jeudi 26 février 2026

J. Epstein - Publication - Documents - D. Trump -

 

J Epstein

D'un côté ceux qui veulent la publication des documents

De l'autre ceux qui ne le veulent pas

Trump au milieu.

Qui veut publier les documents ?

  • Les démocrates de la commission de supervision de la Chambre des représentants exigent la transparence : ils affirment que le ministère de la justice a retenu illégalement des interrogatoires du FBI contenant des accusations contre Donald Trump (lemonde.fr)
  • Les médias (NPR, CNN, Le Monde, Libération) et les victimes de Jeffrey Epstein réclament la diffusion complète des dossiers, estimant que les documents cachés pourraient éclairer les accusations portées contre les puissants  (lemonde.fr)
  • Le DoJ s’est engagé à réexaminer les fichiers, déclarant qu’il publiera tout document qui répond aux critères légaux  (lemonde.f

Qui s’y oppose ?

  • Le ministère de la justice et la Maison Blanche soutiennent que les documents non publiés sont soit des doublons, soit confidentiels, soit liés à une enquête fédérale en cours  (lemonde.fr)
  • Le DoJ a réaffirmé qu’aucun document n’a été supprimé : « RIEN n’a été retiré »  (lemonde.fr)
  • Le président Trump a toujours nié avoir eu connaissance du comportement criminel d’Epstein et affirme qu’il a fait plus pour les victimes que quiconque avant lui  (lemonde.fr)

La position de Trump : au centre du débat

  • Trump nie toute connaissance des accusations portées contre lui : « Je n’ai jamais eu connaissance de son comportement criminel »  (lemonde.fr)
  • Il soutient que son administration a promulgué la loi de divulgation des dossiers Epstein en novembre 2025, bien qu’il y ait eu des accusations de dissimulation  (leclubdesjuristes.com)
  • Malgré ses déclarations, la présidence a qualifié les allégations de « fausses et sensationnalistes »  (liberation.fr)
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mardi 24 février 2026

Virginia Woolf - Madame Dalloway

 

Virginia Woolf

Madame Dalloway

Edition anglaise – 1925

Editions Librairie Générale Française – 1993


Vanessa Bell, sa soeur

Virginia Woolf - Portrait


Direction: Londres en 1920! Après la première guerre mondiale, Virginia Woolf nous décrit les préoccupations sur la santé mentale des Anglais-es. Les morts des Dardanelles en 1915 planent sur le monde des vivant-es (p 88). Les morts de 14-18 sont des pauvres diables fauchés tous ensemble et déjà oubliés. (p 136). La dépression est plus forte que la vie et peut mener au suicide. La mort est dans tous les esprits. C’est un hymne au suicide (p 210).

Elle passe des pensées d’une personne à une autre sans prévenir. Heureusement, des notes explicatives permettent de comprendre qui s’exprime.

55 pages décrivent ce qu’il se passe entre 10 heures et 11 heures, 12 pages pour 11h-11h 30 et 22 pages puis 25 pages pour un quart d’heure.



 

Virginia Woolf 

Née en 1882

Mrs Dalloway :

Virginia Woolf se demande si on peut garder son indépendance et le respect de soi tout en étant marié-e. (p 142).

Elle souffre de son manque d’éducation intellectuelle en pensée, en écriture, au piano, en géographie. Elle dit des sottises. (p 149). Les tableaux, les tapis ne remplacent pas ce manque. (p 144).

Mrs Dalloway est la plus cultivée parmi toutes ces femmes qui « se piquent d’art ». Deux hommes pensent qu’elle est « impersonnelle » en matière de musique. (p 199).

On subit les conséquences dues aux idées des autres. Ce n’était pas elle que l’on détestait, mais l’idée que l’on se faisait d’elle. (p 27).


La mort.

- Peter Walsh pense souvent à la mort. (p 69). Peter Walsh est inquiet face à un monument qui le fixe, rigide comme un cadavre. (p 69). Peter Walsh pense à la mort de l’âme. (p 83).

- Septimus imagine des femmes qui brûlent vives. (p 111). Il crie « Tue-toi ! Tue-toi ! » (p 112). Les morts étaient avec lui. Les roses sont mortes. (p 113). Septimus entend la voix des morts. (p 167). Il envoie des messages écrits aux morts.  Des morts chantent derrière des buissons de rhododendrons. (p 169). Septimus parle à un mort. (p 83). Puis il pense au suicide. « Maintenant, nous allons nous tuer. » (p 84).

Mrs Dalloway avait horreur de la mort. (p 174). Elle parle de la mort et de la survivance dans l’autre. (p 24). Si elle se réveille trop tôt, elle ressent de l’angoisse en se rappelant qu’il faut inévitablement mourir. (p 198). Mrs Dalloway entend le glas qui sonne et pense qu’elle n’est pas morte. (p 69). Sylvia, la sœur de Mrs Dalloway, meurt écrasée par un arbre. (p 96). Pendant la réception chez Mrs Dalloway, des hommes parlent du suicide d’un soldat qui a fait 14-18. Ils parlent de Septimus. (p 207). « Ce serait un bonheur de mourir maintenant », pense-t-elle. (p 208). Elle a choisi Richard comme époux car il l’a sauvée du suicide par immolation.

Elle n’est pas exempte des démons qu’elle cache et dont elle ne parle pas ouvertement. Entre deux crises, elle connaît des moments de bonheur.

- Une mère pense aux soldats tués. (p 76).

La faux de la mort passait sur la colline où était enterré un squelette. (p 101).


 

Virginia Woolf

Née en 1882

Grande-Bretagne

Pionnière sur la narration d'après le fleuve des idées inconscientes.

La folie.

- Elle nous invite à voyager dans la folie de Septimus. Il observe les arbres vivants. (p 38). Les oiseaux chantent en grec et connaissent son nom. (p 40). Il parle à voix haute, dehors. Il se prend pour le Seigneur. (p 41). Septimus voit des visages dans les fougères. Il entend des voix. (p 84). Dans un couloir, des visages et des  mains veulent happer Septimus. Ndlr : on pense à « Rosemary baby » de Polanski. (p 85). Est-ce qu’un « psy » peut vider une âme ? Ils rendent la vie intolérable…

- Madame Dalloway, qui a une fille, se voit toujours en vierge. (p 48). Mrs Dalloway voit des fantômes, dont une vieille femme qui éteint la lumière (p 210).

Richard Dalloway se dresse sur ses pattes arrières pour déclamer…(p 94)

La guerre est une bagarre d’écoliers avec de la poudre à canons. (p 116).

Vocabulaire :

Gynerium : (p 64). Gynerium est un genre de plantes monocotylédones appartenant à la famille Poaceae et à la sous‑famille Panicoideae.
Il s’agit d’une graminée vivace et ornementale qui forme d’énormes touffes (jusqu’à 2 m de diamètre) avec de longues feuilles retombantes et de grandes inflorescences soyeuses, souvent appelées « panache » ou « herbe des pampas » (fr.wikipedia.org)

  • Taxonomie : le genre est monospécifique depuis que les autres espèces ont été déplacées dans le genre Cortaderia ; la seule espèce acceptée est Gynerium sagittatum  (fr.wikipedia.org)
  • Synonymes : gynère, gynerion  (universalis.fr)
  • Utilisation : plante décorative très appréciée pour son aspect poétique et sa capacité à structurer les espaces extérieurs ou intérieurs (plumes séchées, bordures, etc.)  (gabiani.fr)

Gynerium est donc une graminée ornementale, vivace, caractérisée par ses touffes imposantes, ses feuilles retombantes et ses inflorescences soyeuses, souvent utilisée comme « herbe des pampas » dans les aménagements paysagers  (fr.wikipedia.org)

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Régine Deforges - L’enfant du 15 août - Mémoires

 

Régine Deforges

L’enfant du 15 août

Mémoires

Editions Robert Laffont.

2013

 

Homosexuelle, elle a été durement punie à l’adolescence, en étant renvoyée du collège en 3e. Elle n’a pas poursuivi d’études. Son premier mariage est sans amour. Sa maison d’édition de livres érotiques la menée au bord du gouffre. Elle a failli être jetée en prison.

Elle était dépressive et a lutté avec ses petits poings pour tenter d’imposer sa liberté. Elle a souvent perdu. Jean-Jacques Pauvert (1) ne l’a pas épousée, ils avaient une fille ensemble. Il l’a déçue. Elle s’est plus amusée avec les femmes qu’avec les hommes. Elle s’est demandée pourquoi elle s’était infligée tous ces mauvais traitements pour des hommes qu’elle n’aimait pas. Elle a côtoyé le gratin parisien qui ne l’a pas aidée quand elle a connu des difficultés financières. C’était le « chacun pour soi ». Toute sa vie, elle a cherché à être acceptée et aimée (non sans mal…). (p 431). Elle a voulu fuir la médiocrité et l‘avenir qui lui était promis. (p 480). Elle rêvait de Paris. Elle y deviendra libraire, éditrice et écrivaine.

 

La lessive :

Les femmes se retrouvaient autour de la lessive pendant la bugée. (2) Elles méditaient et déliaient leur langue dans des éclats de rire. Elles faisaient la sieste après manger puis reprenaient le travail. (p 36).

La fin de la seconde guerre mondiale :

A la fin de la guerre, elle assiste au « spectacle des femmes rasées et tondues, avec une croix gammée noire sur la tête. Elle a eu honte et les femmes insultées et humiliées la poursuivent encore. (p 50).

Pendant l’épuration, les personnes étaient exécutées sans procès, d’autres jetées dans des puits. (p 51).

Beate Uhse, la reine de la pornographie allemande (usines, entrepôts), a été une fervente nazie. (p 240). (3)

L’homosexualité :

Amoureuse des femmes, homosexuelle, elle aime la conquête, seulement. (p 164).

Elle préfère les porte jarretelles, plus érotiques que les bas nylon. (p 234).

Elle participe à des partouzes dans les milieux bourgeois. (p 235).

L’édition :

En 1967, elle publie « Le con d’Irène » de Louis Aragon. Elle est convoquée à la police. Elle est menacée de lourdes amendes, inculpée pour outrages aux bonnes mœurs et condamnée. (p 228).

En 1969, elle crée « La Bibliothèque privée contemporaine » consacrée à  la littérature érotique. (p 232).

Dans « Les cahiers volés », elle a raconté son expérience terrifiante de la meute déchaînée contre elle. Elle avait écrit dans son journal intime son amour pour une fille. Sa sœur la trahira.  A quinze ans, elle va découvrir la douleur, la peur, les pleurs, la haine, les insultes, les moqueries. (p 337)

A la demande de Jean-Pierre Ramsay, elle écrit « La bicyclette bleue » qui est une version inspirée « d’Autant en emporte le vent ». (p 355). Au bout de cent pages, elle s’éloigne du roman américain de Margaret Mitchell. Elle laisse libre cours à son imagination. (p 357). Les trois tomes sont des succès et elle devient riche. Elle peut rembourser ses dettes. (p 388). Les descendants de Margaret Mitchell lui intentent un procès pour plagiat. Gaumont voulait faire un film, en 1988, de la « Bicyclette bleue ». (p 423). En 1991, elle gagne son procès en cassation. (p 425).

Quand les Editions Ramsay déposent le bilan, Denoël ne lui verse pas ses droits d’auteur sur « Noir tango ». Endettée, son mari la sauve. (p 426).

Jean-Jacques Pauvert :

Lassée, elle n‘aime plus Jean-Jacques Pauvert. (p 331). Il reconnaîtra leur fille, Camille, quand elle était adulte et mariée. Jalouse de sa mère, elle lui reproche de ne pas avoir été reconnue quand elle était enfant. (p 442).

Second mariage :

Elle épouse Pierre Wiazemsky (4) , petit-fils de Jeanne Mauriac, et fils de Claire Mauriac. (p 335). Son père, Yvan Wiazemsky, était officier de cavalerie et fait prisonnier du côté de Compiègne. (p 356). Le Prince Wiazemsky, lieutenant de l’armée russe, est fait prisonnier par les Allemands. Il leur servit d’interprète. En 1945, il réintègre l’armée française. Il rencontre Claire Mauriac, ambulancière, à Berlin. Ils se marient en 1946 à Paris. (p 381). Pierre a pour ancêtre Anne de Kiev. Son mari, Henri 1er, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant. (5) Anne de Kiev disait descendre de Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand. Certains rois de France ont porté le prénom de Philippe. (p 373). (6)

François Mitterrand :

On ne sait pas si elle a été la maîtresse de François Mitterrand. Elle est ambiguë et le suggère. Ils sont tous les deux place de la Bastille, le soir de son élection en 1981. Elle assiste ensuite à plusieurs repas. (p 344).

Le féminisme :

En 1968, la mésentente avec les féministes est consommée. Elle les trouve « naïves, idiotes et sans intérêt ». Elles la surnomment de « pornographe collabo ». (p 233).

Les artistes :

Au moulin d’Andé, François Truffaut, Louis Malle, Robert Enrico, Jean-Paul Rappeneau y sont séjourné. (p 324). (7)

Quand elle rencontre Georges Simenon, il lui raconte ses relations scabreuses avec sa domestique. (p 457).

Histoire :

Radegonde a fondé le monastère de Sainte-Croix de Poitiers pour y recevoir les filles de la noblesse qui y étudiaient le grec, le latin, l’hébreu, la médecine. (p 352).

Mathilde a offert la « Mora » à Guillaume le Conquérant. Le bateau a été construit à Barfleur.

La Mora signifie « L’Enchanteresse ». (p 372). (8)

Elle part en Argentine et travaille sur Eva Peron. Le couple a accueilli des nazis pourchassés par les Alliés après la guerre. (p 390).

Les cartes de Tarot proviennent de Chine, de Palestine. Quand Charles VI sombre dans la folie, on pense le distraire avec les cartes qui se sont répandues en Europe, dessinées par de grands artistes. L’Eglise les a interdites. (p 429).

Sous le trou des Halles à Paris, on trouvait l’emplacement du cimetière des Innocent-es. (p 326). (9)

L’Abbé Pierre :

Elle est invitée par l’Abbé Pierre et partage un repas insipide. En partant, il l’embrasse sur le coin des lèvres et elle n’a pas aimé ça. Elle lui écrit, à sa demande, des histoires mettant en scène des lesbiennes. (p 407).

Cuba :

Elle aime une chanteuse cubaine, Omara Portuondo. (10) (p 416). Puis Ketty Angel. (11) (p 418). Elle dévore les livres de Leonardo Padura Fuentes. (12) (p 438).

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(1) Contributions majeures

  • Réédition de Sade : premier éditeur à publier les œuvres complètes de Sade sous son propre nom, sortant le divin marquis de la clandestinité (fr.wikipedia.org)
  • Histoire d’O : roman érotique publié en 1954, dont l’auteur, Dominique Aury, ne révéla sa véritable identité qu’en 1994  (radiofrance.fr)
  • Collection Libertés : format poche (9 cm × 18 cm) avec couverture en papier kraft, illustrée par des graphistes comme Jacques Darche et Pierre Faucheux  (fr.wikipedia.org)
  • Bibliothèque internationale d’érotologie : série de publications d’œuvres érotiques et de littérature marginale.
  • Découverte d’auteurs : Albertine Sarrazin, Brigitte Lozerec'h, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Michel Bernard, Jean Carrière, etc.  (universalis.fr)

Marié à plusieurs reprises, a été en couple avec l’écrivaine et éditrice Régine Deforges. (Qwant).

(2) La bugée désigne une grande lessive communautaire, surtout dans le sud de la France, où les femmes du village se réunissaient pour laver le linge de maison.
Cette pratique, d’origine provençale (bugado en provençal), se caractérisait par l’utilisation de cendres pour blanchir le linge avant l’invention du savon au XVIIᵉ siècle. Elle se déroulait généralement au printemps et à l’automne, et constituait un événement social important, ponctué de repas, de chants et de danses  (fr.wikipedia.org)

(3) Beate Uhse n’est pas attestée comme une fervente nazie.

  • Elle a volé pour la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui la place dans une armée nazi‑contrôlée  (portrait-culture-justice.com), mais le fait d’être pilote ne constitue pas une preuve d’engagement idéologique.
  • Les sources ne mentionnent pas de participation active à la propagande, aux politiques raciales ou à d’autres activités nazies.
  • Au contraire, après la guerre, elle a rapidement lancé une entreprise de vente d’articles de contraception et d’érotisme, se concentrant sur la libération sexuelle plutôt que sur la politique nazie  (theguardian.com)

(4) Pierre Wiazemsky, connu sous le pseudonyme Wiaz, est un dessinateur de presse français né le 29 avril 1949 à Rome (Italie)  (gw.geneanet.org)
Il est issu d’une famille aristocratique russe : son père, Yvan Wiazemsky, est héritier du titre de prince Wiazemsky et de comte Levachov, tandis que sa mère, Claire Mauriac, est la fille de l’écrivain François Mauriac  (gw.geneanet.org)

Parcours artistique

  • Études : après des études secondaires à Janson‑de‑Sailly, il se forme au dessin publicitaire et pratique le pointillisme.
  • Premiers travaux : ses dessins apparaissent dans les magazines Pop Music et Best à partir de 1968, puis dans la presse musicale Rock & Folk  (larousse.fr)
  • Nouvel Observateur : il rejoint le Nouvel Observateur en 1972, où il bénéficie d’un espace réservé pour ses caricatures politiques. Ses œuvres ciblent la classe dirigeante, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy  (larousse.fr)
  • Collaborations : il travaille également pour La Croix, Libération, Rouge (hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire) et d’autres publications comme Sciences et Avenir ou Nouvelles Littéraires  (larousse.fr)
  • Illustrations : en 2010, il illustre des mots du Petit Larousse pour l’édition anniversaire  (larousse.fr)

(5) Henri Ier, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant.
Henri Ier a pris la tutelle de son neveu, Guillaume II de Normandie, après le départ de Robert le Magnifique pour la Terre Sainte en 1035  (fr.wikipedia.org)

Il l’a soutenu contre ses barons et l’a aidé à reprendre le contrôle de son duché, notamment lors de la bataille de Val‑ès‑Dunes en 1047  (chateauxmedievaux.com)

Ainsi, Henri Ier a joué un rôle de tuteur et de protecteur pour le futur duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. (Qwant).

(6) Rois de France portant le prénom Philippe

Roi

Numéro

Début règne

Fin règne

Épithète

Philippe II

II

1180

1223

Auguste

Philippe III

III

1270

1285

le Hardi

Philippe IV

IV

1285

1314

le Bel

Philippe V

V

1316

1322

le Long

Philippe VI

VI

1328

1350

de Valois

Philippe I

I

1643

1661

le Long

(7) Les sources indiquent que le Moulin d’Andé a été un lieu de résidence et de tournage pour plusieurs figures majeures de la Nouvelle Vague française.

  • François Truffaut y a tourné des scènes de Les 400 coup et de Jules et Jim (moulinande.e-monsite.com)
  • Louis Malle a également séjourné et y a travaillé sur ses projets cinématographiques  (moulinande.e-monsite.com)
  • Robert Enrico a passé du temps dans le moulin, notamment pour des tournages  (moulinande.e-monsite.com)
  • Jean‑Paul Rappeneau a été présent dans les années 1960, y écrivant et tournant  (moulinande.e-monsite.com)

Ces visites ont contribué à faire du Moulin d’Andé un repaire d’artistes et un lieu emblématique de la Nouvelle Vague. (Qwant).

(8) Dans certains contextes littéraires ou folkloriques, la Mora désigne une figure féminine surnommée « l’enchanteresse ». Cette appellation provient notamment de la mythologie ibérique et des légendes où la Mora est présentée comme une créature séductrice ou ensorcelante. (Qwant).

(9) Le cimetière des Innocents était situé sous l’actuelle zone des Halles à Paris (le « trou des Halles »). Il a été fermé et désaffecté au XVIIIᵉ siècle, puis les restes ont été transférés au cimetière du Père‑Lachaise.

(10) Elle est reconnue comme l’une des figures emblématiques de la musique cubaine, notamment grâce à son rôle de “Novia del feeling” et à sa participation au projet Buena Vista Social Club en 1996  (evene.lefigaro.fr)

Parcours musical

  • Débuts : elle a commencé à Radio Cadena Habana puis a intégré le cuarteto D'Aida en 1952, où elle a chanté aux côtés de sa sœur Haydée (africultures.com)
  • Solo : en 1967, elle se lance dans une carrière solo qui l’amène à l’Olympia de Paris et au Carnegie Hall de New York  (africultures.com)
  • Albums : son premier album solo, Magia Negra, a été enregistré en 1959 pour le label cubain Velvet (africultures.com)
  • Collaborations : elle a travaillé avec des musiciens tels que Julio Gutiérrez, Juanito Márquez, Chucho Valdés et Roberto Fonseca (radiofrance.fr)
  • Performances internationales : elle a donné des concerts à Paris, Tokyo, New York, et a participé à des festivals en Espagne, au Mexique, en Finlande, et au Canada  (montunocubano.com)

Distinctions

  • Latin Grammy Awards : elle a reçu plusieurs prix, dont un Latin Grammy Award pour un album de musique tropicale contemporaine en 2009 et un autre en 2023, ainsi qu’un Latin Grammy Lifetime Achievement Award en 2019  (spectable.com
  • Nominations : elle a été nominée à plusieurs reprises pour des Grammy Awards (spectable.com)

Vie personnelle

Sa mère provenait d’une famille espagnole et a épousé un joueur de baseball cubain noir. Omara a commencé à danser à l’âge de quinze ans au Tropicana, où elle a été repérée par la directrice de l’établissement  (evene.lefigaro.fr)

(11) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(12)

Année

Titre (original)

Titre (français)

Distinctions

1991

Pasado perfecto

Passé parfait

Prix des Amériques insulaires 2002

1994

Vientos de cuaresma

Vents

1997

Máscaras

Prix Café Gijón 1995, Prix Hammet 1998

1998

Paisaje de otoño

Prix Hammet 1999

2000

La cola de la serpiente

2001

Adiós Hemingway

2005

La neblina del ayer

2013

Herejes

2018

La transparencia del tiempo

2022

Personas decentes

Autres romans : L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014), Poussière dans le vent (2021)  (booknode.com)

Vie et convictions

  • Reste à Cuba malgré la critique de son œuvre, affirmant que « ma littérature est complètement cubaine »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Considéré comme un écrivain qui « décrit la société cubaine sans se lancer dans le racolage »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Son travail est souvent vu comme un moyen de contourner la censure tout en exposant les réalités sociales de l’île  (fr.m.wikipedia.org)

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Martin Sutter - Le cuisinier

 

Martin Sutter

Le cuisinier

Christian Bourgeois Editeur

2010

 

L’action se passe pendant la crise des subprimes de 2008.

 

Notre cuisinier vient du Sri Lanka et vit et travaille en Suisse.

Maravan prépare des plats féminins. « Lady fingers-curry ». Curry de doigts de femme.

Il prépare un plat masculin, un churaa varai, un plat de requin. (p 56). (1)

Dalmanna a eu un infarctus. Le médecin lui interdit le tabac, l’alcool, le trop de nourriture. Au lieu de suivre ce régime, il essaie de lutter contre sa mauvaise conscience quand il désobéit, et il n’y parvient pas ! (p 149).

En 2009, l’Allemagne injecte 50 milliards d’euros, « hissant l’endettement de l’état à un niveau record ». (p 262). (2)

Les journalistes recopient les enquêtes et les révélations de leurs collègues. (p 264).

En Suisse, on peut épouser qui on veut. (p 273). Ndlr : non. Iels ont des préjugés, connaissent le racisme, les rapports sociaux, pèsent et soupèsent l’âge, le sexe, etc.

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(1)   Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(2) En janvier 2009, le gouvernement allemand a lancé son deuxième plan de relance d’une valeur de 50 milliards d’euros. Ce montant, équivalent à 1,8 % du PIB allemand, a été destiné à soutenir l’économie face à la crise financière mondiale et à stimuler la demande intérieure.
Le plan comprenait des dépenses importantes en infrastructures et des réductions d’impôts, ce qui a entraîné une forte hausse du déficit public et, par conséquent, une augmentation de l’endettement de l’État à un niveau record.

« Le plan, qui comprend des dépenses importantes en matière d’infrastructures et des réductions d’impôts, entraînera une forte hausse du déficit »  (webmanagercenter.com)
« D’un montant de 50 milliards d’euros (1,8 % du PIB allemand), le second paquet conjoncturel mis en place en janvier » (ifri.org)

Cette injection de capitaux publics a marqué l’une des réponses les plus importantes de l’Allemagne à la crise, illustrant la volonté de soutenir l’économie tout en respectant les contraintes budgétaires imposées par le frein à l’endettement. (Qwant).

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Jean-Pierre Coffe - Une vie de Coffe

 

Jean-Pierre Coffe

Une vie de Coffe

Editions Stock – 2015

 

Sa mère a été tondue à la Libération. Coiffeuse, elle avait rasé les Allemands. Son mari état décédé pendant la guerre, elle avait repris son travail pour faire vivre sa famille. (p 22).

Il va chez les Frères des écoles chrétiennes de Nancy. (1) Après ses dix ans, il ne connaît pas encore le mot pédophile, mais il a déjà vu un curé qui tripote un mineur.

Quand il raconte que son voisin de lit a été agressé sexuellement, il est puni à genoux, cul nu, et prend une fessée au ceinturon. Il observe les allées et venues la nuit, avec le surveillant qui choisit sa proie. (p 30 et 32).

A la fin de son collège, l’amant de sa mère, un comte marié, se débarrasse de lui en l’envoyant pendant un an en Grande-Bretagne. Il se sent pris dans « une nasse, sans possibilité de résister ». (p 38).

Il entre au cours Simon avec Marie-José Nat et Sami Frey. (2) Il paie ses cours en travaillant dan la teinturerie de sa mère, à repasser des jupes plissées. (p 48).

Adulte, il travaille dans une maison d’éditions, chez Robert Laffont, le père de Patrice Laffont (« Des chiffres et des Lettres », plus tard), avec qui il travaille. (p 58). (3)

Vingt ans plus tard, il déplore que sa mère attende toujours son comte, seule, soumise, disponible. (p 67).

En 1975, il ouvre son premier restaurant, rue du Faubourg Saint-Honoré. (p 141).

Il reçoit toutes les vedettes du cinéma et de la télévision. Les paparazzis planquent devant son restaurant « La Ciboulette ». (p 174). (4)

Il fréquente la maison close, appelée aussi « maison de tolérance », chez Madame Carmen, rue Fontaine à Pigalle. (5)

Homosexuel sur le tard, la trentaine bien passée, il fantasme quand même sur le corps des femmes. (p 177).

Pendant le SIDA, les prostituées de Pigalle se savent condamnées à mort, sans l’utilisation des préservatifs. Si elles ont en charge un enfant, elles sont encore plus angoissées et impuissantes face à un maquereau qui exige du rendement. (p 217).

Il n’aime pas Michel Denizot sur Canal Plus. Ils ont travaillé ensemble pendant cinq ans. Il le trouve froid, sans générosité, cherchant à piéger les invité-es et les chroniqueurs et chroniqueuses. Il veut se mettre en valeur. (p 233).

Quand il réalise une chronique de quatre minutes liant humour et pédagogie, il bénéficie d’une équipe de dix personnes autour de lui. « On faisait de la télé comme du cinéma pro ». A Canal Plus, l’argent coule à flot. « Maintenant, on fait de la télé comme du cinéma amateur ». (p 237).

Raconter un mensonge lui demande un gros effort de mémoire. Dire la vérité peut le gêner, mais c’est momentané. (p 295).

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(1) Jean‑Pierre Coffe a été placé par sa mère dans un pensionnat à Nancy qui était tenu par les Frères des écoles chrétiennes. Cette information est mentionnée dans les biographies disponibles, notamment sur Wikipédia et la médiathèque de Nancy  (mediatek66.mediatheques.fr)

(2) Jean‑Pierre Coffe a intégré le Cours Simon aux côtés de Marie‑José Nat et Sami Frey.

Dans son parcours vers la comédie, Jean‑Pierre Coffe a quitté ses études sans certificat et a passé le concours d’entrée au Cours Simon. Il a été admis avec les mêmes condisciples : Marie‑José Nat et Sami Frey (fr.wikipedia.org)
Pendant sa formation, il a reçu l’enseignement de Jean Chevrin.

« Voulant devenir comédien, il arrête sa scolarité sans même avoir le certificat d'études et s'inscrit au Cours Simon, passant le concours avec Marie‑José Nat et Sami Frey, et y reçoit l'enseignement de Jean Chevrin »  (fr.wikipedia.org).

(3) Robert Laffont était un éditeur et littéraire français né le 30 novembre 1916 à Marseille et décédé le 19 mai 2010 à l’âge de 93 ans  (challenges.fr)
Il a fondé les Éditions Robert Laffont en 1941, une maison d’édition qui a publié de nombreux best‑sellers et œuvres populaires, faisant de lui un « grand‑père de l’édition française » (challenges.fr)

 

Vie familiale

  • Marié quatre fois ;
  • A eu cinq enfants, dont Patrice Laffont, Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent (challenges.fr)
  • Son fils Patrice Laffont a grandi entouré de livres et a souvent évoqué l’influence de son père dans sa carrière télévisuelle  (diverto.tv)

(4) Une troupe de paparazzis attendait devant le restaurant « La Ciboulette » après l’incident de 1979 où Jean‑Pierre Coffe a refusé de servir un hamburger au président américain Jimmy Carter (tvmag.lefigaro.fr)

  • L’événement a eu lieu à la fin d’une conférence à Saint‑François en Guadeloupe, où Coffe, alors responsable de la restauration, a refusé la commande de Carter.
  • Suite à la sortie du président, une troupe de paparazzis les attendait à l’extérieur du restaurant, crépitant de flashs et d’explications, comme décrit dans le récit de l’anecdote. (Qwant).

(5) Le Carmen était un hôtel particulier du XIXᵉ siècle, construit en 1875, qui a servi de maison close de luxe avant de devenir aujourd’hui un bar‑club.

  • Localisation : 34 Rue Duperré, 9ᵉ arrondissement, à deux pas de la place Pigalle (la question mentionne « rue Fontaine », mais les sources indiquent la rue Duperré)  (lexpress.fr)
  • Fonction historique : Maison de tolérance, l’établissement accueillait des clients fortunés et des jeunes damoiseaux dans des salons privés, une cage dorée et des miroirs gigantesques  (parissecret.com)
  • Décor : Rococo, avec des boiseries, des plafonds hauts, des colonnades et des fauteuils en velours rouge, rappelant l’époque de la Belle Époque  (visitparisregion.com)
  • Transformation : Après la loi Marthe Richard de 1948 qui a fermé les maisons de plaisir, le bâtiment a été reconverti en club et bar à cocktails, tout en conservant les éléments décoratifs de son passé sulfureux  (timeout.fr)
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