mardi 11 août 2026

Palestine - France - Mortalité infantile - Intifada - Membres cassés -

 

Palestine

Explosion de la mortalité

En France aussi

Netanyahou scrute aux jumelles un champ de ruines ensanglanté

Par Sié.

La situation en Palestine, et particulièrement à Gaza, reste marquée par une explosion de la mortalité depuis octobre 2023, avec une intensification des violences en 2025 et 2026. Voici les chiffres et constats clés :

·         Bilan humain à Gaza :

    • Plus de 72 945 morts et 173 011 blessés recensés depuis le 7 octobre 2023, selon les autorités sanitaires locales  (qna.org.qa)

72 063 morts étaient déjà comptabilisés en février 2026, mais ce chiffre est considéré comme sous-estimé d’au moins 35 % par une étude indépendante publiée en février 2026. Des milliers de corps restent ensevelis sous les décombres et ne sont pas encore identifiés  (agencemediapalestine.fr)

152 Palestiniens tués en juillet 2026, dont 21 enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza. Ce mois a été le plus meurtrier de l’année 2026 jusqu’à présent

·         Violences en Cisjordanie :

    • Le mois de mars 2026 a enregistré le plus grand nombre de blessés palestiniens causés par des colons israéliens depuis 20 ans, avec une intensification des opérations militaires et des restrictions de mouvement

Les attaques de colons et les démolitions de maisons se multiplient, plongeant la population dans une insécurité permanente  (msf.fr)

Destruction des infrastructures :

    • 97 % des écoles de Gaza ont été endommagées ou détruites, et 78 % des immeubles ont été touchés par les frappes. La majorité des écoles nécessitent une reconstruction totale (hrw.org)

Plus de 60 millions de tonnes de débris jonchent Gaza, dont seulement 630 000 tonnes ont été évacuées fin juillet 2026

·         Crise sanitaire et humanitaire :

    • Les hôpitaux, déjà fragilisés, peinent à faire face aux besoins. Les services de santé mentale sont submergés : 983 consultations individuelles ont été assurées à Naplouse entre janvier et avril 2026, principalement pour des traumatismes profonds
    • 243 enfants ont été soignés par MSF à Deir el-Balah entre octobre 2025 et mai 2026, dont 37 de moins de cinq ans, pour des blessures liées à des explosions ou des tirs  (msf.fr)

·         Contexte politique :

    • Les négociations pour un cessez-le-feu durable et la reconstruction restent bloquées. Israël conditionne son retrait au désarmement du Hamas, tandis que ce dernier exige l’arrêt des attaques et le retrait des troupes. Les frappes se poursuivent malgré les annonces de trêve  (beurfm.net)

En France aussi : une mobilisation et des controverses

Votre mention d’une « explosion de la mortalité en France aussi » peut faire référence à deux dynamiques distinctes :

1.      Impact de la guerre en Palestine sur la société française :

    • La France est régulièrement citée pour son soutien militaire et diplomatique à Israël, ce qui alimente des tensions sociales et des débats sur la liberté d’expression. Par exemple, des associations dénoncent l’exportation d’armes françaises vers Israël, utilisées dans le conflit  (revolutionpermanente.fr)

Des manifestations pro-palestiniennes et des contre-manifestations violentes ont eu lieu en 2026, reflétant une polarisation accrue de l’opinion publique.

2.      Mortalité en France : une hausse liée à des causes multiples :

    • En 2026, la France enregistre une hausse de la mortalité, notamment chez les personnes âgées, en raison de canicules répétées et de la persistance des effets post-Covid. Cependant, aucun lien direct n’est établi entre cette hausse et le conflit israélo-palestinien dans les sources disponibles.

Netanyahou et la vision des ruines

  • Benjamin Netanyahou reste une figure centrale du conflit. En août 2026, il est toujours Premier ministre d’Israël, malgré les pressions internes et internationales.
  • Les images de champs de ruines à Gaza et les bilans humains désastreux sont régulièrement mis en avant par les médias internationaux, mais aussi par les organisations de défense des droits humains, qui qualifient la situation de génocide ou de crimes contre l’humanité  (hrw.org)

Netanyahou est souvent montré comme scrutant les zones détruites, une posture interprétée comme une démonstration de force ou une volonté de contrôle territorial, selon les observateurs.

Sources et limites

Les données proviennent de rapports d’ONG (MSF, HRW), d’organisations internationales (ONU, OCHA) et de médias spécialisés. Les chiffres sont en constante évolution et peuvent varier selon les sources. Les bilans officiels palestiniens sont souvent révisés à la hausse en raison des difficultés d’accès aux zones sinistrées.

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Palestine

Israël cassait les os des Palestinien-nes

Pierres, marteaux, matraques

Première Intifada

Femmes, hommes, enfants

  • Fractures osseuses : Des témoignages et rapports, dont ceux d’organisations israéliennes de défense des droits humains comme B’Tselem, ont documenté l’usage de matraques et de bâtons par les soldats israéliens pour briser les os des manifestant·es, y compris des enfants et des femmes. Ces pratiques visaient à semer la peur et à réprimer les soulèvements quotidiens (jets de pierres, barricades, grèves).
  • Arrestations massives et violences : Des milliers de Palestinien·nes ont été arrêté·es, souvent sans procès, et soumis·es à des tortures physiques (coups, électrocutions, simulacres d’exécution) dans les prisons israéliennes.
  • Punitions collectives : Démolitions de maisons, couvre-feux prolongés, et restrictions économiques ont ciblé des villages entiers pour punir les familles de manifestant·es.
  • Médiatisation des violences : Des scènes de bataille de pierres entre jeunes Palestinien·nes et soldats israéliens (souvent filmées par des journalistes internationaux) ont marqué l’opinion publique. Des images de jeunes battus en direct, comme celles des deux adolescents de Naplouse filmés par CBS, ont choqué l’opinion internationale.

Contexte : La répression était justifiée par les autorités israéliennes comme une réponse à la "guerre des pierres" (jets de pierres, cocktails Molotov) lancée par des Palestinien·nes, majoritairement des jeunes et des enfants, contre l’occupation militaire israélienne en Cisjordanie et à Gaza.

Bilan humain (1987–1993) :

  • 1 100 à 2 000 Palestinien·nes tués (dont des centaines d’enfants).
  • 200 à 300 Israélien·nes tués (majoritairement des soldats).

Ces pratiques ont été condamnées par des rapports internationaux et ont contribué à l’isolement d’Israël sur la scène diplomatique à l’époque. (Qwant)

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Viols - Enfance - G. Darmanin - Police - Polémique - Jean-Michel Baylet - Guillaume Pley -

 

Viols

Enfance

Polémique entre policiers et Darmanin.

Origine de la polémique Un courrier de 12 pages, daté du 29 juillet 2026 et rédigé par Gérald Darmanin (ministre de la Justice), a été révélé par Le Monde le 8 août 2026. Ce document, adressé à Laurent Nuñez (ministre de l’Intérieur), pointe des dysfonctionnements structurels dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par la police et la gendarmerie. Darmanin y dénonce notamment :

  • Un « stock fantôme » de procédures non transmises à la justice, avec des exemples concrets :
    • 1 275 procédures fantômes à Nîmes.
    • 905 à Caen.
    • Des procédures perdues à Bourges.
    • Des dossiers non répertoriés faute de transmission entre services

Ces dysfonctionnements sont présentés comme liés à des manques de moyens, de formation, d’outils et de pilotage, et non à la volonté des personnels de terrain (ouest-france.fr)

(huffingtonpost.fr)

Réactions des syndicats policiers Le Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN) a réagi avec virulence, qualifiant le courrier de « trahison » et de « comble du cynisme » :

  • Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN, a déclaré que ce document est perçu comme « une insulte » par les enquêteurs, alors que Darmanin a lui-même été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans et aurait « priorisé ces dossiers »
  • Les policiers dénoncent un « déni de responsabilité » de la part de la justice et des politiques, et réclament une réforme de la procédure pénale ainsi que des places de prison supplémentaires (franceinfo.fr)

(lefigaro.fr)

Les syndicats (Unité Police FO, Alliance) soulignent aussi le manque d’effectifs, des outils inadaptés et des réformes successives qui déstabilisent les services

Contexte et conséquences

  • Cette polémique survient après l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers en juin 2026, et dont l’agresseur était visé par plusieurs plaintes non traitées
  • Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux, dès juin 2026, de passer en revue 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, avec un recensement demandé avant le 14 juillet 2026 (radiofrance.fr)

Le ministre de l’Intérieur a regretté la « fuite prématurée » du document, le présentant comme un « travail en cours d’expertise » (huffingtonpost.fr)

Position de Darmanin Dans une publication sur Facebook, Darmanin a défendu l’idée que « les policiers et gendarmes n’ont pas besoin d’être désignés comme responsables des dysfonctionnements d’un système qu’ils font fonctionner à bout de bras », tout en appelant à améliorer le service public de la justice  (facebook.com) 

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Jean-Michel Baylet, viol sur mineure.

Agression le 8 août à Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne). Selon les informations disponibles, il a été bousculé, frappé à la poitrine et craché dessus par un homme, alors qu’il demandait à des résidents de baisser le volume d’une musique forte provenant d’un garage. L’agresseur, un homme de 42 ans, a été placé en garde à vue. Sa femme, également présente, a été entendue avant d’être libérée pour raisons familiales, mais elle sera à nouveau entendue dans le cadre de l’enquête.

Baylet a déposé plainte le lendemain, dimanche 9 août 2026. L’enquête est en cours et confiée à la gendarmerie de Valence-d’Agen.

Jean-Michel Baylet, maire de Valence-d'Agen depuis 2020 et candidat aux municipales de 2026, fait l'objet d'une plainte pour viols et agressions sexuelles sur une mineure de moins de 15 ans, révélée en mars 2021

L'enquête, ouverte à la suite de cette plainte, a été classée sans suite le 17 janvier 2022 pour prescription

Jean-Michel Baylet a toujours nié ces accusations, les qualifiant d'« allégations mensongères » et affirmant que les faits présumés remontaient à 45 ans (bfmtv.com)

Contexte actuel (août 2026) :

Une pétition, lancée par l'association Mouv'Enfants, demande son retrait de la candidature aux municipales de 2026, invoquant l'exemplarité des élus et la protection des mineurs. La pétition a recueilli plus de 15 000 signatures début mars 2026

  • L'association souligne que la prescription ne signifie pas l'innocence et réclame l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs
  • Jean-Michel Baylet a été réélu maire de Valence-d'Agen dès le premier tour des municipales de 2026 avec 61,33 % des voix  (facebook.com)

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Guillaume Pley répond - Contestations de ses victimes

Plusieurs médias ont relayé de nouveaux témoignages depuis début août 2026, dont :

  • Un témoignage publié par Le Monde le 10 août 2026, où une victime affirme que Guillaume Pley, alors âgé de 26 ans, lui a envoyé des messages explicites via Facebook en 2011, alors qu’elle avait 14 ans. Il l’aurait appelée « bébé », lui aurait proposé un « plan à trois » et évoqué sa « première fois »  (20minutes.fr)

Une enquête des Inrockuptibles publiée le 5 août 2026, qui détaille des échanges avec plusieurs adolescentes, dont l’une aurait été surnommée « baby » et aurait reçu des questions sur ses expériences sexuelles

  • Une vidéo du youtubeur TPZ, sortie le 2 août 2026, qui a contribué à relancer l’affaire avant d’être dépubliée par YouTube, ce que le média La Voix du Nord a dénoncé comme une tentative de censure  (lavoixdunord.fr)

Réponse de Guillaume Pley Dans un communiqué publié le 7 août 2026, il a reconnu des « erreurs par le passé » et exprimé des « regrets » sur la manière dont son équipe et lui-même échangeaient avec des mineurs, tout en affirmant que certains messages incriminés ne provenaient pas directement de lui. Il a ajouté que ces échanges visaient à encourager la participation à ses émissions, mais qu’ils étaient « inappropriés et manquaient de discernement » (lemonde.fr) (leparisien.fr)

Conséquences récentes

  • Il a annoncé le 12 août 2026 déposer plusieurs plaintes pour diffamation contre des personnes ou médias qui l’accusent, selon Le Figaro  (tvmag.lefigaro.fr)

Certains internautes et médias dénoncent une tentative de minimiser les faits, tandis que d’autres estiment que ses excuses ne suffisent pas  (instagram.com)

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lundi 10 août 2026

Petite histoire de la ville d’Harfleur - Des origines au XIXe siècle

 

Petite histoire de la ville d’Harfleur

Des origines au XIXe siècle

Editions des régionalismes de Cressé

2016

1ère édition : 1868

 

Harfleur a été une petite république au sein d’un grand royaume. Les habitant-es n’y ont pas été tué-es par la justice. Ndlr : fierté ! (p 111)

 

On a trouvé un dolmen à la Pierre grise, à Ecures. Il est conservé à Montivilliers. (p 5)

Jules César a fait construire une chaussée romaine entre Harfleur et Caudebec. Elle passe par le Mont Cabert. (1)

Les Saxons fondent à Harfleur (= Harofloth) une première colonie au 5e siècle. (2) Ce port est renommé au moment des invasions normandes au 9e siècle. (p 6)

La source de richesse d’Harfleur est le sel que l’on cultive dans les salines. (p 7) (3)

Du 11e au 13e siècle, les Bénédictines de Montivilliers perçoivent les droits du port d’Harfleur. (p 8)

En 1150, Harfleur devient une cité française après l’accord entre Louis VII, roi de France et Henri de Plantagenêt. (4) Puis, elle devient anglaise par le jeu des mariages d’Henri, roi d’Angleterre qui marie son fils Henri avec Marguerite, la fille du roi de France. Ndlr : il ne faut pas se perdre entre les noms…

Philippe Auguste s’empare de la Normandie et Harfleur redevient française. Au 13e siècle, le port royal est creusé, entouré d’une ville fortifiée. (p 9) 


                                Jean VI Malet de Graville, aïeul de Louis Malet de Graville, amiral.

Jean Malet, seigneur de Graville, de Bernay et de Séez (Sées ?) fut décapité sur ordre de Jean II (p 12) (5)

En 1340, le port commerce avec l’Ecosse, l’Italie, l’Irlande, le Portugal. En 1341, les Portugais sont exemptés de payer les frais de port. On charge et on décharge de jour comme de nuit. Des lamaneurs guettent les bateaux entre Leure (avant port) et Harfleur. (p 13)


Godefroy de Harcourt, seigneur normand dans le Cotentin, trahit et renseigne Edouard, roi d’Angleterre qui envahit la Basse-Normandie pour des pillages en 1346. (p 14) (6)

Les Anglais louchent sur Harfleur depuis Honfleur au temps du  prince Charles, Duc de Normandie, fils du roi de France. (p 15)

 Jean de Béthencourt, de Grainville-la-Teinturière, devient le vice-roi des Canaries qu’il a obtenue de Robert de Bracquemont. (7) 25 ans plus tard, il rentre chez lui et y meurt de chagrin. Les Anglais sont devenus maîtres de la France ! (p 19) (8)

Henri V d’Angleterre a connu une jeunesse de débauché. Puis, il devint sévère et despote. Roi pauvre, il a besoin du clergé. En 1415, il déclare la guerre à la France, affaiblie par une guerre civile. (p 21) (9)

 


                                                      Harfleur - Exposition "avant le Havre" 

                                                                          Graville et Leure 

Pendant le siège d’Harfleur, les Anglais occupent le Prieuré de Graville. Le duc de Suffolk y meurt de dysenterie. (p 22) (10)

Le 22 septembre 1415, les clés de la ville sont données au roi d’Angleterre. Le roi de France, par manque de soldats, ne peut s’y opposer. (p 23)

Par vengeance, les Anglais envoient les bourgeois d’Harfleur à Calais où ils seront emprisonnés. (11) Les bourgeois sont dépouillés et les Anglais s‘emparent de leurs maisons. (p 24)

William London, anglais, est mesureur du grenier à sel en 1419. (p 27)

Le 4 novembre 1435, Jehan de Grouchy libère Harfleur du joug anglais avec l’aide des Cauchois et de 104 Harfleurais qui étaient restés comme serviteurs des Grands Bretons. Mais en 1438, les Anglais reviennent et gagnent. (p 34)

En 1149, Charles VII, roi de France, contre-attaque et assiège Harfleur par terre et par mer. (p 35)

Après trente ans d’occupation, les Anglais rendent les clés de la ville. (p 36)

Sous Louis XI, Harfleur doit armer à ses frais (600 livres tournoi) le Magdalène de Harefleu, un navire de guerre royal. (p 39) (12)

Don Martin Ruiz de Avendano, espagnol, décrit Harfleur en 1405 : port de haute mer, avec une rivière pour les bateaux. La mer enveloppe la ville à moitié. (p 72) (13)

                                                         

                                                                Harfleur - Plan au XVIe siècle. 

L’enceinte mesurait trois kilomètres, était composée de 22 tours. Un pont-levis s’ouvrait ou se fermait. Une chaîne bloquait l’entrée du port selon les besoins. (p 74)

Au 15e siècle, les tours étaient surmontées de toits coniques. (p 82)

Les armoiries étaient peintes à l’or fin et avec de l’azur sur la forteresse, en 1487. (p 87)

En 1470, des navires bourguignons attaquent Harfleur. Les fossés sont remplis d’eau par les portes de Leure et de Montivilliers. L’artillerie est prête pour la défense. (p 40)

De 1474 au 16e siècle, il y avait un hôpital assez grand pour accueillir les séances municipales. (p 94)

Au 15e siècle, il y avait des vignobles à Oudalle et à Orcher. (p 101) (14)

Dès le 16e siècle, il y a plusieurs écoles publiques. (p 112)

En 1509, le cimetière était encore dans le centre, près de l’église. (p 95) (14 a)

                                                                  Harfleur, rue du Coq.

Depuis 1518, la place Gorand, près du pont Gorand, était le marché de la ville. (p 92)

En 1551, c’est la première fête de la Scie., lors du Carnaval du Mardi-Gras. On y chante les mauvaises actions des bourgeois. On apporte la scie aux couples violents sous la raillerie. Cette pression sociale oblige les couples à bien s’entendre. ( p 113)

En 1562, les protestants s’emparent du Havre et attaquent Harfleur. (p 52)

En 1621, nouvelles haines religieuses. Catherine de Médicis ordonne de démolir la forteresse d’Harfleur qui a tant coûté, de peur que les protestants ne s’y réfugient. (p 56)

En 1567, Colbert navigue dans une chaloupe sur le nouveau canal Vauban qui relie Harfleur au Havre. C’est la ruine complète d’Harfleur. Le moulin ne fonctionne plus. Les bourgeois ont quitté la ville pour aller au Havre ou à Rouen, aux alentours de 1674. (p 57)

En 1791, c’est la grande misère. L’administration municipale distribue 600 livres, au lieu de les dépenser dans les travaux, pour distribuer du pain et du bois aux indigent-es. (p 60)

                                           La peste dans une bible de 1411 (Abbaye de Lessay)

Les maladies.

Peste à Harfleur en 1502. Elle dure un an. (15) Les fossoyeurs sont super payés. Les barbiers (= pharmaciens) élisent un des leurs pour aller panser les malades. (p 48)

Paludisme et peste après 1517. (p 51) (16)

En 1522, il y a un hôpital en dehors de la ville. Une maladrerie accueille les malades de la peste, dans la chapelle Saint-Eloi, près du calvaire sur la côte Saint-Eloi. (Où ?) (p 109) (17)

 

Lutte contre l’envasement du port.

An 1299 : Première mention écrite de l’envasement d’Harfleur. Un canal est creusé vers la mer mais un procès intenté et gagné par les habitants de Leure le fait reboucher. (histoire de la cité d'Harfleur)

En 1372, les paysans doivent déblayer la vase dans la Lézarde. (p 17)

De 1469 à 1478, nouveaux travaux de désenvasement. Vase dans la Lézarde, construction de tranchées et d’écluses. (p 45)

Louis XI fait chercher un nouveau lieu. François 1er l’inaugurera 40 ans plus tard. (p 46)

En 1513, nouveaux travaux couteux et inutiles pour le désenvasement et enlèvement des galets.

Les galets empêchent les bateaux de pénétrer dans Harfleur par la Lézarde entre 1571 et 1581. (p 68)

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(1) Cette voie antique, souvent appelée chaussée Jules César, reliait Rotomagus (Rouen) à Juliobona (Lillebonne) en passant par Harfleur et Caudebec-en-Caux. Elle était stratégique pour les Romains, notamment pour le transport militaire et commercial entre la côte et l’intérieur des terres.

Localisation et traces actuelles :

  • La chaussée est aujourd’hui en grande partie disparue ou recouverte par des routes modernes (comme la D982 entre Harfleur et Caudebec-en-Caux).
  • Des vestiges ponctuels subsistent, notamment près de La Mailleraye-sur-Seine ou Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, où des fouilles ont révélé des sections pavées ou des fondations.
  • Elle est mentionnée dans des textes anciens et des cartes historiques, mais son tracé exact reste partiellement hypothétique.

Contexte historique :

  • Construite probablement au Iᵉʳ siècle apr. J.-C., sous l’empereur Auguste ou Tibère, et non sous Jules César (qui n’a pas opéré en Gaule du Nord).
  • Son nom populaire (« chaussée Jules César ») est une tradition locale, sans fondement historique strict. (Qwant)

(2) Contexte historique

·                                 Harfleur, située à l'embouchure de la Seine, était un site stratégique pour les échanges et les invasions en Gaule du Nord.

·                                 Les Saxons, originaires de la région correspondant à l'actuelle Allemagne du Nord, ont commencé à s'installer en Gaule à partir du IIIe siècle, notamment pour piller ou s'installer durablement.

Fondation de Harofloth

·                                 La première colonie saxonne à Harfleur est souvent appelée Harofloth (ou Haroflod en vieux saxon), un nom qui signifie probablement « flot des Saxons » ou « embouchure saxonne ».

·                                 Cette installation est généralement datée du début du Ve siècle (vers 410–450), une période marquée par les grandes migrations et l'affaiblissement de l'Empire romain en Gaule.

·                                 Les Saxons ont profité du déclin de la domination romaine pour s'installer durablement dans la région, notamment autour de l'estuaire de la Seine.

Preuves archéologiques et toponymie

·                                 Des fouilles archéologiques menées à Harfleur ont révélé des traces d'occupation saxonne, notamment des artefacts (céramiques, fibules, armes) typiques des Ve–VIe siècles.

·                                 Le nom Harfloth (ou Harfleur) est d'origine saxonne, ce qui confirme leur présence précoce dans la région. Le suffixe -floth ou -fleur (du vieux norrois fljót ou du saxon flod, signifiant « fleuve » ou « flot ») est caractéristique des toponymes saxons ou vikings en Normandie.

Évolution ultérieure

·                                 Harfleur est devenue un port important sous les Vikings (à partir du IXe siècle), puis sous les ducs de Normandie.

·                                 La ville a conservé son rôle stratégique jusqu'à la guerre de Cent Ans, avant de décliner au profit du Havre, fondé plus tard (1517). (Qwant)

(3) Harfleur et le sel : une histoire ancienne Harfleur, port historique de l’estuaire de la Seine, a effectivement tiré une partie de sa richesse du commerce et de la production de sel dès le Moyen Âge. Le sel était une ressource précieuse, utilisée à la fois pour la conservation des aliments et comme monnaie d’échange. Les marais salants de la région, notamment autour d’Harfleur et du Havre, ont joué un rôle clé dans cette économie.

Cependant, la production de sel par évaporation de l’eau de mer (saliculture) dans les marais salants normands a décliné à partir du XIXe siècle, en raison de la concurrence du sel gemme et de l’industrialisation. Aujourd’hui, il n’existe plus de salines actives à Harfleur même, mais cette activité a marqué son histoire économique et culturelle. (Qwant)

(4) En 1150, Harfleur est effectivement passée sous contrôle français après un accord entre Louis VII (roi de France) et Henri de Plantagenêt (futur Henri II d'Angleterre). Cet accord s'inscrit dans le contexte des tensions féodales entre la couronne de France et les possessions des Plantagenêts en Normandie.

Contexte historique :

·                                 En 1150, Henri de Plantagenêt (alors duc de Normandie) et Louis VII cherchent à stabiliser leurs relations après des décennies de conflits.

·                                 L'accord permet à Harfleur de devenir une ville française, marquant un recul temporaire de l'influence anglaise en Normandie.

·                                 Cet épisode précède de peu le mariage d'Henri de Plantagenêt avec Aliénor d'Aquitaine en 1152, qui étend considérablement les territoires sous contrôle des Plantagenêts en France. (Qwant)

(5) Jean II le Bon a régné de 1350 à 1364. Si Jean Malet a bien été décapité sur son ordre, cela situe l'événement entre 1350 et 1364.

Cependant, les sources historiques précises sur cet événement spécifique sont rares ou peu accessibles en ligne.  (Qwant)

jean II malet de gravilleSeigneur de Graville, Sées et Bernay (27), Prévôt de Sées (61) chevalier banneret (Flandres, 1302, ost d’Arras) fait chevalier par le Roi (1313) avec Louis «Le Hutin», Philippe «Le Long» et Charles 1265-1341 (Geneanet)

La famille Malet de Graville, issue de Robert Malet, seigneur de Graville, était une maison influente en Normandie, avec plusieurs branches éteintes ou subsistantes au XVIIIᵉ siècle Wikipédia. Jean Malet, seigneur de Graville, de Bernay et de Séez, hérite de ces titres et de ses possessions, et exerce des fonctions administratives et militaires. (Wikipedia)

(6) Godefroy d'Harcourt (vers 1306–1356) est une figure majeure de la guerre de Cent Ans. Il est surtout connu pour avoir soutenu les prétentions d'Édouard III d'Angleterre sur la couronne de France, en raison de ses liens familiaux avec la reine Isabelle de France (mère d'Édouard III). Il fut l'un des premiers à rallier Édouard III en 1337, contribuant ainsi à déclencher la guerre de Cent Ans.

Cependant, il n'est pas exact de dire qu'il a "trahi et renseigné" Édouard III au sens d'un espionnage actif. Son engagement était plutôt politique et militaire : il a mis ses terres et son influence en Normandie au service de la cause anglaise, en échange de soutien contre le roi de France Philippe VI de Valois. Il a notamment participé à des raids et des batailles aux côtés des Anglais, comme à la bataille de Crécy (1346). (Qwant) Ndlr : un Normand le nomme de traître, c’est normal…

(7) Jean de Béthencourt, un noble normand, a mené une expédition vers les îles Canaries en 1402, avec l'appui du roi Henri III de Castille. Il a été nommé seigneur des îles Canaries par Henri III, puis vice-roi par son successeur, Jean II de Castille, en reconnaissance de ses conquêtes et de son rôle dans la christianisation des îles. Il a notamment conquis Lanzarote, Fuerteventura et El Hierro entre 1402 et 1405. (Qwant)

(8) Les Anglais ne sont pas devenus maîtres de la France en 1430. Leur domination maximale date plutôt de 1420-1429 (traité de Troyes en 1420, où Henri V d'Angleterre est reconnu héritier du trône de France). Après 1429, la situation bascule progressivement en faveur des Français. (Qwant)

(9)15e siècle - Harfleur et les mariages :

·                                 Harfleur, une ville normande, est effectivement passée sous contrôle anglais en 1415 après la bataille d'Azincourt, bien avant les mariages dynastiques.

·                                 Le mariage d'Henri V avec Catherine de Valois (fille de Charles VI) en 1420 renforce les liens dynastiques, mais Harfleur était déjà anglaise depuis plusieurs années.

Harfleur n'est pas devenue anglaise par ce mariage, mais par la conquête militaire :

·                                 Harfleur a été prise par les Anglais en 1415 (la même année qu'Azincourt), lors de la campagne d'Henri V en Normandie.

·                                 La ville est restée sous contrôle anglais jusqu'en 1449, date à laquelle elle a été reprise par les Français pendant la reconquête de la Normandie. (Qwant)

(10) Le duc de Suffolk mentionné ici est probablement William de la Pole, 1er duc de Suffolk (1396–1450), un noble et militaire anglais. Cependant, il n'est pas mort lors du siège d'Harfleur en 1415, mais bien plus tard, en 1450, lors de son retour d'exil en France, probablement assassiné ou exécuté à bord d'un navire près de Dover (Angleterre). (Qwant)

(11) Contexte : Harfleur, une ville portuaire normande, a été assiégée et prise par les Anglais en 1415 sous le commandement du roi Henri V. Après la reddition de la ville, une partie de la population civile, notamment les bourgeois, a été contrainte de quitter Harfleur pour se rendre à Calais, alors sous contrôle anglais depuis 1347.

Destination et traitement : Les bourgeois d'Harfleur ont été envoyés à Calais, qui était une place forte anglaise en France. Cependant, il n'existe pas de preuve historique claire indiquant qu'ils y ont été emprisonnés systématiquement. La plupart des civils expulsés ont probablement été utilisés comme otages ou soumis à des conditions de vie difficiles, mais les archives ne mentionnent pas une incarcération massive et organisée dans des prisons calaisiennes.

Sources historiques :

  • La prise d'Harfleur en 1415 est bien documentée, mais les détails sur le sort exact des bourgeois envoyés à Calais restent flous dans les chroniques médiévales. (Qwant)
  • (12 Harfleur était, dès le Moyen Âge, le principal port de Normandie et une place stratégique pour la marine royale française, notamment en raison de sa position à l'embouchure de la Seine. Son rôle était à la fois commercial et militaire, surtout face à la menace anglaise pendant la guerre de Cent Ans.
  • Le port était équipé pour accueillir des navires de guerre, et Harfleur servait de base pour la flotte royale française, notamment sous les règnes de Charles V et Charles VI.

La Magdalène de Harefleu

  • Nom : Magdalène de Harefleu (ou Magdalène d'Harfleur).
  • Type : Navire de guerre royal, probablement une nef ou un cogge, typiques des navires de guerre médiévaux.
  • Période : XVe siècle, période où Harfleur était un centre naval actif pour la France.
  • Rôle : Ce navire faisait partie de la flotte royale française, utilisée pour des missions militaires, des patrouilles ou des transports de troupes, notamment dans le cadre des conflits avec l'Angleterre ou pour protéger le commerce maritime.

Sources et références

  • Harfleur était surnommé le « Souverain port de Normandie et Clef du royaume » en raison de son importance stratégique.
  • Le port était un lieu de construction et d'armement de navires, avec une activité militaire soutenue au XVe siècle, notamment après la reprise de la Normandie par Charles VII en 1450.
  • Une étude spécifique mentionne Harfleur comme un port militaire médiéval entre le XIVe et le XVe siècle, avec une flotte composée de navires adaptés aux besoins de la couronne française. (Qwant)

(13) Don Martín Ruiz de Avendaño (ou Martín Ruiz de Abendaño y Tovar) est mentionné comme ayant séjourné à Harfleur aux côtés de don Pero Niño en 1405, dans le cadre d’une expédition navale visant à secourir les rois français et les marchands menacés par les corsaires anglais dans le golfe de Gascogne. (Qwant)

(14) Au Moyen Âge, la Normandie comptait de nombreux vignobles, notamment pour répondre aux besoins locaux en vin de messe et en consommation courante. Ces vignobles étaient souvent situés près des abbayes ou des zones urbaines, mais aussi dans des villages comme Oudalle et Orcher, où les conditions climatiques et les sols pouvaient être favorables à la culture de la vigne. (Qwant)

(14 a) Le cimetière à l’extérieur du centre : Fouilles :

Julien Boisson, « Harfleur – Les Coteaux du Calvaire » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 10 juin 2021

http://journals.openedition.org/adlfi/77538

 (15) La peste bubonique était une maladie récurrente en Europe à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance. Les épidémies duraient souvent plusieurs mois, voire plus d'un an dans les zones densément peuplées ou mal ravitaillées.

Cas spécifique de Harfleur en 1502 : Les archives historiques mentionnent effectivement une épidémie de peste à Harfleur cette année-là. Les sources disponibles indiquent que la maladie a frappé la ville entre 1502 et 1503, causant une mortalité importante et perturbant gravement la vie locale. Les habitants ont été contraints de prendre des mesures sanitaires strictes, comme l'isolement et la fermeture des portes de la ville pour limiter la propagation.

Sources historiques :

  • Les chroniques locales et les registres paroissiaux de l'époque (comme ceux de l'église Saint-Martin d'Harfleur) attestent de cette épidémie.
  • Des documents d'archives normandes, notamment aux Archives départementales de la Seine-Maritime, conservent des traces de cette crise sanitaire. (Qwant)

(16) Peste à Harfleur en 1518. Un document historique mentionne qu’en 1518, Harfleur a connu une année de peste. Cette épidémie a nécessité l’intervention de fossoyeurs, dont le travail était essentiel mais difficile à mobiliser en temps d’épidémie. Cela confirme la présence de la peste dans la région à cette période, bien que les détails précis sur l’ampleur ou la durée de cette épidémie ne soient pas précisés dans la source (books.openedition.org)

  • (17) Harfleur possède un patrimoine médiéval riche, mais les références disponibles concernent surtout :
    • L’église Saint-Martin (classée Monument Historique, architecture gothique).
    • Les fortifications médiévales (vestiges découverts lors de fouilles archéologiques).
    • La Maladrerie Saint-Lazare (ancienne léproserie médiévale située ailleurs à Harfleur, site protégé et ouvert au public en 2026). (Qwant)

 La Maladrerie Saint‑Lazare
Ancienne léproserie médiévale située hors du centre-ville, classée site protégé (bing.com)

  • Projet : ouverture au public prévue en 2026, elle permettra de découvrir un espace patrimonial lié à la vie des lépreux au Moyen Âge.

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