Incident de racisme à l’aéroport de Roissy‑Charles‑de‑Gaulle
Contexte de l’affaire
- Watch Over est un sous‑traitant de
Aéroports de Paris chargé de la sûreté aéroportuaire.
- Le 7 août 2025, une équipe de TF1 devait filmer un
reportage dans le terminal S3 de Roissy‑Charles‑de‑Gaulle.
- Selon le Canard enchaîné
(édition 29 avril 2026), Watch Over aurait déplacé des agents
noirs hors des zones filmées et les aurait remplacés par des
salariés blancs afin d’éviter qu’ils apparaissent à l’écran.
« Changement
de poste de certains agents noirs susceptibles de passer devant les caméras des
journalistes, pour leur préférer des salariés de couleur
Réactions internes
- Des agents qui ont protesté auraient été sanctionnés.
- Sept employés ont quitté l’entreprise ; cinq
d’entre eux ont été licenciés « pour des motifs bidon »
- Certains de ces salariés avaient plus de vingt ans
d’ancienneté chez Watch Over.
Réponses officielles
- Watch Over et Aéroports de Paris nient
les accusations de discrimination :
- « La restitution des faits dément toute
initiative de discrimination ».
- L’Inspection du travail a ouvert
une enquête pénale et a déjà épinglé l’entreprise pour
non‑respect de l’obligation légale d’avoir des vestiaires séparés pour
hommes et femmes dans ses locaux
Sources citées
- Article du Canard enchaîné (7 avril 2026) :
(lecanardenchaine.fr) (mentionnant
la même affaire et le contexte de la police municipale de Colombes, mais pas
directement les licenciements).
En
résumé, la plainte de racisme porte sur le déplacement ciblé d’agents
noirs lors d’un reportage télévisé, suivi de sanctions et de licenciements de
salariés qui se sont plaints. Les responsables de Watch Over et d’Aéroports de
Paris refusent ces allégations, tandis qu’une enquête pénale est en cours.
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USA
Vote
possible ou non en fonction de la couleur de la peau
Racisme
d'état.
Le droit de vote aux
États‑Unis : influence de la couleur de peau
1. Principe
constitutionnel
Le Voting
Rights Act (1965) a été adopté pour empêcher les États
ségrégationnistes de restreindre le droit de vote des Afro‑Américains. Il
stipule que les autorités fédérales doivent surveiller les changements de carte
électorale dans les États où la discrimination a historiquement eu lieu. Cette
loi vise à garantir que la couleur de peau ne détermine pas l’accès au
vote1.
2. Décision récente de
la Cour suprême
En
2024, la Cour suprême a invalidé la carte électorale de la Louisiane, qui
exigeait la création d’une circonscription majoritairement afro‑américaine pour
satisfaire le Voting Rights Act. La décision, prise à 6‑3, a été interprétée
comme une libération de la contrainte imposée par la loi et
pourrait permettre aux États dirigés par les républicains de redessiner des
circonscriptions qui diluent la présence de minorités au Congrès1.
- Conséquence : la carte actuelle
pourrait être modifiée sans l’obligation de créer un district
majoritairement noir ou hispanique, ce qui pourrait réduire la
représentation des minorités.
3. Initiatives
législatives récentes
Le For
the People Act (projet de loi adopté par la Chambre des représentants)
vise à éliminer les mesures discriminatoires restantes. Il prévoit notamment :
- l’extension du droit de vote à tous les citoyens,
indépendamment de la couleur de peau,
- la suppression des restrictions d’inscription qui
pénalisent les personnes condamnées,
- l’interdiction du gerrymandering qui isole les
comtés majoritairement démocrates2.
Si le Sénat l’adopte, il pourrait constituer une « troisième
reconstruction » visant à corriger les inégalités persistantes.
4. Pratiques
discriminatoires persistantes
Malgré
ces protections, certains États du Sud continuent d’appliquer des restrictions
qui touchent disproportionnellement les électeurs de couleur :
- exigences d’identification stricte,
- restrictions sur le vote anticipé,
- suppression de la gratuité d’accès aux parcs
nationaux le jour de commémoration de Martin Luther King (mesure
symbolique mais indicative de la politique de Trump) (letemps.ch)
Ces pratiques sont perçues comme des formes modernes de racisme
structurel3.
5. Résumé
- Le droit de vote est légalement garanti
sans distinction de couleur grâce au Voting Rights Act et aux
projets de loi comme le For the People Act.
- La Cour suprême a récemment levé une
restriction qui protégeait un district majoritairement noir,
ouvrant la porte à un redécoupage qui pourrait réduire la représentation
des minorités.
- Des pratiques discriminatoires subsistent
dans certains États, mais des mesures législatives sont en cours pour les
éliminer.
Références
- Source 1 (Cour suprême et carte électorale de la
Louisiane). 2
- Source
5 (For the People Act).
- Source 2 (Rapport mondial 2026 sur le racisme
structurel).
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Racisme
Ridens
Navire
de l'état
Equipe
de secours aux migrant-es accusée de comportements racistes
Pas-de-Calais.
Enquête sur des comportements racistes à bord du
navire Ridens
Contexte général
Le Ridens
est un navire de 40 m, affrété par l’État français depuis 2023, qui opère dans
le détroit du Pas‑de‑Calais pour porter secours aux migrants en mer. Il est
exploité par la société privée SeaOwl et son équipage compte environ
dix personnes (france3-regions.franceinfo.fr)
Signalements et
accusations
- Plusieurs marins du Ridens ont été
signalés pour des propos et comportements jugés racistes envers des
migrants secourus.
- Des citations rapportées incluent : « faudrait tous
les brûler au lance‑flammes », « animaux », et d’autres insultes ciblant
l’origine, la religion ou la nationalité des migrants (lemonde.fr)
- Des témoignages indiquent que certains migrants
n’ont reçu qu’une petite ration d’eau (33 cl) pendant six heures, alors
que le navire disposait de 1 250 bouteilles en réserve (bfmtv.com)
Actions judiciaires
- Le 13 avril, le préfet maritime de la Manche et de
la mer du Nord a signalé les faits au parquet de Dunkerque
- Le parquet a ouvert une enquête préliminaire
portant sur :
- Injures publiques en raison de
l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion.
- Mise en danger de la vie d’autrui
par violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité (lemonde.fr)
- Des mesures conservatoires ont été
prises et restent en vigueur (bfmtv.com)
- L’enquête est confiée au groupement de gendarmerie
maritime de la Manche et de la mer du Nord, avec la possibilité de transférer
la compétence au parquet militaire si les faits sont confirmés (lefigaro.fr)
Réactions officielles
- La préfecture maritime de la Manche et de la mer du
Nord (Prémar) a confirmé que les faits présumés font l’objet d’une enquête
judiciaire, sans détailler les mesures prises (france3-regions.franceinfo.fr)
- La société SeaOwl n’a pas répondu aux
sollicitations de l’AFP au moment de la rédaction des articles (bfmtv.com)
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