissions d’urgence et d’hospitalisations pour AVC, infarctus et autres événements cardiovasculaires pendant les périodes de forte chaleur.    Déshydratation, élévation de la pression artérielle, augmentation de la viscosité sanguine et stress thermique qui favorisent la coagulation.    (nature.com)

Hyperthermie maternelle    Risque accru de coup de chaleur et d’épuisement chez les femmes enceintes, pouvant entraîner des complications obstétricales.    Le corps de la femme enceinte produit davantage de chaleur et a une capacité réduite à la dissiper, ce qui favorise la hausse de la température centrale.    (theguardian.com)

Naissances prématurées    + 2 % de prématurité et + 1 % de naissances « early term » après quatre jours consécutifs de températures supérieures au 97,5ᵉ percentile local. Le risque est plus fort chez les jeunes mères, les femmes à faible revenu ou appartenant à des minorités.    Contractions précoces induites par des hormones du travail, réduction du flux sanguin placentaire, déshydratation et stress oxydatif.    (healthpolicyohio.org)

Mortalité et morbidité néonatales    Augmentation de la mortalité infantile liée à des troubles cardiovasculaires, respiratoires ou digestifs lorsque les unités de soins intensifs néonatals ne sont pas climatisées.    Hyperthermie néonatale lorsque la température ambiante dépasse les réglages des incubateurs.    (unicef.org)

Autres issues obstétricales    Risque accru de faible poids à la naissance, de diabète gestationnel, de malformations congénitales et de mortinaissance. Les estimations méta analytiques montrent des odds ratios de 1,04–1,26 pour la prématurité par degré Celsius d’augmentation de température, et jusqu’à 1,48 pour les anomalies congénitales.    Stress thermique maternel → inflammation, stress oxydatif, altération du flux placentaire.    (nature.com), (theconversation.com), (link.springer.com)

Points clés à retenir
•    Les canicules aggravent les inégalités de santé : les populations qui ne peuvent pas se protéger (absence de climatisation, travail extérieur) subissent les effets les plus marqués.
•    La prévention doit être multidimensionnelle : information des femmes enceintes, adaptation des infrastructures de santé (climatisation des services obstétricaux et néonatals), création d’espaces verts ou de refuges climatiques, et politiques de réduction des émissions pour limiter la fréquence/intensité des vagues de chaleur.
•    Sur le plan clinique, il est recommandé de surveiller de près la température corporelle des patient•e•s à risque, d’assurer une hydratation adéquate et de planifier des stratégies d’évacuation ou de repos pendant les pics de chaleur.
Ces constats proviennent d’études récentes (2023 2024) menées aux États Unis, en Europe et dans plusieurs pays à revenu moyen, et soulignent l’urgence d’intégrer le facteur « chaleur » dans les protocoles de santé publique et de soins obstétricaux. (Qwant)

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Canicules 

2 au printemps et pas en été

Tintin explique.

Canicule précoce et historique : pourquoi la vague de chaleur de mai 2026 fait basculer le risque incendie un mois. (Feux de forêt)

« On a une accélération » : avec ces canicules à répétition, les Français sont de plus en plus accros à la clim. (Le Parisien)

Points clés L’été 2025 se classe comme le 3e été le plus chaud depuis 1900. (Santé publique France)

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Conséquences principales du sport quand la température atteint ≈ 40 °C

Conséquence

Description

Pourquoi cela arrive

Déshydratation

Soif intense, bouche sèche, perte de poids corporel (≈ 2 % du poids) → chute de performance de plus de 20 %

La transpiration augmente fortement et les apports hydriques ne sont souvent pas suffisants es.tignes.net

Crampes musculaires

Douleurs et contractions involontaires des muscles

La perte d’eau et d’électrolytes (sodium, potassium, calcium, magnésium) perturbe le fonctionnement musculaire es.tignes.net

Hyponatrémie / hypovolémie / œdèmes

Déséquilibres ioniques pouvant provoquer fatigue, nausées, troubles neurologiques

L’hydratation insuffisante ou mal équilibrée entraîne une dilution du sodium sanguin et une diminution du volume sanguin es.tignes.net

Coup de chaleur (hyperthermie d’effort)

Température centrale > 40 °C, peau rouge et chaude, arrêt de la sudation, pouls accéléré, confusion voire perte de conscience

Le corps ne parvient plus à dissiper la chaleur produite par l’effort et l’environnement 

sante.journaldesfemmes.fr

Baisse de la performance

Fatigue précoce, perte de concentration, diminution de la motivation et de la précision

La déshydratation réduit le volume sanguin et la capacité d’évacuer la chaleur, ce qui limite l’apport d’oxygène aux muscles es.tignes.net

Troubles digestifs

Diarrhées, vomissements

Le flux sanguin est détourné vers la peau pour le refroidissement, au détriment du système digestif es.tignes.net

Points à retenir

·                               Dès 30 °C, le risque de déshydratation, de crampes et de coup de chaleur augmente considérablement  (sante.journaldesfemmes.fr)

·                               Une perte d’eau de seulement 2 % du poids corporel peut réduire la performance de plus de 20 %  (es.tignes.net)

·                               Le coup de chaleur survient quand la température interne dépasse 40 °C, avec des symptômes graves qui nécessitent une prise en charge immédiate  (sante.journaldesfemmes.fr)

En pratique, sous 40 °C, il est donc essentiel de limiter l’intensité de l’effort, de s’hydrater régulièrement (eau + électrolytes) et de privilégier les créneaux matinaux ou en fin de journée pour éviter ces complications. (Qwant)

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Climat

Il était sceptique

« L'été c'est normal »

Il est mort des fortes chaleurs

Par Mutio.

Année

Décès attribués à la chaleur (France)

Période prise en compte

Principaux groupes touchés

2022

 ≈ 10 420 

1 juin – 15 sept.

Personnes âgées ≥ 75 ans

2023

 ≈ 5 167 

1 juin – 15 sept.

Personnes âgées ≥ 75 ans

2024

 3 711 

1 juin – 15 sept.

Personnes âgées ≥ 75 ans (≈ 75 % des décès) 

lesechos.fr

  • Intensité croissante – L’été 2024 a été le huitième plus chaud depuis 1900 en France et a enregistré plus de 3 700 décès liés à la chaleur, dont plus de 600 pendant les épisodes de canicule stricts  (franceinfo.fr)

Vulnérabilité – Plus de trois quarts des victimes étaient des personnes de 75 ans ou plus, dont le système de régulation de la transpiration est moins efficace 

  • Tendance à long terme – Depuis 2015, le nombre de décès liés à la chaleur augmente chaque été, en lien avec le réchauffement climatique qui rend les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses  (lesechos.fr)

Ce que cela signifie pour un sceptique « l’été c’est normal »

  1. Changement climatique : les modèles climatiques montrent que les températures moyennes estivales augmentent d’environ 0,2 °C par décennie en Europe. Cette hausse rend les canicules plus fréquentes et plus meurtrières.
  2. Impact sanitaire : la chaleur ne se contente pas de provoquer des coups de chaleur ; elle aggrave les maladies cardiovasculaires, respiratoires, le diabète et les troubles psychiatriques, augmentant ainsi la mortalité globale  (santepubliquefrance.fr)
  1. Prévention insuffisante : malgré les alertes canicule, de nombreux décès surviennent chez des personnes isolées ou mal informées, ce qui montre que la « normalité » perçue masque un risque réel et croissant.
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Chaleur. Canicule 

Franquin.
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Pétrole
Finance 
Agroalimentaire 
Transport
Les sponsors de la canicule.
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Rester dans l'ombre 
Choix personnel de la ministre très discrète de la transition écologique
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