lundi 28 septembre 2026

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir - John Cleland

 

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir

J. Cleland

 

Le récit se déroule à Londres, pendant le 18e siècle.

Perclus de dettes, J. Cleland écrit « Fanny Hill »pour se libérer de ses dettes. (1) Il fut payé 20 guinées, entre 1747 et 1750. La seconde version est expurgée en 1760. Il en reçoit 10 000 guinées. Un procès suit la publication du livre. (2) Il termine sa vie, seul, contre une pension de 100 livres par an, promettant de ne plus écrire de littérature érotique. (3) Il vit parmi une bibliothèque de livres rares et précieux. Il meurt en 1789. (p 166) (4)

« Fanny Hill » est la sœur anglaise de Manon Lescaut, en moins malheureuse.  (5)

Il existe des versions en italien, en français et en allemand. (p 169)

 

Guillaume Apollinaire raconte que deux admirateurs ont dévoré les chaussures de danse de la Taglioni, à Saint-Petersbourg, au 19e siècle. (p 14) (5)

Casanova se fait appeler Seinglat. (p 17) (6)

Le culte de la déesse Cypris concerne-t-il le vice ? (p 31) (7)

Le beau Tracey aimait tellement les livres qu’il les lisait pendant que le perruquier lui arrangeait les cheveux. (p 37)

 

Définition :

Une laïs favorite : (p 32)

Laïs est un prénom féminin d’origine grecque. Il peut aussi désigner deux courtisanes de la Grèce antique, toutes deux appelées Laïs. (Qwant)

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(1) John Cleland acheva Fanny Hill alors qu’il était emprisonné pour dettes, et il déclara l’avoir écrit par nécessité financière. Mais on ne peut pas affirmer avec certitude qu’il l’a commencé uniquement pour rembourser ses dettes : le manuscrit aurait pu exister avant son incarcération. (ebsco.com)

(en.wikipedia.org)

(2) John Cleland publie Memoirs of a Woman of Pleasure, connu sous le titre Fanny Hill, en deux parties, en 1748 et 1749. Le roman paraît alors qu’il est emprisonné pour dettes. (aliceandbooks.com)

En novembre 1749, Cleland et son éditeur Ralph Griffiths sont arrêtés et accusés d’avoir « corrompu les sujets du roi ». Cleland désavoue le livre, qui est officiellement retiré de la circulation. Mais, malgré l’arrestation et l’accusation, l’affaire n’aboutit pas à un procès. (en.wikipedia.org)

(3) John Cleland, l’auteur de Fanny Hill. La formule est à nuancer : après avoir été poursuivi pour ce roman, il échappa à une condamnation en invoquant sa pauvreté. Lord Granville lui obtint ensuite une pension annuelle de 100 livres, afin qu’il emploie ses talents à d’autres écrits.  (britannica.com)

On résume parfois cet arrangement comme une promesse de ne plus écrire d’érotisme, mais la source consultée ne confirme pas explicitement cette condition. Cleland mourut à Londres en 1789, à 79 ans ; dire qu’il « termina sa vie seul » demande aussi une source plus précise. (en.wikipedia.org)

(4) Il est mort à Londres le 23 janvier 1789.

(5) Oui, la comparaison fonctionne : Fanny Hill et Manon Lescaut sont deux héroïnes de romans du XVIIIᵉ siècle dont les aventures amoureuses les entraînent dans des vies mouvementées. Mais Fanny, dans le roman de John Cleland, raconte son parcours rétrospectivement et finit par trouver une forme de stabilité ; Manon, chez l’abbé Prévost, est emportée vers une issue tragique.

On pourrait donc dire : Fanny Hill est une Manon Lescaut qui échappe au malheur — et qui raconte son histoire avec une liberté de ton bien plus audacieuse. (Qwant)

(5) On sait en revanche que Taglioni a dansé à Saint-Pétersbourg : le musée des Arts décoratifs conserve des chaussons qu’elle y a portés lors d’une soirée d’adieu, le 1er mars 1842.  (collections.madparis.fr)

(6) Oui. Dans Histoire de ma vie, Casanova raconte qu’il a pris le nom de Seingalt — parfois écrit Seinglat — lors de son séjour à Soleure, en Suisse. Il s’agit d’un nom d’emprunt, pas de son nom de naissance. (Suisse)

(7) Non, pas en soi. Cypris est un surnom d’Aphrodite, lié à Chypre, où son culte était important. Comme Aphrodite était associée à l’amour et à la sexualité, certains auteurs anciens ont rapproché son culte de pratiques sexuelles ou de la prostitution sacrée. Mais cette interprétation est discutée par les historiens et ne permet pas de qualifier le culte de « vice » : c’est un jugement moral, pas une description historique neutre. (persee.fr)

(histoire-et-civilisations.com)

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dimanche 27 septembre 2026

Laélia Véron & l’OIP-SF - Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison

 

Laélia Véron & l’OIP-SF

Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison

Journal de 87 000 prisonniers (ndlr : et prisonnières)

Tracts Gallimard

N° 76

Mai 2026

 


Au 1er mars 2026, il y avait 87 126 prisonnier-ères dans les prisons françaises. (p 7)

L’univers carcéral est violent par excellence. (p 23) Ce n’est pas le « Club Med ». (p 31) Le budget augmente pour des prisons « toutes sécuritaires » (p  33) La surpopulation provoque un entassement d’humains (= entrepôt d’êtres humains) (p 57)

Tout est fait pour faire taire les détenu-es. Leurs écrits sont censurés. Il existe un journal « L’Envolée ». (1) L’association OIP-SF publie « Dedans-dehors ». (2)

Est-ce que la prison sert à quelque chose ? Croit-on encore à notre humanité partagée ? (p 61)

 

Durée moyenne en prévention

Sarkozy

3 semaines

Pour les autres, en 2025

3,8 mois

(p 5)

 


Durée de la détention provisoire

Correctionnelle

Criminelle

En réalité

4 à 6 mois maximum

1 an maximum

Des années, à cause du manque de moyens.

(p 13)

L’isolement :

L’isolement est un emprisonnement dans la prison. Le Conseil de l’Europe demande de ne pas dépasser 24 heures et d’y mettre fin le plus rapidement possible ; (p 16)

La prison de Saint-Martin-de-Ré présente de gros problèmes. La prison est isolée et aucune visite n’y est autorisée. Pas de formation ni de travail. (p 51)

Les quartiers disciplinaires :

En 2022, il y a eu 583 tentatives de suicide.

Il y a des demandes de la suppression des quartiers disciplinaires. (p 27) Ndlr : et celle de la prison ?

Les parloirs :

Après deux ou trois semaines de demande de parloir, le sésame peut être obtenu. (p 18)

Le portail en ligne est souvent saturé, mais quand la visite de 30 à 41 minutes est obtenue, les visiteuses sont fouillées, avec retrait du soutien-gorge (ce qui est humiliant devant tout le monde). Les enfants peuvent avoir une fouille à nu. (p 21)

La surpopulation rend impossible le droit de 3 visites par semaine. (p 20)

La misère sociale :

1/5e des détenu-es a été scolarisé-e

10% des détenu-es sont illettré-es

½ des détenu-es sont sans diplôme. (p 32)

Les SDF ont 5 fois plus de chance d’aller en détention provisoire. Leur comparution immédiate est multipliée par trois.

A l’entrée en prison, le taux de pauvreté est de 45% A la sortie, il est de 70%.

30% des détenu-es vivent avec 30 euros par mois. (p 41)

Il faut entre 300 et 400 euros par mois pour avoir une vie décente en prison. (Source Emmaüs) (p 42)

7 000 détenu-es dorment sur un matelas posé à même le sol. (p 54)

L’appauvrissement de la famille du détenu :

La famille  doit payer pour tout : la télévision, le téléphone, les transports, l’hébergement pour les visites, etc. (p 21)

Les troubles psychologiques :

2/3 des hommes et ¾ des femmes présentent des troubles à la sortie de la prison. (p 28)

Les soins de santé :

Il n’y a pas de dentiste, de cardiologue, de kinésithérapeute, d’ophtalmologiste, de gynécologue. On leur donne des anti-douleurs, sans autres soins. (p 29)

Les droits fondamentaux à la culture :

Darmanin, en 2025, a interdit la pratique du yoga, des jeux de société, de la musique, du théâtre, des conférences. (p 34) Après des polémiques sur le « luxe » de la culture en prison, le droit à la culture est nié. (p 35)

La violence :

Il y a clémence pour les gardien-nes de prison. (p 38)

Les tans-genres :

Iels vont en prison pour hommes, à l’isolement. (p 39)

Les femmes en prison :

Elles sont les grandes oubliées. Elles représentent 3,4% des détenu-es. En 2026, elles vont à Rennes, en Maison centrale, et à Versailles. (p 44 et 45)

En 2025, 16 bébés y sont né-es. Iels restent avec leur maman jusqu’à leur 18 mois.

Les femmes ne bénéficient d’aucune activité. La mixité pendant les activités est interdite. (p 47)

La perpétuité :

486 personnes sont condamnées à perpétuité (soit moins de 1%). Iels sont oublié-es. (p 48)

La sortie de prison : 

Pour obtenir sa liberté, un-e détenu-e doit trouver un logement ou fournir une attestation d’hébergement. (p 8) 36% des détenu-es conservent leur logement. Les autres (64%) n’ont rien de pérenne. (p 43)

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(1)   L'Envolée est un journal militant français créé en 2001 par des ex-prisonniers et proches, offrant un espace d'expression aux détenus et dénonçant les conditions carcérales, disponible gratuitement pour les prisonniers et en vente ou abonnement pour le public. (Qwant)

lenvolee.net/2024/10/27/le-journal-lenvolee-n60-est-sorti

blogs.mediapart.fr/journal-lenvolee/blog

(2)   L’OIP-SF publie la revue trimestrielle Dedans-Dehors, dédiée à l’analyse du monde carcéral et judiciaire, accessible via abonnement en ligne ou contact direct à l’adresse contact@oip.org.

boutique.oip.org/719_p_48164/la-revue-dedans-dehors.html

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USA - Les millionnaires se gavent - D. Trump - Travail - Héritage - Exploitation - Démocratie - Pleurs -

 

Millionnaires

USA

D Trump et sa clique se gavent en dollars, tout en riant.

Par W Ciolko

Donald Trump a offert 45 000 dollars en liquide à trois assistantes en cadeau de fin d'année, tout en promettant un "dividende" de 5 000 dollars par citoyen adulte en cas de victoire républicaine, et en empochant 1,2 milliard de dollars grâce aux cryptomonnaies en 2025. (Qwant)

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Millionnaires

USA

Ils le sont, non par leur travail, mais grâce au votre.

Par Benjamnin Slynstad

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USA

La démocratie pleure

Les lettres s'effondrent

Il ne reste plus que CRY

Par Benett

Les États-Unis, malgré des signes de stabilité récente (comme la certification paisible de l'élection en 2025), restent fragilisés par des crises démocratiques persistantes, un déclin de confiance institutionnelle et des tensions politiques non résolues. (Qwant)

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Wonder Woman et Wonder Girl -

 

Wonder Woman et Wonder Girl 

2017 - Wonder Woman est un film réalisé par Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine. Synopsis : C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones. (Allo Ciné)

Depuis le 7 juin dernier, une nouvelle adaptation des comics consacrés à Wonder Woman passeGal Gadot, déjà aperçue dans la peau du personnage dans Batman V Superman : L’Aube de la justice. (Screen review)

Wonder Girl is a legacy codename given to multiple characters in the DC Universe. It is mostly associated with the Wonder Woman Family. The name was originally used by Princess Diana in her earlier years. (DC wonder)

Wonder Girl est un nom de code hérité donné à plusieurs personnages dans l’univers DC. Elle est principalement associée à la famille Wonder Woman. Le nom a été utilisé à l’origine par la princesse Diana dans ses premières années.

Cassandra Sandsmark was originally the daughter of Olympian God Zeus and Dr. Helena Sandsmark. She became the second Wonder Girl in an attempt to save Wonder Woman's life. (Comicvine gamespot)

Cassandra Sandsmark était à l’origine la fille du dieu olympien Zeus et du docteur Helena Sandsmark. Elle est devenue la deuxième Wonder Girl dans une tentative de sauver la vie de Wonder Woman.

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samedi 26 septembre 2026

Le pape en France - Soutien de l'extrême droite - VSS dans l'église.

 

Le pape en France

Soutien de l'extrême droite

Problème des violences sexuelles.

  • La visite : Léon XIV est en France du 25 au 28 septembre 2026. Son programme comprend notamment Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz.
  • L’extrême droite : des critiques portent sur la présence de réseaux conservateurs dans l’organisation de la visite, notamment autour de la croix prévue au Stade de France et de l’identité visuelle de l’événement. Ce sont des accusations rapportées par la presse, pas la preuve que le pape soutient l’extrême droite. À l’inverse, ses prises de position contre la polarisation et l’extrême droite en Espagne ont été relevées par des médias.
  • Les violences sexuelles : sept victimes doivent rencontrer le pape à Lourdes le 27 septembre. Elles ont précisé que dialoguer avec lui ne signifie ni cautionner l’Église ni parler au nom de toutes les victimes. Des collectifs non reçus contestent le caractère privé de la rencontre et la sélection des personnes invitées.

En bref, la visite est à la fois un événement religieux et un enjeu politique, tandis que la rencontre avec les victimes est attendue comme un moment important — mais elle ne répond pas, à elle seule, aux demandes plus larges de vérité, de justice et de réparation. (Qwant)

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