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jeudi 27 août 2026

Palestine - Slimane Mansour - Enfance - Bombardements - Avraham Burg - Révolte - CIJ - Ame - Villejuif - Joude Bazzoun -

 

Palestine

Slimane Mansour

Enfants avec assiettes vides qui ne reçoivent que des bombes venues du ciel à la place de la nourriture.

Slimane Mansour (1947–2026) était un peintre, sculpteur et auteur palestinien, reconnu comme l’une des figures majeures de l’art visuel palestinien contemporain. Ses œuvres, exposées internationalement, dépeignent à la fois la vie quotidienne en Palestine et la lutte du peuple palestinien sous occupation. Il est décédé le 24 août 2026 à Jérusalem-Est, à l’âge de 79 ans. (Qwant)

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Palestine

Avraham Burg

Ancien président de la Knesset Juif-ves,

« Révoltez-vous ! »

Saisir la CIJ pour les crimes commis par Israël à Gaza

« Défendre son âme ».

Avraham Burg, figure historique de l’establishment israélien — ancien président de la Knesset (1999–2003), ancien directeur de l’Agence juive et de l’Organisation sioniste mondiale — a publié une tribune retentissante intitulée « Juifs – Révoltez-vous. Maintenant ! ». Dans ce texte, il exhorte les communautés juives du monde entier à engager un recours collectif historique devant la CIJ pour accuser Israël de crimes contre l’humanité commis à Gaza.

Son objectif est clair :

·                                 Dissocier l’identité juive des actions de l’État israélien, qu’il juge contraires aux valeurs fondamentales du judaïsme.

·                                 Briser le monopole discursif des autorités israéliennes, qui, selon lui, instrumentalisent le judaïsme pour justifier des violences.

·                                 Lancer une insurrection éthique pour sauver « l’âme » du peuple juif, menacée par la coalition ultranationaliste au pouvoir en Israël, dirigée par Benyamin Netanyahou.

Arguments clés de Burg

1.                              Une défense de l’âme juive Burg insiste sur le fait que son combat n’est pas une trahison, mais une nécessité morale :

« Il ne s’agit pas d’un rejet de notre peuple ; c’est une défense de son âme. Non pas de destruction, mais de réparation… Une grande exaltation morale est désormais requise de tous ceux qui refusent d’accepter la dictature du pouvoir et la corruption menée par César Netanyahou et sa coalition de fanatiques apocalyptiques. »

2.                              Une plainte collective pour crimes contre l’humanité Il appelle un million de Juifs (soit moins de 10 % de la population juive mondiale) à déposer un recours collectif devant la CIJ, accusant Israël de :

·                                                         Crimes contre l’humanité à Gaza.

·                                                         Violations systématiques des droits des civils palestiniens.

·                                                         Instrumentalisation du judaïsme pour légitimer ces actions.

3.                              Une rupture avec l’extrême droite israélienne Burg dénonce la coalition gouvernementale actuelle, qu’il qualifie de « fanatique » et « apocalyptique », et son alliance avec des figures d’extrême droite comme Itamar Ben-Gvir ou Bezalel Smotrich. Pour lui, cette alliance menace non seulement les Palestiniens, mais aussi l’éthique juive elle-même.

4.                              Une tradition juive de résistance morale Il s’appuie sur l’histoire juive pour justifier sa démarche :

·                                                         Les prophètes bibliques (comme Nathan face au roi David) ont toujours critiqué les dirigeants corrompus.

·                                                         Le judaïsme, selon lui, doit être une foi de compassion et de justice, et non de domination ou de violence.

Contexte juridique et politique

·                                 La CIJ est déjà saisie par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de génocide dans le cadre de sa campagne militaire à Gaza. En janvier 2024, la Cour a ordonné à Israël de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide et faciliter l’aide humanitaire. La procédure est toujours en cours, avec une réponse israélienne attendue en janvier 2026.

·                                 L’appel de Burg intervient dans un contexte de division croissante au sein de la communauté juive mondiale, où des personnalités et organisations (comme J Street) commencent à qualifier les actions d’Israël de génocide ou de crimes de guerre.

·                                 Son initiative vise à amplifier la pression morale et juridique en y associant directement des Juifs du monde entier, pour montrer que l’opposition aux crimes de guerre n’est pas l’apanage des non-Juifs.

Réactions et portée de l’appel

·                                 Soutiens : L’appel a été relayé par des médias internationaux et des organisations pro-palestiniennes, qui y voient une prise de position historique d’une figure israélienne de premier plan. Des groupes juifs progressistes (comme J Street) ont salué son courage, bien que certains restent prudents sur la stratégie juridique proposée.

·                                 Critiques : Les partisans de la ligne gouvernementale israélienne accusent Burg de trahir Israël et de donner des armes à ses détracteurs. D’autres estiment que la CIJ n’a pas de compétence universelle et que cette initiative pourrait affaiblir la position d’Israël sur la scène internationale.

Objectifs et limites de l’initiative

Ce que Burg propose :

·                                 Un recours collectif devant la CIJ, avec des milliers de plaignants juifs.

·                                 Une mobilisation morale pour dissocier le judaïsme des actions de l’État israélien.

·                                 Une pression politique pour forcer Israël à rendre des comptes.

Les défis :

·                                 La recevabilité : La CIJ ne peut être saisie que par des États. Un recours collectif de particuliers ou d’organisations juives aurait un impact limité, sauf s’il est porté par un État (comme l’Afrique du Sud).

·                                 L’effectivité : Même si la CIJ rendait un avis, Israël pourrait ignorer les décisions, comme cela a été le cas pour d’autres arrêts (ex. : mur de séparation en Cisjordanie).

·                                 La division de la communauté juive : Si certains soutiennent Burg, d’autres (notamment aux États-Unis et en Israël) le considèrent comme un traître ou un naïf.

Pourquoi cet appel est-il significatif ?

1.                              Une figure de l’establishment israélien qui rompt avec le consensus nationaliste.

2.                              Une tentative de réhabiliter l’éthique juive face à la violence d’État.

3.                              Un symbole de la crise morale en Israël, où des personnalités comme Burg ou des réservistes de l’armée israélienne (qui refusent de servir à Gaza) remettent en cause la légitimité de l’État.

Que peut-on attendre de cette initiative ?

·                                 À court terme :

·                                                         Une mobilisation médiatique et des débats au sein de la diaspora juive.

·                                                         Un soutien symbolique à la plainte de l’Afrique du Sud devant la CIJ.

·                                 À moyen terme :

·                                                         Une pression accrue sur Israël pour qu’il respecte le droit international.

·                                                         Une radicalisation des positions au sein de la communauté juive mondiale.

·                                 À long terme :

·                                                         Si l’initiative prend de l’ampleur, elle pourrait influencer l’opinion publique et, éventuellement, la politique israélienne — mais cela reste incertain.

Conclusion

L’appel d’Avraham Burg est un séisme politique et moral dans le paysage israélien et juif mondial. En associant la justice internationale à une révolte éthique juive, il tente de briser le lien entre l’identité juive et les crimes de guerre commis par Israël. Même si les chances de succès juridique sont limitées, son initiative pourrait accélérer une prise de conscience au sein de la diaspora et, peut-être, contribuer à un changement de paradigme en Israël.

Pour Burg, il s’agit moins de détruire Israël que de sauver le judaïsme de lui-même :

« Nous ne permettrons pas à l’État d’Israël, qui inflige systématiquement des violences à une population civile, de parler en notre nom. Nous ne permettrons pas que le judaïsme serve de couverture à des crimes. » (Qwant)

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Palestine et Liban

Soirée de soutien à Villejuif le 18 09 à 18h30.

66 Days est un court-métrage libano-britannique de 23 minutes, réalisé par Joude Bazzoun, sorti en 2025. Le film suit son retour dans son village natal de Bazouriye, dans le sud du Liban, après avoir été témoin de l’offensive israélienne de 2024 depuis l’étranger. À travers des conversations intimes avec sa famille, elle explore les pertes subies pendant la guerre et met en lumière l’importance de la mémoire et des traditions familiales, notamment à travers un jeu de cartes et des rassemblements familiaux.

  • Réalisatrice : Joude Bazzoun (d’origine libanaise et marocaine, diplômée en réalisation cinématographique à l’Edinburgh College of Art).
  • Langue : Arabe.
  • Thème : Résistance, mémoire, et héritage familial dans un contexte de conflit.
  • Durée : 23 minutes.
  • Pays : Liban, Royaume-Uni. (Qwant)

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Jane Fonda a défendu Mark Ruffalo contre les accusations d'antisémitisme de Paramount, qualifiant ces allégations de "fausses" et de tentative de discréditer ses critiques sur la fusion Paramount-Warner Bros. (Qwant)

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 12 personnes ont lu cet article.

 

 


mardi 30 juin 2026

Gafa - Meta - Australie - Amendes - Enfance - Enfantisme - Crèches - Maltraitances - "People and Baby" -

 

Gafa

Australie

Enfance

Amende augmentée

Anthony Albanese

Le gouvernement australien, dirigé par le Premier ministre Anthony Albanese, a annoncé samedi 27 juin 2026 un durcissement des sanctions contre les géants du numérique (GAFA : Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, etc.) pour non-respect de l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans.

Mesures clés :

·                                 L’amende maximale pour les plateformes en infraction est doublée, passant à 99 millions de dollars australiens (soit environ 60 millions d’euros).

·                                 Le régulateur australien du numérique obtient des pouvoirs accrus pour contraindre les entreprises à respecter la loi, notamment en exigeant des preuves de leurs dispositifs de vérification d’âge.

·                                 Une enquête est en cours pour évaluer d’éventuels manquements de la part des plateformes citées.

Contexte :

·                                 L’interdiction est entrée en vigueur le 10 décembre 2025, mais son efficacité reste limitée : plus de cinq millions de comptes de mineurs ont été bloqués, mais les adolescents contournent les restrictions (faux comptes, comptes au nom d’adultes, navigateurs privés).

·                                 Albanese a déclaré : « Il est clair que les géants de la tech ne font pas assez pour se conformer à la loi ; il y a encore trop d’enfants sur les réseaux sociaux ».

Cette initiative suscite un intérêt mondial, certains pays envisageant des législations similaires. (Qwant)

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Qu'est-ce que l'enfantisme, notion de plus en plus souvent associée aux luttes féministes ?

·         Qu’est‑ce que l’enfantisme ?
C’est un mouvement social, culturel et politique qui revendique l’égalité de dignité et de respect entre adultes et jeunes personnes. Il s’oppose à l’adultisme – le système de domination des adultes sur les enfants fondé sur l’âge et le statut majeur‑mineur – et vise à faire reconnaître les droits, la liberté et l’autonomie des enfants comme des droits humains à part entière (apprendreaeduquer.fr)

·         Origines récentes
Le terme a été formalisé en 2024 par le Collectif enfantiste, qui s’inspire du modèle du féminisme pour désigner les luttes en faveur des intérêts des enfants. Le collectif a été créé en 2022 et a popularisé le néologisme « enfantisme » pour parler de cette cause émergente (fr.wikipedia.org)

·         Pourquoi le rapproche‑t‑on du féminisme ?

    • Le féminisme a montré comment un système de domination (le sexisme) peut être analysé, dénoncé et combattu. L’enfantisme se propose d’appliquer la même logique d’analyse critique aux rapports de pouvoir basés sur l’âge.
    • Comme le féminisme lutte contre les violences et les discriminations faites aux femmes, l’enfantisme lutte contre les violences (physiques, psychologiques, sexuelles) et les formes de privation exercées sur les enfants, souvent banalisées ou invisibilisées par les adultes.
    • Des militantes du féminisme (ex. le collectif #NousToutes) intègrent désormais l’enfantisme dans leurs revendications, ce qui rend la notion de plus en plus visible dans les débats publics et les mobilisations contre les violences sexuelles  (lemonde.fr)

·         Principaux axes de l’enfantisme

1.                  Reconnaissance juridique : appliquer pleinement la Convention internationale des droits de l’enfant et l’intérêt supérieur de l’enfant.

2.     Déconstruction de l’adultocentrisme : faire prendre conscience que les enfants ne sont pas de simples « objets » de protection mais des sujets porteurs de besoins et de droits.

3.     Lutte contre les violences : dénoncer les fessées, l’isolement, le chantage, les abus sexuels et toutes les formes de domination qui restent souvent impunies.

4.     Intersectionnalité : articuler la lutte enfantiste avec d’autres mouvements (féminisme, antiracisme, décolonialisme) pour montrer que les discriminations liées à l’âge s’entrecroisent avec celles liées au genre, à la race, etc.

En résumé, l’enfantisme est le « féminisme de l’âge » : il propose une lecture critique des inégalités entre adultes et enfants, en s’inspirant des méthodes et des revendications du féminisme pour obtenir une reconnaissance juridique et sociale des droits des enfants. (Qwant)

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Crèche « People and Baby »

Enquête demandée

Fermeture de deux crèches

Soupçons de maltraitances.

Contexte des fermetures Deux crèches du groupe People & Baby ont été fermées à Villejuif (Val-de-Marne) le 23 juillet 2026 en raison de soupçons de maltraitance, selon un signalement interne. Ces fermetures font suite à une série d’incidents graves dans d’autres établissements du groupe, notamment :

  • La mort d’une fillette de 11 mois en juin 2022 à Lyon après ingestion d’un produit caustique.
  • Un bébé de 21 mois « alcoolisé » découvert en mai 2026 dans une micro-crèche de l’Oise, entraînant une enquête préliminaire contre X.
  • Des signalements de violences, brimades et conditions d’hygiène déplorables dans d’autres structures, comme à Montpellier (panne de chauffage persistante, lavage à l’eau froide)

Demande d’enquête administrative Le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) a demandé au gouvernement, mardi 28 juillet 2026, l’ouverture d’une enquête administrative nationale sur le groupe People & Baby. Cette demande inclut :

  • Une mission conjointe de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des Finances) pour évaluer les pratiques du groupe dans son ensemble.
  • Un moratoire sur toute nouvelle autorisation, reprise d’établissement ou délégation de service public pour People & Baby.
  • Le réexamen de toutes les autorisations détenues par le groupe, avec suspension ou fermeture des structures jugées dangereuses.
  • À terme, une extinction programmée de l’activité de People & Baby comme gestionnaire de crèches, avec transfert des établissements vers des acteurs publics ou associatifs  (citoyens.com)

(midilibre.fr)

Arguments du SNPPE :

« Il y a une répétition des alertes sur un sujet majeur, puisqu’il a trait à l’intérêt et à la protection des enfants. » « Les EAJE ne peuvent pas être gérés comme de simples entreprises commerciales. »

Réaction du groupe People & Baby Le groupe, contrôlé depuis avril 2025 par le fonds d’investissement Alcentra dans le cadre d’une restructuration financière, a annoncé en 2025 la fermeture de 44 crèches d’ici la fin de l’été 2026 pour « garantir sa pérennité ». People & Baby n’a pas souhaité commenter les dernières fermetures ou les soupçons de maltraitance

Contexte sectoriel Ces affaires s’inscrivent dans un débat plus large sur la marchandisation du secteur de la petite enfance, où des critiques dénoncent une course à la rentabilité au détriment de la sécurité et du bien-être des enfants  (lavoixdunord.fr) (midilibre.fr) (snppe.fr) 07 26

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Google - Meta - Amazon - Gafam

Obéir à des lois ? verser des impôts ? Payer correctement les salarié-es ?

Par Chapatte

1. Respect des lois et régulations

Les GAFAM sont régulièrement confrontés à des sanctions, enquêtes ou condamnations pour non-respect des lois, notamment en matière de concurrence, protection des données, fiscalité et travail.

Google (Alphabet)

  • Concurrence :
    • En juin 2025, l'Autorité de la concurrence française a infligé une amende de 150 millions d’euros à Google pour abus de position dominante dans la publicité en ligne, après une décision de 2021 confirmée en appel.
    • Aux États-Unis, Google a été condamné en août 2023 (décision confirmée en 2025) à payer 200 millions de dollars pour avoir trompé les annonceurs sur les performances de ses annonces publicitaires.
  • Protection des données :
    • En mars 2025, la CNIL (France) a sanctionné Google à hauteur de 60 millions d’euros pour manque de transparence dans la collecte de données publicitaires, sans consentement valable.
    • L’UE a ouvert plusieurs enquêtes en 2025 sur le Digital Markets Act (DMA), notamment pour favoritisme de ses propres services (ex. : Google Shopping vs. comparateurs concurrents).

Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp)

  • Protection des données :
    • En mai 2025, Meta a été condamné par la Cour de justice de l’UE à payer 1,2 milliard d’euros pour le transfert illégal de données personnelles vers les États-Unis, une décision historique.
    • En France, la CNIL a infligé une amende de 40 millions d’euros en 2024 (toujours en vigueur en 2025) pour manque de clarté dans les politiques de confidentialité.
  • Désinformation et modération :
    • Meta a été critiqué en 2025 pour son manque de modération sur les contenus haineux en Europe, malgré des engagements pris après l’invasion de l’Ukraine.
    • Aux États-Unis, Meta a accepté en 2025 de payer 725 millions de dollars pour régler un recours collectif sur la collecte illégale de données biométriques (via Facebook).

Amazon

  • Travail et conditions sociales :
    • En janvier 2025, l’Inspection du travail française a condamné Amazon à une amende de 3,2 millions d’euros pour travail dissimulé et non-respect des temps de repos dans ses entrepôts [9].
    • Aux États-Unis, Amazon a été poursuivi en 2025 par le Department of Labor pour sous-paiement systématique de ses employé·es (notamment les livreurs) [10].
  • Concurrence et fiscalité :
    • En 2024, l’UE a infligé une amende de 430 millions d’euros à Amazon pour abus de position dominante dans le e-commerce, en forçant les vendeurs à utiliser ses services logistiques .
    • En France, Amazon a été contraint en 2025 de payer 250 millions d’euros d’arriérés d’impôts après un redressement fiscal pour optimisation agressive.

2. Paiement des impôts : optimisation agressive et redressements

Les GAFAM sont connus pour leur stratégie d’optimisation fiscale, utilisant des sièges sociaux dans des paradis fiscaux (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas) et des montages juridiques complexes pour réduire leur imposition.

Chiffres clés (2025-2026)

Entreprise

Taux d’imposition effectif (2025)

Redressements fiscaux (2024-2025)

Siège fiscal principal

Google

~12% (vs. 25% en France)

1,1 milliard d’euros (UE)

Irlande

Meta

~10%

800 millions d’euros (UE)

Irlande

Amazon

~15%

1,3 milliard d’euros (UE + France)

Luxembourg

·         Google :

    • En 2025, la Commission européenne a exigé le remboursement de 1,1 milliard d’euros à Google pour aides d’État illégales perçues via des montages fiscaux en Irlande.
    • En France, Google a payé 500 millions d’euros en 2024 pour régler un litige fiscal de plusieurs années.

·         Meta :

    • En 2025, Meta a dû verser 800 millions d’euros à l’UE pour évasion fiscale via des filiales aux Pays-Bas et en Irlande.
    • En Italie, Meta a été condamné en 2025 à payer 500 millions d’euros pour fraude fiscale.

·         Amazon :

    • En 2025, Amazon a accepté de payer 1,3 milliard d’euros en redressements fiscaux en France et dans l’UE pour optimisation abusive.
    • Aux États-Unis, Amazon a été visé par une enquête du Congrès en 2025 pour évasion fiscale via des sociétés écrans.

3. Rémunération des salarié·es : écarts et controverses

Les GAFAM sont souvent pointés du doigt pour :

  • Écarts de salaires entre employé·es et dirigeants.
  • Précarisation (intérim, sous-traitance).
  • Conditions de travail dans les entrepôts (Amazon) ou les centres (Qwant)

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mardi 24 février 2026

Jeanne Champion - Suzanne Valadon

 

Jeanne Champion

Suzanne Valadon

Presses de la Renaissance

1984

 

Elle était petite avec ses 1 m 54. (p 52).

 

Son enfance :

Sa mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille, Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller vivre à Paris où elles vont connaître la misère.

La petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.

Elle dessine depuis l’âge de 9 ans.

Après être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre 12 et 15 ans. (p 39).

Elle perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p 52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra architecte. (p 76)). (2)

Elle est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p 176).

 

Modèle.

Elle pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux muses ». (p 62). (3)

Elle a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la campagne ». (p 76 et 82). (4)

Marie gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut arrêter de travailler et s’occuper de son fils.  (p 82).

Pour Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un bistrot ». (p 88). (5)

C’est Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans « Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)

 

Suzanne, adulte :

Après Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7) Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).

Suzanne expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8)  Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre 14-18. (p 269).

André Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).

 

La rue Cortot.

Erik Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir  a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra aussi. (10)

 

Maurice Utrillo :

Son fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long de sa vie.

En 1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère Madeleine. (p 148).

Violent, bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter les barrières. (p 171).

Suzanne et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr : on ne sait pas soigner les troubles mentaux.

Exaspérée par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il commence à peindre. (p 220).

Maurice souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat ! (p 229).

Utrillo connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon » (p 238).

Les policiers le battent. (p 239).

D’après Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).

Il entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es lui donne envie de pleurer. (p 258).

Il vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre 15 à 20 litres par jour. (p 265).

Suzanne est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p 265).

Le couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles. L’argent coule à flot. (p 277)

Utter est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).

Maurice a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).

 

Erik Satie :

Il est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue Cortot ». ( p 126).

Il écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).

Il joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)

Après la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat « Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)

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(1) Le Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.

Boissy était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans les archives de la scène artistique de l’époque  (musees-occitanie.fr)

Bien qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).

(2) Qui est Miquel Utrillo ?

Miquel Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre, décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.

  • Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma, où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
  • En plus de son activité artistique, il a exercé la profession d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte (excerpts.numilog.com)
  • Son parcours scientifique (météorologie, astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres (hal.science)

(3) Au centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses (allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu intemporel et idéal de l’Art  (mba-lyon.fr)

  • À gauche, Vision antique évoque une Grèce primitive idéale.
  • À droite, Inspiration chrétienne représente l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
    Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections sur le palier  (lecurieuxdesarts.fr)

La participation de Valadon

  • À quinze ans, Suzanne Valadon a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
  • Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
  • Selon les sources, elle a devient la maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la ville et la Danse à Bougival (1883)  (roussard.com)

« Toujours à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne) “le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »  (roussard.com)

(4) Suzanne Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog : « Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes (le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)

(5) Suzanne Valadon est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes » (1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café, capturant l’atmosphère parisienne de l’époque  (bridgemanimages.com)

(6) Le tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur claire  (harvardartmuseums.org)

Le style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit de la modèle  (harvardartmuseums.org)

Le modèle – Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover (en.wikipedia.org)

Sa présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque  (en.wikipedia.org)

Suzanne Valadon

Self-Portrait - Autoportrait

1911

French painter - France

Painting of the upper half of a white woman sitting painting looking outwards in an interior

Peinture de la moitié supérieure d’une femme blanche assise, regardant vers l’extérieur dans un intérieur.

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(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis, un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après lequel elle épousa André Utter.

« En 1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »  (pandesmuses.fr)
« Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change. Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »  (artbasel.com)
« A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens. Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »  (roussard.com)
« Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie, qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »  (fr.wikipedia.org).

(8)   Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date d’exposition  (mbam.qc.ca)

  Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année  (museunacional.cat).

(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.

Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André Utter.

(Musée de Montmartre).

Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).

(10) Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898  (fr.wikipedia.org)

Auguste Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877 selon certaines sources).

  • Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette (paris.visites.jpkmm.free.fr)
  • Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir »  (oh-oui.com)
  • D’autres références précisent que l’artiste y a séjourné pendant la même période  (museedemontmartre.fr), (beauxarts.com), (montmartre-addict.com).

12 rue Cortot

Maison du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre dédié à l’histoire et aux artistes de la butte  (fr.wikipedia.org)

 

6 rue Cortot

Domicile de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

8 rue Cortot

Résidence de Edmond Heuzé et David Laksine (1901) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

(11) Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour (livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle production  (eriksatie.fr)

Origine : Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou)  (journals.openedition.org)

Uspud est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre  (cambridge.org)

(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?

Erik Satie était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois, mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge du Clou.

  • Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes » permettait à Satie d’improviser de courts récitals  (montmartre-secret.com)
  • Le même texte précise que Satie devient second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre Claude Debussy  (totems.over-blog.org)
  • La liste des cabarets de Montmartre inclut également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie (marcel-legay.com)

En revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune source ne le décrit comme y jouant au piano  (eve-adam.over-blog.com)

Il y est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.

(13) Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.

Plusieurs explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui aurait formulée Claude Debussy.

« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la nécessité »[]. (Wikipedia).

  • Le seul passage qui évoque la princesse Murat est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et de sa belle‑fille Violette Murat  (fr.wikipedia.org)
  • Aucun des autres extraits (id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).
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Suzanne Valadon

Victorine ou la tigresse

1919

Victorine ou la tigresse est un portrait expressif de la muse et modèle de Valadon, illustrant son style caractéristique de figure féminine forte et indépendante. (Qwant)

  • Signature : « Suzanne Valadon 1919 » (en haut à gauche)  (christies.com)

Provenance

  • Propriété de Jonas Netter à Paris, puis transmise par héritage au propriétaire actuel.
  • Actuellement dans une collection privée  (facebook.com)

Expositions

  • Paris, Galerie Georges Petit, juin 1932 (exposition n° 24)  (christies.com)
  • Musée Toulouse‑Lautrec, Albi
  • Fondation de l’Hermitage, Lausanne
  • Musée Kawamura, Chiba
  • Divers autres expositions (ex. Utrillo, Valadon 1979, Les Peintres de Zborowski 1994, Modigliani et son époque 1997)  (christies.com)

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Jean‑Paul Delfino (souvent orthographié Delphino) est un écrivain aixois qui a consacré un roman biographique à la peintre française Suzanne Valadon.
Son ouvrage, L’affranchie de Montmartre, raconte la vie de Marie‑Clémentine Valadon (plus connue sous le nom de Suzanne), depuis ses débuts de modèle à 15 ans jusqu’à son ascension en tant que peintre reconnue, en passant par ses relations avec des artistes majeurs de la Butte Montmartre (Puvis de Chavannes, Toulouse‑Lautrec, etc.)  (vagabondageautourdesoi.com)

L’affranchie de Montmartre retrace la trajectoire de Suzanne Valadon :

Origines : fille d’une lingère illettrée et d’un père inconnu, elle découvre la peinture à 11 ans 

Modèle : à 15 ans, elle devient modèle nu très prisé des artistes de Montmartre 

  • Rencontres : elle rencontre Puvis de Chavannes, Toulouse‑Lautrec, et d’autres figures majeures qui l’encouragent à poursuivre la peinture  (vagabondageautourdesoi.com)
  • Émancipation : elle se bat pour être reconnue comme peintre à part entière, défiant les préjugés de l’époque  (lefigaro.fr)
  • Vie personnelle : ses amours, ses mariages et ses combats personnels sont décrits avec un ton romancé, soulignant son caractère « indomptable »  (nouvelobs.com)
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  • Paysage

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