Naissances hors hôpital : un doublement constaté.
Au
cours de la période 2013‑2022, la France a enregistré environ 35 000
naissances hors maternité, soit un taux qui a quasiment doublé
par rapport à la décennie précédente12.
Cette hausse s’explique en partie par la réduction du nombre de
maternités : le nombre de villes disposant d’une maternité est passé
de 416 à 373, ce qui a accru les distances à parcourir pour les femmes
enceintes2.
Conséquences sanitaires
- Le risque d’accouchement hors milieu
hospitalier augmente avec la distance à la maternité la plus
proche.
- Les femmes vivant dans des zones rurales ou dans
des territoires où l’accès à un médecin est difficile présentent un risque
1,3 fois plus élevé, et 1,8 fois plus
élevé lorsqu’elles habitent une commune rurale2.
- Les inégalités territoriales sont
marquées : seuls 15 départements affichent un taux d’accouchement hors
maternité inférieur à la moyenne nationale2.
- Les risques de mortalité infantile
sont plus élevés lors d’accouchements hors maternité, avec un excès de plus
de 204 décès avant l’âge d’un an2.
Contexte national
- La France est passée de la 7e place
mondiale en mortalité infantile en 1989 à la 25e en 20172.
- Une étude comparative estime que le pays enregistre
environ 1 000 décès de nouveau‑nés supplémentaires par
rapport aux pays les plus performants (Finlande, Norvège, Suède)2.
Réponse attendue
Ces
données soulignent la nécessité d’une politique d’affectation des
moyens qui prenne en compte les disparités territoriales et garantisse
un accès équitable aux soins périnataux, plutôt que de fermer des maternités
qui pourraient aggraver la situation des populations éloignées2.
Références
- Humanité – article sur le doublement des
naissances hors hôpital (2013‑2022).
- Christophe Prudhomme – analyse détaillée
des naissances hors maternité et de leurs conséquences.
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Prendre soin des mères, c’est prendre soin de toute la
société.
"L’important,
c’est que bébé aille bien." Cette phrase, beaucoup de femmes l’ont
entendue alors qu’elles tentaient d’exprimer leur détresse ou d’obtenir de
l’aide. Le manque de soutien et la difficulté d’être entendue — y compris dans
les espaces de soins et d’accompagnement — constituent pourtant des enjeux
majeurs de santé publique.
(…) Donner plus de
place aux voix et aux expériences des femmes, des familles, des
professionnel·les de terrain et des associations représentant les usagères des
soins périnataux dans l’élaboration des politiques et des modèles de soins est
indispensable. Leurs vécus et leurs expertises constituent des ressources
essentielles pour construire des soins réellement adaptés aux besoins des
femmes, dans toute leur diversité.
Prendre soin des
mères, c’est prendre soin de toute la société. Nous demandons des soins
périnataux qui prennent réellement en compte la santé mentale maternelle.
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Les femmes, les oubliées de la science sur
l’accouchement et l’allaitement.
La
médecine reproductive connaît très bien la qualité du lait maternel, les
indicateurs néonataux et les courbes de risque. Pourtant, lorsque 20% des
femmes québécoises décrivent des pressions coercitives, des gestes non
consentis ou une douleur ignorée lors de l’allaitement ou de l’accouchement,
ces savoirs-là – sur leur vécu, leur anxiété, leur autonomie décisionnelle – ne
comptent presque pas dans la décision médicale. Il est peut-être temps que la
médecine intègre pleinement leur vécu comme critère scientifique à part entière.
(…) Il est essentiel
à cet égard de reconnaître que les preuves scientifiques sont toujours
produites, sélectionnées et interprétées dans un cadre
normatif. Lorsque le corps est principalement envisagé à travers ses
fonctions reproductives, les connaissances qui s’y accordent tendent à
structurer les décisions.
Interroger cette
hiérarchie revient à élargir le cadre dans lequel elle est mobilisée. Cela
suppose de considérer les effets des pratiques médicales non seulement en
termes d’issues biomédicales, mais aussi en termes d’expérience vécue,
de santé mentale et de capacité à décider.
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Omar Sy défend la maternité de Trappes.
Omar Sy,
né à Trappes et dont la première naissance a eu lieu dans l’hôpital privé de
l’Ouest parisien (HPOP), a pris la parole pour défendre la maternité de
Trappes face à sa fermeture annoncée.
Points clés de son
message
·
Lieu de vie et de
mémoire
« Cette maternité de Trappes m’a vu naître. 23 ans plus tard, elle a aussi
vu naître ma fille aînée » ; il rappelle que « une maternité n’est pas
qu’un service hospitalier. C’est un lieu de vie, de mémoire, essentiel pour une
communauté »
·
Importance pour la
communauté
Il souligne que la maternité est un service de proximité indispensable
pour les futures mères, les familles et les personnes sans moyen de transport,
et qu’en la fermant, on « éloigne les soins, fragilise les parcours de vie
et creuse davantage les inégalités territoriales » (tf1info.fr)
·
Appel à l’action
Omar Sy espère que des solutions seront trouvées pour préserver
l’établissement, afin que chacun puisse « naître, grandir et fonder une
famille près de chez soi, dans des conditions dignes et accessibles » (fr.news.yahoo.com)
·
Réaction publique
Sa prise de parole a alimenté une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus
de 5 000 signatures pour s’opposer à la fermeture (tf1info.fr)
06 26
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