Vincent Bolloré
Magasins Relay dans les gares et aéroports
Ouvrages d'auteurs ultra conservateurs.
En 2022, le groupe Vivendi, propriété de Vincent Bolloré, a racheté la chaîne de kiosques Relay. Depuis, ces boutiques, présentes dans plus de 350 gares, métros et aéroports en France, sont gérées par la filiale Lagardère Travel Retail du même groupe (lesautresvoixdelapresse.fr)
Mise en avant d’ouvrages ultraconservateurs
Les magasins ont été transformés en vitrines privilégiant les titres d’auteurs ultraconservateurs. Parmi les ouvrages les plus visibles figurent :
- « Si tu te sens Le Pen » de Marion Maréchal (édition Fayard) (humanite.fr)
- « Je ne regrette rien » d’Eric Ciotti (édition Fayard) (humanite.fr)
- « Populicide » de Philippe de Villiers (édition Fayard) (humanite.fr)
- « La Messe n’est pas dite » d’Eric Zemmour (édition Fayard) (humanite.fr)
- « L’Anarchie positive » de Michel Onfray (édition Plon) (humanite.fr)
Ces ouvrages sont présentés en tête de gondole, souvent accompagnés de bandeaux rouges portant les photos des auteurs, afin de les mettre en avant devant les voyageurs (humanite.fr)
Contexte idéologique
Le rachat de Relay s’inscrit dans une stratégie plus large de Bolloré visant à diffuser une idéologie ultra‑conservatrice dans les espaces publics. Les magazines d’extrême droite (Frontières, Furia) et d’autres titres conservateurs (Valeurs Actuelles, Le Point, Marianne) sont également mis en avant dans ces boutiques (lesautresvoixdelapresse.fr)
L’historien du journalisme Alexis Lévrier souligne que ces magasins servent de plateforme de diffusion pour les idées de la « bollosphère » (humanite.fr)
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Vincent Bolloré
Magasins Relay
Haine raciale dans l'espace public
Champ libre
Alexis Lévrier, historien.
1. Le réseau Relay comme vecteur de propagande
Vincent Bolloré
a profité de la crise structurelle de la presse, accentuée par le Covid, pour
s’imposer dans la presse écrite et, surtout, dans le réseau de
distribution Relay. Ce réseau, qu’il a « tout misé » avant le confinement, est
devenu un champ libre pour distiller ses idées dans la vie
quotidienne des Français (humanite.fr)
Les magasins Relay, véritables vitrines pour les auteurs de la bollosphère,
reflètent la cohérence de l’offensive réactionnaire menée par le milliardaire
breton (humanite.fr)
2. Les titres prestigieux détournés
Bolloré a choisi de garder, au sein de son groupe, des titres prestigieux afin de les détourner de leur propre histoire et de les transformer en relais de l’extrême droite : Fayard (édition), Le Journal du dimanche et Europe 1 sont ainsi mis au service de son offensive idéologique (humanite.fr)
3. Actions concrètes contre les boutiques Relay
Des actions ont été lancées contre les boutiques Relay pour dénoncer la présence d’œuvres d’extrême droite et la diffusion de la haine :
- Le livre de Jordan Bardella (édition Fayard, rachetée en 2023) est diffusé dans l’ensemble des points Relay de France (desarmerbollore.net)
- La présence d’ouvrages racistes, islamophobes et LGBTphobes dans ces magasins est dénoncée, ainsi que l’embauche de militants néo‑nazis pour la surveillance de l’île privée de Bolloré (desarmerbollore.net)
4. Résumé de l’analyse d’Alexis Lévrier
L’historien du journalisme Alexis Lévrier alerte que le réseau Relay « infuse la haine raciale dans l’espace public » et qu’il offre un champ libre à la diffusion d’idées extrémistes, au risque d’un effondrement démocratique (humanite.fr)
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