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jeudi 27 août 2026

Familles monoparentales - Nouveaux congés - Egalité - Travail - Minutieuse - Dévalorisation - Femmes -

 

Femme seule sans personne pour l’épauler

Ouvrir de nouveaux congés

Clémence Guetté.

Clémence Guetté, députée LFI, propose de reconnaître légalement l’amitié comme un lien social à part entière, au même titre que la famille ou le couple. Son livre, Pour une politique de l’amitié (sorti le 27 août 2026), défend l’idée que l’État doit accompagner les relations amicales par des droits concrets, notamment pour les personnes isolées ou en situation de monoparentalité.

Propositions concrètes liées aux congés

1.      Congé pour accompagner une femme seule en post-partum

    • Une femme seule qui choisit d’avoir un enfant sans soutien pourrait désigner un·e ami·e pour l’épauler pendant le post-partum.
    • Cet·te ami·e bénéficierait d’un congé rémunéré pour l’aider dans cette période difficile.
    • Exemple : « Vous êtes une femme seule, qui a décidé de faire un enfant seule, vous n’avez personne pour vous épauler dans votre post-partum. Vous pourriez choisir qu’un ou une amie soit là dans cette période difficile ».

2.      Congé pour deuil amical

    • Aujourd’hui, un salarié peut prendre des jours de congé uniquement pour le décès de membres de sa famille (enfant, conjoint, parent, etc.).
    • Clémence Guetté propose d’étendre ce droit au décès d’un·e ami·e proche, pour permettre à la personne endeuillée de faire son deuil sans pression professionnelle.
    • Exemple : « Si votre meilleur ami décède, vous devez retourner au boulot dès le lendemain. Si c’est votre belle-sœur que vous ne voyez jamais, vous avez droit à des jours de congé ».

3.      Partenariat social inspiré du Pacs

    • Ce contrat civil permettrait de formaliser une solidarité entre deux personnes (ami·e·s ou proches), avec des obligations de soutien mutuel (aide financière, logistique, etc.).
    • Il pourrait être opposable aux tiers, y compris aux employeurs, pour faciliter l’accès à des congés ou des aides.

Justifications avancées

  • Répondre à l’augmentation des familles monoparentales : En France, près de 20 % des familles sont monoparentales, majoritairement dirigées par des femmes.
  • Lutter contre l’isolement : L’amitié est présentée comme une alternative aux modèles familiaux traditionnels, souvent jugés trop rigides ou inaccessibles.
  • Critique des normes sociales : Clémence Guetté dénonce la survalorisation de la famille traditionnelle par l’État, au détriment des autres formes de solidarité.

Réactions et limites

  • Difficulté à faire adopter la mesure : La députée reconnaît que sa proposition de loi a « très peu de chances d’aboutir » à l’Assemblée nationale, en raison de l’opposition probable des groupes macronistes, de droite et d’extrême droite.
  • Débat sur la définition de l’amitié : Certains soulignent que cette reconnaissance pourrait complexifier le droit du travail ou créer des inégalités entre les salarié·e·s.

En résumé

Proposition

Public cible

Bénéfice attendu

Congé post-partum pour ami·e

Femmes seules en post-partum

Soutien moral et pratique

Congé pour deuil amical

Personnes endeuillées par un·e ami·e

Reconnaissance du chagrin

Partenariat social

Duo d’ami·e·s ou proches

Solidarité légale et obligations mutuelles

(Qwant)

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"Minutieuse" : un compliment pour enfermer les femmes dans des rôles subalternes.

L’analyse de plus de 550.000 recommandations publiées sur LinkedIn révèle un biais persistant : les femmes sont valorisées pour leur précision, les hommes pour leur vision stratégique. Un écart de vocabulaire qui peut avoir des conséquences bien réelles sur les carrières.

(…) Notre étude met en évidence deux pistes d’action pour les managers. La première consiste à répartir plus équitablement les tâches peu valorisées et très opérationnelles. La prise de notes en réunion, l’organisation des anniversaires ou la collecte des commandes de déjeuner reviennent encore trop souvent aux femmes. Mettre en place un système de rotation permet d’éviter qu’une même personne soit systématiquement cantonnée à des tâches qui ne contribuent pas à son évolution de carrière.

La seconde consiste à mieux valoriser le sens du détail dans les postes de direction. Des offres d’emploi et des descriptions de fonction qui présentent cette qualité comme une compétence de leadership pourraient encourager davantage de femmes à postuler à des postes à responsabilités et augmenter leurs chances d’y être sérieusement considérées.

minutieuse-un-compliment-pour-enfermer-les-femmes-dans-des-roles-subalternes

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jeudi 21 mai 2026

Jennifer Lesieur - Rose Valland - L’espionne à l’œuvre

 

Jennifer Lesieur

Rose Valland

L’espionne à l’œuvre

Editions Robert Laffont

2023

 


L’art détruit par les nazis:

Dans les années 1930, le parti nazi voulait gouverner jusqu’aux consciences. L’art nouveau = art dégénéré = anti pureté aryenne. (p 18)

Le 20 mars 1939, ils brûlent les œuvres dans la caserne de pompiers de Berlin. (1)

Les œuvres de Masson et de Dali sont détruites au couteau par les nazis, à Paris. (p 74).

En juillet 1943, ils lacèrent et brûlent des œuvres de Picasso, Klee, Ernst, Léger. (p 75).

Leurs intentions criminelles étaient faites dans le but de haïr, dénigrer et anéantir autrui. (p 148).

 

Goering : (2)

Goering, le numéro 2 du régime nazi, s’est servi en œuvres d’art en Hollande et en Pologne, avant Paris. (p 10)

Il a détourné pour lui-même, sans payer, un millier d’œuvres d’art. (p 45). Il est riche et avare. (p 58). Il a pillé entre 1933 et 1944 (p 128). Il a volé Hitler pour son propre plaisir. (p 146)

Vichy laissait faire. (p 52)

Puis Goering ne croit plus à la puissance des Allemands, après la perte de 300 000 soldats allemands à Stalingrad. Il se drogue avec de la morphine (p 73).

Il cache les œuvres à Berchtesgaden, dans un lieu secret, dans la forêt de Schorfheide,  avant son arrestation et après le dynamitage de sa propriété de Carinhall.  (p 127) (3)

 


Familles juives pillées :

A Paris : (p 12)

Edouard et Maurice de Rothschild. Collection privée. La famille récupèrera tout à la fin de la guerre. (p 122).

Georges Wildenstein – Collection privée.

Famille Seligmann – Collection privée.

David-Weill – Collection privée – (p 34)

Alphonse Kann – Collection privée - (p34)

Veil-Picard – (p 40).

Paul Rosenberg – Marchand d’art – (p 41)

Berheim-Jeune – Galerie d’art (p 41).

Lévy de Bension – Collectionneur privé – (p 64)

Löwenstein – Collectionneur privé – (p 64)

Watson – Collectionneur privé – (p 64)

Collection Bacri – (p 70).

L.L. Dreyfus – Meubles – Collection privée - (p 79)

Famille Drey – Galerie d’art – (p 158)

Wanda Landowska – Claveciniste – (p 159).

38 000 logements parisiens seront vidés. (p 74)

Corrèze :

Adolphe Schloss – Collection privée – (p 77).

Aux Pays-Bas : (p 30)

Jacques Goustikker – Marchand d’art.

Les Allemands n’ont pas touché aux œuvres de la collection nationale, mais se sont servi dans les collections privées.

 

Les marchands d’art collaborationnistes :

Jean-François Lefranc – Marchand d’art – (p 52).

Gustav Rochlitz – Galeriste allemand - Paris – (p 58)

Jacques Beltrand – (p 70)

Walter Bornheim – (p 157)

Hildebrandt Gurlitt – (p 157)

Hermann Voss – (p 157)

 

             Rose Valland et son amie Joyce Heer

Rose Valland : (4)

Depuis 1933, Jean Zay organise l’exode des musées parisiens dans des châteaux, abbayes, monastères. (p 19). La Tapisserie de Bayeux a été transférée au château de Chambord. (p 23). La Joconde repose au château de Montal (p 143). (5)

Rose Valland  rêvait d’être conservatrice de musée, mais la profession était fermée aux femmes. La première sera Jacqueline Bouchot-Saupique. (p 153) (6)

Les femmes éduquées sont préférées aux femmes instruites. (p 12).

En 1941, elle commence une liste de tout ce que les Allemands ont pillé parmi les œuvres d’art stockées au Jeu de Paume. Elle transmet les informations à Jacques Jaujard au Louvre. (p 49 et 51).

En 1941, elle est enfin payée. (p 54).

Elle n’a jamais pensé à vendre son âme pour obtenir un peu plus de confort. (p 67)

En 1945, toutes les œuvres cachées sont rentrées au Louvre. (p 100)

Après la guerre, Rose Valland se méfie de tout le monde et ne veut pas donner ses notes. (p 102).

Elle assiste au procès de Nuremberg en tant que membre de la CRA (6) en février 1946, pendant les 3 jours dédiés à l’art volé. (p 147).

Elle restera 8 ans en Allemagne, cherchant à qui rendre les objets volés. Elle devient capitaine des Beaux-Arts, officier experte. (p 155). Elle sera médaillée de la Légion d’honneur. Elle reçoit la médaille de la Liberté américaine. (p 157)  Elle restitue les œuvres dans la justice et l’équité. (p 166).

Elle a récupéré 61 000 œuvres d’art et en a restitué 45 000. (p 179).



Les œuvres d’art en Allemagne :

Les œuvres d’art pillées étaient stockées à Münich, Füssen, Buxheim (monastère en Bavière), Amstetten, Kogl (Autriche), Nikolsburg (détruite par les bombardements en Tchécoslovaquie). (p 78 et 158)

Hitler fait transférer les œuvres à Steinberg (mines de sel en Autriche) en 1944. (p 85)

Châteaux de Hohenschwangau  et Neuschwanstein – (p 106)

Mines de cuivre de Siegen, près de Cologne – (p 108)

Près de Stuttgart : Mines de sel de Heilbronn (p 109, de Kochendorf (p 110), d’Altaussee en Autriche (p 111),

A Altaussee, la valeur marchande du million d’oeuvres d’art et d’objets volés s’élevait à 3 milliards de dollars. Il faudra 7 ans pour la vider. (p 122).

 


Il n’y a que 37 Vermeer certifiés au monde. (p 60). (7)

Fernandel déjeunait chaque jour au cercle allemand. (p 68) (8)

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(1) Brûlage d’œuvres à la caserne des pompiers de Berlin (mars 1939)

En mars 1939, la cour de la caserne des pompiers de Berlin a été le lieu d’un acte de destruction d’art. Selon le chapitre 3 de Le Troisième Reich : l’État hitlérien (Cairn.info)  (shs.cairn.info), les œuvres de Gauguin, Van Gogh et Picasso – ainsi que d’autres pièces jugées « sans valeur » – ont été brûlées. L’événement a fait partie de la politique nazie de dépouillement et de destruction d’œuvres d’art considérées comme indésirables. Environ mille œuvres ont été incinérées dans la cour de la caserne.

(2) Hermann Göring

Hermann Göring (Rosenheim, 12 janvier 1893 – Nuremberg, 15 octobre 1946) était un militaire, homme politique et criminel de guerre allemand, l’un des dirigeants les plus proches d’Adolf Hitler dans le Troisième Réich (fr.wikipedia.org)                                   

Vie militaire et aviation

Après avoir servi comme sous‑lieutenant d’infanterie, il s’est reconverti dans l’aviation en 1915, devenant un as de la Première Guerre mondiale avec 22 victoires  (larousse.fr)

Il a terminé la guerre comme capitaine, décoré de l’Ordre du Mérite (fr.wikipedia.org)

Ascension au sein du parti nazi

Rejoignant le NSDAP en 1922, il fut nommé chef des SA et, après le putsch de la Brasserie de 1923, il s’exila en Suède  (larousse.fr)

En 1933, il fut nommé ministre sans portefeuille, ministre de l’intérieur de Prusse et commissaire à l’aviation

Il créa la Gestapo en 1933 et fut commandant en chef de la Luftwaffe à partir de 1935  (fr.wikipedia.org)

Rôle dans le régime nazi

Göring contrôlait une grande partie de l’économie allemande, supervisait le plan de réarmement de 1936 et était chargé de la production de guerre  (universalis.fr)

Il était également Reichsmarschall, le plus haut grade de la Wehrmacht  (larousse.fr)

Procès et mort

Condamné à mort par pendaison par le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1946, il s’empoisonna dans sa cellule avant l’exécution  (fr.wikipedia.org)

(3) Propriété de Carinhall – Hermann Göring

 

Carinhall était la résidence de campagne du Reichsmarschall Hermann Göring, haut dignitaire nazi.
Elle a été construite en 1933 sur un terrain d’environ 120 hectares de la forêt de Schorfheide, à une soixantaine de kilomètres au nord‑nord‑est de Berlin, entre les lacs Großdöllner See et Wuckersee

Objectifs et symbolisme

  • Nom : Carinhall (en hommage à la première épouse de Göring, Carin Göring, décédée en 1931) et à la mythique Valhalla
  • Fonction : pavillon de chasse néo‑médiéval, mais aussi futur musée de la collection d’art de Göring, qu’il avait commencé à constituer après la Première Guerre mondiale
  • Dépouille de Carin : rapatriée en 1934 pour éviter la profanation de sa tombe en Suède, avec une cérémonie à laquelle participait Adolf Hitler

Infrastructures

  • Le complexe comprenait un cinéma, un gymnase, un bain de vapeur russe, un salon de réception de taille de nef d’église, ainsi que deux circuits de trains électriques miniatures dans les combles et sous‑sols
  • La collection d’art (gothique, Renaissance, etc.) était exposée dans des salles dédiées, et une partie a été mise à l’abri dans la mine de sel d’Altaussee en 1943  (fr.wikipedia.org)

Fin de la propriété

  • En avril 1945, pour empêcher que la résidence ne tombe aux mains de l’Armée rouge, Göring ordonna sa démolition par une équipe de démolition de la Luftwaffe. La plupart des bâtiments furent détruits, ne laissant que les deux piliers d’entrée et quelques fondations  (ww2gravestone.com)
  • La dépouille de Carin Göring fut alors dissimulée dans une tombe de fortune creusée en forêt  (fr.wikipedia.org)

(4) Rose Valland : conservatrice, résistante et sauveuse d’œuvres d’art

Rose Valland (1 novembre 1898 – 18 septembre 1980) était une conservatrice de musée et une résistante française. Née à Saint‑Étienne‑de‑Saint‑Geoirs dans l’Isère, elle a consacré sa vie à la protection du patrimoine culturel pendant l’Occupation allemande et à la restitution des œuvres volées par les nazis.

Formation et débuts professionnels

Éducation : Après des études à l’École normale d’institutrices de Grenoble (1914‑1918), elle poursuit le dessin et l’histoire de l’art à l’École nationale des beaux‑arts de Lyon, puis à l’École des Beaux‑Arts de Paris. Elle obtient un diplôme de l’École du Louvre (1931) et plusieurs certificats d’études supérieures à l’Institut d’art et d’archéologie.

Premiers postes : En 1932, elle devient attachée bénévole au musée des peintures et sculptures étrangères du Jeu de Paume, où elle participe à la catalogage des collections et à l’organisation d’expositions.

Titularisation : En 1941, elle est officiellement salariée et attachée de conservation au Jeu de Paume.

Rôle pendant l’Occupation

Le Jeu de Paume est réquisitionné par les nazis comme dépôt central des œuvres spoliées par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR).

  • Rose Valland, malgré les suspicions, continue de travailler dans le musée. Elle consigne minutieusement les mouvements d’œuvres : noms des propriétaires, destinations, transporteurs, numéros de caisse, etc. Ces registres deviennent la base de la récupération artistique après la guerre. (fr.wikipedia.org)
  • En mai 1945, elle rejoint l’état‑major de la première armée du général de Lattre de Tassigny et obtient le grade de lieutenant, puis de capitaine. Elle collabore avec la Commission de récupération artistique (CRA) pour retrouver plus de 60 000 objets volés. (jeudepaume.org) (fr.wikipedia.org)

Carrière post‑guerre

Conservatrice des Musées nationaux : En 1952, à 54 ans, elle est nommée conservatrice.

Publications : En 1961, elle publie Le Front de l’art, puis en 1963 son mémoire sur Aquile e et les origines byzantines de la Renaissance.

 Gestion des archives : À partir de 1968, elle s’attèle au classement du fonds d’archives de la récupération artistique.
    Décès : Elle meurt à Ris‑Orangis le 18 septembre 1980, dans l’anonymat. (fr.wikipedia.org)
Héritage
    La base de données Rose Valland répertorie de façon exhaustive les œuvres MNR, leur historique et, le cas échéant, leur restitution aux ayants‑droits. Elle est librement consultable par tous. (jeudepaume.org)
    Sa vie a été rendue publique dans plusieurs ouvrages et médias, notamment la biographie de Jennifer Lesieur (2023) qui souligne son courage et son rôle décisif dans la sauvegarde de 60 000 œuvres. (livredepoche.com)
    Des portraits et des articles de Le Figaro, L’Obs et France Inter témoignent de son engagement et de son impact sur la culture française. (livredepoche.com) (radiofrance.fr)
    (5) Le château de Montal a servi de dépôt pour les collections nationales, notamment le Musée du Louvre, à partir de mai 1943.
    La Joconde y est arrivée le 13 mars 1943, emballée dans une caisse à trois pastilles rouges, et y est restée jusqu’en 1945 
    Elle était placée dans la salle des gardes, près d’une fenêtre transformée en porte, afin d’être la première à être évacuée en cas de danger  (chateau-montal.fr)
    Après la libération, la Joconde a été ramenée à Paris le 15 juin 1945  (actu.fr)
(6) Jacqueline Marie Louise Joséphine Henriette Bouchot (née Bouchot, 1893 – 1975) était une professeure à l’École du Louvre et la première femme conservatrice du musée du Louvre. Elle a exercé de nombreuses fonctions au sein du Louvre et a participé activement à la protection du patrimoine pendant la Seconde Guerre mondiale.
Vie et formation
    Naissance : 20 juin 1893 à Paris, fille de Henri Bouchot, conservateur à la Bibliothèque nationale de France, et de Claire Chevalier 
    Éducation : Étudiante à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis à l’École du Louvre, où elle soutenait une thèse sur Jean Gigoux en 1919 

  • Mariage : Épousa Georges Saupique (1889‑1961), sculpteur, et résidèrent à 105 rue Notre‑Dame‑des‑Champs  (wikimonde.com)

Carrière professionnelle

Période

Rôle

Lieu

1925‑1939

Chargée de mission

Département des Peintures, Musée du Louvre

1940‑1944

Secrétaire de la Direction des Musées nationaux

Sous la direction de Jacques Jaujard

1945‑1963

Conservatrice

Cabinet des dessins du Louvre

1963

Conservatrice en chef

Cabinet des dessins du Louvre

1955‑1963

Professeure

École du Louvre

Elle a également été intermédiaire entre Rose Valland et Jacques Jaujard, participant à la sauvegarde des œuvres volées par les nazis (agorha.inha.f

Distinctions et honneurs

  • Officier d’académie (1935) 
  • Chevalière de la Légion d’honneur (1948) et Officière (1963) 
  • Médaille de la Résistance française (1948) 
  • Officier de l’ordre de Nassau (1954) 
  • Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres (1957) 
  • Officier de l’Instruction publique (1958) 
  • Organisation d’expositions internationales et de conférences, notamment sur les primitifs français (1930)  (pop.culture.gouv.fr)

Rôle dans la protection du patrimoine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bouchot‑Saupique a collaboré avec Jacques Jaujard pour la sauvegarde des collections du Louvre, travaillant notamment comme secrétaire de la Direction des Musées nationaux et en tant qu’intermédiaire avec Rose Valland   (agorha.inha.fr)

(6) Le CRA dans l’armée française

Le CRA (Centre de Renseignement et d’Analyse) est une unité de l’Armée de l’air chargée de collecter, fusionner et analyser les données provenant des capteurs aériens. Son rôle principal est de fournir des informations exploitables pour la DRM (Détection, Réaction, Mitigation) et d’intégrer ces données dans la chaîne de renseignement aérien de la France.

« Le CRA exploite et fusionne les données des capteurs air pour la DRM et la chaîne de renseignement air. Il analyse et exprime les besoins spécifiques de l’armée. »  (cf2r.org)

(7) À ce jour, il n'existe que 37 tableaux connus de Johannes Vermeer (1632-1675). Un 38e pourrait-il bientôt être ajouté à la prestigieuse liste ? (Connaissance des arts – 2023)

Combien de tableaux ont été peints par Johannes Vermeer ? Seuls 36 tableaux de Johannes Vermeer sont parvenus jusqu'à nous. De son vivant, il n'en a probablement pas produit plus de 60, ce qui représente un nombre très modeste par rapport aux peintres de son temps. (Google art et culture).

(8) Certains, comme Charles Trénet, rompent leur contrat lorsqu’ils se rendent compte que des officiers nazis sont assis au premier rang. D’autres ont moins de scrupules. Fernandel chante à Radio-Paris, la radio du Maréchal Pétain. Tous les jours, il mange au Cercle allemand et quand on lui demande pourquoi, il répond « Parce que c’est bon ! »   (Hérodote)

Sous l'Occupation, Don Camillo déjeune au cercle allemand et roucoule sur les ondes de Radio-Paris, la radio qui ment et qui est allemande. (Causeur)

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Les femmes dans la résistance, une expo au bunker d’Hitler à Bruly-de-Pesche.

C’est de là qu’Adolphe Hitler a commandé l’envahissement de la France en juin 1940. Le petit village de Bruly-de-Pesche avait été transformé en quartier général de l’offensive allemande. Et un petit bunker avait été construit à l’abri des arbres pour la protection du Führer. Le village abrite aujourd’hui un musée, qui rappelle le rôle crucial de la résistance durant la seconde guerre mondiale.

(…) "Les femmes ont joué d’emblée un rôle important dans la résistance, parce que les nazis imprégnés d’une idéologie réactionnaire n’imaginaient pas le rôle qu’elles pouvaient endosser, explique Benjamin Hennot. Elles ont notamment beaucoup aidé la résistance en tant qu’agentes de liaison, pour transmettre des messages."

Mais cela ira bien au-delà comme le montre l’exposition. Elles provenaient de toutes les classes sociales. Elles étaient parfois très jeunes, comme Lucienne Falque, dite "Lulu la rusée", qui n’avait que 17 ans quand elle s’est engagée dans la résistance. Ou encore Madeleine Tasset, d’Andenne, 14 ans, qui mettait du sucre dans le réservoir des voitures des SS garées devant chez elle.

les-femmes-dans-la-resistance-une-expo-au-bunker-d-hitler-a-bruly-de-pesche

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dimanche 15 mars 2026

Jean Anouilh - Vive Henri IV ! Ou La Galigaï -

 

Jean Anouilh

Vive Henri IV !

Ou La Galigaï

Editions La table Ronde

2000


Première représentation de la pièce de théâtre : 1977, à la Maison de la Culture de Créteil.


Le sujet de la pièce est Leonora, la femme de Concini, et non pas Henri IV. Elle sera jugée, après la mort d’Henri IV. Le 15 mai 1610, la mère du roi Louis XIII (1), devient régente. L’enrichissement et le pouvoir de Leonora sur la reine ont créé beaucoup de jaloux-ses qui ne voulaient ni d’elle, ni de son mari, au pouvoir.

Leonora Dori:

Elle fut offerte, enfant, à  la princesse Marie de Médicis, pour l’amuser. (2) Elle était punie avec des coups que l’on ne pouvait pas donner à la princesse. Elle a aussi été son souffre-douleur. (p 19).

Leonora a acquis de l’ascendant sur Marie et d’un mot pouvait lui faire aimer ou non quelque chose. Elle monnaie ses services d’entremetteuse en se faisant offrir des robes neuves à la place des robes usées offertes par Marie. (p 24 et 28).

Pour pouvoir aller à la cour de France, et rester près de la future reine de France, Marie fait adopter la paysanne Leonora par un vieux noble désargenté, Galigaï. (3) Un accord financier est signé entre les deux parties. Galigaï est ainsi sauvé de la ruine. (p 31). Henri IV n’est pas content de devoir composer avec La Galigaï (p 58).

La Galigaï négocie son futur mariage avec Concini avec Henriette d’Entragues, la maîtresse d’Henri IV. (4) En échange de son aide, elle agira pour qu’Henriette, jeune accouchée, revienne à la Cour. (p 108).

Leonora fut décapitée, puis brûlée. (10)

Concini :

Il est issu d’une famille noble ruinée. Il trouve que le plus beau métier au monde est d’être « maquereau ». (p 44)

Concini et Leonora scellent un pacte pour assurer leur avenir sur le dos de la France. (p 65)

Il navigue entre la Duchesse de Verneuil (= Henriette d’Entragues, la maîtresse du roi) (3a) dont il est l’amant, la reine, chastement au début, et La Galigaï. Il est promu écuyer du roi. (p 113).

Concini retrouvait la reine, Marie de Médicis, toutes les nuits, en passant par un pont d’amour reliant sa maison et l’appartement de la reine. (p 15). (5)

Il a été à deux doigts du pouvoir royal après la mort d’Henri IV. Le marquis de Lugnes organisa son assassinat. (6)

Marie de Médicis :

Elle a giflé Henri IV pendant une dispute. Il est humilié. (p 190). (7)

Ravaillac :

Il a fait des dettes et est allé en prison. Depuis, son avenir est bouché. Les portes lui sont fermées. (p 136). Il est commandité, sans le savoir, par Epernon, colonel des Suisses, lieutenant général de l’Infanterie, responsable de l’ordre du Palais. (8) Guise, Condé et Henriette sont de mèche avec Epernon.  (p 205 et 2015). (9)

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(1) Le 15 mai 1610 : la régence de Marie de Médicis

Le 15 mai 1610, Marie de Médicis, mère du jeune roi Louis XIII, est officiellement confirmée régente du royaume.

  • Après l’assassinat d’Henri IV le 14 mai, le dauphin de neuf ans proclame devant le Parlement que sa mère doit gouverner le pays pendant son minorité.
  • Cette décision est prise par le roi lui‑même, car même mineur, c’est en son nom que le royaume est dirigé.
  • La régence donne à Marie de Médicis pleine autorité sur l’administration et les affaires de l’État, marquant le début de son gouvernement de 1610‑1614.

« Le 15, Louis XIII, âgé de neuf ans, confirme devant le Parlement sa volonté de nommer sa mère à la tête du gouvernement : c'est au roi — et à lui seul — que revient la décision puisque, même mineur, c'est en son nom que le royaume est gouverné. »  (lhistoire.fr)
« Le jeune roi Louis XIII n’a que neuf ans et la reine mère Marie de Médicis se fait dès le 15 mai confirmer dans le rôle de régente par le Parlement. »  (cassius.e-monsite.com)

Ainsi, le 15 mai 1610 marque le point de départ officiel de la régence de Marie de Médicis, mère de Louis XIII.

(2) Léonora Dori a été offerte, enfant, à la princesse Marie de Médicis.
Elle a grandi à Florence, au palais Pitti, en tant que demoiselle de compagnie de la princesse. Selon les sources, Léonora, originaire d’une famille modeste (son père était charpentier), a été élevée dans la résidence du grand‑duc de Toscane et a accompagné Marie de Médicis dès son enfance  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, dès son plus jeune âge, Léonora était déjà liée à la future reine, ce qui a posé les bases de leur relation étroite qui perdura jusqu’à la fin de la vie de la princesse.

  1. Elle parvint à obtenir comme nouveau patronyme, le nom de Galigaï, celui d'une vieille famille florentine bientôt éteinte : « Elle s’est fait appeler depuis quelques années de Galigay, qui est le nom d’une illustre famille de Florence, ayant permission de Monsieur le grand duc de prendre le nom & les armes de ceste famille, dont il ne restoit plus qu’un vieil homme, lequel neantmoins n’a jamais voulu pour rien au monde luy vendre la maison de ses predecesseurs. »[ (Wikipedia).

(3a) Duchesse de Verneuil – Henriette d’Entragues

  • Identité : Henriette d’Entragues, noble française du XVIIᵉ siècle.
  • Rôle à la cour : Maîtresse du roi Henri IV de France (vers 1599‑1600).
  • Titre : Reçut le duché de Verneuil en 1600, d’où le titre « Duchesse de Verneuil ».
  • Mariage : Épousa Charles de Valois, duc d’Angoulême, en 1605.
  • Dates : Née vers 1582 ; décédée en 1657

(4) Négociation du mariage de Leonora Galigaï avec Concini grâce à Henriette d’Entragues

Les archives de la cour de France montrent que le mariage de Leonora Galigaï (aussi appelée Galigaï) à Concini n’a pas été un simple accord entre deux Italiens, mais le résultat d’une manœuvre conjointe qui mobilisa la maîtresse du roi, Henriette d’Entragues.

  • Influence de Henriette
    Leonora et Concini ont sollicité l’aide de Henriette pour obtenir l’accord du roi. Selon les récits, Henriette a été convaincue de soutenir leur cause en échange de son intervention auprès d’Henri IV, qui était alors très attaché à elle. Cette coopération a permis de flatter le roi et de lui faire accepter le mariage, même si le roi était initialement réticent à l’idée d’un couple italien à la cour. (laplumeetlerouleau.over-blog.com)
  • Ménage à trois
    En échange de l’aide de Henriette, Leonora et Concini ont persuadé Marie de Médicis d’accepter une forme de ménage à trois, ce qui a facilité la mise en place du mariage. Le résultat fut la conjuration de la reine et la nomination de Leonora comme dame d’atours de la reine, ainsi que la prise de poste de Concini comme premier maître d’hôtel de la reine. (sh6e.com)
  • Date du mariage
    Le mariage a été célébré le 12 juillet 1601. Après la cérémonie, les deux époux ont pris possession de l’appartement de Leonora au Louvre, où ils ont consolidé leur influence à la cour. (laplumeetlerouleau.over-blog.com)

(5) Concini (Concino Concini, 1569‑1617) était le favori et le ministre de Marie de Médicis après la mort du roi Henri IV.

Marie de Médicis (1575‑1642) a effectivement bénéficié de l’influence de Concini, ce qui a suscité de nombreuses rumeurs à la cour. (Qwant)

Ascension à la cour de Henri IV

Marie de Médicis soumise aux volontés du couple Concini. Gravure d'après un dessin d'Alphonse de NeuvilleXIXe siècle.

Présent dans l'entourage de Marie de Médicis, il rencontre et demande en mariage Léonora Galigaï, dont la présence est indispensable à la reine. Henri IV s'oppose un temps à ce mariage avant d'y consentir en juillet 1601]. Sa présence au côté de la reine ne satisfait pas le roi qui aimerait le voir, lui et son épouse, s’éloigner de son entourage[]. Finalement, le roi trouve en lui un partenaire de jeu de cartes agréable. Il lui confie quelques missions diplomatiques et le nomme premier maître d'hôtel et premier écuyer, s'en faisant ainsi un homme bien placé pour surveiller et influencer la reine[]. (Wikipedia).

(6) Le marquis de Luynes (Albert de Luynes) a organisé l’assassinat de Concino Concini : le 24 avril 1617, Louis XIII, avec l’aide de son ami Albert de Luynes, a fait tuer le maréchal d’Ancre  (herodote.net)

(7) Usé par des années de gouvernance et de disputes avec son épouse, il roule en carrosse quand celle-ci s’arrête, gênée par une charrette de foin.  (Ouest France). NDLR :  Gifle ? Je n’ai rien trouvé sur Internet, mais pourquoi pas ?

(8) Les historiens ne disposent d’aucune source fiable attestant que François Ravaillac aurait été « commandité » par le duc d’Epernon.

  • François Ravaillac : assassin du roi Henri IV (1610), agissant selon ses convictions religieuses et sans lien avéré avec une conspiration officielle.
  • Jean Louis de Nogaret, duc d’Epernon : favori d’Henri III, nommé gouverneur de la Navarre et chancelier de France, mais il n’a jamais occupé le poste de colonel des Suisses ni de lieutenant‑général de l’infanterie. (Qwant).

Même si François Ravaillac, un fervent catholique à la santé mentale précaire, a juré avoir agi seul, plusieurs théories avancent le contraire. Certaines avancent que c’était le dessein du duc d’Épernon, un proche d’une ancienne maîtresse du roi. D’autres que Marie de Médicis aurait attendu son couronnement pour ensuite se débarrasser du roi. (Radio Canada).

(9) Le récit de France‑Pittoresque évoque une alliance présumée entre Henriette d’Entragues et le duc d’Epernon pour l’assassinat du roi, mais il souligne que ces accusations n’ont jamais été confirmées et que les preuves restent douteuses  (france-pittoresque.com)

Le même article mentionne Condé comme ayant fui la France avec sa femme, mais il ne l’associe pas à une conspiration avec Epernon  (france-pittoresque.com)

Après une enquête minutieuse, Jean-Christian Petitfils propose une thèse inattendue sur l'assassinat du roi Henri IV. Cet ouvrage, rédigé comme une véritable enquête policière, apporte une nouvelle contribution à l'une des énigmes de l'histoire de France, concernant les motivations de Ravaillac, qui entretenait des liens avec les Guise, le duc d'Epernon et la marquise de Verneuil.

L'assassinat d'Henri IV: mystères d'un crime - Jean-Christian Petitfils - Google Livres

(10) Les sources décrivent son exécution :

  • Le 8 juillet 1617, Léonora Dori, dite la Galigaï, est décapitée à la place de Grève à Paris  (lepoint.fr)
  • Elle est accusée de sorcellerie et condamnée à mort  (tombes-sepultures.com)
  • Son corps est ensuite brûlé, et ses biens sont confisqués  (tombes-sepultures.com)

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