mardi 2 juin 2026

L’Opéra italien au XIXe siècle.

 

L’Opéra italien au XIXe siècle.

Revue internationale d’études musicales

Editions Jean-Michel Place

2002


L’air « Vestila giuba » (Paillasse) est au hit parade. (p 14)

 

Musiciens les plus joués entre 1995 et 2000 : (p 17)

Mozart


 

Verdi


Puccini

Offenbach

Rossini

Bizet


Donizetti

Opéras italiens diffusés en France sur des supports sonores (2002) : (p 20)

« Le barbier de Séville » de Rossini

« Madame Butterfly » de Puccini

« La Bohème » de Puccini

« Falstaff » de Verdi

Les airs italiens diffusés sur supports sonores (2002)

« E lucevan le stelle » (Tosca, III)

 

 « Che gelida manina » (La Bohème, I)

 

« Nessun dorma » (Turandot, III)

Les sujets de la mythologie sont peu vraisemblables. (p 25)

Les librettistes sont inexacts. (p 28) Dans le Jeanne d’Arc, « Giovenno d’Arco » de Verdi, elle ne meurt pas sur le bûcher. (1)

Allégories :

                                                                       Guillaume Tell
 

Guillaume Tell

Liberté et indépendance nationale

Jeanne d’Arc

Attila

Invasion étrangère et oppression

Barberousse

 

                                                                           Attila

 

                                                                          Barberousse


 

Dans la « Traviata », Violetta est l’incarnation de Vénus et Flore. (2)


Azucena, la gitane, représente la « terre, le feu, les montagnes, les images vulcaniennes ». (p 33) (3)

Les mères dans l’opéra :


 

- France – Médée – Cherubini - 1797

Elle bascule dans la folie sauvage. (p 41) (4)

- Italie – Bellini – Rossini – Ermonio – Semaramide –

Rapport oedipien entre la mère et le fils.

- Italie – Bellini – Norma –

La femme est en conflit interne entre son rôle politique et son amour pour un homme.


- Italie – Donizetti – Lucrèce Borgia –

Inceste fantasmé mais non réel. Ndlr : voir définition de l’inceste. Peut-il être fantasmé ? (5)

Cela peut aussi parler de la mort du fils ou de la mère. (p 42)

- Dans Verdi, les mères sont absentes. Elles sont souvent mortes. (p 43)

La mère est vouée à la tragédie ou au désespoir en lien avec le sacrifice ou la perte de son enfant. La seule exception est Alice dans Falstaff en 1893. (p 48) (6)

La folie masculine.

Oreste en est le premier représentant dans le théâtre grec, en 458 avant Jésus-Christ, dans « Choéphore » d’Eschyle. (p 49) (7)

Dans Sémiramide, le roi Wabucco n’est fou que temporairement, contrairement à la femme exaltée, Abigaille, qui connaît une folie sans limite. Ndlr : est-on fou « temporairement » ? (8)

Dans Donizetti, « Il furioso all’isola di San Domingo », l’autorité parentale peut permettre de recouvrer la raison du fou et de le sauver. (p 55)

La conduite d’un fou est imprévisible. L’entourage a peur de sa violence. (p 61)


                                                                       Elvira Puccini

Puccini a eu un accident de voiture en 1903. Doria le soigna. Sa femme, Elvira, jalouse de cette relation, la calomnia. Doria se suicida en 1908. Il a repris cette histoire dans ses opéras. (p 138) (9)

Dans « Carmen », Bizet détache peu à peu du chœur des jeunes gens et du peuple des cigarières, son héroïne. Puccini reprendra ce procédé. (p 140).

Jacques Offenbach a créé un opéra totalement farfelu avec des paroles sans sens ou absurdes, dans une parodie de Rossini « Monsieur Choufleuri restera chez lui le 24 janvier 1833 ». (p 221) (10)

 


-------------------------

 

(1)


Giovanna d’Arco – cantate de Giuseppe Verdi (1845)

  • Genre : cantate pour solistes, chœur et orchestre, et non opéra complet.
  • Librettiste : Temistocle Solera, qui s’est inspiré de la légende de Jeanne d’Arc.
  • Première : 1845, à Milan, dans le cadre d’un concours de cantates.

Structure et dénouement

Partie

Contenu principal

Conclusion musicale

1. Prologue

Présentation de la jeune fille visionnaire et de son appel divin.

Aria de la soprano, ton héroïque.

2. Scène de la bataille

Récit des exploits militaires de Jeanne, avec chœurs de soldats.

Récitatif dramatique, puis ensemble.

3. Couronnement

Jeanne est accueillie comme championne de la patrie.

Chœur triomphal (« Viva la patria ») qui célèbre la victoire.

  • Fin de la cantate : le dernier mouvement est un chœur triomphal qui glorifie la figure de Jeanne d’Arco comme héroïne nationale. Aucun texte ne décrit son procès ni son exécution.
  • Absence de la scène du bûcher : Verdi n’a jamais mis en musique la mort de Jeanne sur le bûcher ; la cantate s’arrête avant cet épisode historique.

Contexte historique

  • La cantate a été écrite avant que Verdi ne compose des opéras plus tardifs comme Don Carlos ou Aida.
  • À l’époque, les autorités italiennes imposaient des restrictions sur les sujets politiques et religieux ; la représentation de la mort de Jeanne aurait pu être censurée.

Conclusion

Dans la cantate « Giovanna d’Arco » de Verdi, le personnage ne meurt pas sur le bûcher. L’œuvre se termine par un chœur célébrant son héroïsme, sans aborder son procès ni son exécution. (Qwant)

(2) Dans La Traviata de Giuseppe Verdi, Violetta Valéry est avant tout une courtisane parisienne dont le drame personnel explore les thèmes de l’amour, du sacrifice et de la société du XIXᵉ siècle.

  • Le livret de Francesco Maria Piave ne la décrit pas comme une incarnation de Vénus (déesse de l’amour) ou de Flore (déesse des fleurs).
  • Certaines analyses littéraires ou mises en scène peuvent évoquer des symboles (la rose, la lumière, la mort) qui rappellent des figures mythologiques, mais il s’agit d’interprétations subjectives, pas d’une intention explicite du compositeur ou du librettiste. (Qwant)

(3)


Azucena est un personnage de l’opéra « Il Trovatore » de Giuseppe Verdi (première en 1853).

  • Rôle : Gypsy (gitane) et mère de Manrico.
  • Caractère : Vengeresse, passionnée, prête à tout pour venger la mort de son père.
  • Aria célèbre : “Stride la vampa” (ou “Ah, la paterna” selon les versions).
  • Intrigue : Elle tue le comte di Luna par vengeance, déclenchant le drame central de l’œuvre.

(4) La « folie sauvage » de Médée dans l’opéra de Cherubini (1797)

Dans l’opéra‑comique Médée de Luigi Cherubini, la protagoniste Médée subit une descente dramatique vers la folie sauvage après la trahison de son époux Jason.
Cette transformation est au cœur de l’intrigue et constitue le point culminant de la tragédie :

  • Trahison et perte
    Jason, après avoir obtenu la Toison d’or, épouse Dircé, fille du roi Créon, laissant Médée et leurs deux enfants derrière lui. La rupture provoque chez Médée une colère et une douleur extrêmes 
  • Déclenchement de la folie
    La colère de Médée se déchaîne lorsqu’elle apprend la mort de Dircé et la persécution de son fils Néris. Elle décide alors de se venger en empoisonnant Dircé et, dans un acte de violence ultime, tuant ses propres enfants. Cette série d’actes violents illustre sa folie sauvage, un état de rage incontrôlable et de désespoir total 
  • Représentation musicale et dramatique
    Cherubini, en fusionnant l’opéra‑comique et la tragédie lyrique, met en scène cette folie à travers des passages musicaux intenses et des dialogues parlés qui soulignent l’« impensable » de ses actions. Le livret de François‑Benoît Hoffman décrit la « fureur de Médée qui se déchaîne jusqu’à commettre l’inconcevable, le meurtre de leurs deux enfants » 
  • Interprétation symbolique
    La folie de Médée est souvent interprétée comme la manifestation d’une barbare intérieure, un terme qui, à l’époque, désignait « sauvage qui n’a ni lois ni politesse »  (opera-comique.com)

Elle reflète la vision des Lumières où la passion démesurée est vue comme une force destructrice.

(5)

L’INCESTUEL ET LE PROBLÈME DU FANTASME

À la vérité, la connaissance que nous avons du fantasme et de sa nature est intimement liée à celle du complexe d’Œdipe. En effet, on ne comprend l’œdipe qu’à travers ses fantasmes et l’on ne connaît le fantasme que par l’œdipe.

À l’inverse, l’incestuel constitue un registre qui se substitue à celui du fantasme et se tourne vers la mise en acte.

Ce qui est frappant dans l’incestuel c’est qu’il est tueur de fantasme. L’incestuel ne s’image pas, ne se représente pas, ne se fantasme pas. Il peut être repérable à partir d’un constat clinique, celui du vide de la pensée. Il renvoie à ces patients difficiles qui expriment un vague malaise mais n’associent pas : on a parlé de pensée blanche, de pensée opératoire. On s’aperçoit que bien souvent ces patients n’ont rien à dire, non en raison d’une carence ou d’un défaut de mentalisation mais de ce qu’ils vivent et ont toujours vécu sous l’impact d’un interdit qui porte sur la vérité. Quand nous invoquons la pensée blanche, nous sommes bien souvent sous le coup d’une collusion avec le patient lui-même prisonnier d’une injonction interne à ne pas parler. C’est, croyons-nous, un des aspects du transfert incestuel.

L'incestuel dans les familles | Cairn.info

(6) Alice dans Falstaff (première de 1893)

Rôle et fonction

  • Personnage : Mrs. Alice Ford (soprano)
  • Position dans l’intrigue : épouse de Ford, mère de Nannetta et l’une des deux « joyeuses commères » de Windsor qui conçoivent un plan pour piéger le chevalier Falstaff lorsqu’il tente de la séduire.
  • Fonction dramatique : Alice est le point de convergence des intrigues amoureuses et des complots de ses amies Meg Page et Mrs. Quickly. Elle participe activement à la mise en scène de la ruse qui entraîne Falstaff dans un panier à linge et dans la confusion finale de l’opéra.

« Alice Ford… la femme d’un riche bourgeois local » 

 « Alice… la femme d’un riche bourgeois local » 

 « Alice… la femme d’un riche bourgeois local »   (fr.wikipedia.org)

Première de 1893

  • Date et lieu : 9 février 1893, Teatro alla Scala à Milan.
  • Réception : la première fut un immense succès, marquant le retour de Verdi à la scène après plus de cinquante ans de carrière lyrique.
  • Distribution de la première : le contexte fourni ne précise pas l’interprète de Mrs. Alice Ford lors de cette première.

« Le 9 février 1893, la première de Falstaff fut un immense succès au Teatro alla Scala. » 

(operavision.eu)

En résuméAlice Ford est le rôle de soprano central dans Falstaff, représentant la femme d’un riche bourgeois et l’une des protagonistes de la ruse qui tourne la tête à Falstaff.

(7) Folie d’Oreste dans Les Choéphores d’Eschyle

  • Contexte : Oreste revient d’exil pour venger la mort de son père Agamémnon, tué par sa mère Clytemnestre et son amant Égisthe.
  • Acte de vengeance : Il tue Clytemnestre et Égisthe avec l’aide d’Électre, accomplissant le « deuil » imposé par la loi de la vengeance familiale.
  • Déclencheur de la folie : La matricide viole la loi divine qui protège la mère ; les Erinyes (Furies) le poursuivent, le condamnant à une folie punitive.
  • Manifestations :
    • Hantise : visions et voix des Erinyes qui le tourmentent.
    • Instabilité émotionnelle : oscillation entre triomphe du meurtre et terreur de la persécution.
    • Isolement : il se retire du monde, cherchant refuge à Delos.
  • Résolution : Dans la suite (L’Orestie), Orestes est jugé à Athènes et acquitte son crime grâce à l’intervention d’Athéna, mettant fin à sa folie et à la malédiction familiale. (Qwant)
  •  

    (8) Oui, on peut être « fou temporairement » dans le sens où certaines altérations de l’état mental sont passagères.
    Voici les principaux cas reconnus :

    Situation

    Durée typique

    Cause principale

    Stress aigu

    Minutes à quelques heures

    Pression intense, traumatisme immédiat

    Manie hypomaniaque

    Jours à semaines

    Trouble bipolaire (phase hypomaniaque)

    Épisode psychotique bref

    < 1 mois

    Consommation de substances, sommeil très perturbé

    Dépression réactionnelle

    Semaines à mois

    Événement déclencheur (perte, échec)

    Hallucinations transitoires

    Minutes

    Privation sensorielle, fièvre élevée

    Ces états sont généralement réversibles et ne constituent pas une maladie chronique tant qu’ils disparaissent sans laisser de séquelles. Si les symptômes persistent ou réapparaissent fréquemment, il est recommandé de consulter un professionnel de santé mentale. (Qwant)

  • (9) Contexte juridique : Le 1 février 1908, Emilia Manfredi a déposé une plainte officielle contre Elvira Puccini, l’accusant d’avoir provoqué le suicide de sa fille Doria
  • Accusations de calomnie : Selon les récits, Elvira a accusé publiquement Doria d’être la maîtresse de Giacomo Puccini, ce qui a conduit à la détresse de la jeune domestique (interlude.hk)        
  • Date du suicide : Bien que certains documents indiquent le 23 janvier 1909 comme date du suicide de Doria , la plainte déposée en 1908 suggère que l’incident s’est produit avant cette date, voire en 1908.
  • Conséquences : Après l’accusation, Elvira a été condamnée à cinq mois d’incarcération, mais a évité la prison grâce à une compensation de 12 000 lire accordée par Giacomo Puccini  (giacomopuccini.wordpress.com)

En résumé, Elvira Puccini a effectivement calomnié Doria Manfredi pour une relation supposée avec le compositeur, et Doria s’est suicidé, probablement en 1908, avant le dépôt de la plainte officielle.

(10) Monsieur Choufleuri restera chez lui le 24 janvier 1833 est le titre complet d’une opérette‑bouffe en un acte, écrite par Jacques Offenbach (musique) et M. de Saint‑Rémy (pseudonyme du duc de Morny) pour le libretto.
Le titre indique la date de la soirée fictive que le personnage principal, Monsieur Choufleuri, organise dans son salon parisien : le 24 janvier 1833 [n1].

L’œuvre a été créée au Théâtre des Bouffes‑Parisiens le 14 septembre 1861 [n1][n4]. Elle raconte l’histoire d’un bourgeois riche qui tente de faire la fête avec des chanteurs célèbres, mais qui doit improviser lorsqu’ils sont indisponibles ; la comédie culmine avec un trio italien et un final humoristique [n1][n5].

Sources
[n1] theatremusicaloperette.fr – description de l’opérette et mention du titre complet.
[n4] imslp.org – fiche de l’œuvre indiquant le titre, la date de première et les auteurs.
[n5] operascribe.com – synopsis détaillé et informations de première.

---------------------

Un autre établissement marseillais pratique la censure, dans un contexte plus anodin, et moins urgent. Il révèle pourtant la même volonté de faire taire les voix discordantes qui militent pour la diversité culturelle et la représentation de toustes.

L’Opéra de Marseille refuse désormais la venue des journalistes de Zébuline, du moins à ses grosses productions contestables. Il faut dire que celles-ci se permettent d’être critiques de son fonctionnement, même si c’est aujourd’hui le seul opéra de France qui ne programme aucune femme cheffe, aucune compositrice, aucune musique contemporaine ou de création.

Pas question non plus d’être critique de ses productions dispendieuses, qui ne tournent pas. Ni de remettre en cause ses mises en scène qui n’interrogent jamais les rapports coloniaux, la domination masculine, les préjugés de classe pourtant si présents, et si problématiques, dans les opéras du XIXe siècle. Qui constituent la quasi-totalité de ce que propose la maison marseillaise.

Agnès Freschel - La Marseillaise

--------------------- 

45 personnes ont lu cet article.

 



 

Enseignement supérieur privé - Enquête - Galileo - Loi violences en milieu scolaire - Prêtres - Confessionnal - Pédocriminalité - ParcourSup - Solitude- Insécurité -

Dérives de l’enseignement supérieur privé

1. Enquête « Le Cube »

Claire Marchal a mené une enquête de deux ans, rassemblant 150 témoignages et près de 1 000 documents internes. Le livre, Le Cube – Révélations sur les dérives de l’enseignement supérieur privé, met en lumière plusieurs problèmes majeurs :

  • Surcharge des classes et vétusté des bâtiments ;
  • Baisse des salaires des enseignants et volume de cours insuffisant ;
  • Qualité des cours à distance souvent défaillante (illustrations erronées, textes obsolètes) ;
  • Promesses non tenues concernant l’apprentissage : certains étudiants, comme Marie, se sont retrouvés à payer eux‑mêmes des frais de scolarité de 4 000 € alors que l’école ne trouvait pas d’entreprise d’apprentissage  (publicsenat.fr)
  • Modèle financier du groupe Galileo basé sur l’outil Cube qui priorise la marge (20 % mission éducative, 40 % dépenses courantes, 40 % bénéfice) au détriment de la pédagogie  (larevuecadres.fr)

2. Réponse des pouvoirs publics

Le ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, et le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont convoqué le président de Galileo, Marc‑François Mignot‑Mahon, pour expliquer les allégations 

  • Une inspection interministérielle a été mandatée afin d’assurer une plus grande transparence des établissements privés lucratifs 
  • Le gouvernement a évoqué la création d’un label (ou le renforcement du label Qualiopi) pour garantir la qualité des formations d’ici 2026  (etudiant.lefigaro.fr)

3. Réactions parlementaires

  • Laurent Lafon, président de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat, a qualifié la situation de « une forme de jungle » et a appelé à des modifications législatives
  • Stéphane Piednoir a confirmé que la qualité ne suivait pas le développement du secteur privé lucratif et a exprimé son inquiétude pour les étudiants et les familles  (publicsenat.fr)

4. Statistiques et portée du secteur

  • Environ 450 000 étudiants (15 % du total) sont scolarisés dans l’enseignement supérieur privé lucratif, soit une hausse de 72 % sur dix ans  (etudiant.lefigaro.fr)
  • Le groupe Galileo compte 200 000 étudiants dans 15 pays, avec des établissements comme Cours Florent, EMLyon, Paris School of Business et Penninghen (publicsenat.fr)

5. Position de Galileo

  • L’organisation a démenti les allégations, citant un observatoire interne (≈ 2 700 répondants) qui montre que 77 % des étudiants recommandent l’école et 90 % jugent les enseignants compétents 
  • Galileo affirme être certifié Qualiopi et que ses contrôles annuels garantissent la qualité des formations  (etudiant.lefigaro.fr)

--------------------

 

Loi « Violence en milieu scolaire » adoptée

Le RN et la droite contre l'obligation des prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalités entendus en confessionnal.

Adoption de la proposition de loi « Violence en milieu scolaire »

La proposition de loi n° 2708, visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, a été adoptée à l’unanimité lors de la première lecture le 1er juin 2026 (lemonde.fr)

Le texte a été déposé le 28 avril 2026 et a fait l’objet d’une procédure accélérée, avec un examen en commission des affaires culturelles et de l’éducation avant le vote final  (assemblee-nationale.fr)

Contenu principal

  • Renforcement des contrôles des intervenants (enseignants, personnels périscolaires, etc.) et mise en place d’une liste noire des personnes jugées dangereuses.
  • Reconnaissance officielle de la gravité des violences physiques, psychologiques et sexuelles subies par les enfants, ainsi que de la responsabilité première des auteurs.
  • Création d’une journée nationale d’hommage aux victimes, fixée au 19 novembre.
  • Renforcement de la formation et de la sensibilisation des élèves et du personnel.

La mesure sur les prêtres

Dans la version initiale du texte, un article prévoyait l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalité entendus dans le confessionnal.
Cette disposition, jugée contraire au droit canonique, a suscité une forte opposition de la part du Rassemblement national (RN) et d’autres députés de droite et d’extrême droite.
Ils ont déposé de nombreux amendements et ont mené une levée de boucliers lors du débat, ce qui a conduit à la suppression de cette mesure avant le vote final  (lemonde.fr)

Résultat

  • Le texte a été adopté à l’unanimité sans la disposition concernant les prêtres.
  • Le compromis a permis de préserver le secret de la confession tout en renforçant les mesures de prévention et de contrôle dans les établissements scolaires.

Ainsi, la loi « Violence en milieu scolaire » est entrée en vigueur sans imposer aux prêtres de signaler les actes de pédocriminalité entendus en confessionnal, conformément aux objections exprimées par le RN et les députés de droite. (Qwant)

-------------------

Solitude des élèves face à ParcourSup :

Indices indirects

  • Stress et anxiété : 84 % des lycéens déclarent que la procédure Parcoursup est stressante en 2025, et 79 % des parents ressentent le même sentiment

Un niveau élevé de stress peut favoriser l’isolement, car les élèves se concentrent sur leurs dossiers et leurs réponses aux questions, parfois au détriment des interactions sociales.

  • Charge mentale des parents : 70 % des familles voient la mère porter la majorité de la charge d’orientation, ce qui peut réduire le temps passé avec l’élève, accentuant un sentiment d’isolement de ce dernier
  • Impact sur le quotidien : 41 % des familles abordent l’orientation dès la troisième, et 37 % dès le choix des spécialités en seconde, indiquant que la procédure s’inscrit dans le quotidien familial. Cela peut limiter les occasions de socialisation hors du cadre scolaire ou de la plateforme  (fcpe.asso.fr)

3. Études générales sur la solitude scolaire

  • Un article scientifique (Laidi & Lansade, 2025) décrit différentes formes de solitude vécues par les élèves au collège, sans lien explicite avec Parcoursup, mais soulignant que l’isolement peut être lié à des processus d’assignation et d’évaluation  (journals.openedition.org)
  • Un guide de l’Étudiant propose des stratégies pour faire face à la solitude à l’adolescence, notamment l’identification des comportements isolants et l’adoption de solutions adaptées  (letudiant.fr)

---------------------

Alban Mizzi et la réforme Parcoursup.

Alban Mizzi est docteur en sociologie et ingénieur de recherche à l’Université de Bordeaux et au Centre Émile Durkheim (CNRS UMR 5116) 

Il a mené une thèse intitulée « Le « moment » Parcoursup : “Double‑enquête” sur l’orientation post‑bac » sous la direction de Joël Zaffran

Objectifs de la recherche

  • Étudier l’impact de la réforme Parcoursup (remplacement de l’APB en 2018) sur les parcours des candidats et les stratégies des universités.
  • Combiner une approche des inégalités dans l’éducation avec une analyse des sources sociales des émotions
  • Utiliser une méthodologie mixte : entretiens semi‑directifs, observations non‑participantes, analyse statistique et suivi qualitatif d’une cohorte de 27 candidats  (centreemiledurkheim.fr)

Résultats clés

Parcoursup est perçu comme une « épreuve » sociologique, mobilisant ressources économiques, culturelles, sociales, intellectuelles et émotionnelles 

  • Les candidats vivent une insécurité accrue, notamment à cause de l’opacité des critères de sélection et de la rareté des retours personnalisés 
  • Quatre profils de candidats ont été identifiés : aristocrates, contrariés, détachés et compulsifs, chacun présentant des stratégies et des niveaux de stress différents  (lepoint.fr)

Projets complémentaires

  • MonParPro : étude sur l’impact de Parcoursup sur les bacheliers professionnels, visant à combler le manque de connaissances dans ce public 

---------------

12 personnes ont lu cet article.

 

lundi 1 juin 2026

Viols - P. Bruel - Cirque d'Hiver - Paris - Impunité - Salles de spectacles - Florima Treiber - Maïdi Roth -

 

Manifestation contre la tournée de Patrick Bruel.

Le collectif féministe #NousToutes prévoit une manifestation d’ampleur le mardi 16 juin devant le Cirque d’Hiver à Paris, à l’occasion du premier concert de la tournée du chanteur.
La mobilisation sera accompagnée par l’association Attac et l’Observatoire des VSS en politique  (liberation.fr)

  • Date et lieu : 16 juin, devant le Cirque d’Hiver, Paris.
  • Objectif : dénoncer l’impunité de Patrick Bruel, visé par plus de trente femmes pour des faits de viols et d’agressions sexuelles.
  • Participants : #NousToutes, Attac, Observatoire des VSS en politique.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’une série de mobilisations visant à protester contre la présence de l’artiste lors de ses concerts, malgré les nombreuses plaintes et l’annulation de plusieurs dates à l’étranger. (Qwant)

------------------

Ce que les salles de spectacles attendent selon le Club de Mediapart.

Les articles du Club de Mediapart décrivent une situation où les salles de spectacles continuent de présenter Patrick Bruel malgré les accusations de viols et d’agressions sexuelles qui l’entourent.
Cette décision est perçue comme un message implicite : en conservant la programmation de l’artiste, les établissements placent les femmes présentes sur scène et dans les coulisses en danger, tout en protégeant un agresseur présumé.

·         Maintien de la programmation
Le Théâtre Édouard VII a accueilli une représentation de la pièce « Deuxième partie »Patrick Bruel jouait aux côtés de Marine Delterme et Stéphane Freiss. Trois militantes du collectif Nous Toutes Paris Nord ont interrompu la pièce, scandant « Bruel ! Violeur ! » et portant des masques à l’effigie de l’acteur. L’intervention de la sécurité a entraîné leur évacuation, mais la représentation a repris après dix minutes (blogs.mediapart.fr)

·         Principe de précaution
Le collectif souligne que « en maintenant sa programmation, les salles de spectacles mettent en danger toutes les femmes qui côtoient de près ou de loin un agresseur présumé ». Il appelle donc au principe de précaution afin de protéger les victimes et de ne pas perpétuer l’impunité des agresseurs  

Message sociétal
En affirmant la neutralité, les salles envoient un message selon lequel les agresseurs sont protégés par les puissants et que les victimes restent silencieuses. Le collectif rappelle que la présomption d’innocence s’applique au système judiciaire, pas à la société civile, et qu’il est légitime de porter la parole des victimes sur la scène publique  
(midilibre.fr)

------------------------

P. Bruel :

Témoignages marquants

·                               Florima Treiber (ex‑mannequin, ex‑Miss Alsace) raconte une rencontre en 2007‑2008 où elle aurait été « sautée sur » par le chanteur, décrivant un sentiment de drogue et de violation (liberation.fr)

·                               Valérie Bègue (ancienne Miss France) a publié un message soutenant les victimes et affirmant qu’elle a « vu » le comportement du chanteur (linternaute.com)

·                               Une journaliste anonyme a décrit un « black‑out » après un thé chez Patrick Bruel, se réveillant « hallucinée » (programme-television.org)

Contexte général

·                               L’affaire a déjà été l’objet de deux enquêtes antérieures (2019‑2020) qui ont été classées sans suite 

·                               Le chanteur, âgé de 66 ans, bénéficie de la présomption d’innocence et a publiquement contesté toutes les accusations 

·                               Les fans restent partagés entre dégoût et fidélité, certains continuant à soutenir l’artiste malgré les accusations (franceinfo.fr)

--------------------

Maïdi Roth – actrice et chanteuse de Plus Belle la Vie

·                                 Date de la plainte : mars 2026

·                               Contexte : l’actrice déclare que, lors du festival du film français d’Acapulco en 1997, elle a été agressée sexuellement par Patrick Bruel dans un taxi. Elle décrit un moment où le chanteur l’a « coincée contre la fenêtre » et a tenté de l’embrasser, déclenchant une réaction de sidération  (parismatch.be)

·                                 Impact : cette accusation rejoint les 30 témoignages déjà déposés contre le chanteur et renforce la perception d’une série d’actes récurrents sur plusieurs décennies.

2. Témoignages révélés par Elle (13 avril 2026)

·                                 Quatre nouvelles plaignantes : le magazine Elle a publié un reportage qui inclut quatre femmes, dont une actrice, qui ajoutent leurs récits à la liste des 30 femmes déjà accusées.

·                                 Nature des accusations : ces témoignages couvrent des agressions sexuelles et des tentatives de viol dans divers contextes (festivals, événements privés, etc.).

·                               Lien avec les actrices : l’une des quatre est une actrice, bien que son identité précise ne soit pas mentionnée dans le texte fourni. Elle confirme que les violences se sont produites dans un cadre professionnel ou semi‑professionnel, soulignant la dimension culturelle de l’affaire  (instagram.com)

3. Nouveaux éléments de 2026

·                               Publication de Parismatch (21 mai 2026) : un article met en lumière une nouvelle actrice et chanteuse de Plus Belle la Vie qui vient s’ajouter à la liste des 30 femmes. Elle décrit une agression sexuelle survenue en 1997, corroborant le récit de Maïdi Roth (parismatch.be)

·                               Réactions publiques : ces récits ont alimenté des manifestations et des appels au boycott des concerts de Bruel, soulignant l’impact sociétal de ces accusations (facebook.com)

--------------------- 

16 personnes ont lu cet article.