D. Trump et la religion à géométrie variable.
« Dieu me veut président. Vous voyez ?
Donald
Trump a grandi dans la First Presbyterian Church de Jamaica,
Queens ; il y a été baptisé et confirmé en 1959
Dans
les années 1960, sa famille a rejoint la Marble Collegiate Church à
Manhattan, dirigée par le pasteur Norman Vincent Peale, dont la
philosophie du « positive thinking » a marqué la vision de Trump
En
2020, il a déclaré ne plus s’identifier comme presbytérien et se considérer
comme un chrétien nondenominational (en.wikipedia.org)
Influence de la
théologie du succès
Peale,
auteur de The Power of Positive Thinking, prônait une théologie
du succès : l’optimisme conduit à la réussite matérielle et
spirituelle
Cette
approche a résonné avec la culture entrepreneuriale de Trump, qui a souvent
évoqué la réussite comme une bénédiction divine (la-croix.com)
Trump a régulièrement mobilisé la droite
chrétienne et les évangéliques, notamment en promettant de nommer des
juges anti‑avortement et en adoptant des positions conservatrices sur
l’avortement et les questions transgenres
Les
évangéliques le perçoivent comme un protecteur de la foi et de
l’Amérique : 77 % des évangéliques blancs l’ont voté en 2016, chiffre qui a
grimpé à 84 % en 2020 (ledevoir.com)
Après
l’assassinat‑tentative de juillet 2024, Trump a affirmé qu’il avait été « sauvé
par Dieu » et a réaffirmé son engagement religieux
Il a également déclaré que « Dieu me veut
président », soulignant son sentiment d’être guidé par une mission divine (lefigaro.fr)
Malgré ces affirmations, une enquête de 2017
a montré que 63 % des Américains ne croyaient pas qu’il était réellement
religieux, et que seulement 44 % le considéraient comme chrétien (en.wikipedia.org)
Dieu veut que je fasse de l’Amérique une grande nation
chrétienne.
Création du « bureau de la foi »
Le 7 février 2025, Trump a signé un décret créant un bureau dédié à la religion
au sein de la Maison‑Blanche (rtbf.be)
Rassemblements de prière
Il a annoncé un rassemblement de prière le 17 mai 2026 sur le National Mall, où
il a déclaré qu’il voulait « consacrer à nouveau l’Amérique à Dieu » (leparisien.fr)
Lors d’un petit‑déjeuner national de prière le 5 février 2026, il a affirmé que
l’Amérique devait rester une nation sous l’égide de Dieu (ismfrance.org)
Discours religieux
Trump a déclaré qu’il avait « fait plus pour la religion que n’importe quel
autre président » (rtbf.be)
Il a évoqué son expérience d’assassinat en Pennsylvanie comme un signe que
« Dieu l’a sauvé pour que je rende sa grandeur à l’Amérique » (la-croix.com)
Position sur la foi et la politique
Il a critiqué les démocrates en les qualifiant de « personnes croyantes qui
votent pour un parti libéral »
Il a
insisté que les droits des Américains proviennent d’un Dieu « aimant et
bienveillant » plutôt que du gouvernement
Rappel de la devise nationale
Trump a rappelé la devise « In God We Trust » et a souligné que l’Amérique a
toujours été une nation sous Dieu (ismfrance.org)
Dieu veut que j’oblige les femmes à avoir des bébés.
Les positions anti‑avortement de
Trump
- Lors d’un discours à la Maison Blanche, il a
déclaré que « Chaque enfant, né et à naître, est un don sacré de Dieu »
- Cette déclaration s’inscrit dans une politique anti‑avortement
plus large, soutenue par des législations restrictives dans plusieurs
États (Alabama, Kentucky, etc.) (courrierinternational.com)
- Le rôle de Paula White‑Cain
- Pasteure évangélique et conseillère spirituelle de
Trump depuis les années 2000.
- Elle a été nommée à la tête d’un « Bureau de la foi
à la Maison Blanche » en février 2025
- Ses interventions publiques ont souvent mis en
avant la protection de la vie humaine et la lutte contre ce qu’elle décrit
comme des « réseaux démoniaques » (tf1info.fr)
Dieu veut que je place des Bibles dans chaque salle de
classe.
Donald Trump
a exprimé son soutien à l’idée d’introduire la Bible dans les écoles publiques,
notamment dans l’État de Oklahoma, où le surintendant de l’éducation, Ryan Walters,
a lancé un appel d’offres pour 55 000 Bibles afin d’en faire un exigence
dans chaque classe.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de conservateurs
chrétiens qui cherchent à promouvoir la religion chrétienne
dans l’enseignement public.
- Appel d’offres : Le 30 septembre, Walters
a ouvert un appel d’offres pour des Bibles répondant à des critères précis
(Ancien et Nouveau Testament, textes constitutionnels, reliées en cuir) ;
la God Bless the USA Bible, parrainée par Trump, est citée comme
l’une des éditions possibles (fr.news.yahoo.com)
- Soutien présidentiel : Trump a
manifesté son appui à ces mesures, notamment en nommant Linda McMahon
ministre de l’Éducation afin de donner plus de latitude aux États pour
introduire des programmes religieux (lefigaro.fr)
- Contexte politique : L’Oklahoma,
où 65 % des électeurs ont voté pour Trump, est un État de la Bible Belt
et a déjà rendu obligatoire l’enseignement de la Bible et des dix
commandements depuis septembre (tdg.ch)
Dieu veut que je commande les armées et que je prenne tout
le pétrole qui m’est du. »
Un groupe de pasteurs s'est
réuni dans le Bureau ovale jeudi 5 mars 2026 pour prier pour Donald Trump et les forces armées américaines, alors que les États-Unis sont en guerre en
Iran. (RTL)
Une image de Donald Trump en figure christique, rapidement supprimée,
a provoqué une vive polémique jusque dans son propre camp. (20 Minutes)
Le Pape : Dieu veut que tu sois gentil avec les
personnes.
Attaques contre le pape, image le présentant en Jésus… Comment Donald Trump risque de se mettre à dos les catholiques aux Etats-Unis. (France info)
Depuis qu’il est devenu le premier pape américain de l’histoire, en mai 2025, Léon
XIV ne se gêne pas pour critiquer le gouvernement Trump. (Le Devoir)
« Eloignez Dieu de la religion ! »
Dans un pays où le président
jure sur la bible, se prendre pour le fils de Dieu ne pouvait que finir en "bad
buzz". Donald Trump a supprimé lundi 13 avril une image le représentant tel
Jésus. (France 24).
Il se réclame de Dieu, mais ce dimanche 12 avril, c’est contre lui que
se sont retournés ses fidèles. (Midi Libre).
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Pétitions contre la présence de Donald Trump
en Australie
1. Objectif des
pétitions
Les
pétitions visent à empêcher la construction d’un bâtiment portant le
nom de Donald Trump sur la Gold Coast, ainsi qu’à interdire
l’entrée de Trump et de son administration
dans le pays.
- Le projet de Trump Tower est perçu
comme un symbole de la rhétorique autoritaire et des pratiques
commerciales controversées de l’ancien président américain.
- Les signataires soulignent que ce projet contredit
les valeurs d’égalité, de démocratie et de respect de l’environnement
propres à l’Australie.
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Plateforme
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Contenu
principal
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Nombre
de signatures (si indiqué)
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GetUp
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« Stop
Trump Tower on the Gold Coast » – demande de refus de permis et de
dénonciation des valeurs de Trump (petitions.getup.org.au)
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100 000 signatures
atteintes
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Change.org
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« Stop
Donald Trump from constructing a tower on the Gold Coast » – appel à la
municipalité et aux autorités (change.org)
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457
signataires mentionnés
|
Points clés soulevés par
les signataires
- Valeurs démocratiques : Trump
a « sous‑miné les institutions démocratiques, incité la division et
attaqué l’État de droit » (petitions.getup.org.au)
- Impact symbolique : Le bâtiment
serait un « temple à ses idéaux et à son héritage » et contredirait
l’esprit égalitaire de la Gold Coast
- Controverses commerciales : Les
entreprises de Trump sont entourées de controverses, suscitant
des inquiétudes sur les impacts commerciaux, environnementaux et
culturels (change.org)
- Réaction citoyenne : Plus de 100 000
Australiens ont signé une pétition contre le projet, soulignant
une forte opposition populaire (skynews.com.au)
- Réponse institutionnelle : Le
gouvernement australien examine une pétition citoyenne visant à interdire
l’entrée de Trump et de son
administration (facebook.com)
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Influenceurs pro‑Trump générés par l’IA : un phénomène
de masse.
Les
réseaux sociaux voient aujourd’hui apparaître de nombreux comptes créés
entièrement par intelligence artificielle, qui se présentent comme des militaires
ou des patriotes soutenant Donald Trump. Le cas le
plus médiatisé est celui de Jessica Foster, une influenceuse fictive
qui a attiré plus d’un million d’abonnés en quelques mois (ouest-france.fr)
Caractéristiques de ces
comptes
- Création rapide : le profil de Jessica Foster
a été lancé le 14 décembre 2025 et a rapidement gagné en popularité,
atteignant près d’un million de followers en quelques mois (lefigaro.fr)
- Contenu visuel artificiel : les
photos montrent la jeune femme aux côtés de personnalités comme Lionel Messi,
Cristiano Ronaldo, Melania Trump ou même des dirigeants
comme Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. Toutes ces
images sont générées par IA et contiennent des incohérences (ex. le prénom
« JESSICA » sur le treillis)
- Monétisation : le compte sert à
rediriger les abonnés vers une page OnlyFans
(pseudonyme @jessicanextdoor) où des contenus érotiques, souvent fétichistes
autour des pieds, sont vendus. Certains clients paient plus de 100 $ pour
une seule photo (20minutes.fr)
- Violation des règles : ces
pratiques contournent les politiques des plateformes, qui exigent que
chaque compte soit lié à une personne physique et que les contenus générés
par IA soient clairement identifiés (lefigaro.fr)
Impact sur la perception
publique
- Propagande ciblée : les images
fictives placent la figure IA dans des contextes militaires ou politiques,
renforçant un discours patriote pro‑Trump
(20minutes.fr)
- Sexualisation de l’armée : la
présence de contenus érotiques et la mise en scène de la militante fictive
dans des environnements militaires créent une vision glamourisée et
sexualisée de l’armée américaine (lepoint.fr)
- Crédibilité remise en cause : la
rapidité de la montée en popularité et la présence de personnalités réelles
dans les photos donnent l’impression d’une authenticité, ce qui peut
influencer les croyances des abonnés (20minutes.fr)
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