“HateAid claims
that Meta's smart glasses breach German privacy laws:
specifically, the Telecommunications, Digital Services and Data Protection Act.
It argues that selling the devices is a criminal offense because of their
covert recording capabilities.”
« HateAid affirme que les lunettes intelligentes
de Meta enfreignent les lois allemandes sur la protection de la vie
privée : plus précisément, la loi sur les télécommunications, les services
numériques et la protection des données. Il soutient que la vente des appareils
est une infraction pénale en raison de leurs capacités d’enregistrement
clandestin. »
En
Allemagne, l’association HateAid a déposé une plainte pénale
le 12 août 2026 contre Meta et plusieurs entreprises (dont
EssilorLuxottica pour les Ray-Ban Meta Wayfarer, ainsi que des détaillants
comme Fielmann, Apollo-Optik, Mister Spex et MediaMarkt). Elle accuse ces
lunettes intelligentes de violer la loi fédérale allemande sur la
protection des données numériques, qui interdit la vente d’appareils
de communication conçus pour filmer des personnes à leur insu. Selon HateAid,
ces appareils permettraient des enregistrements clandestins,
posant un risque majeur pour la vie privée, notamment en raison de leur
discrétion et de leur intégration dans un objet du quotidien.
L’Agence
fédérale des réseaux (BNetzA), autorité allemande de régulation, avait
déjà rappelé fin 2023 que les appareils permettant des enregistrements audio ou
vidéo non consentis étaient interdits. Cependant, elle précise que la vente
ou la possession de ces lunettes n’est pas interdite en soi, à
condition que la fonction d’enregistrement soit clairement signalée (par
exemple via un voyant LED visible).
Cette
plainte s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance accrue des
lunettes connectées en Europe, où plusieurs autorités (dont la CNIL en France)
soulignent les risques liés à la captation invisible de données et au respect
du RGPD. (Qwant)
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Meta - Procès - Oakland
Contexte
et enjeux Meta, maison mère de Facebook et Instagram, est poursuivi
par les procureurs généraux de quatre États américains (Californie, Colorado,
Kentucky et New Jersey) devant le tribunal fédéral d’Oakland, près de San
Francisco. Ce procès, qui s’ouvre aujourd’hui (13 août 2026)
par la sélection du jury, est considéré comme l’un des plus lourds de
l’histoire des réseaux sociaux aux États-Unis. Les débats commenceront le
18 août 2026 et devraient durer six semaines, avec un verdict attendu début
octobre 2026
Accusations
principales Les procureurs accusent Meta d’avoir conçu délibérément
Instagram et Facebook pour rendre les mineurs addicts, via des fonctionnalités
comme le défilement infini, les notifications nocturnes ou les « likes ». Ils
estiment que Meta a minimisé publiquement les risques pour la santé mentale des
jeunes, tout en mesurant ces dangers en interne (révélés par les « Facebook
Files » de Frances Haugen en 2021)
Demandes
des plaignants
- Restrictions strictes sur le
fonctionnement des plateformes pour les mineurs (vérification d’âge,
suppression des données des moins de 13 ans, encadrement des publicités).
- Pénalités financières pouvant
atteindre 1 400 milliards de dollars (un montant
théorique basé sur le nombre de mineurs exposés, chaque violation étant
passible de plusieurs milliers de dollars d’amende) (techforgoodcanada.com)
Témoignages clés
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, est cité comme témoin vedette. Il devrait être
interrogé d’ici fin septembre 2026 pendant trois heures. Ce
sera sa deuxième comparution en six mois, après celle devant un tribunal de Los
Angeles, jugée peu convaincante par les jurés(fr.news.yahoo.com)
Contexte
judiciaire récent Meta a déjà été condamné deux fois en 2026 :
- 24 mars 2026 : Condamnation à 375
millions de dollars par le Nouveau-Mexique pour avoir facilité
l’exploitation sexuelle des mineurs sur ses plateformes
(om)
Printemps
2026 : Condamnation à 6 millions de dollars en
Californie pour négligence envers une adolescente (medecingeek.com)
Particularités du
procès d’Oakland
- Premier procès fédéral contre Meta sur ce sujet.
- Le jury n’aura qu’un rôle consultatif : la juge
Yvonne Gonzalez Rogers (qui a déjà arbitré des affaires majeures comme
Apple vs Epic Games) fixera elle-même les pénalités et les mesures
correctives
- Les débats seront retransmis sans image sur
YouTube, permettant au public de suivre l’intégralité des auditions (lanouvellerepublique.fr)
Pourquoi ce procès est
historique ? Les plaignants comparent cette affaire à celle de
l’industrie du tabac dans les années 1990 : il ne s’agit plus de contester un
contenu publié par un utilisateur, mais la conception même des
plateformes, accusées d’être conçues pour maximiser l’addiction des
jeunes (liberation.fr)
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