La garde à vue est une mesure de contrainte utilisée
pour interroger les suspects en matière pénale. Un mineur peut être placé en
garde à vue, mais seulement à partir de 13 ans. L'interrogatoire d'un enfant de
moins de 13 ans se fait via la retenue. Un mineur qui fait l'objet d'un mandat
national ou européen peut aussi être retenu, quel que soit son âge. Dans tous
les cas, le mineur bénéficie de garanties, et les adultes qui le représentent
doivent être associés à la procédure.
Ministère
de l’Intérieur
NDLR: il va falloir revenir sur le détricotage des lois écrites en 1945 par la REM, lois qui protégeaient les mineur-e-s.
Après la guerre, de nombreux orphelins ont erré dans la France. Les adultes ont considéré qu'il fallait les protéger, les éduquer et les considérer comme des enfants face à la justice.
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TRIBUNE.
Les écrivains Sophie Divry et Aurélien Delsaux appellent le prix Renaudot,
éclaboussé par l’affaire Matzneff, à se réformer et le milieu littéraire à
réagir.
(…) Dans le rôle des Français, les neufs jurés du
Renaudot :
Prix Renaudot : entachée
par l’affaire Matzneff, une récompense empoisonnée
– Christian Giudicelli, 78 ans, président du jury
Renaudot, membre du comité de lecture de Gallimard ; qui, le rappelle « Mediapart »,
dans son livre « Les Spectres joyeux » (2019), « se définit ainsi comme le “fidèle complice” de
Matzneff ». A réussi après deux tentatives à faire obtenir le
prix essai en 2013 à son ami, avec qui il part ensuite aux Philippines en
avion. Auditionné par la police comme témoin dans l’enquête pour viols sur
mineurs de moins de 15 ans contre G. Matzneff.
– Georges-Olivier Châteaureynaud, 72 ans, secrétaire général du
prix, qui déclare : « Christian
Giudicelli jouit de l’amitié et de l’estime du jury tout entier ».
– Dominique Bona, 67 ans, académicienne,
unique femme du jury, qui déclare « on
n’est pas là pour faire la police ».
– Franz-Olivier Giesbert, 70 ans, juré depuis vingt ans
passés, qui assure : « Nous, on a zéro obligation ».
– Jean-Noël Pancrazi, 70 ans, juré
depuis vingt ans passés, disant :
« Franchement je trouve que non, on n’a pas à faire
de réformes ».
– Patrick Besson, 63 ans, qui
en 2017 a placé sur la sélection du Renaudot le livre de sa future épouse,
elle-même éditrice chez JC Lattès.
– Louis Gardel, 81 ans, membre
du jury depuis vingt ans passés.
– Frédéric Beigbeder, 55 ans, aussi juré du prix de
Flore, du Prix Sade, du Prix Fitzgerald, et ex-juré du Prix Décembre.
– Jean-Marie Le Clézio, 80 ans, qui a dit qu’il allait
partir et puis finalement pas. (Mais que diable allait-il faire… ?)
les-jures-du-renaudot-doivent-demissionner
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Enfants
Viols
Giudicelli avec Matzneff aux Philippines.
Avec le cinéaste Ismaël Bernal.
Archives IMEC.
Giudicelli est toujours membre du jury du Prix Renaudot et Valery-Larbaud*.
03 21
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*
Le prix Valery-Larbaud est un prix littéraire créé en 1967. Il est décerné chaque année en mai ou début juin à la médiathèque de Vichy, en hommage à Valery Larbaud, par l'Association internationale des amis de Valery Larbaud.
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"On soulève une
pierre et en dessous, ça grouille" : après l'affaire Matzneff, elles
rompent le silence sur les violences sexistes dans l'édition.
Le monde des
livres avait été épargné par la déferlante #MeToo, jusqu'au témoignage de
Vanessa Springora. Ce virage a encouragé des éditrices et autrices à
raconter à franceinfo le sexisme ordinaire, le harcèlement et les agressions
sexuelles subies dans leur milieu professionnel.
(…) Dans Le Consentement, Vanessa Springora, aujourd'hui
directrice des éditions Julliard, raconte sa relation d'emprise avec
l'écrivain, quand elle avait 14 ans et lui 50. Le goût de Gabriel Matzneff
pour "les moins de 16 ans" n'était pas un
secret.
(…) Les témoignages
recueillis par franceinfo dévoilent un univers aux frontières poreuses entre la
vie personnelle et professionnelle, où les rendez-vous entre auteurs et
éditrices – et l'inverse – se déroulent dans l'ambiance intime d'un
dîner au restaurant, d'une soirée arrosée lors d'un festival ou même dans une
chambre d'hôtel.
(…)
Une carrière "flinguée".
Malgré l'omerta en
surface, la réputation de certains n'est plus à faire, comme ce directeur de
collection d'une grande maison d'édition connu pour "prendre les stagiaires sur ses genoux".
(…) "Il devait me
publier et à partir du moment où il a compris qu'il ne m'aurait jamais dans son
lit, les textes qu'il avait trouvés si beaux, c'était devenu de la merde", lâche sans ménagement cette autrice de livres
fantasy.
(…) « Quand on
commence sa carrière très jeune, on est de la viande fraîche sur le
marché »
. Audrey
Alwett, autrice de fantasy et de BD
à franceinfo
(…)
"Les vieux machos de l'édition vont partir".
Pour ces professionnelles, la nature de la relation entre l'auteur et
l'éditeur, régie par le Code de la propriété intellectuelle et non par le Code
du travail, pose problème.
enquete-franceinfo-on-souleve-une-pierre-et-en-dessous-ca-grouille-apres-l-affaire-matzneff-elles-rompent-le-silence-sur-les-violences-sexistes-dans-l-edition
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#MeToo: le
patron d’une maison d’édition mis en cause.
Mediapart a recueilli de nombreux
documents et les témoignages d’une vingtaine de femmes ayant un jour croisé la
route de Stéphane Marsan, patron des éditions Bragelonne, spécialisées dans les
littératures de l’imaginaire. Autrices, éditrices, étudiantes, traductrices ou
stagiaires… Toutes font part de remarques et de gestes inappropriés, à
connotation sexuelle, dans un cadre professionnel.
Stéphane
Marsan est bien connu dans le petit monde des littératures de l’imaginaire.
Président et cofondateur, au tout début des années 2000, des éditions
Bragelonne, devenues l’une des plus importantes maisons du secteur, il est
présenté dans la presse comme « l’une
des personnes qui a marqué le plus l’édition de la fantasy et
de la science-fiction depuis une vingtaine d’années ».
Article non en entier
metoo-le-patron-d-une-maison-d-edition-mis-en-cause
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"Livres Hebdo" accueille sur son site le prix Renaudot qui est très controversé avec la présence de Giudicelli, ami de Matzneff.
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Médiapart a dénoncé avec des témoignages de femmes, le harcèlement sexuel.
Le "MeToo" dans l'édition "Bragelonne".
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#MeToo : l'éditeur Stéphane Marsan visé par de nombreux témoignages.
Une enquête publiée par
Mediapart fait état de nombreux témoignages d'autrices, d'auteurs et
d'anciennes salariées de la maison d'édition Bragelonne, pointant un
comportement « déplacé » de la part du directeur de la
maison, Stéphane Marsan.
(…) « Les femmes du milieu se le disent : Marsan se servirait de sa position
professionnelle pour rechercher des faveurs sexuelles auprès de femmes,
auteures ou autres », indique une autrice anonyme au journal en ligne.
(…) « On nous a rapporté que tu tenais en public des propos désagréables sur
Bragelonne et moi-même. J’accepte la critique, mais pas la calomnie ni le
colportage de ragots sur la vie personnelle »
(…) « La gêne pour moi était vraiment forte. Dans ma tête, j’ai pensé : soit je
me lève en lui foutant une claque, soit je ne dis rien et je pitche mon roman.
J’ai choisi la seconde option parce que face à moi, j’avais l’éditeur de
fantasy le plus inaccessible de toute la profession. »
metoo-l-editeur-stephane-marsan-vise-par-de-nombreux-temoignages
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NDLR : c’est le départ de Christian Giudicelli, ami de Matzneff, que nous attendons !
Prix Renaudot
: le jury perd son doyen et accueille deux femmes.
Le
jury du prix Renaudot a annoncé jeudi l’arrivée de deux autrices, la romancière
Stéphanie Janicot et l’essayiste Cécile Guilbert, dans un jury qui comptait
avant elles une seule femme et huit hommes.
« Les jurés du Prix Renaudot se sont réunis ce jeudi et ont
procédé à deux cooptations. Ont été élues aux sièges laissés vacants par Jérôme
Garcin et Louis Gardel : Stéphanie Janicot et Cécile Guilbert », a indiqué dans un communiqué le président de ce jury,
Georges-Olivier Châteaureynaud.
(…) Le Renaudot, l’un des plus prestigieux prix littéraires de
France, a été l’objet à l’occasion de son édition 2020 d’enquêtes
journalistiques sévères des quotidiens Le Monde et le New York Times, qui ont remis en cause l’impartialité de ses
jurés. Le palmarès de ce prix reste entaché par l’attribution du prix de
l’essai 2013 à un recueil d’articles de Gabriel Matzneff, « Séraphin, c’est la
fin ! ».
2021-05-06/prix-renaudot-le-jury-perd-son-doyen-et-accueille-deux-femmes
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Du nouveau au
Renaudot : Stéphanie Janicot et Cécile Guilbert intègrent le jury.
(…) Christian
Giudicelli, « fidèle complice » de Matzneff
Mais cela ne semble alors pas avoir dérangé les jurés. Il
faut dire que parmi eux se trouvait, et se trouve toujours, l’un des amis les
plus proches de Matzneff, son « fidèle complice » qui l’accompagnait aux Philippines
(Matzneff raconte s’y être adonné au tourisme sexuel) : l’écrivain et
éditeur Christian Giudicelli. Ce dernier a fait un lobbying forcené pour que
Matzneff obtienne le prix en 2013. Et cette récompense a suscité bien peu
de réactions à l’époque. Mais elle a fait scandale sept ans plus tard, avec la
sortie du « Consentement » et la condamnation tardive des actes
pédocriminels de Matzneff.
(…) Christian Giudicelli, lui,
siège toujours. C’est pourtant lui qui est le plus mis en cause par ces « attaques ».
du-nouveau-au-renaudot-stephanie-janicot-et-cecile-guilbert-integrent-le-jury-controverse
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Vous vous rappelez quand on a
avec 20 autres femmes dénoncé le harcèlement sexuel et sexiste de Stéphane
Marsan, fondateur de Bragelonne. Fr dans Mediapart ? Bah c'était y a
3 semaines, il est toujours en poste, l'entreprise n'a pas réagi et il continue
à travailler.
Betty Piccioli Pesto
05 21
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Editions Bragelonne.
Stéphane Marsan a été mis en cause par 8 femmes qui menacent de partir si rien n'est fait.
Elles donnent leur nom.20 ouvrages risquent de disparaître du catalogue de la maison d'édition Bragelonne.
La société d'édition a pour obligation de protéger les autrices contre le harcèlement sexuel.-----------------
Coles Phillips
Une femme qui lit.