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jeudi 23 avril 2026

Capitalisme. Epuisement des salarié-es. Sommeil . Sieste - Frederick Carl Frieseke -

 

6 h 50.

Moyenne du sommeil.

14 minutes de moins qu'en 2024

Romain Huet, ethnographe.

Pression permanente du système.

Horaires de travail.

Hyper connection.

Compétition.

Epuisement.

Puis le système nous vend des montres connectées, des applications, des tisanes, des massages, des médicaments, etc. pour dormir plus.

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Le lien entre le capitalisme et le sommeil est une interprétation.

Etude critique.

Chercheurs, chercheuses, journalistes.

Epuisement puis industrie du repos.

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David Hettinger

American, b.1946

"Her Day's Reward,"

« Sa récompense du jour »

Tout le monde a vu cette peinture qui exprime plus que simplement un joli visage – cela vient quand on apprend vraiment à connaître la personne derrière la toile. Mes mannequins sont toutes des femmes vivantes et respirantes, avec des histoires de vie intéressantes, des luttes et des passions. Je suis autant inspirée par leur vie, leurs souvenirs d’enfance et leurs projets actuels que par leur apparence. Mes peintures sont des souvenirs de mon enfance et de ma famille, ainsi que de scènes que j’ai vues et qui m’inspirent. Je passe beaucoup de temps à observer les gens dans les parcs, jardiner, pêcher, m’occuper des enfants, toutes les choses que les gens font au quotidien. Esquisser ces scènes, c’est comme ça que je les enregistre, et engager des modèles c’est comme ça que je crée l’art que j’aime faire – c’est-à-dire peindre la vie quotidienne que je vois autour de moi. Mon tableau « Dans le coin du jardin » était une scène d’une réunion de famille. J’ai recréé cette scène de deux filles de mon cousin, seules en train de discuter et de se reposer après un après-midi de badminton et de randonnée. J’ai engagé deux de mes modèles préférés, je les ai installés dans un parc et je les ai dessinés au fusain et à l’huile.

Histoire — David Hettinger

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Billie Zangewa

Au sommet du monde

Top of the World, 2013, silk tapestry by Malawi born artist Billie Zangewa

« Top of the World », 2013, tapisserie de soie de l'artiste Billie Zangewa, née au Malawi.

Pictorial textile artwork featuring a Black woman lying on a sofa, side view, in a yellow dress, on top of a tall building with other tall buildings in the background

Œuvre textile figurative représentant une femme noire allongée de profil sur un canapé, vêtue d'une robe jaune, au sommet d'un immeuble de grande hauteur, avec d'autres immeubles de grande hauteur en arrière-plan.

Billie Zangewa – Top of the World (2013)
Top of the World is a work created by the Malawian artist Billie Zangewa in 2013. It is mentioned in the Africanah.org profile as part of her early experimentation with silk, a material she “clearly revels in the quality of” and which she began to use to build painterly images through hand‑stitched collages 
(africanah.org)

Top of the World est une œuvre créée par l’artiste malawienne BillieZangewa en 2013. Elle est mentionnée dans son profil sur Africanah.org comme faisant partie de ses premières expérimentations avec la soie, un matériau dont elle « apprécie manifestement la qualité » et qu’elle a commencé à utiliser pour créer des images picturales à travers des collages cousus à la main.

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Hugo Grenville

Femme assoupie sur son lit

La fenêtre est ouverte

Les livres sont rangés dans une bibliothèque au-dessus du lit.

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Didier Lourenço

Sieste

Tête d'une femme endormie avec un  chat sur l'oreiller.

Didier Lourenço – « Siesta con Gato » (2019)

  • Titre : Siesta con Gato (« Sieste avec chat »)
  • Année : 2019
  • Support : huile sur toile
  • Dimensions : 60 × 120 cm
  • Sujet : une femme endormie, la tête reposant sur un oreiller, avec un chat posé à ses pieds.
  • Style : typique de Lourenço, portrait de femme détendue dans un décor aux motifs lourds, rappelant les influences de Picasso, Miró et Dalí.

Cette œuvre illustre la façon dont Didier Lourenço combine la figure féminine à un élément animalier dans un cadre intime, créant une atmosphère de calme et de rêverie (Qwant)

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Sieste

Prendre son temps

Révolte invisible

Recomposition des idées

Logique différente à mettre en place.

1. Sieste et Prendre son temps

  • Sieste : Pause courte (10 à 30 min) pour recharger l’énergie mentale et physique, souvent associée à une amélioration de la productivité et de la créativité.
  • Prendre son temps : Approche consciente pour éviter la précipitation, favoriser la réflexion et réduire le stress. Peut inclure des méthodes comme la méditation, la marche lente ou l’oisiveté productive.

2. Révolte invisible

  • Définition : Résistance passive ou discrète contre des normes, des systèmes ou des attentes sociales, sans confrontation directe.
  • Exemples :
    • Refuser de participer à des réunions inutiles.
    • Choisir des alternatives éthiques ou locales sans en faire un débat public.
    • Adopter des routines personnelles qui contredisent les attentes collectives (ex. : télétravail malgré une culture du présentiel).
  • Lien avec la sieste : La révolte invisible peut aussi se manifester par le refus de la culture de l’hyperproductivité, en privilégiant des pauses comme la sieste.

3. Recomposition des idées

  • Processus : Réorganiser ses pensées, ses priorités ou ses projets après une période de confusion, de surcharge ou de changement.
  • Méthodes :
    • Écriture : Noter ses idées pour les clarifier.
    • Mind mapping : Visualiser les liens entre concepts.
    • Dialogue : Échanger avec des proches ou des mentors pour obtenir un regard extérieur.
  • Lien avec la logique différente : La recomposition peut nécessiter d’adopter une nouvelle façon de penser, moins linéaire ou plus intuitive.

4. Logique différente à mettre en place

  • Pourquoi ? : Quand les méthodes traditionnelles (ex. : to-do lists, gestion du temps rigide) ne fonctionnent plus, une approche alternative peut être utile.
  • Exemples de logiques alternatives :
    • Logique circulaire : Accepter que les projets évoluent sans plan strict (ex. : méthodes agiles).
    • Logique par énergie : Organiser sa journée en fonction de ses niveaux d’énergie (ex. : tâches complexes le matin, tâches simples l’après-midi).
    • Logique par intuition : Prendre des décisions basées sur des signaux faibles ou des ressentis plutôt que sur des données.
  • Outils :
    • Time blocking flexible : Bloquer des plages horaires sans les remplir à l’avance.
    • Journaling : Noter ses observations quotidiennes pour identifier des patterns.
    • Décroissance : Simplifier ses objectifs ou ses possessions pour réduire la pression.

Synthèse : Comment relier ces éléments ?

Vos mots-clés suggèrent une démarche de rupture douce avec les modes de fonctionnement traditionnels, en intégrant :

  1. Des pauses (sieste, temps libre) pour éviter l’épuisement.
  2. Une résistance discrète (révolte invisible) aux attentes sociales ou professionnelles.
  3. Un travail de réorganisation mentale (recomposition des idées) pour adapter sa logique.
  4. L’adoption d’une nouvelle logique (moins rigide, plus intuitive ou énergétique). (Qwant) 08 26

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Frederick Carl Frieseke

'Afternoon, Yellow Room'

'Après-midi, salle jaune'

1910

Oil on canvas,

32 x 32 inches.

  • Localisation actuelle : Indianapolis Museum of Art (Newfields), États-Unis.

Contexte : Ce tableau fait partie des œuvres emblématiques de Frieseke, connu pour ses scènes intérieures baignées de lumière et ses jeux de motifs décoratifs. Il représente souvent sa femme dans des pièces aux couleurs vives, comme ici avec une dominante de jaune. Une analyse infrarouge a révélé qu'il avait initialement peint sa femme tenant un livre ouvert, qu'il a ensuite masqué. (Qwant)

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45 personnes ont lu cet article.


mercredi 8 novembre 2017

Karl Marx dans l’espace public en France.


Karl Marx dans l’espace public en France.



Rues Karl Marx en France :



Argen, 95

Avesnes-lez-Aubert, 59

Bagnolet, 93

Bègles, 33

Bezons, 95

Camon, 80

Caudry, 59

Champigny-sur-Marne, 94

Eymoutiers, 87

Fressenneville, 80

Jarny, 54

Houilles, 78

La Possession, 97, Réunion

Léognan, 33

Lyon, 9e arrondissement

Mantes-la-Ville, 78

Marsillargues, 34

Montauban, 82

Nancy, 54

Outreau, 62

Saint-Etienne, 42

Unieux, 42

Vierzon, 18

Villerupt, 54



Avenue Karl Marx :

Bobigny, 93

Montreuil, 93

Narbonne, 11

Vaulx-en-Velin, 69

Villejuif, 94



Espace Karl Marx :

Hellemmes, 59



Parc Karl Marx :

Fontaine, 38

Seyssinet-Pariset, 38

Saint-Martin-d’Hères, 38



Ecole primaire :

Bezons, 95

Villejuif, 94



Collège Karl Marx :

Villejuif, 94

Villejuif (Val-de-Marne)
Groupe scolaire Karl Marx
André Lurçat (1894 – 1970), architecte
1930 – 1933

Avec ses toits terrasses aménagés en solarium, son gymnase et son stade, cette école est l’une des premières à offrir aux enfants de la banlieue parisienne des équipements sportifs qui répondent aux soucis hygiénistes de l’époque. Les enfants y trouvaient un confort matériel et sanitaire hors de portée des habitations populaires.
Pour Paul Vaillant-Couturier, maire communiste de Villejuif, le projet scolaire est un élément essentiel de la politique municipale. Il affirmait ; « une école comme l’école Karl Marx ne pourra donner son plein rendement que dans une société nouvelle mais dès à présent, elle évoque cette société de la culture et du loisir où les hommes (et les femmes, NDLR !) entreront quand ils auront remis le monde à l’endroit. »
Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

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Au Luxembourg :

Esch-sur-Alzette,

Diddeleng,
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"Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes"
Rosa Luxembourg
Fête de l'Humanité 2019
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Rosa Luxembourg 
Ernest Pignon Ernest
Fête de l'Humanité2019
"Rosa Lux la peste", pièce de Benedetto

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En Allemagne :

Berlin,

Statue  de 5,50m de hauteur prévue à Trèves, en cadeau de la Chine à sa ville natale (11/2017)


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Audrey Vernon : « On ne recommence pas tant qu’on n’a pas changé le monde ».

En pause « de toute forme d’activité marchande », Audrey Vernon observe avec stupéfaction et quelques espoirs la période de confinement. Et nous fait part de ses attentes vis-à-vis du monde d'après. Entretien.
(…) Hausse de la durée légale du temps de travail, infantilisation des citoyens, injonctions contradictoires du gouvernement, qu’attendez-vous du monde d’après ?
Qu’il ne ressemble pas du tout au monde d’avant, que la quête du profit soit inenvisageable. Qu’on ne travaille plus pour gagner de l’argent mais parce que ça nous fait plaisir ou que c’est utile.


audrey-vernon-ne-recommence-pas-tant-quon-na-pas-change-le-monde

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Karl Marx
La santé et la capitalisme.
C'est la société qui  contraint les capitalistes aux soins pour tous.

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"La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons." Karl Marx, Manuscrits de 1844. Au-delà d'une interprétation du monde, Marx souhaite le transformer par une révolution sociale radicale.

France Culture

05  20
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202éme anniversaire de la naissance de Karl Marx

Jeunesse communiste

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Le travail des femmes dans la pensée de Karl Marx.

Par Saliha Boussedra*, Docteure en philosophie de l’Université de Strasbourg. Membre associée Centre de recherche en philosophie allemande et contemporaine.
Pour la philosophe Saliha Boussedra, la réception de Marx par une partie des théoriciennes féministes des années 1970 (les féministes matérialistes notamment) semble avoir durablement déterminé la réception de l’œuvre du philosophe dans le mouvement social féministe. Malgré quelques nuances ou exceptions, parmi certaines de ces penseuses, Marx a fini par être reçu comme celui pour lequel toutes les questions se réduiraient à un économicisme. Économicisme qui n’aurait pas tenu compte du « travail domestique » et qui aurait tout simplement oublié la question des femmes.
(…) Nous parlons d’un processus contradictoire de dissolution de la famille ouvrière dans le livre du Capital pour la raison suivante : en enrôlant les femmes et les enfants dans le monde du travail, l’action du capital sur la famille ouvrière consiste à remettre en cause les hiérarchies familiales qui avaient court jusque-là entre les sexes et entre les générations. Les femmes, les adolescents et enfants des deux sexes étant en mesure d’entretenir leur propre vie, alors l’autorité de celui qui occupe la place de père et de conjoint est remise en cause. Ce dernier n’est plus l’unique pourvoyeur de ressources.

(…) Ainsi, loin d’avoir négligé les femmes et les rapports entre les sexes, la lecture des textes de Marx indique au contraire qu’il s’est donné tous les moyens en sa possession pour les intégrer dans son analyse. En incluant les femmes dans sa critique de l’économie politique et du capital, Marx montre bien que les femmes de la classe ouvrière sont membres à part entière d’une classe révolutionnaire mais aussi qu’une approche en matière de classe sociale est une approche globale, une approche qui associe à la fois les conditions de vie des femmes à la maison et leurs conditions de travail à l’usine. Loin d’opposer la vie privée à la sphère sociale, la perspective proposée par Marx conduit à comprendre non seulement l’importance des droits fondamentaux pour les femmes dus au respect de leur personne humaine, mais également que la conquête de l’égalité salariale est une lutte déterminante sur le chemin de leur émancipation.



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Capitalisme

« Mauvaise semaine ».

Marx explique au capitaine Haddock ce qu'est la capitalisme.

Cependant, selon Marx, les crises capitalistes sont principalement expliquées par la suraccumulation de capital. (Major Prépa – 2024).

Un capitaliste est un propriétaire d'argent qui achète des marchandises pour les transformer en plus d'argent.  (Fnac).

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Capitalisme

« Vive la fin du capitalisme

Fire – Feu ».

Les riches font la guerre aux pauvres ET à la planète. Sans abattre le capitalisme, point de salut. (Contre-attaque).

Quelles sont les raisons de la fin du capitalisme ?

Fin de l'accumulation du capital, automatisation, réchauffement climatique, pollution. (La Tribune).

Le champignon de la fin du monde. Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme est le dernier ouvrage de l'anthropologue Anna Tsing. (CSI – Mines).

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Capitalisme

On engraisse le cochon.

On le mange quand ?

Pourquoi les cochons sont-ils associés au capitalisme ?

Les cochons capitalistes : les cochons, le porc et le pouvoir en Amérique.
Ils ont défriché les frontières et construit des villes (notamment Cincinnati, autrefois connue sous le nom de Porkopolis), ont servi de première forme d'aide sociale et ont été au centre de deux « guerres du porc » au XIXe siècle. Le porc américain a nourri l'hémisphère ; le saindoux a littéralement graissé les rouages ​​du capitalisme. (John Hopkins university).

Dans les campagnes du xix e siècle, après avoir engraissé le cochon, on le tue en vue de s'en nourrir, donc de régénérer le groupe. (G Doisy – 2009).

« Le porc à s'engraisser coûtera peu de son; Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable; J'aurai le revendant de l'argent bel et bon ». (Jean de la Fontaine).

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Italie. Georgia Meloni.

Censure de Marx et de Spinoza au lycée, en philosophie. 08 26.

Pourquoi ?


Approche plus identitaire.

Moins de critique.

Thèmes plus consensuels.

Hégémonie culturelle.

Effacer la pensée rationaliste, matérialiste et critique.

Remplacer le néo-idéalisme.

Benedetto Croce. Giovanni Gentile.

Héritage chrétien.

Culture gréco-latine.

Courants libéraux.

08 26.

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« La production capitaliste épuise deux choses la nature et le travailleur et la travailleuse. »

Karl Marx

1. Épuisement de la nature (la terre)

Marx décrit comment le capitalisme exploite la nature de manière non durable pour maximiser les profits à court terme. Cela se manifeste par :

·         L’épuisement des ressources : Le capitalisme traite la terre comme une simple source de matières premières, sans se soucier de sa régénération. Marx écrit : « Le capital ne crée pas la terre, mais il en fait un instrument de son accumulation. » Les sols sont appauvris par l’agriculture intensive, les forêts sont rasées pour l’industrie, et les ressources minières sont exploitées jusqu’à leur épuisement. [Exemple] Dans Le Capital, Marx cite l’agriculture anglaise du XIXe siècle, où les méthodes capitalistes ont stérilisé les terres en quelques décennies.

·         La pollution et la destruction des écosystèmes : Le capitalisme génère des déchets industriels, des émissions de CO₂ et des pollutions (eau, air, sols) qui dégradent les conditions mêmes de la production future. Marx parle de « métabolisme rompu » entre l’homme et la nature, où le capitalisme rompt les cycles naturels pour les remplacer par des flux de profit.

·         La marchandisation de la nature : Tout devient une marchandise, y compris l’eau, l’air ou les semences, ce qui accélère leur dégradation. Marx critique cette logique dans ses Grundrisse : « La terre est un bien commun, mais le capital en fait une propriété privée pour en extraire du profit. »

2. Épuisement du·de la travailleur·euse (la force de travail)

Le capitalisme ne se contente pas d’exploiter la nature : il consomme la force de travail humaine jusqu’à la limite de sa destruction physique et mentale. Marx analyse cela à travers plusieurs mécanismes :

·         La journée de travail prolongée : Le capitaliste cherche à maximiser le temps de travail pour augmenter la plus-value, au détriment de la santé des travailleur·euse·s. Marx cite des exemples de journées de 14 à 16 heures dans les usines anglaises du XIXe siècle, avec des conséquences dramatiques : « Le capital est du travail mort qui ne s’anime qu’en suçant le travail vivant. » (Le Capital, Livre I). Les lois sur la durée du travail (comme les Factory Acts en Angleterre) sont des concessions arrachées sous la pression des luttes sociales, pas des mesures volontaires.

·         La déqualification et l’aliénation : Le capitalisme réduit le·a travailleur·euse à une simple « main-d’œuvre » interchangeable, privant son travail de sens et de créativité. Marx parle d’aliénation :

    • Aliénation par rapport au produit de son travail (il ne possède pas ce qu’il produit).
    • Aliénation par rapport au processus de travail (tâches répétitives, sans contrôle).
    • Aliénation par rapport à sa propre humanité (le travail devient une souffrance, pas une réalisation de soi). « Le travailleur ne s’appartient plus : il appartient au capital. ».

·         La précarisation et la misère : Le capitalisme crée un armée de réserve industrielle (chômeur·euse·s) pour faire pression à la baisse sur les salaires. Marx décrit comment cette précarité pousse les travailleur·euse·s à accepter des conditions de plus en plus dures, jusqu’à l’épuisement physique : « La misère des masses est la condition de l’accumulation du capital. » (Le Capital, Livre I).

·         L’impact sur la santé : Les conditions de travail (bruit, toxines, rythme effréné) provoquent des maladies professionnelles, des accidents et une espérance de vie réduite. Marx cite des rapports médicaux de son époque montrant l’usure prématurée des corps : « Le capital ne se soucie pas de la durée de vie du travailleur, mais seulement de la durée de sa force de travail. »

3. Lien entre les deux épuisements

Pour Marx, ces deux formes d’épuisement sont indissociables :

  • Le capitalisme détruit les conditions naturelles de la production (sols, climat, biodiversité), ce qui rend le travail humain de plus en plus difficile et coûteux.
  • Il détruit aussi les travailleur·euse·s en les épuisant physiquement et mentalement, réduisant leur capacité à produire à long terme.
  • Résultat : un système autodestructeur, qui mine ses propres fondements.

4. Critique et actualité

Cette analyse reste pertinente aujourd’hui :

  • Crise écologique : Le capitalisme est aujourd’hui pointé du doigt pour son rôle dans le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité et la surexploitation des ressources (ex. : extraction du lithium pour les batteries, déforestation pour l’agriculture intensive).
  • Précarité et burn-out : Les maladies liées au travail (dépression, troubles musculo-squelettiques) explosent, tandis que les inégalités salariales et la pression au rendement s’aggravent.
  • Alternatives : Marx propose une réappropriation collective des moyens de production et une planification écologique pour sortir de cette logique. Des mouvements comme l’écosocialisme s’en inspirent aujourd’hui.

Sources clés chez Marx

Ouvrage

Concept central

Citation illustrative

Le Capital (1867)

Plus-value et exploitation

« Le capital est du travail mort qui ne s’anime qu’en suçant le travail vivant. » [3]

Le Capital

Aliénation

« Le travailleur devient d’autant plus pauvre qu’il produit plus de richesse. »

Grundrisse (1857-1858)

Métabolisme rompu

« Le capital produit donc avec une partie constante de la richesse sociale, une partie qui n’est pas consommée, mais simplement utilisée, un gaspillage de forces humaines et naturelles. »

Le Capital

Armée de réserve industrielle

« La surpopulation relative devient le pivot de l’accumulation capitaliste. »


(Qwant)

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