Fascisme
Belgique
Extrême
droite interdite dans les médias et marginalisée
Pourquoi
pas en France ?
Le « cordon sanitaire »
médiatique en Belgique.
En
Belgique, les médias ont mis en place un cordon sanitaire pour
contrer la diffusion de l’extrême droite. Ce dispositif consiste à éviter de
donner une tribune aux partis ou aux personnalités racistes, à limiter la
couverture de leurs événements et à dénoncer leurs propos. L’article « L’extrême
droite et sa propagande : la Belgique » décrit ce mécanisme comme une
stratégie de médias libres visant à protéger le public de la
normalisation de l’extrême droite (youtube.com)
En outre, la Belgique dispose de lois qui sanctionnent la propagande fasciste :
la brochure « brochure extreme droite » rappelle qu’en 2004 un membre
de l’extrême droite a été condamné à cinq mois de prison pour incitation à la
haine (bibliotheque.territoires-memoire.be)
Ces
mesures juridiques renforcent le blocage médiatique.
2. Historique fasciste
belge et réaction post‑WWII
Le
mouvement d’extrême droite belge, raciste et nationaliste, a
été ouvertement fasciste dès 1935 et s’est inspiré du nazisme (hal.science)
Après
la Seconde Guerre mondiale, la Belgique a adopté une position ferme contre le
fascisme, comme le souligne l’article « Extrême droite et droites
extrêmes », qui rappelle que le fascisme a marqué durablement l’entre‑deux‑guerres
mais a été rejeté par la société belge (belgiumwwii.be)
Cette
histoire a conduit à une vigilance accrue et à la mise en place de mesures de
prévention.
3. Le traitement
médiatique en France
En
France, la situation est différente. Les médias y utilisent souvent le terme populisme
pour désigner les mouvements d’extrême droite, afin d’éviter l’étiquette
« fascisme ». Le texte « Populismes : L’heure des démagogues »
explique que le Front National a été présenté comme un parti populiste plutôt
que fasciste, notamment dans les années 1980 (amnesty.ch)
De plus, la France n’a pas mis en place de « cordon sanitaire » comparable à celui
belge. Le même article « Le fascisme en Europe aujourd’hui » montre
que le Front National (devenu Rassemblement National) a atteint le deuxième
tour des élections présidentielles en 2017, indiquant une acceptation
médiatique plus large (autonomiedeclasse.org)
Résumé des différences
- Belgique :
- Cordon sanitaire médiatique
actif.
- Lois pénales contre la propagande fasciste.
- Historique de rejet du fascisme après la guerre.
- France :
- Usage du terme populisme pour
masquer l’extrême droite.
- Pas de mécanisme médiatique comparable.
Les
partis d’extrême droite obtiennent une visibilité plus importante (ex. Front
National/Rassemblement National). (Qwant).
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Antoine de Chemellier
est un communicant de 36 ans, ancien collaborateur des
Républicains
et secrétaire‑général du groupe UDR à l’Assemblée nationale.
Il est décrit comme l’un des plus fidèles collaborateurs d’Éric Ciotti
(mediapart.fr)
Le groupe WhatsApp
« Colonies Party »
- Création : mars 2020, initialement
pour organiser un anniversaire.
- Nom : Colonies Party.
- Photo de profil : une photo en
noir‑et‑blanc de Philippe Pétain (actu.fr)
- Participants : membres proches de
Chemellier, certains proches de Christian Estrosi (actu.fr)
Propos controversés
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Thème
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Contenu
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Réaction
de Chemellier
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Pétain
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Partage
de GIFs, citations comme « La France est éternelle » (phrase de Pétain) (ladepeche.fr)
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Affirme
que c’est de l’« humour au quinzième degré ».
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Salut
nazi
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Un
membre propose de faire un salut nazi le 30 avril 2020, date de
l’anniversaire du suicide d’Adolf Hitler. Chemellier répond : « Même un début
de coude qui s’élève, c’est déjà le symbole de la compassion » (ladepeche.fr)
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Se
défend comme « humour ».
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Colonisation
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Illustration
d’époque présentant « Progrès, civilisation, commerce ». Chemellier répond :
« Merci de rétablir la vérité historique mon ami » puis « Ils étaient mieux
dans les colonies, la preuve » après avoir relayé une interview d’Assa Traoré
(ladepeche.fr)
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Conséquences
- Suspension : Éric Ciotti a annoncé
la suspension de Chemellier « à titre conservatoire » après la révélation
des messages (ladepeche.fr)
- Déclaration de Ciotti : « Je
découvre avec consternation les propos… » et souligne le lien familial de
Chemellier avec un déporté (ladepeche.fr)
- Réponse de Chemellier : Il accuse
une « interprétation tronquée » des captures d’écran et insiste sur son
engagement contre l’antisémitisme (ladepeche.fr)
Antoine de Chemellier,
secrétaire‑général du groupe UDR, a créé en 2020 le groupe WhatsApp Colonies Party
où il a partagé des propos glorifiant Pétain, la colonisation
française et des blagues sur le salut nazi. Ces messages ont conduit à sa
suspension par Éric Ciotti. (Qwant).--------------------
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