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dimanche 14 juin 2026

Féminicides - Irlande - 21 femmes - Pas d'émeutes - G7 -

 

Féminicides en Irlande 
21 femmes - Entre 20 et 82 ans
Toutes tuées par des Blancs 
Pas d'émeutes 

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G7

Pas de climat ni de femmes

La France au service de Trump.

Absence du climat

Emmanuel Macron a explicité que l’absence de discussion sur le climat visait à éviter de froisser le président américain. Les ONG, notamment Réseau Action Climat, ont dénoncé cette autocensure et ont appelé à une prise de position plus forte sur la crise climatique13. Le climat a été remplacé par des thèmes « moins conflictuels » tels que la biodiversité, la désertification ou l’océan3.

Absence du genre

Le thème « genre et climat » a également été retiré de l’agenda. Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat, a souligné que la France, qui se veut diplomate féministe, a laissé de côté la question de l’impact du climat sur les femmes, une ligne rouge que les États-Unis refusent d’intégrer3. Cette omission a été perçue comme un manque de courage par les militants féministes et les ONG qui souhaitent que le G7 aborde l’intersection entre égalité de genre et climat3.

Réactions et conséquences

  • ONG : Anne Bringault et d’autres directeurs de programmes ont dénoncé l’érosion de la solidarité internationale et la perte d’opportunités pour traiter des crises majeures2.
  • France : Le gouvernement a justifié la décision par la nécessité de maintenir la présence de Trump et de préserver l’unité du G73.
  • États-Unis : Le président a continué de minimiser le climat, ce qui a conduit à des communiqués sans mention du mot « climat »4.

Résumé

  • Le climat et le genre ont été écartés de l’agenda du G7 d’Évian pour éviter de contrarier Donald Trump.
  • Cette décision a suscité la colère des ONG et des militants qui considèrent que le G7, présidé par la France, a sacrifié des enjeux cruciaux pour préserver la présence américaine.
  • Les critiques soulignent un manque de courage et d’engagement de la France face aux défis climatiques et d’égalité de genre.

Footnotes

1.      Reporterre, 15 juin 2026 – Macron efface le climat de l’agenda pour ne pas fâcher Trump. 2

2.      Franceinfo, 10 juin 2026 – ONG estiment que plusieurs sujets majeurs ont été écartés pour ne pas froisser Trump. 2 3

3.      RFI, 23 juin 2026 – Réunion des ministres de l’environnement sans parler du climat, critique de Gaïa Febvre. 2 3 4 5 6

4.      Le Monde, 20 mai 2026 – Les États-Unis font tout pour ne pas faire apparaître le mot « changement climatique » dans le communiqué.

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Au 30 juin 2026, le collectif NousToutes dénombrait 71 féminicides depuis le début de l'année.

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29 personnes ont lu cet article.

 


mercredi 18 mars 2026

Enfance - Genre - Pouvoir - Représentations - Résistance -

 

Pour les enfants, le pouvoir a‑t‑il un genre ?

Grandissant dans un environnement imprégné par la mise en scène du pouvoir masculin, les enfants sont très tôt sensibles aux stéréotypes de genre. Comment cela influence-t-il leurs attitudes ? Considèrent-ils alors le pouvoir féminin comme moins légitime ? Ou se positionnent-ils contre les clichés ? La recherche fait avancer notre connaissance de ces représentations enfantines.

(…) Pour conclure, citons Mia, âgée de 7 ans, qui, dans l’une de nos études en cours, a choisi de s’attribuer une position dominante face à un personnage masculin : "Ça fait du bien ! C’est toujours les garçons qui commandent". Alors que la lucidité de Mia quant à l’existence d’une hiérarchie genrée ne fait ici aucun doute, cela ne l’amène pourtant pas à s’y soumettre. À la lumière de nos résultats, il apparaît que l’identification à son groupe de genre ainsi qu’une préférence croissante pour l’égalité alimentent cette résistance

pour-les-enfants-le-pouvoir-a-t-il-un-genre

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 13 personnes ont lu cet article.


dimanche 8 mars 2026

Violences faites aux femmes - Minorités de genre - 140 mesures à prendre - Egalité - Contrôle -

 

NousToutes974: se mobiliser pour la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux minorités de genre.

(…) Nous serons aussi dans la rue en solidarité avec nos sœurs et nos adelphes du monde entier et en soutien de tous les peuples victimes de la colonisation, des génocides, des guerres.

6 ans après #MeToo, nous appelons toutes les réunionnaises et réunionnais à créer un véritable sursaut de toute notre société et créer une déferlante violette partout en France et dans les outre-mer.

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Contre les violences faites aux femmes : NousToutes02 appelle à manifester, samedi.

Pour la 4e fois, le collectif NousToutes 02 mobilise ses troupes à l'occasion de la Journée contre les violences faites aux femmes.

Journal  L'Union

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Le collectif Nous Toutes 58 appelle à une marche contre les féminicides, les violences sexuelles et de genre à Nevers.

Le Journal du Centre.

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Une coalition féministe présente 140 mesures contre les violences sexuelles.

Soixante-trois organisations réclament une approche "globale" d'ampleur pour lutter contre les violences sexuelles, avec 140 mesures allant de l'éducation à la justice ou la santé. Ces propositions interviennent à deux jours d'une manifestation nationale contre les violences faites aux femmes.

(…) "Depuis #MeToo, les plaintes ont explosé. Il y a quasiment trois fois plus de plaintes aujourd'hui pour viol dans les commissariats" mais "pas trois fois plus de magistrats et d'enquêteurs", a déclaré Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, fustigeant des "taux de classement sans suite" "absolument inédits".

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23 novembre

Paris

« Je ne veux pas te castrer, je veux l'égalité. »

Féministes, engagées contre toutes les violences patriarcales, nous défilerons le 23 novembre prochain dans le cadre des mobilisations. (CGT).

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi 23 novembre à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes. (France info).

Plus de 400 organisations et personnalités ont appelé à manifester ce samedi 23 novembre contre les violences faites aux femmes. (L’Humanité).

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23 novembre

Paris

« Contrôle ta bite avant de vouloir contrôler le monde. »

Les inégalités entre les femmes et les hommes sont connues : les femmes comptent pour 46 % des salariés du privé mais 20 % des cadres dirigeants. (France stratégie).

De nombreuses pancartes dénonçaient les violences sexistes et sexuelles lors de la manifestation à Paris, le 23 novembre 2024. (France 24).

Paris, les organisateurs ont revendiqué la présence de 80 000 personnes, contre 12 500 pour la police. (Le Monde).

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Campagne de Solimut Mutuelle sur les inégalités de genre

Solimut Mutuelle de France a lancé une campagne dédiée aux inégalités de genre en santé.
Cette initiative se concentre surtout sur les femmes et met en avant le fait que ces inégalités sont d’abord politiques  (solimut-mutuelle.fr)

Points clés de la campagne

  • Thématique : les inégalités de genre dans le domaine de la santé, avec un focus particulier sur les femmes.
  • Objectif : sensibiliser le public et les professionnels de santé aux disparités de genre et promouvoir des actions pour les réduire.
  • Format : articles de blog et contenus d’actualité publiés sur le site de Solimut Mutuelle.
  • Date de publication : 06 mars 2026, avec un temps de lecture d’environ 9 minutes.

En lien avec l’appel à projets

Parallèlement à cette campagne, la Fondation Solimut Mutuelle de France a lancé un appel à projets (AAP) intitulé « Inégalités sociales de santé et de genre » visant à soutenir des chercheurs en sciences sociales.
Le projet retenu bénéficiera d’un financement de 40 000 € et se concentre sur la (re)production des inégalités sociales de santé par l’analyse de la réception des politiques publiques par les bénéficiaires  (fondationdelavenir.org)

03 26

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 19 personnes ont lu cet article.


mardi 6 janvier 2026

Cyberharcèlement - Punitions - Papacito - Imane Khekif - Emilie Hardouin -

 

Cyberharcèlement : insultes, messages sexistes et menaces, le triste quotidien des influenceuses.

Insultes, messages sexistes, menaces de mort ou de viol… Pour de nombreuses créatrices de contenu, la haine en ligne est devenue une pollution quotidienne. Pourtant, derrière l’écran, l’impunité recule. Il est temps de rappeler une vérité essentielle : le cyberharcèlement sexiste n’est ni une opinion, ni de l’humour, ni le prétendu « revers de la médaille ». C’est un délit sévèrement puni par la loi.

(…) Le problème c’est que ces plateformes ne réagissent que très peu et laissent la haine remonter à la surface. Tant que les algorithmes favorisent le clash et le ragebait, notre seule arme c’est de refuser de la nourrir, de rappeler qu’on a chacun notre rôle là-dedans et qu’il est de notre devoir de ne pas liker les haters, de ne pas les soutenir positivement et surtout de signaler les commentaires haineux. Il est également important de rappeler que le cyberharcèlement est une forme de harcèlement moral puni par le Code pénal belge soumettant les auteurs à une peine de prison de 15 jours à 2 ans.

cyberharcelement-insultes-messages-sexistes-menaces-triste-quotidien-des-influenceuses

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Cyberharcèlement

Papacito

Imane Khelif

Boxeuse

JO 2024

Procès

L'influenceur d'extrême droite Papacito sera jugé le 26 février 2026 à Paris pour cyberharcèlement envers la boxeuse algérienne Imane Khelif, suite à une polémique sur son genre lors des JO de Paris 2024.

Imane Khelif avait déposé une plainte le 12 août 2024, dénonçant une « campagne féroce » à son encontre. L'enquête a permis d'identifier Papacito comme l'un des principaux acteurs de ce harcèlement en ligne. (Qwant).

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Seine-et-Marne.
Lycéenne de 17 ans. Suicide.
Harcèlement scolaire.
Convocation des harceleurs.
Lycéenne convoquée le jour de sa mort.
La victime serait devenue coupable.......
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Harcèlement :

Émilie Hardouin – AP‑HP

  • Poste : Cadre administratif de pôle (contrôleur de gestion) au sein du pôle oncologie‑hématologie de l’AP‑HP (hôpitaux Tenon, Saint‑Antoine, Trousseau, Rothschild, La Roche‑Guyon) de 2011 à 2018  (off-investigation.fr)
  • Responsabilités : Gestion financière et contrôle de gestion du pôle, coordination avec les équipes médicales et paramédicales  (viadeo.journaldunet.com)
  • Allégations : Entre 2015 et 2019, elle a porté plainte pour harcèlement moral et sexuel contre plusieurs responsables, dont le professeur Guy Leverger, ainsi que contre l’AP‑HP et la ministre de la santé Agnès Buzyn  (off-investigation.fr)
  • Statut actuel : Son dossier est toujours en cours de traitement judiciaire. (Qwant).
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mercredi 26 novembre 2025

Eduquer les garçons - Société égalitaire - Stéréotypes de genre - Solitude - Police

 

Eduquer les garçons autrement pour prévenir les violences sexistes.

ÉDITORIAL. La journée internationale de lutte contre les violences sexistes est aussi l’occasion de repenser les normes et les valeurs avec lesquelles les garçons grandissent.

(…) Apprendre aux garçons à prendre soin d’eux-mêmes et des autres, leur transmettre de nouveaux modèles moins axés sur la performance et la rivalité et davantage sur la coopération et l’empathie, leur montrer des figures masculines intéressantes qui rompent avec les clichés constitue un puissant levier de prévention des violences sexistes. Mais repenser l’éducation des garçons ne peut pas reposer sur la seule responsabilité des parents. Cela devrait devenir le projet central d’une société égalitaire, partagé par l’école, les structures d’accueil de la petite enfance et tous les adultes qui les entourent. Un projet pour s’émanciper d’un système sexiste qui enferme tout le monde.

 eduquer-les-garcons-autrement-pour-prevenir-les-violences-sexistes

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Article non en entier :

Eduquer les garçons à la sensibilité, au soin, à l’écoute, pour «leur permettre d’exprimer toute leur humanité».

Les stéréotypes de genre qui imprègnent encore l’éducation des garçons les enferment dans des rôles qui nuisent à leurs relations et à eux-mêmes.

Ruth Whippman était sur le point d’accoucher de son troisième garçon, fin 2017, lorsque le mouvement #MeToo a explosé. L’essayiste anglaise vit aux Etats-Unis et, pour la féministe qu’elle est, c’est un tournant aussi historique qu’exaltant. Mais en tant que mère de garçons, ce moment suscite de la peur et beaucoup de questions. Soudain, les débats tournent autour de la masculinité toxique et des dommages créés par les hommes dans la société. «Je veux élever des fils confiants et qui rêvent en grand, est-ce que je dois leur apprendre à rester en retrait?» se demande-t-elle dans un livre* passionnant, où se croisent sa trajectoire de mère et ses analyses.

A côté de son quotidien bruyant et épuisant avec trois garçons «très conformes aux stéréotypes de leur genre» qu’elle raconte avec humour, Ruth Whippman parcourt des études, interroge des experts et mène des interviews avec des dizaines d’adolescents. Son constat: les jeunes hommes souffrent de solitude. Et, d’où qu’ils viennent, ils partagent la même crainte: être perçus comme faibles, vulnérables, ou féminins. Elle pointe la façon encore stéréotypée dont les garçons sont élevés: dès leur naissance, ils reçoivent moins de chaleur affective. En grandissant, ils ont moins de conversations sur leurs émotions et moins d’activités préscolaires propices à l’apprentissage, affirme-t-elle.

Le Temps. 

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"Un jour, ça finira mal" : enquête sur une famille marquée par les violences conjugales sur plusieurs générations.

Dans 'Un jour, ça finira mal', le journaliste français Valentin Gendrot relate l’histoire personnelle d’une branche de sa famille où la violence semble enracinée depuis longtemps. Son cousin, Jérôme, assassine sa femme Magali avant de se donner la mort en prison, laissant quatre enfants orphelins. Ses parents, condamnés et incarcérés pour complicité, mettent fin à leurs jours un an et demi plus tard. Un autre fils, Frank, s’était déjà suicidé après une séparation marquée par les coups. Deux générations plus tôt, c’est le grand-père qui frappait sa femme. Un phénomène systémique, où la reproduction de la violence conjugale se perpétue d’une génération à l’autre, la branche pourrie de son arbre généalogique. Il était l’invité de Matin Première.

(…) Des meurtres commis souvent au moment de la séparation.

Pourtant, la plainte sera classée sans suite. Valentin Gendrot évoque le manque de responsabilité collective et sur la prise en charge des plaintes en France pour violences conjugales, que ça soit par les gendarmes, par la police et par la justice. Jérôme aura fait payer Magali à coups de batte de baseball. "La grande majorité des féminicides sont commis au moment de la séparation. Magali a été tuée au moment de la séparation, au moment où Jérôme a compris que sa propriété ne le serait plus" indique le journaliste.

Lors de 'La Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes', l’Organisation Mondiale de la Santé a rappelé que toutes les dix minutes dans le monde une femme ou une fille est tuée par un proche

Depuis ce 25 novembre, un tout nouveau site est accessible aux victimes : stop-violences-femmes.be. Il a été lancé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie et la Cocof. Sa spécificité : réunir en un seul endroit toutes les ressources pour comprendre, agir et protéger des violences faites aux femmes. Il s’adresse aussi aux personnes qui ont un comportement violent.

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Police anti féministe contre un gendarme choqué par des flics fascistes qui posent avec une banderole à l'envers sur BFMTV.

Il y a des flics non fascistes.

La banderole, récupérée lors d'une manifestation contre les violences sexuelles et sexistes le 22 novembre 2025, portait l'inscription : « Antifa Féministes contre la transphobie & le racisme ».

Selon Blast, cette pratique de retourner la banderole de l'adversaire est une pratique connue des milieux hooligans.

La photo a été prise après une manifestation où les policiers avaient également protégé des cortèges d'extrême droite.

La préfecture de police a qualifié la photo de « maladroite » mais n'a pas encore commenté davantage.

Certains policiers peuvent ne pas être fascistes, mais leur fonction et leur environnement professionnel les exposent souvent à des dynamiques de frustration, de racisme et de fascisme, comme le soulignent les auteurs Serge Quadruppani et Jérôme Floch.

Ces exemples montrent que des policiers non fascistes existent, mais ils semblent être minoritaires et souvent marginalisés au sein de leur profession. Le contexte souligne également que la structure même de la police et son rôle dans la société rendent difficile la coexistence avec des idées antifascistes ou progressistes. (Qwant).

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Féminisme contre la police

La banderole est mise à l'endroit

Les militantes sont sans cagoule

Message antiféministe et raciste des policiers

Rupture avec les valeurs républicaines.

Une enquête administrative a été ouverte après la publication d'une photo montrant des policiers posant derrière une banderole féministe retournée. La banderole, saisie lors de la manifestation contre les violences sexuelles et sexistes du 22 novembre 2025 à Paris, portait l'inscription "Antifa Féministes contre la transphobie & le racisme".

La banderole retournée et les poses des policiers ont été interprétées comme un message antiféministe et raciste, en contradiction avec le principe de neutralité du service public. (Qwant).

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Quand on dit que les éducateurs ne sont plus assez formés, voilà une dérive possible.
Ils ont filmé un gamin de huit ans en train de se faire raser la tête, en mesure de répression.
Ils se sont passés la vidéo sur une boucle, entre eux.
Apparemment, il est dévêtu.
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30 personnes ont lu cet article.


 

mercredi 20 septembre 2017

La question du genre dans l'orthographe - Fête de l'Humanité - 2e partie

Première partie ici:

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Je partage complètement que la langue soit un état de rapport de forces entre les femmes et la société. Je voudrais savoir si dans les autres langues, nordiques, l'allemand, l'anglais, le suédois, etc. on perçoit de manière aussi forte les inégalités envers les femmes dans la vie.


Le masculin l'emporte sur le féminin? Cette règle a du mal à passer chez les féministes...
Ca rejoint ce que dit la camarade là-bas sur le féminisme. Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas que c'est pour l'égalité. C'est pour ça qu'a été créé le masculinisme. Beaucoup de personnes sont au fait que le féminisme est pour l'égalité. Mais, pour les autres, c'est assez dur de leur faire comprendre ça. Je ne sais pas si vous avez des idées ou des astuces.


Le masculin l'emporte sur le féminin? C'est à voir....
Il y a vingt ans, j'ai commencé à dire à mon enfant policier/policière, pompier/pompière. Policière, c'est passé, pompière pas encore. Il se faisait reprendre à l'école parce que ce n'était pas juste.


Mon fils revient dans ma chambre en pleurant. Il disait "Maman, il n'y avait pas de femme préhistorique!". Je disais toujours "les hommes préhistoriques" au lieu de dire "les humains préhistoriques". L'éducation non sexiste, ça marche, quand il pense homme, il pense femme aussi  et inversement.



J'étais un peu hoministe et pas que féministe. J'avais oublié les hommes.

Le masculin l'emporte sur le féminin? Mon oeil! Dans l'écrit, c'est extrêmement compliqué. Surtout quand on est un homme et qu'on essaie de se battre pour l'égalité femmes/hommes. Ce sont des réflexes qu'on n'a pas. Il y a un autre aspect à côté du combat de la langue à proprement parler.



Le vrai combat est dans la logique du droit. Les juristes sont complètement fermés avec des concepts fermés. Le concept le plus central en droit est celui de sujet de droit qui n'existe qu'au masculin. Après on est un meuble, un bien, un immeuble. Soit ça soit un objet. 
Pour faire bouger les juristes et se battre contre eux aussi car les ont la main-mise sur la langue juridique, et on est formatés, il va y avoir un combat pas seulement sur la langue mais sur le système juridique et la manière dont on pense le système juridique: le sujet du droit et de l'Homme avec un grand H. Parler des droits humains ne suffira pas. Il faudra changer la logique. La filiation se fait auprès de l'homme. On prend le Code Civil. La naissance se fait par la déclaration du père ou de la mère, mais en premier c'est le père. Dans le Code Civil, on a l'homme partout, la propriété partout, et la propriété masculine qui se fait dans l'histoire.




Hugo Pompougnac rappelle que l'on s'achemine doucement vers la fin de la discussion.





Il va falloir se débarrasser de cet homme-là (dominateur, NDLR) et cela va demander beaucoup d'énergie et pas seulement des féministes. Tout le monde doit s'y mettre bien entendu. Cela fait trente ans que le nom des droits de l'homme est contesté par les féministes. Des jeunes commencent à remener la bagarre. L'argument qui dit que l'on ne peut pas changer ce terme car ça date de la Révolution est le plus mauvais argument du monde. La Déclaration des droits de l'homme de 1789 était faite pour les hommes et pas pour les femmes. C'était clair et net. Les femmes ont protesté dans les semaines qui ont suivi. et on leur a dit "Non, non, ce n'est pas pour vous!"
Une association qui veut défendre les droits de tous devrait changer de nom. L'histoire de la majuscule (le H de Homme NDLR) est une embrouille.







Robespierre parle de la Déclaration des droits de l'homme sans mettre de majuscule à homme. On nous fait croire qu'avec une majuscule, mesdames, vous êtes comprises, c'est non. D'abord, ça ne s'entend pas une majuscule et c'est une invention par je ne sais qui. On aimerait voir l'inventeur. On doit se débarrasser de ça.
On aura besoin de beaucoup de monde. Dans chaque domaine, il va falloir penser à ça. Dans le droit, c'est une évidence. L'ordre alphabétique pourrait fonctionner aussi pour parler de la femme et de l'homme là où il faut.  Avant le père passe la mère. Le M est avant le P.
Si vraiment on parle des deux, cela ne devrait pas poser problème.
La question est : parle-t-on vraiment des deux?


Sur le mot féministe sans e qui deviendrait féminist, la  langue n'est pas une science exacte. On ne décide pas un jour que deux et deux cela ne faisait pas deux et demi mais quatre, donc on change. On ne peut pas faire comme ça.
Il y a une histoire des mots. Le mot féministe est un mot qui est né avec un autre sens. C'était utilisé dans la médecine au 18e et au 19e siècle. Il parlait des hommes féminisés dont le corps n'était pas tout-à-fait viril. On disait qu'ils souffraient de féminisme. Historiquement, les féministes dont nous parlons, nous, ont repris ce terme pour transformer le stigmate et ont dit "Maintenant, nous, on va s'appeler comme ça."
Est-ce qu'un jour, on changera de terme? Je ne sais pas. Mais en tout cas, il faut faire un petit peu d'explications. C'est une question d'éducation.


La domination masculine. Quand je parle des lettrés, je ne veux pas dire qu'ils sont les seuls à agir. Mais ce sont souvent eux qui construisent les raisonnements favorables à la domination masculine. Il est clair que ces gens-là doivent être mis en cause quand ils ne sont pas égalitaires ni égalitaristes. Il est clair aussi que ce ne sont pas eux qui décident. Si les choses mises en place par les masculinistes ont marché, c'est dû au fait qu'ils ont commencé dans une France peu lettrée, les gens allaient peu à l'école. Il y avait une toute petite élite masculine qui allait à l'université. Ce sont eux qui écrivent les livres et les dictionnaires. C'est relativement facile d'intervenir comme ça. De nos jours, ça n'est plus possible. L'éducation est pour tous. Et la langue est un bien commun. Tous les ans, les vrais faiseurs de dictionnaires vous expliquent qu'il y a quarante mots nouveaux qui sont entrés dans la langue. Ce n'est pas eux qui ont décidé. Les vrais lexicographes lisent les journaux, les blogs, écoutent la radio. Ils se disent: "Tiens, il y a tel mot, tel mot qui est apparu." Ce sont les gens qui utilisent la langue qui la font. Ensuite, il faut s'attendre à ce qu'il y ait des problèmes.


Chaque fois qu'on propose de faire une réforme de l'orthographe, ce qui est absolument nécessaire car les trois-quarts des petits Français sont paumés et trimballent toute leur vie une espèce de complexe car ils ne peuvent pas écrire une lettre, ni un livre, ni une poésie,  parce qu'on leur a répété qu'ils ne savaient pas et que le Français recule partout dans tous les pays car on est la langue la plus compliquée après le Japonais -je l'ai appris il n'y a pas longtemps- à cause de la différence entre l'écrit et l'oral, même quand la réforme est super-light,  on a des messieurs et des dames qui montent au créneau et ils ne sont pas n'importe qui. Regardez qui c'est!


Ce sont des gens qui défendent leur capacité à se penser supérieurs. Il y a un enjeu politique dans la langue qui dépasse complètement la question du féminin et masculin. C'est un enjeu social et politique. Il y a des actions citoyennes à faire autour de la langue et il faut assumer ça et s'investir, s'informer, faire de la formation, et on a raison quand on dit "le prof, la prof".



Je remercie Eliane Viennot qui une autrice des éditions iXe que j'ai la fierté d'avoir créé et dirigé. C'est une maison d'édition




Editions iXe.
Il y a une petite note de proximité qui invite les auteurs et les autrices, les lecteurs et les lectrices de iXe à adopter la règle de proximité avec quelques exemples.

Editions iXe.
Le combat féministe.
On a une place dans le monde et on doit l'assumer. Notre présence dans le monde passe par la langue. On y est souvent invisibilisées, pour ne pas dire silenciées. Comment s'affirmer dans une langue qui vous occulte et qui occulte le féminin avec un argument masculiniste et sexiste qui dit "que le masculin l'emporte au nom de la plus grande noblesse du sexe masculin sur le sexe féminin" ?
C'est un argument de force. Qu'est-ce que c'est la noblesse du sexe masculin? de l'homme par rapport à la femme?
C'est un argument de pouvoir qui vise à nous réduire au silence et à faire de nous des citoyennes de seconde zone comme pendant la Révolution française. On n'était pas incluses dans les droits humains. Il a fallu se bagarrer.
Les éditions iXe s'efforcent de faire bouger les lignes. Je n'ai pas de recette miracle sur la manière d'écrire.
Les écritures inclusives sont des tentatives que l'on introduit dans nos livres avec une petite avancée.  On utilise le point médiant et on ne sépare pas la marque du féminin de la marque du pluriel. Si on écrivait intelligent.e.s c'est donner au féminin un statut particulier qui l'isole dans le monde.


Ce qui compte d'abord, c'est la question de la personne. Si je prends le combat social auquel je suis attachée également, on voit avec les ordonnances une précarisation énorme de la population. Si on donne de la visibilité au fait que 80% des femmes qui travaillent en temps réduit  ne l'ont pas choisi, si on insiste sur la précarité particulière des femmes, on va faire progresser tout le monde.


Chaque fois qu'on personnalise un combat, en même temps, on aide l'ensemble de l'humanité. Le combat féministe d'aujourd'hui n'est pas du tout un combat fermé et étroit,  c'est un combat pour l'égalité. Je peux vous dire que moi qui ai été élue de Seine-Saint-Denis, et qui continue de me battre sur le terrain de la Seine-Saint-Denis, la question de l'égalité est sensible à tout le monde. Ce combat féministe est un combat extrêmement large.


On lit des textes sans tenir compte du contexte dans lesquels ils ont été écrits. Tout ce combat là fait qu'aujourd'hui, il y a plein de jeunes femmes qui se trouvent dans nos quartiers populaires dans des situations extrêmement difficiles.
Et puisqu'on parlait de la Révolution française un peu plus longuement que du reste, on n'est pas du tout dans le même contexte qu'en 1789. On n'a pas de raison de garder ce qui était écrit en 1789, bon ou mauvais, en 2017.


Il n'y a rien de plus moderne, à mon avis, que ce combat féministe que dans l'acceptation d'un combat pour l'égalité et la reconnaissance de la spécificité de chaque personne. Ca aussi, c'est important. Et puisqu'on parlait de cette règle de proximité possible,  on peut dire que ça aussi, ça donne de la liberté à chacun et à chacune. A chaque fois qu'on va gagner de la liberté, toute l'humanité s'en trouvera mieux.


Hugo Pompougnac conclut le débat et remercie les trois participantes pour leur disponibilité et leur gentillesse e pour tous les outils qu'elles mettent à la disposition pour la lutte. Il remercie aussi l'ensemble des camarades organisatrices qui ont permis à ce stand de tenir debout.
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