Aux USA et en France : "T'as les moyens. T'auras tout. T'as pas les moyens? T'auras rien." "Tu veux mourir de mort violente? Tu te fais contrôler par la police." Le sexe n'est pas un "travail". Soutien aux Palestinien-nes , aux Libanais-es, aux Iranien-nes. En 1832, Jeanne DEROIN disait : "Plutôt le célibat, que l'esclavage (NDLR : du mariage)". En 2024, 1 adulte français-e sur 3 est célibataire. 685 683'vues. Google attaque mon blog en supprimant des articles. Je vais sur Qwant maintenant.
Tonio était un jeune homme courageux et vaillant. Le travail
ne lui faisait pas peur. Il était le fils aîné de la mère Tablurion, une des
plus belles femmes dans tout le pays. Elle était une forte tête avec de la
gouaille. Rien ne la troublait et elle répondait du tac au tac. Mais elle avait
fortà faire avec toute sa marmaille et
son travail de lavandière lui rapportait tout juste de quoi ne pas mourir de
faim, tout juste assez pour nourrir cette nichée. Si ses mains étaient
craquelées, il valait mieux ne pas recevoir une ristourne qui claquait sur les
joues car elle était un peu irascible. Les enfants ne s’en approchaient pas.
Tonio vieillissait. Il était benêt, mais ça ne l’empêchait
pas de garder les vaches dans les champs ou de se faire employer dans les
fermes pour des travaux journaliers. Il aimerait maintenant se marier et fonder
une famille. L’heure tournait et c’était à son tour de s’installer. Sa mère
aurait une bouche de moins à nourrir. Seulement… oui, il y a toujours un
« oui, mais »…son pied bot et sa grosse bosse sur le front qui
n’avait pas diminué depuis sa naissance rebutaient les demoiselles. Il était
amoureux de la belle Manon, mais elle le toisait de haut et se moquait de lui
quand il avait le dos tourné. Quel malheur !
Le soir, à la nuit tombée, une fois couché sur sa paillasse,
il pleurait parfois.
« Oh ! Je voudrais être beau, rien qu’un jour
seulement ! Et pourquoi pas être intelligent aussi ? Mais comment
faire quand je ne possède rien, pas même une masure ? »
C’est à la suite d’une telle séance de sanglots qu’apparut
dans sa chambre une fée. Elle lui dit :
« Je sais que tu
ne connais pas la chirurgie esthétique, lui dit-elle. Plus tard, les humains
l’utiliseront pour corriger leurs défauts physiques. Si tu es d’accord avec ma
proposition, je t’éviterai ainsi les douleurs post-opératoires, et les
angoisses de la guérison. Tu connaîtras tout de suite, avec ma baguette
magique, le résultat de ta transformation. Pour l’intelligence, le traitement
du cerveau par l’opération cervicale iconique n‘est pas encore au point. Qu’est
ce que c’est ? Ce n’est pas une lobotomie. Non ! C’est vrai que tu ne
peux pas connaître la lobotomie non plus. Disons pour simplifier que c’est plutôt
un nettoyage des connexions neuronales qui remet le cerveau d’aplomb en
intervenant sur les neurones déficients. La myéline est reconstituée, les liens
réaffirmés et tout repart ! Mais moi, je vais le faire sur toi, sans
anesthésie, directement par l’impulsion radicale et ferme de ma main. Je
possède ce pouvoir. Et puis, je suis généreuse aujourd’hui. Je vais te
faire faire des économies. Avec tes quelques deniers épargnés dans ta misérable
bourse, tu ne pourrais pas t’offrir un tel luxe médical. Garde-les pour la
cérémonie du mariage.»
Elle tourna autour de Tonio, évaluant mentalement les
qualités et les défauts de celui-ci, et elle rajouta :
« Je peux t’aider. Je t’entends souvent pleurer. Tes
pleurs sont parvenus dans le brouhaha cosmique jusqu’à mes oreilles. Mais si tu
veux que mon aide dure, tu dois épouser ma nièce. Tu la connais. Elle s’appelle
Françoise. Elle est orpheline de père et atteignant la semaine prochaine ses
dix-huit ans, elle peut se marier rapidement. Sa mère et moi-même serons
soulagées de la savoir casée. Mais sache que si tu divorces ou si tu
l’abandonnes, tu recouvreras ton aspect de maintenant, et tu retomberasdans ton désespoir. Je te préviens tout de
suite, Françoise a un caractère bien trempé.»
Tout à coup, elle regarda sa montre.
« Oh, la, la ! Je te la fais courte. J’ai reçu un
autre appel de sauvetage en urgence. Il s’appelle Mathias. Bon, je ne voudrais
pas te presser mais tu as trois secondes pour donner ta réponse. Alors, c’est
oui ou c’est non ? »
Le pauvre Tonio est éberlué. Sous le choc, il découvre que
les fées existent vraiment, qu’il ne peut plus pleurer tranquillement sans être
entendu par une oreille mystique dans l’espace sonore intersidéral, et qu’il
doit se décider illico presto à se marier. Ca fait un peu beaucoup pour son
petit cerveau qui fonctionne au ralenti. Il commence à lever la main dans un
geste de désespoir et la fée la saisit.
« OK ? Tope-là ! Ton
avenir est assuré. Tous tes vœux seront exaucés. »
Il faut vite réagir. Tonio peut encore retirer sa main et
poursuivre sa vie comme maintenant. Tout défile devant ses yeux à trois cent
quatre-vingt-dix mille kilomètres par seconde. Est-ce que sa mère l’aimera
toujours en étant plus beau et plus intelligent ? Devra-t-il renoncer à
Manon quand il aura épousé Françoise ? S’entendra-t-il avec elle ?
Sera-t-il plus heureux ? Mais, la curiosité est un vilain défaut, et
tope-là, c’est parti pour la transformation ultra rapide.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la fée le transforme, puis
disparaît.
Il cherche un miroir.
« Oh, la, la, François 1er, à côté de moi, va
sembler palot. Quelle virilité emplie de charme sensuel et teintée d’une tonne
de clairvoyance ! Ca y est ! Eurêka ! J’ai tout ce dont j’avais
rêvé…. »
Mais une petite voix intérieure lui rappelle qu’il doit se
marier rapidement. Il se dirigea vers la maison de Françoise. Comment lui
présenter sa mutation physique ? Quelle histoire lui raconter ? Il ne
sait pas encore comment il va s’en sortir, mais il a un cerveau performant. Sa
confiance en lui est gonflée à bloc. Go !
Toc, toc, toc
« Qui c’est ? » hurle Françoise.
« C’est moi, Tonio. Est-ce que je peux
entrer ? » Et Françoise découvre le nouveau visage de Tonio, tombe
raide amoureuse de lui et oublie de lui demander comment il a pu obtenir cette
amélioration. Tonio voit dans quel trouble se débat Françoise et veut profiter
de cet avantage. « J’aimerais t’inviter au bal samedi prochain, » lui
propose-t-il. Elle minaude, fait l’effarouchée, balance ses mains devant elle.
Il insiste, elle accepte, le rose aux joues. L’affaire sera facilement conclue.
Ah, oui, la beauté aide à résoudre les problèmes et à ouvrir de nouvelles
portes habituellement fermées…
Au bal, toutes les filles courent derrière lui. Une
ritournelle de noms de danse parcourt son esprit. Ses pieds l’entraînent parmi
la ribambelle humaine. Quelle joie ! D’où cela lui vient-il ? Il s’en
moque, il savoure. Oublié le Tonio avec sa bosse sur le front. Son pied bot
devient un lointain souvenir. Il connaît les chorégraphies de toutes les danses
anciennes et modernes. Les forlanes, rigaudons, menuets,rocks, paso doble et bourrées n’ont plus de secret pour lui. L’anachronisme
ne l’étonne même pas ! Il savoure avant tout, il réfléchira après. Les jeunes filles se pâment, virevoltent
autour de sa belle personne, elles se font remarquer et attirent son attention.
Elles sont à deux doigts de lui sauter au cou. La rumeur d’un héritage
provenant d’une richissime tante lointaine se répand sur toutes les bouches.
Les plus vieilles villageoises imaginent qu’il a fait appel à un docteur
miraculeux avec cette manne providentielle. A sa nouvelle beauté s’ajoute la
richesse.Mais Françoise veille sur sa
proie et le protège des tentatives d’agressions féminines concurrentes. Françoise
n’est pas dupe. Elle ronge son frein. Tonio est pour elle et tant qu’elle ne
lui aura mis la corde au cou, elle affiche un sourire éclatant qui cache ses
sentiments négatifs. Gare à la vengeance ! Elle se connaît, elle ne
pardonnera aucune incartade.
Premier baiser entre Françoise et Tonio, déclaration d’amour
et demande en mariage. Tonio est pressé. Il ne veut plus reprendre sa forme
d’avant. Sa vie a changé et il en est tout heureux. C’est la première fois de
sa vie. Il n’en dit pas plus. Ca ne sertà rien. Il ne se pose plus de questions. Il est beau, intelligent. Ca
lui suffit.
Le mariage aura lieu le mois suivant. Momentanément, le
caractère de Françoise s’est adouci. L’amour lui donne des ailes, et elle a
peur de montrer son vrai visage qui pourrait faire fuir Tonio.
Ca y est, les bagues aux doigts sont échangées. Ouf !
Chacun peut souffler. Il doit maintenant satisfaire sa femme en tous points au
risque de revenir à son ancien statut qu’il ne veut plus recouvrer. Elle va
pouvoir exercer son emprise sur lui car elle sent qu’elle peut en profiter,
sans en connaître les vraies raisons. Mais elle ressent sa peur, alors qu’il
étale sa culture, même s’il possède une voix chaude et quand les femmes sont
toutes amoureuses de lui.
Et la première torture infligée va bientôt commencer. C’est la
pire. Il est séduit par toutes ces demoiselles qui virevoltent autour de lui,
mais il ne peut pas y toucher. Il doit censurer sa convoitise naturelle. Elles
lui sautent au cou. Il n’en peut plus.
Dans la gente féminine, le bruit court que la cerbère surveille
de très près sa victime. « Oh ! Comment ruser et approcher cette
beauté sans s’attirer les foudres de la harpie de Françoise ? »
« Tonio, as-tu une seconde pour respirer sans ta sorcière ? » ou
bien « Dis, chéri, tu irradies toutes les ions positifs de l’ardeur
passionnelle ! ». S’il noue une relation avec une de ces jolies
femmes, la sienne va l’attendre le soir à la maison. Vous connaissez la mégère
apprivoisée décrite par Shakespeare ? Elle n’est rien par rapport aux
réactions deFrançoise.
« - D’où viens-tu ?
-Heu, je reviens du travail.
-A cette heure-là ?
-Le chef m’a retenu pour faire le
bilan de mon travail.
-Et à qui appartient cette nouvelle
odeur sur le col de ta chemise ?
-Quoi ? Tu m’accuses
d’infidélité ? »
Et pan ! Comme dans le théâtre de
Guignol, elle lui assène un coup de bâton sur la tête. Le pauvre en est tout
abasourdi. Il chancelle et tombe dans les pommes. Le voilà dans de beaux draps.
Enfin, il aurait préféré les partager avec une demoiselle douce et sensuelle.
Il nerevivra pas cette scène. Il n’aime
pas les coups.
Plus tard, lors d’une réception dans la
mairie de la ville où ils habitaient, il offrit une coupe de champagne à la si
jolie femme du premier adjoint. Qu’elle est affriolante avec son petit museau
entouré de si délicates tâches de rousseur qui lui donnent un air poupin. Ses
grands yeux de biche le regardent, que dis-je ? le dévorent avec un
appétit visible par tous. Françoise a remarqué le manège. Elle sent la colère
monter en elle au point de ne plus pouvoir la contenir. Alors qu’un serviteur
discret lui remplit sa coupe de champagne, elle la déverse sur la jolie
moumoute de la dame et le champagne coule lentement sur son visage, suit le
tracé du cou et se déverse sur la robe de soie et de dentelles. Lamentable,
horrifiée, vexée, la malheureuse victime s’enfuit dans les toilettes, en
pleurs.
« - Et voilà ! Je crois que tu as
compris que je suis chatouilleuse par rapport aux bonnes conventions sociales.
-Mais, ma chérie ! Je n’aime
que toi, tu le sais bien.
-Oui, c’est ce que je veux voir et
constater tous les jours. »
Et c’est encore un interdit qui est posé par
sa femme. Décidément, la vie de couple n’est pas drôle tous les jours.
Après la naissance des deux aînés vient une
petite fille, une poupée ravissante, avec des cheveux blonds dorés qui forment
une cape d’or autour de ses épaules. Elle devient en grandissant charmeuse,
spirituelle. Les parents veillent à l’éducation des trois enfants. Ils ont des
maîtres de musique, de danse, de latin, de grec, de russe, de français.
Mais le démon de midi tanne Tonio. Il ne peut
plus sortir. Toujours à conduire les enfants sur les lieux sportifs, à la
piscine, au football, à l’escrime. Toujours sur la route pour mener les enfants
aux goûters d’anniversaire, au cinéma, à la patinoire. Il n’a plus un moment
pour lui et il ne peut pas profiter de sa beauté auprès des femmes. Et
pourtant, parmi les professeurs, il en trouve de bien jolies…
Alors, il s’inscrit sur les réseaux sociaux.
Il ouvre un compte sur quatre sites principaux et importants. Je ne vous les
cite pas, vous les connaissez. Evidemment, il va tomber amoureux d’une jeune
femme très séduisante par ce biais. Il roucoule, se pavane, fait des allusions
sexuelles discrètes, drague. Il est beau comme un dieu, elle va céder à l’amour.
Jusqu’à ce que Françoise s’aperçoive de ce qui se trame derrière son dos.
« Ah ! Le gredin va voir ce qu’il
va voir ! » Sa vengeance va s’abattre sur le bellâtre avec une
violence inouïe.Elle monte les enfants
contre leur père. Elle leur répétait à longueur de journée :
« Saviez-vous qu’il vous avait fait du mal quand vous étiez
bébé ? » ou bien « Il ne dépense pas d’argent pour votre
éducation, c’est moi seule qui paie pour vous ». Elle le dénigrait, le
critiquait, le rabaissait, le niait, l’humiliait devant ses enfants. Alliés de
leur mère, les bras armés de sa vengeance, les enfants se détournèrent du
malheureux Tonio qui n’eut d’autre recours que de fermer unà un tous ses comptes sur Internet et cesser
sa relation amoureuse illégale.
Il découvre ce que signifie la sensation
d’être malheureux en amour.
-Mon cœur, j’aimerais voir la
nouvelle comédie musicale qui cartonne en ce moment, suggère-t-il.
-Bah, il y a la série que j’adore à
la télévision tous les soirs. Je ne veux pas la rater.
-Ma belle, j’aimerais t’inviter au
restaurant pour notre anniversaire de mariage, annonce-t-il joyeusement.
-Oh la, la ! Quelle
idée ! J’essaie de perdre le kilo que je viens de prendre et mon régime ne
va pas me permettre cet écart alimentaire. »
Le rire ne fuse plus. Le caractère
épouvantable de sa femme pèse sur sa vie qui est devenue un enfer. Il aimerait
changer de vie, mais se refuse de faire appel à la fée. Il réprime dans sa tête
ses pleurs. Il sait qu’il va être entendu et plus que tout, il ne veut pas
redevenir célibataire, laid avec un cerveau limité. Si elle est dure avec lui,
il doit serrer les dents et subir. Si elle a des paroles inattendues, il doit s’adapter.
Si elle prononce des mots qui veulent l’anéantir, il doit résister et tenir. Si
elle n’est pas la reine des douceurs, c’est à lui de se les procurer lui-même.
Si elle est indifférente à sa vie, il peut lui en donner un sens positif et la
valoriser à ses propres yeux. Françoise est prévisible et régulière dans sa
haine pour lui. Son égocentrisme ne lui permet pas de s’intéresser à son
conjoint. Mais il peut transformer cet enfer en une vie plus souple, plus
agréable, où chaque petit détail peut être transformé en une joie secrète et certaine.
Certains matins, quand il voit sa belle mine
défaite dans la glace, il se maudit de ce marché de dupe. D’autres jours, son
humeur oscille, et il est heureux et resplendit de bonheur. Cependant, avec le
temps, il s’aperçoit qu’il ne parviendra pas à aimer les défauts de sa
compagne. Il est sur le qui-vive, il s’attend toujours au pire avec elle. Il
n’est pas parvenu à la dompter. Pire, c’est lui qui est dominé par la rage. Il
ne peut plus aller dans les manifestations sportives ou festives par crainte
des scandales qu’elle provoque. Elle voulait le garder pour elle seule et elle
est parvenue à ses fins. La vie de Tonio est terne, lui qui rêvait d’éclat, de
beautés, d’innovations, de curiosités. Il ronge son frein. Tant que Françoise
aura la main mise sur lui, il ne pourra pas être aimé par une autre femme, n’accèdera
pas au pouvoir.
Comment résoudre son dilemme ?
Il a songé au suicide. Il ne peut pas, il n’a
pas le droit. Ses enfants ont besoin de lui. Et puis, ce serait lâche de ne pas
se battre. Il doit vivre pour conquérir sa dignité. Son combat est silencieux.
Il ne peut ouvrir son cœur à personne. Qui l’écouterait sans se moquer de
lui ? Un homme humilié par sa femme, cela n’existe pas dans l’imaginaire
collectif…. « Oh, dans quel malheur vis-je ? Je ne peux plus me
plaindre. Et pourtant, mon cœur en aurait besoin pour que le fiel s’en écoule et
ne pourrisse pas mon organisme », se morfondait Tonio.
Le problème est faustien. En lui inoculant
l’intelligence et la beauté, son âme a été infectée par la culpabilité, le
remords et le doute. « C’est terrible. Je pensais à tort que toutes les
portes de la réussite, de la gloire me seraient ouvertes et que l’on
m’attendait. Malheureusement, je constate que je suis sous l’emprise d’une
méchante femme et qu’elle me tient et me contraint à une vie étriquée et terne»,
pensait-il.
Voilà. Quelle fin souhaitez-vous pour
lui ? Heureuse ? Malheureuse ?
Malheureuse ?
Imaginons que Tonio ait des envies de
meurtre. Il y pense, envisage toutes les possibilités. Tuer sa femme
seulement ? Pourquoi ne pas tuer aussi les enfants ? Puis partir vite
et changer d’identité aussitôt. Sa cavale durerait toute sa vie future. Il sait
que c’est difficile psychologiquement et financièrement.Dernièrement, il a lu dans la presse qu’un
caïd marseillais de la drogue venait de se rendre au commissariat pour faire
cesser sa cavale qui a duré douze longues années. Il n’en pouvait plus de cette
errance solitaire et de cette traque. Aura-t-il la force de caractère pour
tenir toute sa fin de vie ?
Imaginons une autre possibilité. Sa femme est
une dure à cuir. Elle ne meurt pas la première grâce à sa santé de fer qui lui
permettra de vivre vieille, très vieille, trop âgée. Tonio se morfond dans leur
maison pendant tout ce long temps qui ne passe pas. L’ennui s’installe. Il se
meurt enfin de chagrin et de désespoir.
Heureuse ?
Imaginons qu’il trouve l’amour avec une dame
sincère, tendre, généreuse, disponible. Françoise étant morte de maladie, il
peut enfin convoler en secondes noces. Avec Manon, son amour de son adolescence,
qu’il n’a pas réussi à oublier ? Mais est-elle encore disponible ?
Allez, revenons sur terre. Il restera avec sa
femme. Malheureux, peut-être, mais c’est le moindre mal qu’il puisse supporter
dans sa vie future. « Et si j’arrêtais de me morfondre ? Chérie,
viens par ici, j’ai quelque chose d’important à te dire ! ». Ouh la,
la ! Les temps changent, le ton aussi.
Il lui explique que l’amélioration de
sonphysique et de son intellect a été
opérée par une fée. Il hésite à revenir à son ancien état, car il n‘en peut
plus de sa méchanceté. « Si tu continues à être injuste avec moi tous les
jours qu’il me reste à vivre, tu vas devoir supporter un être avec quelques
tares physiques et de plus limité intellectuellement. Ce sera ta
punition ! Je vais tellement pleurer et implorer l’aide de cette fée
qu’elle me remettra dans mon état initial. »
«Il te suffit de pleurer un peu trop fort
dans ton lit pour que cette satanée fée apparaisse et te transforme ?
Qu’est-ce que je dois faire pour éviter ceci ? Etre gentille avec
toi ? Eviter d’être injuste ?Mon chéri, je t’aime et je vais faire de ta vie un paradis sur
terre ! Non ! Ne redeviens pas laid et stupide.»
Cette fois-ci, Françoise comprend très vite
qu’elle peut mener une vie avec un gros boulet et elle change son fusil
d’épaule. Les rôles sont inversés…Oui, elle peut être méchante, mais elle sait
que si elle continue, elle va creuser elle-même sa tombe.
Heureux, Tonio ? S’il ne l’est pas, il
n’est plus malheureux. Et c’est dans son cas un moindre mal.
-----------------------------------------------
Le Meufisme éveille au
féminisme en flinguant les poncifs et autres clichés machos à coup
d’humour décapant et de second degré assumé. Entre les Femen et Simone de
Beauvoir, irrésistible.
----------------------------------------------
Que
faire pour paraître viril ? Les hommes ont-ils des défauts ?
EP 2.6 : HOMMELETTE - Le Meufisme
----------------------------------------
Masque Mwamma
Population Agbo du nord ou Idoma
Nigéria
20e siècle
Bois, pigments, fibres végétales
La
coiffure sophistiquée, les délicates scarifications évoquent la beauté
féminine. Ce masque est qualifié de « enfant de la beauté ». Il était
néanmoins porté par un homme habillé d’une tunique et d’une jupe en fibres
tricotées et teintes. Le danseur imitait la démarche et les gestes féminins.
Musée du Quai Branly
Paris
----------------------------
Louis-Marie Baader
Lannion, 1828 - Paris, 1919.
L'heure du goûter
Huile sur toile.
Rennes
Musée Beaux-Arts
---
Rebecca West, (Londres, 21 décembre 1892 -
Londres, 15 mars 1983), dont le véritable
prénom était Cicely Isabel Fairfield, est une femme de lettres et féministe
anglo-irlandaise célèbre en tant que romancière. Auteur prolifique et
éclectique, elle écrivit des essais et des articles pour The New Yorker, The
New Republic, The Sunday Telegraph, et The New York Herald Tribune. Elle fut
aussi une correspondante importante du Bookman.
WEST.
REBECCA. (1892-1983) Cecily Isabel Fairfield est née dans le comté de
Kerry, en Irlande, le 25 décembre 1892. Elle avait dix ans lorsque mourut son
père, Charles Fairfield, officier de l'armée et correspondant de guerre. Sa
mère était pianiste de grand talent.
"Je
n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les
gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus
de me confondre avec un paillasson.".
Grasset – Première édition : 1962 – Réédition :
2013
Né le5 février 1888, elle décède le29 février 1972.
Elle
est l’arrière-arrière petite fille de madame de Staël**. Dans le château de
Broglie, Pauline « avait à peine regardé (…) le grand portrait de madame
de Staël et la pendule représentant Corinne au Cap Misène. » Sa
grand-mère est Célestine de Ségur, cousine de la comtesse de Ségur (écrivaine
et autrice des Malheurs de Sophie, Les petites filles modèles).
Célestine est la fille du général Philippe de Ségur et « elle descendait,
dit-on, de Louis XV* qui fut le père du premier enfant de la marquise de
Vintimille née Mailly-Nesle ». Elle adorait Voltaire* et Rousseau*. Célestine
ne comprenait pas qu’il y ait un Salon des Indépendants. La famille aime la
tradition et condamne la nouveauté : « Tous ces jeunes peintres sont
affreusement communs. Ils ne peignent que des choses vulgaires, ils sont tous
déséquilibrés. »
Son
père, Victor de Broglie, hérite de son père le domaine de Broglie dans l’Eure. « Ce
vieux fief fondé par Guillaume le Conquérant s’appelait Chambrais. » « C’est
en 1716 que les premiers Broglie de la branche française s’installèrent en
Normandie. »
La
famille possédait une maison à Dieppe, rue Aguado. « On espérait beaucoup
à Dieppe que l’impératrice Eugénie adopterait cette villégiature. » A
cause d’une rage de dents, celle-ci n’y revint jamais. « Vers 1890, la
vogue de Dieppe bat son plein. » On y croise les Greffulhe, les Bamberger,
le prince de Sagan, Robert de Montesquiou. Elisabeth Greffulhe était la tante
de Pauline.
Ses
parents sont amis de Sir Richard Wallace, et Pauline fréquentera le jardin
privé de Bagatelle dont « les pelouses, les bosquets étaient remplis de
statues. (…) Diane chasseresse**, Vénus au bain et le Faune cymbalier
protégeaient nos jeux. » ---------------------------------------------------------
*
"Soutenons la liberté de la presse. C'est la base de toutes les autres libertés. C'est par là qu'on s'éclaire mutuellement.' Voltaire
Mémorial des reporters Bayeux
---------------------------------------------------
**
Edmond Lévêque
Abbeville, 1814 - Paris, 1875 Diane
Marbre, 1866
Jardin des Tuileries
Paris
--------------------------
En
1928, Zweig explique dans sa préface que Jean-Jacques Rousseau ne pouvait pas
avoir d’enfants. Il « claironnera toutes ses anomalies sexuelles avec un
zèle suspect et confessera avec repentir, lui, l’auteur de l’Emile,
avoir abandonné ses enfants à l’hospice. » Zweig pense que la réalité
était encore plus pénible pour Rousseau* et qu’il préférait confesser un
mensonge pour pouvoir taire son infertilité qui était une source de souffrance.
Stefan Zweig
Trois poètes de leur vie
Stendhal, Casanova, Tolstoï.
Editions Livre de poche – Belfond
Traduit en français en 1983
2010
-------------------------------------------
*
Jean-Baptiste Botul
La vie sexuelle d’Emmanuel Kant
Editions Mille et une nuits – 2 000
Première parution : après 1946.
Botul
a connu une brève liaison avec la princesse Marie Bonaparte en 1920 et a probablement rencontré Stephan Zweig en
1934.
p
40 :
Le
mariage des philosophes.
La
question est Pourquoi Kant ne s’est-il pas marié ? Botul va
examiner la question du mariage des philosophes. « Le stoïcien romain
Musinius a écrit un traité intitulé : Pourquoi les philosophes doivent
se marier ? où il explique que vivre selon la nature et la raison
c’est vivre en couple. » p 39
Mais
les Epicuriens et les Cyniques étaient contre le mariage.
Epictète
décrit les devoirs conjugaux de façon rebutante. « Le corps du mari
appartient à sa femme, et non l’inverse. Et le désir féminin est
impérieux. »
Héloïse
connaît des amours tragiques avec le philosophe Abélard (surnommé le
« Socrate des Gaules ») et lui fait la leçon : « Laisser la
philosophie de côté pour un moment, c’est presque la même chose que
l’abandonner. Interrompez-la, elle vous abandonne. »
« Se
marier ? Elle refuse en citant saint Jérôme, saint Paul, Théophraste,
Cicéron. »
« Elle
a du couple une vision pessimiste tout en n’étant pas misogyne. »
Héloïse
meurt en 1164. Mais Jean-Jacques Rousseau l’admirait par-dessus tout au point
d’intituler son plus fameux ouvrage « La Nouvelle Héloïse ».
Sartre
et Simone de Beauvoir professaient la maxime d’Abélard et d’Héloïse** :
« oui à la philosophie, non au mariage ! »
"La postérité répètera nos noms comme ceux de ces amants
immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme
Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre."
----------------------------------
Jean-Jacques Rousseau "Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits, il devient mûr pour l'esclavage."
----------------------------------
Education
et instruction.
La
sensibilité humaniste du siècle des Lumières porte un regard neuf sur l’enfance,
vu comme un âge de tendresse et d’innocence. Jean-Jacques Rousseau, philosophe,
insiste sur le rôle de l’éducation, nécessaire à l’épanouissement de l’adulte
en devenir. Les artistes saisissent l’enfant dans ses divertissements,
accordent une place de choix à la maternité, longtemps réservée à la Vierge et l’Enfant
dans l’art occidental. L’enfant reste un sujet apprécié pour agrémenter divers
objets utilitaires.
Musée
Cognacq-Jay
Paris
------------------------------------
Théoriser
la pédagogie.
Il s’agit
de donner à l’individu des connaissances pus pragmatiques que celles dispensées
par l’enseignement des humanités en grec et latin. En 1693, John Locke (1632 –
1704) publie anonymement ses Pensées sur l’éducation, affirmant le rôle
majeur des plus jeunes annéesainsi que
de l’expérience de l’éducation. Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778) publie en
1762 Emile ou De l’éducation, un traité pédagogique dans lequel il
distingue cinq âges auxquels correspondent des phases d’apprentissage adaptées
à l’enfant, à l’adolescent et à l’adulte. Il y affirme l’équilibre nécessaire
entre plaisir d’apprendre, notamment par le jeu, et développement de la raison
par l’expérience sensible.
Musée
Cognacq-Jay
Paris
---------------------------------
Jean-Antoine Houdon
Versailles, 1741 - Paris, 1828
Portrait de l'écrivain et philosophe Jean-Jacques Rousseau
1712 - 1778
Lens Louvre
L'empreinte du visage du philosophe a été faite quelques heures après sa mort à la demande de son hôte, le marquis de Girardin, par le sculpteur qui a ensuite utilisé le masque en le moulant afin de créer des portraits en buste parfaitement ressemblants.
---------------------
Albert Bartholomé
Thiverval-Grignon, 1848 - Paris, 1928
Monument à Jean-Jacques Rousseau
Genève, 1712 - Ermenonville, 1778.
Inauguré au Panthéon pour les 200 ans de la naissance de Jean-Jacques Rousseau.
1910
Haut-relief en plâtre.
Musée d'Orsay
Paris
------
La
chasse à courre:
Page
21 :
Pauline
de Pange a conservé des lettres de Sir Wallace où « il décrit la
somptueuse vie de château de l’ère victorienne, les séjours du Prince de
Galles, les chasses, les chevaux. »
Page
58 :
« Par
principe, mes parents ne voyageaient jamais sauf pour les séjours de chasse en
Angleterre qui faisaient alors partie du code de l’élégance. »
Frederick de Moucheron
Emden, 1633 - Amsterdam, 1686 Départ pour la chasse
Petit Palais
Paris
--------------------------------
Chasses
cachées des ultra riches
Livre
sur le séparatisme.
"La Sologne est devenue un laboratoire du séparatisme des ultra-riches" : un livre-enquête de Jean-Baptiste Forray. (La rep).
Comment les ultra-riches ont colonisé la Sologne et dénaturé la chasse. (La chouette librairie).
Un livre-enquête à paraître sous peu, est allé voir « derrière les
hautes clôtures » des domaines de chasse solognots. (La nouvelle république).
Les Nouveaux Seigneurs lève le voile sur le séparatisme des ultra-riches sur fond de souffrance animale (Librairie Sauramps).
Longtemps cantonnée dans l'ombre des puissants, la
Sologne rêve tout haut d'abolition des privilèges. Les Nouveaux Seigneurs lève
le voile sur le séparatisme. (Le passage culturel).
10 24
---------------
Son
éducation :
Page
101 :
Pauline
ne connaît pas la règle de trois. Sa mère rira et dira : « Elle en
saura toujours assez, moi je ne sais pas faire une addition ! »
Page
114 :
Son
oncle Emmanuel de Broglie aimait se moquer du manque d’instruction de Pauline. « Il
me tendait une foule de pièges et traquenards qui me mortifiaient et me
donnaient envie de pleurer. »
Page
160 :
« Quand
on n’a pas de programme et qu’on ne prépare pas aucun examen, on peut tout
faire, et pour les filles quelle importance cela a-t-il ? »
Page
161 :
En
1901, Pauline a 13 ans. « Je fus inscrite dans le Cours pour Demoiselles
du Grand Monde dirigé (…) par Paul Prat. » N’aimant pas les études, malgré
l’aide de sa professeure particulière, elle reprit des leçons particulières
rapidement.
-----------------
P 40 – La lecture vue par la mère de Paul Eluard :
Et puis, elle aime trop lire : ces livres dont on dit
dans certains milieux qu’ils abîment les yeux, elle trouve déjà qu’Eugène (= Paul
Eluard, NDLR) en lit trop. Mais, dans les mains d’une jeune fille, ils
deviennent scandaleux. Madame Grindel (= la mère de Paul Eluard, NDLR) coud,
tricote : elle ne perd pas son temps à lire…comme Gala.
Dominique Bona
Gala
La muse redoutable
Flammarion, 1995
----------------
Les
conquêtes coloniales
Page
144 :
Sa famille
éprouve du mépris « pour les conquêtes coloniales de la IIIe République ».
Elle pense que ces conquêtes ont été une revanche sur les Allemands, après la
défaite française de 1870/1871.
--------------------------------------
Prosper
Mérimée*:
Page
172 :
Léonor
Mérimée est le fils du régisseur du château de Broglie. Il « fera une
honorable carrière de peintre ». Il épousera Anne Moreau en 1800 et ils n’auront
qu’un seul enfant, Prosper né en 1803. « Deux petits monuments dans le
village consacrent ces souvenirs. »
*
Prosper
Mérimée a été inspecteur général des monuments historiques.
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition :
2014
Madame
André-Jacquemart
Pages
126 à 128 :
Veuve
du collectionneur Edouard André, elle est présentée comme une femme
« rondouillette, primesautière, très originale. » Bavarde, elle est
drôle et admise dans le salon de la famille de Broglie. Elle était bonne et
« cherchait à faire plaisir. » On riait de ses erreurs. Elle se
trompait dans les plans de table, confondait les personnes entre elles et
certaines d’entre elles s’amusaient à la tromper en endossant d’autres
identités.
----------------------------------------------
Pauline de Pange
Confidences d’une jeune fille
Les Cahiers Rouges
Grasset – Première édition : 1965 – Réédition :
2014
Le
Cadre Noir de Saumur :
Page
131 :
« Mon
émotion fut à son comble quand je vis la reprise de haute école des officiers
du Cadre Noir de Saumur exécutant leurs plus belles figures. » Elle se
considère comme experte compétente pouvant apprécier à sa juste valeur le
spectacle.
----------------------------
Mon dessin de Pauline de Pange:
---------------------------
Pierre-Auguste Renoir
France, 1841 – 1919
Portrait de jeune fille
Pastel
1879
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse
-------------------------
*
Louis XV
La
couronne du sacre de Louis XV
D’après
la couronne exécutée par Augustin Duflos sur des dessins du joaillier Claude
Rondé en 1722.
Argent
doré, fac-similé de pierres et perles d’origine.
La
couronne du sacre de Louis XV est conservée au Musée du Louvre. Les pierres
précieuses ont été remplacées par des imitations. Elle comprenait 282 diamants
parmi lesquels le célèbre Sancy, 64 pierres de couleurs et 230 perles.
Palais de Tau
Reims
Pierre
Hubert Subleyras
Le
sacre de Louis XV
1699
– 1749
1722
Huile
sur toile
Le
choeur de la cathédrale de Reims est spécialement aménagé pour le sacre de
Louis XV le 25 octobre 1722, et richement décoré de tapisseries suspendues à
l’avant des tribunes en entre les piliers. Complétées par l’éclat des
orfèvreries et des riches broderies par les protagonistes de la scène, les
tapisseries créaient un spectaculaire décor dont la magnificence ne pouvait
lasser d’impressionner.
Palais de Tau
Reims
Hyacinthe
Rigaud (réalisé par son atelier)
Portrait
officiel du jeune roi Louis XV en costume du sacre
1720
Musée Saint Rémi
Reims
----------------------------
Alexis Delle
Louis XV
Romans
Musée de la chaussure
Alexis-Simon Belle
Peintre, miniaturiste, pastelliste et dessinateur français
Paris, 12 janvier 1674 - 21 novembre 1734
Sa Majesté le Roi Louis XV de France ; adolescent. (1710-1774)
1723
-----------------
Louis XV
Paris
Hôtel de la Marine
------------
Jean-Marc Nattier
Portrait de Marie-Adélaïde de France, dite Madame
Adélaïde, fille de Louis XV
Secours Populaire Français
"Les droits de l'enfant grandissent les hommes et les femmes."
Fête de l'Humanité 2019
-----------------------------------
A Rouen.
Alfons Mucha
Affichiste
Alfons Mucha, né à Eibenschütz le 24 juillet 1860 et mort à Prague le 14 juillet 1939, est un affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d'art tchécoslovaque, fer-de-lance du style Art nouveau.
---------------
Alphonse Mucha
La Plume
Affiche - Lithographie en couleurs.
1899
BNF - Estampes et photographies.
Paris
------------
Alphonse Mucha
Sarah Bernhardt dans "La princesse lointaine" d'Edmond Rostand
L'artiste se
lie d'amitié avec Paul Gauguin et partage un atelier avec lui à l'époque de son
retour de Tahiti à l'été 1893. (Art wizard).
L'idéalisation
de la femme par
l'arabesque. Dans l'univers de Mucha,
l'arabesque est le motif décoratif phare. (Beaux-arts).
Les femmes fleurs prennent vie sous vos yeux et défilent sur un
podium virtuel. Robes colorées, arabesques voluptueuses, motifs inspirés de l'artiste.
(Grand Palais – 2023).
Dès ses débuts
à Paris, Mucha, né le 24 juillet 1860 à Ivančice et mort à Prague le 14
juillet 1939, photographie ses modèles. (La quotidienne).
Quelle est la technique de Mucha ?
Mucha y réalise un style de composition harmonieux,
qu'on appellera plus tard la « formule Q ». Évolution de compositions
antérieures où figurent des halos, cette
formule incorpore une silhouette assise dans un motif circulaire terminée par
une draperie formant la queue de la lettre. (Musée du Luxembourg).
Il est vrai que les affiches,
notamment publicitaires, représentant des femmes se sont développées en grande partie vers la moitié du
XXème. (WordPress).
------------------
Alfons Mucha
Le printemps et l'été.
Alphonse Mucha's "The Seasons (Spring, Summer)" depicts two ethereal women embodying the essence of these seasons, characterized by flowing dresses and abundant floral elements. Known for his distinctive Art Nouveau style, Mucha's work celebrates natural beauty and elegance, showing his mastery of line and color.
« Les Saisons (Printemps, Été) » d'Alphonse Mucha met en scène deux femmes éthérées, incarnant l'essence de ces saisons, caractérisées par des robes fluides et une profusion d'éléments floraux. Connu pour son style Art nouveau distinctif, l'œuvre de Mucha célèbre la beauté naturelle et l'élégance, témoignant de sa maîtrise du trait et de la couleur.
Alfons Mucha a créé une série de lithographies intitulée Les Saisons en 1896, représentant le printemps et l'été parmi les quatre saisons, avec des couleurs et des motifs caractéristiques de l'Art nouveau. (Le cadeau artistique)
---------------
Alphonse
Mucha
Winter
- Hiver
Alphonse
Mucha a créé "Winter" (Hiver) en 1897,
une œuvre emblématique du mouvement Art Nouveau faisant partie
de la série "The Seasons". Cette peinture, de
dimensions 32 x 73 cm, personnifie l'hiver avec des motifs
organiques et des bordures décoratives typiques du style Art Nouveau. (Qwant).
---------------
L'art nouveau.
1914
Easter Art.
Art de Pâques.
------
Art nouveau.
Mucha a décoré ce magasin.
La "Bijouterie Fouquet" est reconstituée à:
Paris - Musée Carnavalet.
-------
Alphonse Mucha
Jeanne d'Arc
1909.
En 1909,
Alphonse Mucha a peint Maude Adams dans le
rôle de Jeanne d'Arc pour promouvoir une représentation unique
de la pièce The Maid of Orleans de Friedrich Schiller, jouée le 22
juin 1909 au Harvard University Stadium. (Artchive).
--------------
Fleurs art Déco
Samaritaine
Paris
-------------
Joseph Caraud
1821 - 1905
Soubrette Louis XV
Huile sur toile
1875
Le Havre
Abbaye de Graville
"Petites tables et grand couvert"
---------
Le Havre
Abbaye de Graville
"Petites tables et grand couvert"
Les soupers fins
Louis XV prépare le chocolat pour ses filles. Il se passionne pour la cuisine.
Le
coq gaulois est un symbole de la République mais il est porteur d’une
signification religieuse. Pour les chrétiens, il représente le réveil et la
résurrection du Christ.
Source : Raymond Bizot
La Marseillaise
11 2018
----------------------------------
Katarina Figerova Deux coqs
THV
Le Havre
-----------------------------------------
DJ. Bjalava R. Nicoladze
Le taureau
Nîmes – L’Esplanade
---------------------------------------------
Le taureau ailé
Graph
Le Havre
05 20
-------------
Le taureau au Château des Pères charge la diva.
Mon montage.
---------------------
Le
coq vole dans le ciel de Dieppe.
Mâle des oiseaux galliformes. (Les coqs sont voisins des faisans, dont ils ne
diffèrent que par le plus grand développement des caroncules [crête et
barbillons] et de la queue. Le coq bankiva est la souche des races
domestiques.)
Avoir un coq dans
un poulailler permet de protéger les poules contre les prédateurs, il les
prévient et les rassemble autour de lui. C'est un vrai petit chef ! Avoir
un coq permet également d'avoir des poussins.
Un coq vit entre cinq et dix ans.
L'association du coq et de la France est née d'un jeu de mot : le
mot latin gallus signifie à la fois « gaulois » et « coq ».
Avec le drapeau bleu blanc rouge, la Marseillaise ou
la Marianne, le coq est
l'un des emblèmes de la France.
Festival international du cerf-volant de Dieppe
(Seine-Maritime).
Manifestation qui a débuté le 10 septembre et s’est
terminée le 18 septembre.
C’est un événement gratuit incontournable en
Normandie, qui se déroule tous les deux ans.
------------
Le coq roi
Sicile
Agrigento
-----
En Grèce le coq est un animal d'importation
récente, venu des Indes par la Perse au VIe siècle.
Dépouillé de son exotisme
et d'une bonne part de sa sacralité, il fut très vite
utilisé
comme cadeau
amoureux et objet de distraction. Les Grecs ont
voulu
voir en ces combats un
véritable agôn, sur le modèle des luttes héroïques,
alors que ce n'était qu'un
ludus, un jeu commandé par les instincts et la
biologie
oculaire très
particulière de cet animal (double fovea). Ce jeu a pu
constituer une
compensation à la perte de puissance militaire
d'Athènes, mais, en dépit de
l'anecdote d'Elien, ce ne fut jamais une activité noble.
Dans le même esprit
les Grecs refusèrent longtemps tout combat de