Affichage des articles dont le libellé est Knesset. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Knesset. Afficher tous les articles

jeudi 27 août 2026

Palestine - Slimane Mansour - Enfance - Bombardements - Avraham Burg - Révolte - CIJ - Ame - Villejuif - Joude Bazzoun -

 

Palestine

Slimane Mansour

Enfants avec assiettes vides qui ne reçoivent que des bombes venues du ciel à la place de la nourriture.

Slimane Mansour (1947–2026) était un peintre, sculpteur et auteur palestinien, reconnu comme l’une des figures majeures de l’art visuel palestinien contemporain. Ses œuvres, exposées internationalement, dépeignent à la fois la vie quotidienne en Palestine et la lutte du peuple palestinien sous occupation. Il est décédé le 24 août 2026 à Jérusalem-Est, à l’âge de 79 ans. (Qwant)

------------------

Palestine

Avraham Burg

Ancien président de la Knesset Juif-ves,

« Révoltez-vous ! »

Saisir la CIJ pour les crimes commis par Israël à Gaza

« Défendre son âme ».

Avraham Burg, figure historique de l’establishment israélien — ancien président de la Knesset (1999–2003), ancien directeur de l’Agence juive et de l’Organisation sioniste mondiale — a publié une tribune retentissante intitulée « Juifs – Révoltez-vous. Maintenant ! ». Dans ce texte, il exhorte les communautés juives du monde entier à engager un recours collectif historique devant la CIJ pour accuser Israël de crimes contre l’humanité commis à Gaza.

Son objectif est clair :

·                                 Dissocier l’identité juive des actions de l’État israélien, qu’il juge contraires aux valeurs fondamentales du judaïsme.

·                                 Briser le monopole discursif des autorités israéliennes, qui, selon lui, instrumentalisent le judaïsme pour justifier des violences.

·                                 Lancer une insurrection éthique pour sauver « l’âme » du peuple juif, menacée par la coalition ultranationaliste au pouvoir en Israël, dirigée par Benyamin Netanyahou.

Arguments clés de Burg

1.                              Une défense de l’âme juive Burg insiste sur le fait que son combat n’est pas une trahison, mais une nécessité morale :

« Il ne s’agit pas d’un rejet de notre peuple ; c’est une défense de son âme. Non pas de destruction, mais de réparation… Une grande exaltation morale est désormais requise de tous ceux qui refusent d’accepter la dictature du pouvoir et la corruption menée par César Netanyahou et sa coalition de fanatiques apocalyptiques. »

2.                              Une plainte collective pour crimes contre l’humanité Il appelle un million de Juifs (soit moins de 10 % de la population juive mondiale) à déposer un recours collectif devant la CIJ, accusant Israël de :

·                                                         Crimes contre l’humanité à Gaza.

·                                                         Violations systématiques des droits des civils palestiniens.

·                                                         Instrumentalisation du judaïsme pour légitimer ces actions.

3.                              Une rupture avec l’extrême droite israélienne Burg dénonce la coalition gouvernementale actuelle, qu’il qualifie de « fanatique » et « apocalyptique », et son alliance avec des figures d’extrême droite comme Itamar Ben-Gvir ou Bezalel Smotrich. Pour lui, cette alliance menace non seulement les Palestiniens, mais aussi l’éthique juive elle-même.

4.                              Une tradition juive de résistance morale Il s’appuie sur l’histoire juive pour justifier sa démarche :

·                                                         Les prophètes bibliques (comme Nathan face au roi David) ont toujours critiqué les dirigeants corrompus.

·                                                         Le judaïsme, selon lui, doit être une foi de compassion et de justice, et non de domination ou de violence.

Contexte juridique et politique

·                                 La CIJ est déjà saisie par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de génocide dans le cadre de sa campagne militaire à Gaza. En janvier 2024, la Cour a ordonné à Israël de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide et faciliter l’aide humanitaire. La procédure est toujours en cours, avec une réponse israélienne attendue en janvier 2026.

·                                 L’appel de Burg intervient dans un contexte de division croissante au sein de la communauté juive mondiale, où des personnalités et organisations (comme J Street) commencent à qualifier les actions d’Israël de génocide ou de crimes de guerre.

·                                 Son initiative vise à amplifier la pression morale et juridique en y associant directement des Juifs du monde entier, pour montrer que l’opposition aux crimes de guerre n’est pas l’apanage des non-Juifs.

Réactions et portée de l’appel

·                                 Soutiens : L’appel a été relayé par des médias internationaux et des organisations pro-palestiniennes, qui y voient une prise de position historique d’une figure israélienne de premier plan. Des groupes juifs progressistes (comme J Street) ont salué son courage, bien que certains restent prudents sur la stratégie juridique proposée.

·                                 Critiques : Les partisans de la ligne gouvernementale israélienne accusent Burg de trahir Israël et de donner des armes à ses détracteurs. D’autres estiment que la CIJ n’a pas de compétence universelle et que cette initiative pourrait affaiblir la position d’Israël sur la scène internationale.

Objectifs et limites de l’initiative

Ce que Burg propose :

·                                 Un recours collectif devant la CIJ, avec des milliers de plaignants juifs.

·                                 Une mobilisation morale pour dissocier le judaïsme des actions de l’État israélien.

·                                 Une pression politique pour forcer Israël à rendre des comptes.

Les défis :

·                                 La recevabilité : La CIJ ne peut être saisie que par des États. Un recours collectif de particuliers ou d’organisations juives aurait un impact limité, sauf s’il est porté par un État (comme l’Afrique du Sud).

·                                 L’effectivité : Même si la CIJ rendait un avis, Israël pourrait ignorer les décisions, comme cela a été le cas pour d’autres arrêts (ex. : mur de séparation en Cisjordanie).

·                                 La division de la communauté juive : Si certains soutiennent Burg, d’autres (notamment aux États-Unis et en Israël) le considèrent comme un traître ou un naïf.

Pourquoi cet appel est-il significatif ?

1.                              Une figure de l’establishment israélien qui rompt avec le consensus nationaliste.

2.                              Une tentative de réhabiliter l’éthique juive face à la violence d’État.

3.                              Un symbole de la crise morale en Israël, où des personnalités comme Burg ou des réservistes de l’armée israélienne (qui refusent de servir à Gaza) remettent en cause la légitimité de l’État.

Que peut-on attendre de cette initiative ?

·                                 À court terme :

·                                                         Une mobilisation médiatique et des débats au sein de la diaspora juive.

·                                                         Un soutien symbolique à la plainte de l’Afrique du Sud devant la CIJ.

·                                 À moyen terme :

·                                                         Une pression accrue sur Israël pour qu’il respecte le droit international.

·                                                         Une radicalisation des positions au sein de la communauté juive mondiale.

·                                 À long terme :

·                                                         Si l’initiative prend de l’ampleur, elle pourrait influencer l’opinion publique et, éventuellement, la politique israélienne — mais cela reste incertain.

Conclusion

L’appel d’Avraham Burg est un séisme politique et moral dans le paysage israélien et juif mondial. En associant la justice internationale à une révolte éthique juive, il tente de briser le lien entre l’identité juive et les crimes de guerre commis par Israël. Même si les chances de succès juridique sont limitées, son initiative pourrait accélérer une prise de conscience au sein de la diaspora et, peut-être, contribuer à un changement de paradigme en Israël.

Pour Burg, il s’agit moins de détruire Israël que de sauver le judaïsme de lui-même :

« Nous ne permettrons pas à l’État d’Israël, qui inflige systématiquement des violences à une population civile, de parler en notre nom. Nous ne permettrons pas que le judaïsme serve de couverture à des crimes. » (Qwant)

 --------------------------


 

Palestine et Liban

Soirée de soutien à Villejuif le 18 09 à 18h30.

66 Days est un court-métrage libano-britannique de 23 minutes, réalisé par Joude Bazzoun, sorti en 2025. Le film suit son retour dans son village natal de Bazouriye, dans le sud du Liban, après avoir été témoin de l’offensive israélienne de 2024 depuis l’étranger. À travers des conversations intimes avec sa famille, elle explore les pertes subies pendant la guerre et met en lumière l’importance de la mémoire et des traditions familiales, notamment à travers un jeu de cartes et des rassemblements familiaux.

  • Réalisatrice : Joude Bazzoun (d’origine libanaise et marocaine, diplômée en réalisation cinématographique à l’Edinburgh College of Art).
  • Langue : Arabe.
  • Thème : Résistance, mémoire, et héritage familial dans un contexte de conflit.
  • Durée : 23 minutes.
  • Pays : Liban, Royaume-Uni. (Qwant)

 -------------

Jane Fonda a défendu Mark Ruffalo contre les accusations d'antisémitisme de Paramount, qualifiant ces allégations de "fausses" et de tentative de discréditer ses critiques sur la fusion Paramount-Warner Bros. (Qwant)

----------------------- 

 12 personnes ont lu cet article.