La santé et la capitalisme.
C'est la société qui contraint les capitalistes aux soins pour tous.
(…)
Nous parlons d’un processus contradictoire de dissolution de la famille
ouvrière dans le livre du Capital pour la raison suivante : en
enrôlant les femmes et les enfants dans le monde du travail, l’action du
capital sur la famille ouvrière consiste à remettre en cause les hiérarchies
familiales qui avaient court jusque-là entre les sexes et entre les
générations. Les femmes, les adolescents et enfants des deux sexes étant en
mesure d’entretenir leur propre vie, alors l’autorité de celui qui occupe la
place de père et de conjoint est remise en cause. Ce dernier n’est plus
l’unique pourvoyeur de ressources.
(…)
Ainsi, loin d’avoir négligé les femmes et les rapports entre les sexes, la lecture
des textes de Marx indique au contraire qu’il s’est donné tous les moyens en sa
possession pour les intégrer dans son analyse. En incluant les femmes dans sa
critique de l’économie politique et du capital, Marx montre bien que les femmes
de la classe ouvrière sont membres à part entière d’une classe révolutionnaire
mais aussi qu’une approche en matière de classe sociale est une approche
globale, une approche qui associe à la fois les conditions de vie des femmes à
la maison et leurs conditions de travail à l’usine. Loin d’opposer la vie
privée à la sphère sociale, la perspective proposée par Marx conduit à
comprendre non seulement l’importance des droits fondamentaux pour les femmes
dus au respect de leur personne humaine, mais également que la conquête de
l’égalité salariale est une lutte déterminante sur le chemin de leur
émancipation.
Capitalisme
« Vive la fin du capitalisme
Fire – Feu ».
Les riches font la guerre aux pauvres ET à la planète.
Sans abattre le capitalisme,
point de salut. (Contre-attaque).
Quelles sont les raisons de la fin du
capitalisme ?
Fin de
l'accumulation du capital, automatisation, réchauffement climatique, pollution.
(La Tribune).
Le champignon de la fin du monde. Sur les
possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme est le dernier ouvrage de
l'anthropologue Anna Tsing. (CSI – Mines).
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Capitalisme
On engraisse le cochon.
On le mange quand ?
Pourquoi les cochons sont-ils associés
au capitalisme ?
Les cochons capitalistes : les cochons, le
porc et le pouvoir en Amérique.
Ils ont défriché les frontières et construit des villes
(notamment Cincinnati, autrefois connue sous le nom de Porkopolis), ont servi
de première forme d'aide sociale et ont été au centre de deux « guerres du porc
» au XIXe siècle. Le porc américain a
nourri l'hémisphère ; le saindoux a littéralement graissé les rouages du
capitalisme. (John Hopkins university).
Dans les campagnes du
xix e siècle, après avoir engraissé le cochon, on le tue en vue
de s'en nourrir, donc de régénérer le groupe. (G Doisy – 2009).
« Le porc à s'engraisser coûtera peu de son;
Il était quand je
l'eus de grosseur raisonnable; J'aurai le revendant de l'argent bel et bon ».
(Jean de la Fontaine).
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Italie. Georgia Meloni.
Censure de Marx et de Spinoza au lycée, en philosophie. 08 26.
Pourquoi ?
Approche plus identitaire.
Moins de critique.
Thèmes plus consensuels.
Hégémonie culturelle.
Effacer la pensée rationaliste, matérialiste et critique.
Remplacer le néo-idéalisme.
Benedetto Croce. Giovanni Gentile.
Héritage chrétien.
Culture gréco-latine.
Courants libéraux.
08 26.
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« La
production capitaliste épuise deux choses la nature et le travailleur et la
travailleuse. »
Karl
Marx
1. Épuisement de la nature (la terre)
Marx
décrit comment le capitalisme exploite la nature de manière non durable
pour maximiser les profits à court terme. Cela se manifeste par :
·
L’épuisement des
ressources : Le capitalisme traite la terre comme une simple source de
matières premières, sans se soucier de sa régénération. Marx écrit : « Le
capital ne crée pas la terre, mais il en fait un instrument de son
accumulation. » Les sols sont appauvris par l’agriculture intensive, les
forêts sont rasées pour l’industrie, et les ressources minières sont exploitées
jusqu’à leur épuisement. [Exemple] Dans Le Capital, Marx cite
l’agriculture anglaise du XIXe siècle, où les méthodes capitalistes ont
stérilisé les terres en quelques décennies.
·
La pollution et la
destruction des écosystèmes : Le capitalisme génère des déchets
industriels, des émissions de CO₂ et des pollutions (eau, air, sols) qui
dégradent les conditions mêmes de la production future. Marx parle de «
métabolisme rompu » entre l’homme et la nature, où le capitalisme rompt
les cycles naturels pour les remplacer par des flux de profit.
·
La marchandisation de la
nature : Tout devient une marchandise, y compris l’eau, l’air ou les
semences, ce qui accélère leur dégradation. Marx critique cette logique dans
ses Grundrisse : « La terre est un bien commun, mais le capital en
fait une propriété privée pour en extraire du profit. »
2. Épuisement du·de la travailleur·euse (la force de
travail)
Le
capitalisme ne se contente pas d’exploiter la nature : il consomme la
force de travail humaine jusqu’à la limite de sa destruction physique
et mentale. Marx analyse cela à travers plusieurs mécanismes :
·
La journée de travail
prolongée : Le capitaliste cherche à maximiser le temps de travail
pour augmenter la plus-value, au détriment de la santé des travailleur·euse·s.
Marx cite des exemples de journées de 14 à 16 heures dans les usines anglaises
du XIXe siècle, avec des conséquences dramatiques : « Le capital est du
travail mort qui ne s’anime qu’en suçant le travail vivant. » (Le
Capital, Livre I). Les lois sur la durée du travail (comme les Factory
Acts en Angleterre) sont des concessions arrachées sous la pression des
luttes sociales, pas des mesures volontaires.
·
La déqualification et
l’aliénation : Le capitalisme réduit le·a travailleur·euse à une
simple « main-d’œuvre » interchangeable, privant son travail de sens et de
créativité. Marx parle d’aliénation :
- Aliénation par rapport au produit de son travail
(il ne possède pas ce qu’il produit).
- Aliénation par rapport au processus de travail
(tâches répétitives, sans contrôle).
- Aliénation par rapport à sa propre humanité (le
travail devient une souffrance, pas une réalisation de soi). « Le
travailleur ne s’appartient plus : il appartient au capital. ».
·
La précarisation et la
misère : Le capitalisme crée un armée de réserve industrielle
(chômeur·euse·s) pour faire pression à la baisse sur les salaires. Marx décrit
comment cette précarité pousse les travailleur·euse·s à accepter des conditions
de plus en plus dures, jusqu’à l’épuisement physique : « La misère des
masses est la condition de l’accumulation du capital. » (Le Capital,
Livre I).
·
L’impact sur la santé
: Les conditions de travail (bruit, toxines, rythme effréné) provoquent des
maladies professionnelles, des accidents et une espérance de vie réduite. Marx
cite des rapports médicaux de son époque montrant l’usure prématurée des corps
: « Le capital ne se soucie pas de la durée de vie du travailleur, mais
seulement de la durée de sa force de travail. »
3. Lien entre les deux épuisements
Pour
Marx, ces deux formes d’épuisement sont indissociables :
- Le capitalisme détruit les conditions
naturelles de la production (sols, climat, biodiversité), ce qui
rend le travail humain de plus en plus difficile et coûteux.
- Il détruit aussi les travailleur·euse·s
en les épuisant physiquement et mentalement, réduisant leur capacité à
produire à long terme.
- Résultat : un système autodestructeur,
qui mine ses propres fondements.
4. Critique et actualité
Cette
analyse reste pertinente aujourd’hui :
- Crise écologique : Le capitalisme
est aujourd’hui pointé du doigt pour son rôle dans le réchauffement
climatique, l’effondrement de la biodiversité et la surexploitation des
ressources (ex. : extraction du lithium pour les batteries, déforestation
pour l’agriculture intensive).
- Précarité et burn-out : Les
maladies liées au travail (dépression, troubles musculo-squelettiques) explosent,
tandis que les inégalités salariales et la pression au rendement
s’aggravent.
- Alternatives : Marx propose une réappropriation
collective des moyens de production et une planification
écologique pour sortir de cette logique. Des mouvements comme l’écosocialisme
s’en inspirent aujourd’hui.
Sources clés chez Marx
|
Ouvrage
|
Concept
central
|
Citation
illustrative
|
|
Le
Capital (1867)
|
Plus-value
et exploitation
|
«
Le capital est du travail mort qui ne s’anime qu’en suçant le travail vivant.
» [3]
|
|
Le
Capital
|
Aliénation
|
«
Le travailleur devient d’autant plus pauvre qu’il produit plus de richesse. »
|
|
Grundrisse
(1857-1858)
|
Métabolisme
rompu
|
«
Le capital produit donc avec une partie constante de la richesse sociale, une
partie qui n’est pas consommée, mais simplement utilisée, un gaspillage de
forces humaines et naturelles. »
|
|
Le
Capital
|
Armée
de réserve industrielle
|
«
La surpopulation relative devient le pivot de l’accumulation capitaliste. »
|
(Qwant)
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