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lundi 13 avril 2026

Madame de Genlis - La femme auteur

 

Madame de Genlis

La femme auteur

Editions Gallimard – 2007

1825

 

Madame de Genlis : (1)

 

Elle s’appelait Stéphanie Félicité du Crest. (p 7)

Elle est aristocrate et témoin de l’Ancien Régime, avant la Révolution. Elle vivait à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris. (2)

Harpiste, elle est exhibée, enfant, dans les Salons. (3)

Elle élèvera ses deux enfants, les deux filles de la Duchesse d’Orléans, (4) dans une petite maison. Elle éduque en utilisant des méthodes nouvelles. Elle est une disciple de Rousseau. Elle élève aussi Louis-Philippe d’Orléans qui monte sur le trône quand elle meurt. (p 8). (5)

En exil, elle vit de sa plume. Ndlr : tout n’est pas si catastrophique que cela pour les autrices !  (6)

Elle rentre en France en 1800. (p 9) (7)

Elle déplore l’inégalité de traitement entre les hommes et les femmes. D’autres femmes sont devenues écrivaines : Madame de Staël, madame Cottin (8), Marie-Jeanne Riccobini (9), Adélaïde de Souza. (10) (p 11 et 13).

Elle publie pour la première fois, à 33 ans, en 1779. (p 104)

George Sand avait adoré son Battuécas, publié en 1816 qui est un roman utopique. (11)

Où sont passés ses 140 volumes écrits et sa musique ? (p 105). (12)

 

Le roman :

C’est un livre écrit par une autrice qui explique ses malheurs et qui n’incite pas vraiment les femmes  à écrire. Elle pose les questions et les problèmes lié-es au changement de statut d’une autrice à succès. Natalie, l’héroïne du roman, est inspirée par la vie et les sentiments de madame de Genlis. C’est un récit sous forme autobiographique. Une femme peut-elle entrer en littérature ? Si oui, quelles en seront les conséquences ?

 

A vingt ans, Natalie écrit, mais en secret. (p 23).

Dorothée, sa sœur aînée de quatre ans, lui explique qu’une femme doit rester modeste. Elle ne doit ni parler fort, ni avoir un ton tranchant dans les Salons. Sa sensibilité doit être réprimée. (p 25).

Elle ne doit pas être ambitieuse non plus. Natalie se demande si c’est un malheur d’être femme. (p 26).

Une femme qui veut devenir comme un homme n’est pas une femme. (p 27).

Les hommes sont jaloux des autrices. Ils doivent rester des « protecteurs » et non devenir des rivaux. (p 28). Ndlr : 200 ans plus tard, les mêmes poncifs perdurent.

Déjà veuve, Natalie décide de ne jamais se remarier. « Je serai toujours indépendante ». (p 40).

Madame de Montesson, sa tante, a écrit une comédie. Le Duc d’Orléans s’en est attribué la rédaction. Sa tante ne voulait pas faire savoir qu’elle écrivait. (p 43). (13)

Germeuil aime madame de Nangis. Mais Germeuil et Natalie vont tomber amoureux. Elle ne veut pas qu’il quitte madame de Nangis pour elle. Va démarrer un triangle amoureux avec son lot de jalousies et de souffrances.

L’Eglise était contre la vaccination de la variole car elle allait contre les desseins de Dieu. (p 55) (14)

Madame de Nangis est radicale et ne supporte pas de partager son amoureux avec Natalie. Elle en meurt. Elle savait qu’il ne l’aimait plus. Le sentiment d’amour éternel est une illusion.  (p 71).

Pour aider une famille dans la misère, Natalie accepte de faire publier trois de ses pièces pour en rapporter quelque argent et le leur donner. (p 72).

Dorothée s’oppose à sa sœur et lui conseille de ne pas le faire. « A quoi bon écrire ? » (p 77).

Germeuil est vexé dans son orgueil par le succès de Natalie. Il veut jouir seul de ses talents qu’elle partage. (p 78). Il devient agressif et ne la flatte plus. (p 82).

Dorothée, qui n’a connu aucune notoriété, fut aimée régulièrement, sans passions, et fit le bonheur de sa famille. Est-ce que cela vaut la célébrité de l’autrice ?

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(1)

Naissance

Décès

Profession(s)

Œuvres majeures

1746

1830

Écrivaine, éducatrice, mémorialiste

Adèle et Théodore, Les Veillées du château, Lettres à la comtesse de B.

Madame de Genlis fut une figure influente du XVIIIᵉ siècle, connue pour ses romans éducatifs, ses mémoires et ses ouvrages de morale destinés à la jeunesse aristocratique. Elle a également exercé comme préceptrice de la princesse de Lamballe et a participé aux débats littéraires de son époque. (Qwant)

(2) Madame de Genlis a  vécu à la Bibliothèque de l’Arsenal.

Stéphanie‑Félicité Du Crest, comtesse de Genlis (1746‑1830) a reçu, en 1802, un logement à l’étage noble de la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, grâce à Napoléon 

Ce logement lui a permis d’y installer son salon des Inséparables, où elle accueillait des personnalités telles que Talleyrand, Madame Necker, Brissot ou Chateaubriand. L’administration de la bibliothèque l’a finalement contraint à déménager à l’étage supérieur, puis à quitter définitivement les lieux en 1811  (essentiels.bnf.fr)

(3) Née dans une famille de petite noblesse provinciale, elle a reçu la chaîne de chanoinesse à Saint‑Denis d’Alix pendant son enfance, ce qui lui confère le titre de comtesse de Lancy

Elle passe dans plusieurs couvents avant de s’installer à Paris, où elle acquiert un savoir encyclopédique et se fait remarquer par son talent de harpiste dans les salons financiers (presencecompositrices.com)

  • Sa mère, la comtesse de Lancy, l’a introduite dans les salons financiers où la jeune fille se fait remarquer par son talent de harpiste. Ses concerts, souvent organisés après les dîners, ont contribué à remettre à la mode cet instrument, longtemps considéré comme oublié depuis la Renaissance (fr.wikipedia.org)

Présence dans les salons.

  • En tant que harpiste, elle se produit dans les salons financiers, où ses récitals sont appréciés par les grands financiers du temps. Elle joue très bien, capable d’interpréter des pièces de clavecin de Couperin et Rameau
  • Sa présence dans ces salons a renforcé son réseau social, lui permettant de rencontrer des personnalités influentes comme le marquis de Sillery (son futur mari) et le duc de Chartres (son futur maître) (presencecompositrices.com)

(4) Madame de Genlis a été chargée d’éduquer les deux filles de la duchesse d’Orléans.

  • Contexte : En 1772, après son arrivée au Palais‑Royal, Madame de Genlis (Stéphanie‑Félicité de Genlis) est désignée « dame pour accompagner » la duchesse de Chartres, future duchesse d’Orléans.
  • Mission : Le duc de Chartres lui confie l’éducation de ses enfants, dont les deux jumelles nées en 1777. Elle s’installe avec elles dans un couvent (pavillon de Bellechasse) pour les instruire (fr.wikipedia.org)
  • Rôle officiel : En janvier 1782, elle est nommée « gouverneur » des princes d’Orléans, ce qui inclut la responsabilité éducative des deux filles de la duchesse (shs.cairn.info)

(5) Madame de Genlis a bien été la gouvernante de Louis‑Philippe d’Orléans, mais il monta sur le trône avant sa mort.

  • Éducation
    Félicité de Genlis (1746‑1830) fut nommée gouvernante des enfants du duc d’Orléans en 1782, rôle exceptionnel pour une femme à l’époque. Elle s’occupait notamment du futur roi Louis‑Philippe (né en 1773)
  • Monarchie
    Louis‑Philippe accéda au trône en juillet 1830, lors de la Révolution de Juillet. Madame de Genlis décéda le 31 décembre 1830, soit six mois après l’ascension de son élève (france3-regions.franceinfo.fr)

(6) Madame de Genlis : vivre de sa plume en exil

Lorsqu’elle fut contrainte d’émigrer à la suite des bouleversements révolutionnaires, Madame de Genlis se tourna vers l’écriture pour subvenir à ses besoins.

  • Exil et publication : forcée d’émigrer, elle commence à publier dans le but de vivre de sa plume (radiofrance.fr)
  • Œuvres et revenus : ses mémoires et autres ouvrages, publiés pendant son exil, lui procurèrent un revenu suffisant pour assurer son existence (unitesi.unipv.it)
  • Reconnaissance et soutien : même en exil, elle obtint la protection de Napoléon, qui lui accorda une pension de 6 000 francs, témoignant de la valeur de son travail littéraire (revuedesdeuxmondes.fr)

Ainsi, en exil, Madame de Genlis a su tirer parti de son talent d’écrivaine pour gagner sa vie. (Qwant)

(7) Retour de Madame de Genlis en France (1800)

Madame de Genlis (Caroline‑Stéphanie‑Félicité du Crest de Saint‑Aubin) a quitté la France à la fin de la Révolution et s’est exilée en Angleterre, en Suisse et dans d’autres pays d’Europe. En 1800, elle a regagné la France après avoir obtenu les papiers nécessaires et accompagné un jeune Prussien qu’elle avait adopté, qu’elle envisageait de former à la musique (digitens.org)

  • Contexte : Son retour coïncide avec l’avènement de l’Empire et marque la fin de plusieurs années d’émigration (addi.ehu.es)
  • Suite de son activité : À son retour, elle reprend son rôle de femme de lettres, continuant à écrire dans divers genres et à vivre modestement grâce à sa plume (la-croix.com)

(8)  Critique envers Mme Cottin
Dans ses écrits, Madame de Genlis exprime une forte désapprobation à l’égard de Mme Cottin. Elle reproche à Cottin un style relâché et une peinture immorale des passions dans ses œuvres, les jugeant trop laxistes et moralement douteuses (classiques-garnier.com)

Cette critique reflète la position de Genlis en faveur d’une littérature didactique et morale, en contraste avec le ton plus libre et parfois provocateur de Cottin.

(9) Marie‑Jeanne Riccoboni (née Laboras de Mézières, 25 octobre 1713 – 7 décembre 1792) était une actrice et romancière parisienne du XVIIIᵉ siècle.

Vie et parcours

  • Naissance à Paris, 1713, dans une famille d’origine béarnaise.
  • Éducation : abandonnée par ses parents après la condamnation de son père pour bigamie, elle fut placée dans une institution religieuse, mais refusa de rester cloîtrée et fut retirée par sa mère à l’âge de 14 ans.
  • Mariage (7 juillet 1734) avec Antoine‑François Riccoboni, fils de l’acteur Luigi Riccoboni. Le couple s’installe à Paris et la femme s’engage dans la troupe de la Comédie italienne.
  • Carrière théâtrale : première scène le 23 août 1734 à l’Hôtel de Bourgogne; retraite de la scène en 1760.
  • Vie littéraire : après 1761, elle se consacre à l’écriture, s’installant rue Poissonnière avec l’amie Thérèse Biancolelli.

Les œuvres de Riccoboni sont souvent décrites comme épistolaire et imitation de Marivaux. Diderot la louait pour la « pureté, sensibilité, élégance » de son écriture, tandis que Diderot la critiquait aussi comme « l’une des plus mauvaises actrices de son temps » (fr.wikipedia.org) 

(10) Adélaïde de Souza (1761‑1836)

Adélaïde de Souza, née Adélaïde-Marie‑Émilie Filleul, était une écrivaine, moraliste et salonnière française.

  • Naissance : 14 mai 1761 à Paris.
  • Décès : 19 avril 1836 à Paris.
  • Œuvres majeures : Adèle de Sénange (publiée à Londres en 1792) et plusieurs romans comme Émilie et Alphonse (1799) et Charles et Marie (1802)
  • Vie littéraire : Elle a animé un salon à Paris où se réunissaient des figures politiques et littéraires telles que Talleyrand, Gouverneur Morris et William Windham
  • Contexte historique : Sa vie a été marquée par la Révolution française ; elle s’est exilée à Londres, puis en Suisse, avant de revenir en France grâce à l’aide de Talleyrand (fr.wikipedia.org)
  • Influence : Adèle de Sénange a été saluée par Sainte‑Beuve comme une œuvre maîtresse du roman réaliste (editions-rivages.fr)

(11) Les Battuécas est un roman écrit par Stéphanie‑Félicité Du Crest, comtesse de Genlis.

  • L’œuvre a été publiée à Paris chez Maradan en 1816 (première édition) et rééditée en 1817 (books.google.com)
  • Le livre est présenté comme un roman (tome I) et se situe dans le cadre de la littérature française du début du XIXᵉ siècle.
  • Le titre fait référence aux vallées des Batuecas (ou Battuécas) en Espagne, bien que le texte ne soit pas un récit historique mais plutôt une fiction inspirée de cette région  (jstor.org)

(12) Volume : Presque inconnue de nos jours, Mme de Genlis laisse derrière elle une énorme production qui s'étend à environ 140 volumes(addi.ehu.es)

Musique : Le PDF des Mémoires de Madame de Genlis mentionne la musique parmi ses centres d’intérêt, mais ne précise pas où se trouvent ses compositions ou enregistrements (archive.org)

Madame de Genlis (Félicité de Genlis, 1746‑1830) est reconnue pour une production écrite d’environ 140 volumes. Ces ouvrages couvrent un large éventail de genres : romans, pièces de théâtre, mémoires, traités pédagogiques, essais, etc.

En plus de son œuvre littéraire, Madame de Genlis était une musicienne accomplie.

  • Dans ses mémoires, elle évoque la musique, la peinture, l’équitation et d’autres arts (archive.org)
  • Un ouvrage dédié à ses connaissances musicales est la « Lettre à Madame de Genlis, sur les sons harmoniques de la harpe » d’Alexandre Laborde, qui traite de la harpe, un instrument qu’elle maîtrisait (shop.librairiedesbauges.fr)

(13) Madame de Montesson et ses comédies

  • Charlotte‑Jeanne Béraud de La Haie de Riou, marquise de Montesson, était une femme de lettres et actrice.
    Elle écrivait ses propres pièces de théâtre, notamment des comédies en prose et en vers, qui étaient jouées dans son théâtre privé de Chaussée d’Antin entre 1776 et 1784 

Rôle du duc d’Orléans

  • Le duc d’Orléans était son maître et patron.
    Il participait aux représentations de son théâtre et jouait un rôle de mécène, mais il n’a pas revendiqué la rédaction des pièces de Madame de Montesson.
    Les sources fournies ne mentionnent pas qu’il se soit attribué la rédaction de ses comédies  (amateur-theatre-wiki.gwi.uni-muenchen.de)

(14) La déclaration « L’Église était contre la vaccination de la variole car elle allait contre les desseins de Dieu » est fausse.

Pourquoi l’Église a soutenu la vaccination

  • Promotion active par les prêtres
    Les évêques et curés ont été mobilisés pour diffuser le vaccin, le présentant comme une grâce divine et un nouveau sacrement

Des lettres pastorales encourageaient les fidèles à se faire vacciner, et certains prêtres vaccinaient eux‑mêmes leurs paroissiens 

  • Collaboration avec l’État
    Sous Napoléon, l’État a organisé de vastes campagnes de vaccination et le clergé a été sollicité pour les mettre en œuvre 

Les curés ont été priés de rédiger des brochures et des discours pour vulgariser le vaccin, le présentant comme un obligation morale

  • Rôle de la papauté
    Bien que des rumeurs de « prohibition du vaccin par le Pape » aient circulé, elles étaient infondées (famillechretienne.fr)

Au contraire, plusieurs papes (Pie VII, Grégoire XVI, Pie IX) ont lancé des campagnes de vaccination, les qualifiant de « don de la divine Providence »(cath.ch)

Cas d’opposition restreints

  • Quelques clergés, comme l’archevêque Buronzo del Signore de Novare, ont exprimé une défense du rôle du prêtre plutôt que du vaccin, mais ces positions étaient exceptionnelles et ont conduit à des remplacements 
  • La majorité des « anti‑vaccins » du XIXᵉ siècle étaient motivés par la méfiance envers le gouvernement plutôt que par une opposition doctrinale (famillechretienne.fr)

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jeudi 20 novembre 2025

Jules Michelet - Louis XVI était coupable.

 

Jules Michelet

Louis XVI était coupable.

8e volume de la Révolution française.

1845 à 1853

Editions Bernard Coutaz – 1992

 

La justice passe en second après 1793.

Fin 1792 : on ne se situe pas encore dans la Terreur. Jusqu’en 1792, la notion de justice unit les dirigeants de la Révolution. Mais la France étant attaquée, cette idée passe en second. « Nous serons justes, après ». (p 80). Louis XVI sera la première victime de la Terreur. On passe d’un bond de l’humanité à la barbarie. (p 83). Michelet se situe contre la peine de mort.

Dès qu’un homme politique se résigne, il est perdu. (p 32).

 

Les femmes.

- Il critique les femmes qui tenaient un Salon. Elles se taisaient sur leur engagement royaliste. Elles ont corrompu, affaibli et distrait  les meilleurs révolutionnaires arrivés à Paris. Dans les salons d’artistes ou de femmes de mode, les hommes de banque rencontraient les hommes politiques. Du coup, ils ont pénétré la Gironde, au cœur de la Révolution. (p 33).

- Olympe de Gouges prend des risques en défiant les partis. Les hommes rendent les femmes ridicules. Il est facile de brutaliser le « sexe faible ». (p 141). On lui tire les cheveux dans la foule en 1793. Au tribunal, son fils la renie avec mépris. Tout juste enceinte, elle fut condamnée à mort quand même. (p 124).

- Madame Roland était « hautaine et souvent dure ». (p 35).

Madame Roland prend peur et Théroigne est insultée. Monsieur Roland était le Ministre de l’Intérieur (p 221).

- Madame de Genlis était liée au duc d’Orléans, première fortune d’Europe (p 150).

- Michelet pense que les femmes françaises étaient plutôt royalistes. Il imagine une discussion entre un mari et sa femme sur la peine de mort. Elle défendrait des idées humanistes. (p 228). Mais il pense aussi que les femmes ont une influence négative. ( !?).

 

La création d’une patrie.

Les Français-es recherchent une patrie et ont besoin d’une « inflexible austérité » (= principes, p 42) pour y parvenir. A contrario, les royalistes sont partout chez eux en Europe. (p 40).

Les Jacobins sont représentés par Robespierre. Ils sont attaqués par les Girondins et les Dantonistes. Les Jacobins sont rancuniers et ne lâchent jamais prise. (p 50).

La révolution manque d’audace en 1792. Elle aurait du défendre les peuples démunis contre la royauté qui « méprise l’espèce humaine ». Il fallait anéantir les rois qui étaient « sans justice et sans pitié », partout en Europe. (p 155).

Les prêtres étaient tapis en Vendée, dans l’attente d’une guerre civile. (p 178).

La Patrie est sacrée et qui la livre en meurt (p 224). Ndlr : c’est violent.

 

La Convention.

Elle a été créée après l’attaque du Château de Versailles le 10 août 1792. (1)

Est-ce que la Convention était un tribunal ? Elle hésite à être une assemblée politique. (p 164).

Aucun député n’a défendu l’idée du « droit absolu ». Mais qu’est-ce que c’est ? Est-ce que le jugement du peuple est infaillible ? (p 167). Michelet pense que pendant une Révolution, un temps de passions, c’est le jugement le moins sûr et le plus dangereux. (p 168). Cela peut déboucher sur le risque d’une guerre civile.

 

L’éducation de Louis XVI.

Louis XVI a été élevé dans l’idée idiote de la royauté (p 197). La conscience catholique de Louis XVI lui intime de n’avoir rien à se reprocher. Les prêtres l’ont persuadé qu’il était roi et qu’il pouvait user de la force illimitée du mensonge pour régner. (p 159).

L’approche de la mort et son danger changent le caractère de Louis XVI. Il devient bon, tout comme Marie-Antoinette qui se met à aimer son mari avant de mourir (p 214). Mais dans le fond, il ment toujours à la Convention (p 223). Il se voit en saint. (p 215). Le moindre objet lui appartenant en prison devient «sacré » (p 216).

 

Les buts du procès de Louis XVI.

La majorité des Français-es voulait le procès de Louis XVI, mais pas sa mort (p 169).

Saint-Just va porter le premier discours pour demander la mort du roi. (2) Contrairement à Robespierre, il refuse la pitié. (p 84).

Michelet décrit Saint-Just comme s’il l’avait vu : « Sa roideur automatique qui ne tenait qu’à lui ». Il ne l’aime pas ! Mais il reconnaît sa générosité qui a plu à Robespierre. Il a offert un petit bien à lui pour sauver le marché de Blérancourt. A 24 ans, Robespierre l’appelle pour venir à la Convention. (p 89).

Barère a conclu à la mort de Louis XVI. Il était en lien avec madame de Genlis.  Comment était-il payé ? En amour, en argent ? Il a eu peur des attaques de la droite (p 93). (3)

Thomas Payne, apprécié par les Girondins, pensait qu’il fallait faire un procès général de la royauté.

La France se plaçait au-dessus des autres peuples. La Montagne et la  Gironde recentrent le procès sur le caractère individuel. (p 111).

La Révolution a fait l’erreur d’exhiber le roi et sa famille au Temple. Il n’était pas difficile de les voir sous n’importe quel prétexte. Malgré les quolibets, la famille royale fait pitié. (p 113).

Le père de Michelet monta la garde au Temple. Il en a parlé à son fils. (p 117).

Les choix possibles à l’issue du procès : mort, mort conditionnelle ou détention (p 205).

 

Le contexte violent du procès.

Les royalistes étaient présents dans Paris, capables de faire verser le sang. Des listes de révolutionnaires étaient prêtes (p 173). Les Emigré-es attendent de se venger de la création de la République. Iels se moquent du sort de Louis XVI. Les autres rois n’ont rien fait pour sauver Louis XVI et sa famille, car ils avaient besoin d’un martyr pour redorer leur blason. (p 176). Les Jésuites étaient des persécuteurs ennemis de la loi (p 217). Michelet affirme que les députés ont voté sans avoir peur de la mort. Mais la possibilité d’une guerre civile a fait accélérer le vote pour l’exécution de Louis XVI. (p 206).

En 2025, Marie-Antoinette est-elle réhabilitée ( !?) (4), mais Louis XVI  n’a rien gagné en sympathie.

 

Les terres et l’impôt.

Les terres changent de propriétaires entre 1789 et 1794. (p 231). Les terres ont été vendues par lots. L’économie s’est effondrée. Les Français pouvaient payer les Biens Nationaux avec des Assignats. (p 101). (5) Qui faire payer pour l’impôt ? (p 98).

Cambon est le superviseur du Ministre des Finances, Clavières. Il représentait la révolution agraire (p 109). Les commissaires, issus du peuple, lèveront l’impôt sur les riches seulement. Les indigents ne doivent rien payer. (p 105).

Le duc d’Orléans possède la plus grosse fortune d’Europe. Son estimation s’élève à 250 millions de francs. (p 151). Il est plus riche que le roi.

Louis XIII et Louis XIV avaient favorisé économiquement leur frère de peur d’une guerre civile. (6) Ils ont fortuné leur frère. Michelet pense que c’était insensé de faire la révolution en présence d’une telle fortune dans le pays.

 

La création de l’Education nationale.

Eduquer, c’est créer, et juger, c’est tuer. Au nouveau projet proposé, il manque une âme, un souffle. Robespierre pense qu’il faut baisser le niveau supérieur, en fermant les grandes écoles (p 145). Peut-on faire une science sans science, éduquer sans philosopher ?

Un second courant de pensée pense que l’éducation vivifie tout (p 147).

La substance morale est supérieure aux sciences physiques et aux mathématiques, qui ne sont que des outils.

 

L’Angleterre a fait sa grandeur face à la nullité des Belges et des Hollandais. (p 107).

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(1)   La Convention nationale a été créée le 10 août 1792 après la suspension de Louis XVI et la chute de la monarchie, succédant à l'Assemblée législative pour fonder la Première République. (Larousse).

(2)   Le 13 novembre 1792, Saint-Just prononce son premier discours devant la Convention pour demander la mort de Louis XVI, qu'il considère comme un tyran et un ennemi du peuple, plutôt que de le juger dans un procès traditionnel. (Etudier).

(3) Bertrand Barère a joué un rôle clé dans le procès de Louis XVI. Il a présidé la Convention nationale et a été chargé de lire l'acte d'accusation contre le roi, ainsi que de mener son interrogatoire. Son intervention décisive le 4 janvier 1793 a contribué à refuser l'appel au peuple, ce qui a accéléré le processus menant à l'exécution de Louis XVI.

Concernant Madame de Genlis, le contexte mentionne que Barère a été choisi comme tuteur de Pamela, une enfant issue d'une liaison supposée du duc d'Orléans avec Madame de Genlis. (Qwant).

(4)   Bien que son héritage reste controversé, Marie-Antoinette refuse de disparaître de la mémoire collective. Les discussions autour de sa vie et de son règne continuent de captiver, montrant une réhabilitation progressive de son image, même si elle reste une figure complexe et souvent mal comprise. (Qwant).

(5)   Les Français pouvaient payer les biens nationaux en assignats, une monnaie de papier émise pendant la Révolution française, garantie par la valeur de ces biens. Cependant, cette pratique a entraîné une dépréciation rapide de la valeur des assignats dès 1792. (dhi Alsace bnu).

(6)   Louis XIII et Louis XIV ont effectivement favorisé économiquement leur noblesse pour éviter des révoltes, mais cela n'a pas empêché des insurrections comme la Fronde. (Hégémonie).

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Peine de mort.

Le condamné touche la clé en fer, conductrice d'électricité, du gardien qui va appuyer sur le bouton de la chaise électrique.

Tout le monde est relié.

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vendredi 5 juillet 2019

Voltaire - Pensées végétariennes - Emilie du Chatelet


Voltaire
Pensées végétariennes.
Editions Mille et une nuits – 2014

Note n° 7 :
Les hommes du XVIIIe siècle ne soutenaient pas l’idée que la consommation de viande était nécessaire à l’homme puisque les moines et les moniales y renonçaient les jours maigres. La majorité des paysans n’en mangeaient pas. La race des brahmanes, végétarienne depuis des millénaires, ne s’est jamais éteinte.

P 11 , 26, 27 :
Voltaire cite Pythagore. Originaire de Samos, il  vécu en Grèce et dans le sud de l’Italie au Vis siècle avant notre ère. A Crotone, dans son école philosophique, les disciples sont initiés et soumis à des règles végétariennes. Il fut éduqué au végétarisme dans son enfance. Il serait allé à Sidon, en Phénicie, puis en Egypte, et enfin à Babylone et en Inde pour rencontrer les « mages ».
« On sait que Pythagore, qui étudia chez eux (Inde, NDLR) la géométrie et la morale, embrassa cette doctrine humaine, et la porta en Italie. Ses disciples la suivirent très longtemps : les célèbres philosophes Plotin, Jamblique et Porphyre la recommandèrent, et même la pratiquèrent, quoiqu’il est assez rare de faire de qu’on prêche. »


Pythagore

Rouen

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Voltaire cite aussi Porphyre qui a écrit Le Traité de l’abstinence, texte traduit pour la première fois en français par l’abbé de Burigny en 1747. « L’écrit de Porphyre est adressé à un de ses anciens disciples nommé Firmus, qui se fit, dit-on, chrétien pour avoir la liberté de manger de la viande et de boire du vin. »

P 16 :
« Cette coutume (manger le membre d’un animal en vie, NDLR) subsista en effet chez quelques peuples barbares, comme on le voit par les sacrifices de l’île de Chio, à Bacchus Omadios, le mangeur de chair crue. »

p 18 et 29 :
Descartes refuse aux animaux le langage et la faculté de penser. John Locke (1632 – 1704) dans son Essai sur l’entendement de l’humain conteste la théorie de Descartes qui soutient que « les chiens et les éléphants ne pensent point, quoique ces animaux en donnent toutes les démonstrations imaginables, excepté qu’ils ne nous le disent pas eux-mêmes. »

P 24, 51 :
Les chrétiens sont gourmands.
Les premiers chrétiens, qui cherchent à convertir non seulement les Juifs, mais aussi ceux qui ne le sont pas, décident d’abandonner la distinction entre nourritures « convenables » et « interdites ». Ils comprennent qu’il est plus aisé de prêcher la bonne nouvelle à des hommes et des femmes de toutes nations s’ils peuvent partager avec eux leurs repas. Pour devenir « universelle », l’Eglise devint omnivore.

« Il ( Porphyre, NDLR) fit cet admirable livre pour convertir un de ses disciples qui s’était fait chrétien par gourmandise. »

p 30 :
Admiration pour Newton.
« Cette compassion qu’il avait pour les animaux se tournait en vraie charité pour les hommes. En effet, sans l’humanité, vertu qui comprend toutes les vertus, on ne mériterait guère le nom de philosophe. »

p 33 :
Les Chinois ont des lois sévères.
« Je ne vois guère, parmi le anciens empires, que les Chinois qui n’établirent pas la doctrine de l’immortalité* de l’âme. Les premiers législateurs ne promulguèrent que des lois morales ; ils crurent qu’il suffisait d’exhorter les hommes à la vertu, et de les y forcer par une loi sévère. »

*

Graph 
Paris
Fontaine de Jouvence

La fontaine de Jouvence, aussi appelée fontaine de Vie ou fontaine d'Immortalité, est un symbole d'immortalité ou de perpétuel rajeunissement.
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p 34 :
Voltaire nomme la décapitation d’un homme comme étant « la boucherie universelle ».

P 47 :
A propos des castrats.
Le dialogue du chapon et de la poularde.
Le chapon - « J’entendis ces jours passés, près de mon poulailler, raisonner deux abbés italiens à qui on avait fait le même outrage afin qu’ils pussent chanter devant le papa avec une voix plus claire. Ils disaient que les hommes avaient commencé par circoncire leurs semblables, et qu’ils finissaient par les châtrer : ils maudissaient la destinée et le genre humain. »
La poularde – « Quoi ! c’est donc pour que nous ayons une voix plus claire qu’on nous a privés de la plus belle partie de nous-mêmes ? »


P 49.
Les yeux brûlés.
« J’ai entendu dire à mes deux abbés que tous les empereurs chrétiens et grecs ne manquaient jamais de crever les yeux à leurs cousins et à leurs frères. »
Louis 1er (778 – 840) dit Louis le Pieux ou le Débonnaire, est le fils de Charlemagne. Bernard règne sur l’Italie et se révolte contre son oncle qui veut e déposséder pour donner son royaume à son propre fils.
Il ordonne qu’on brûle les yeux de Bernard au fer incandescent.

P 61 :
Les vaches hublots. (Voltaire ne peut pas les connaître…)
« Nos zootechniciens considèrent à l’heure actuelle les animaux comme des machines à produire toujours plus d’œufs, de lait ou de viande. N’expliquent-ils pas doctement qu’il est déraisonnable d’exagérer les douleurs de ces êtres mutilés, privés de la lumière du jour et de la liberté de se mouvoir ? »
Renan Larue.


Emilie du Chatelet et Voltaire

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Emilie du Châtelet.

Traductrice de Newton.

L'Humanité.

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Emilie du Châtelet.

Amie de Voltaire pendant vingt-cinq ans.

Son défaut? Etre une femme (ce n'est pas de l'humour, NDLR).

L'Humanité.

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Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, née le 17 décembre 1706 à Paris et morte le 10 septembre 1749 à Lunéville, est une femme de lettres, mathématicienne et physicienne française, figure du Siècle des Lumières

Où vit Émilie du Châtelet ?

Elle vit quelque temps à Semur-en-Auxois, dont son époux est gouverneur. Selon la comtesse de Genlis, elle y aurait rencontré Monsieur de Mézières, le grand-père de celle-ci, qui l'aurait initiée aux sciences mathématiques. Le marquis, pris par sa carrière militaire, ne voit sa femme que très rarement.

 

Pourquoi Émilie du Châtelet est connue ?

Emilie du Châtelet est principalement connue pour sa traduction française de l'œuvre majeure d'Isaac Newton, Philosophiae naturalis principia mathematica (Principes mathématiques de la philosophie naturelle, première édition londonienne en 1687) souvent abrégé en Principia Mathematica qu'elle a commencé dès 1745.

Quelles sont les inventions de Émilie du Châtelet ?

 

C'est une figure singulière du Siècle des Lumières, une des premières femmes au monde reconnue comme scientifique. Émilie du Châtelet est l'inventrice de la racine cubique.

Quelles sont les grandes idées de Émilie du Châtelet ?

Maximiser les plaisirs sans bousculer cette sage retenue est plus acrobatique. Car, estime Emilie du Châtelet, les plaisirs les plus intenses viennent des passions. Il faut donc cultiver les passions même si elles inspirent - dangereusement - de grands désirs. D'autant que «n'en a pas qui veut».

Pourquoi l'étude est si importante aux yeux d'Émilie du Châtelet ?

L'étude est d'autant plus nécessaire aux yeux d'Émilie du Châtelet qu'elle permet, avec l'expérience, de produire de nouvelles connaissances et de « nouvelles lumières ». Elle avance également sa condition de femme comme un argument suffisant à justifier la nécessité de l'étude.

Qui est la maîtresse de Voltaire ?

Il y a 315 ans, le 17 décembre 1706, naissait Émilie du Châtelet, figure féminine des Lumières, scientifique de renom et maîtresse de Voltaire.

 

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Tag
Le Havre
Andy parodié par Aky Warhol
06 20

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Anna Maria Lenngren, née le 18/06/1754, est une écrivaine, poète et traductrice suédoise. Elle critique ouvertement les préconçus sur le rôle de la femme dans la société et se bat pour la liberté intellectuelle des femmes.

Laboratoire Egalité

Elle écrivit des idylles pastorales, épigrammes et satires néoclassiques caractéristiques de la période des Lumières.

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Rouen 
Pavillon des Vertus 
Rue des Ruissel
Elles sont trois femmes sur les douze médaillons de portraits.

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pauline-de-pange-comment-jai-vu-1900

voltaire-vu-par-stefan-zweig

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dimanche 20 août 2017

Le château-musée de Nemours - Gustave Courbet - Gustave Doré -Edouard Manet - Louis-Philippe - Millet - Garnier - Gauguin



Anonyme
Louis-Philippe 1er
1773 - 1850
Roi des Français, seconde moitié du XIXe siècle



Louis Philippe

Par F Rougon, 1841

Copie de L Cogniet, 1834

Roi des Français – 1830 – 1848

Musée d’art et d’histoire

Orange
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La révolution française de 1848 est la troisième révolution française après la Révolution française de 1789 et celle de 1830.


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Charles Philipon 
La Poire 
Publiée dans la "Caricature" en 1831.
Caricature de Louis-Philippe qui rétablira la censure dans la presse en 1835. La Poire réapparaîtra en 1871, Louis-Philippe représentant le pouvoir ridicule. 
Eu 
Château Musée Louis-Philippe

Se payer la poire de quelqu’un :

(Populaire) Se moquer de. — Note : La locution est suivie de de, ou s'insère dans une tournure de phrase équivalente.


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Louis-Philippe d'Orléans et Marie-Amélie de Bourbon 
Eu 
Château 
Musée

Marie-Amélie de Bourbon

Marie-Amélie de Bourbon, princesse de Naples et de Sicile, nièce de la reine Marie-Antoinette, est une princesse sicilienne née à Caserte le 26 avril 1782 et morte à Claremont le 24 mars 1866. Issue de la branche des Bourbons de Sicile, la princesse Marie-Amélie est membre de la branche aînée Marie-Amélie, born near Naples, was the tenth of eighteen children.  des Bourbons.

Marie-Amélie, born near Naples, was the tenth of eighteen children. 

Marie-Amélie, née près de Naples, était la dixième 
de dix-huit enfants.

 

Amélie Bourbon-Parme voue une véritable passion à l'histoire de France.

Marie-Amélie accède au trône de France aux côtés de son époux, Louis-Philippe, en 1830 pour dix-huit ans.

Elle passe à tort ( NDLR ?) pour un personnage secondaire.

Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit des rois.

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Harpe 
Madame de Genlis et les enfants du Duc d'Orléans  
La leçon de harpe donnée au château de Saint-Leu en présence de mademoiselle Pamela.
1842
Par Jean-Baptiste Mauzesse
1784 - 1844
Huile sur toile.
Cité de la musique


Commandée par Louis-Philippe pour Versailles. 
La toile originale se situe à Dallas, au Museum Art.
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Auguste Boulard fils
1852 - 1927
Le dragon, vers 1890
Eau-forte sur papier
Il fut l'élève de son père, tout comme Manet*. Il cotoie Corot*, Millet*, Daubigny, Breton et Turner. Cette estampe met en scène un membre du régiment des dragons, une unité "hybride" d'infanterie et de cavalerie.
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Edouard Manet

Paris, 1832 – Paris, 1883

L’Automne (Portrait de Méry Laurent), 1882

Huile sur toile

La Nancéienne Anne-Rose Louviot, plus connue sous son nom de demi-mondaine Méry Laurent, pose pour une figuration de l’Automne. Elle est enfouie dans une pelisse du grand couturier parisien Worth. Ce portrait a été commandé par Antonin Proust. Depuis 1876, Méry Laurent est l’amie intime et le modèle préféré de Manet.

Parmi ses admirateurs, on trouve James Whistler, Henri Gervex, peintres,  Stéphane Mallarmé,   François Coppée, poètes,  Reynaldo Hahn (compositeur).

Musée des Beaux-Arts

Nancy




Edouard Manet

Au café-concert

1880

Encre de Chine avec rehauts de gouache

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell



Ce dessin a été réalisé d’après Le Café-concert, peinture qui se trouve dan la collection de la Walters Art Gallery de Baltimore. Il a été publié dans la Vie Moderne qui présentait des reproductions de plusieurs œuvres de Manet, à une époque où les photographies en couleur de qualité n’existaient pas encore.


Edouard Manet

Le Bailarin Etude pour le portrait de Don Mariano Camprubi

Vers 1862 – 1863

Crayon, pinceau et encre de Chine sur papier

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell



Fasciné par la culture espagnole, Manet connaît son premier succès avec le Chanteur espagnol qu’il expose au Salon de 1861. L’année suivante, le peintre assiste à de nombreux spectacles donnés par la troupe du Théâtre royal de Madrid. Il convainc le chorégraphe et premier danseur, Mariano Camprubi de poser pour lui.

Le peintre conservera ce dessin dans son atelier jusqu’à sa mort.



Edouard Manet

Le Jambon

Vers 1875 – 1880

Huile sur toile

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell



La peinture a appartenu à Edgar Degas* qui s’est photographié devant ce tableau avec son ami le peintre et sculpteur Bartholomé. Paul Gauguin*, l’une des rares personnes à qui Degas ouvre sa porte, voit probablement cette œuvre chez lui lors de son passage à Paris en 1889. Ce serait à l’origine de sa décision de peindre sa propre version.

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Edouard Manet 
Paris, 1832 - 1883
Fleurs dans un vase de cristal  
1882 
Huile sur toile
Musée d'Orsay 
Paris 

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Edouard Manet 
La Belle Polonaise 
Vers 1878 
Paris 
Musée d'Orsay 

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Edouard Manet 
Paris, 1832 - 1883
La blonde aux seins nus
1872 ou 1878
Huile sur toile
Musée d'Orsay 
Paris 
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Edouard Manet 
Paris, 1832 - 1883
La serveuse de bocks.
1878  
Huile sur toile
Musée d'Orsay 
Paris 

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Edouard Manet 
Paris, 1832 - 1883
Le déjeuner sur l'herbe
1863 
Huile sur toile
Musée d'Orsay 
Paris 

Le scandale est immédiat.
L'œuvre ne suit pas les règles académiques.
Deux femmes nues se trouvent auprès d'hommes habillés. 
Les contrastes des couleurs sont violents.
La nudité passait dans les œuvres avec des déesses.
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Edouard Manet 
1832 - 1883
Jupiter et Antiope (Copie d'après Le Titien).
1856 
Huile sur toile.
Musée Marmottan 
Paris 

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Auguste Gardanne
1840 - 1890
Le dragon
1889
Aquarelle sur papier
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*

Edgar Degas
France, 1834 – 1917
Danseuse rajustant son épaulette
Pastel sur papier
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg

Toulouse


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P 153 :
Degas se prend les pieds dans les fils de fer qui entourent les pelouses, au parc Monceau, un soir qu’il va manger chez Rouart.
« Ces fils de fer qu’on met là tout exprès pour faire tomber les promeneurs… » dit un passant indigné.
« Non, fait Degas, c’est pour arrêter les gens qui vont déposer des statues sur les pelouses. »
Ambroise Vollard
En écoutant Cézanne, Degas, Renoir
Edition Les Cahiers Rouges – Grasset

Première édition : 1938

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Edgar Degas
Paris - 1834 - 1917
Etude de deux têtes de femmes
1870 - 1872
MUMA
Le Havre

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Augustin Mongin
1843 - 1913
Retour des champs



Edouard Doigneau
1865 - 1954
Garde mobile en faction
Aquarelle sur papier

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Etienne Bocourt
1821 - 1913
Gustave Courbet, peintre
1814 - 1877
Eau-forte sur papier
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Facebook et la censure de “L’Origine du monde” : une faute, mais sans préjudice, dit le tribunal.

Oui, Facebook a bien commis une faute en désactivant le compte de Frédéric Durand-Baïssas, professeur des écoles, qui avait voulu publier le très célèbre et très poilu tableau de Gustave Courbet.

(…) Les avocats vont faire appel : « Nous allons nous battre pour que Facebook, aussi puissant soit-il puisse faire la différence entre une œuvre d’art et de la pornographie. Mais que le tribunal ait déjà estimé qu’il y avait bien faute, c’est une victoire. Cela montre que Facebook peut être jugé en France et que tout utilisateur peut engager des poursuites contre ce géant. »

facebook-vs-lorigine-du-monde-la-justice-considere-quil-y-a-eu-faute,-mais-ne-condamne-pas
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Khalil-Bey ou Khalil Bey est un diplomate ottoman, célèbre collectionneur de tableaux. Bey est un titre honorifique. Il est l'un des fils du général ottoman, homme d'État et vizir Lala Kara Mustafa Pacha.

Khalil-Bey, un militaire collectionneur et mondain à Paris Du Caire, où il naît en 1831, aux ors des salons parisiens, il n'y a qu'un pas. Fils d'un officier de l'armée égyptienne, Khalil-Bey étudie à l'école militaire égyptienne de Paris… Avant de se retrouves commissaire de l'Exposition Universelle de Paris

Homme d'Etat, collectionneur, dandy, Khalil-Bey a défrayé la chronique entre 1865 et 1868, à l'apogée du Second Empire. Cet Oriental turco-égyptien, dont le nom ne fut plus, pendant longtemps, qu'une étape dans l'historique de certains tableaux majeurs du XIXe siècle, Le Bain turc d'Ingres ou L'Origine du monde de Courbet, a pourtant joué un rôle capital dans la vie politique de son pays, la Turquie. Séjournant en France, il fut au cœur de la vie parisienne, prenant la suite, dans son appartement du Boulevard des Italiens, du dandy le plus célèbre de la période précédente, Henri Seymour. Collectionneur à la pointe du goût du moment, conseillé dans ses achats par Paul Durand-Ruel, sa rencontre avec Courbet a ouvert un champ nouveau à la peinture du nu et à la peinture en général.

Khalil Bey (1831, Egypt - 1879) was an Ottoman diplomat and art collector, whose collection was known by Théophile Gautier as "the first ever to be formed by a child of Islam". He commissioned Les Dormeuses ( The Sleepers) and L'Origine du monde from Gustave Courbet and also acquired Le Bain turc ( The Turkish Bath) from Ingres.

Khalil Bey (1831, Égypte - 1879) était un diplomate ottoman et collectionneur d'art, dont la collection était connue par Théophile Gautier comme « la première à être formée par un enfant de l'Islam ». Il commande Les Dormeuses et L'Origine du monde à Gustave Courbet et acquiert également Le Bain turc d'Ingres.

Trois ans plus tard, Khalil-Bey, ruiné, vend 68 tableaux aux enchères. « L'Origine du monde » n'en fait pas partie. Il ne faut surtout pas le rendre public. Il l'emporte avec lui à  Constantinople, devient ministre, avant de revenir à Paris en 1877... avec son tableau.

Les Parisiens ne se sont pas attristé du sort de Khalil Bey, le dandy ottoman qui avait tout perdu au jeu et qui en quittant Paris, avait du vendre toute sa collection, y compris l'Origine du Monde de Gustave Courbet (?).

Khalil-Bey reprend la carrière diplomatique en 1868 comme ambassadeur à Vienne. De retour à Constantinople, il épouse en 1872 la princesse Nazli Fazl, appartenant à la dynastie de Méhémet Ali et une des premières femmes à tenir un salon littéraire dans le monde arabe.

 

cachez-ce-sexe-15-08-2016
 
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Khalil Bey

Gustave Courbet

L'Origine du Monde

Rennes

Conférence.

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Gustave Courbet

« L'origine du monde » tagué à Metz.

L'Origine du monde, célèbre nu de Gustave Courbet (1819-1877), a été tagué à la peinture rouge lundi 6 mai. (Le Monde).

« L'Origine du monde », de Gustave Courbettagué au Centre Pompidou-Metz. Ce lundi, deux jeunes femmes ont été interpellées par la sécurité. (Le Point).

Le tableau de Gustave Courbet, représentant la vulve d'une femme nue, était protégé par une vitre.  (Actu).

Les mots "Me too" ont été inscrits sur la vitre qui protège l'œuvre de Gustave Courbet. Au total, cinq œuvres ont été taguées. (France info).

Les deux femmes, nées en 1986 et 1993, ont tagué cinq œuvres du Centre Pompidou-Metz, dont le tableau de Gustave Courbet. (Le Nouvel Obs).

L'artiste performeuse franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis a dévoilé être à l'origine des tags sur l'œuvre de Gustave Courbet « L'Origine du Monde ». (Huffpost).

Une autre oeuvre a été dérobée. (Le Devoir).

 05 24

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Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz (Suisse), 1877

Portrait de Zélie Courbet, 1856

Huile sur toile

Courbet fait ici le portrait de sa sœur favorite, Zélie, qui lui avait déjà servi de modèle trois ans auparavant pour l’Enterrement à Ornans (musée d’Orsay).

Musée des Beaux-Arts

Nancy


Gustave Courbet

Le cerf à l’eau

1861

Huile sur toile

Musée Cantini

Marseille             



Au Salon de 1861, Courbet présente trois peintures sur le thème de la chasse dont le Cerf à l’eau dit aussi Le cerf forcé. Les tableaux de chasse tiennent une place importante dans l’œuvre du peintre, grand chasseur lui-même. Il représente ici le moment du bat-l’eau, lorsque l’animal poursuivi se réfugie dans l’eau pour effacer sa trace olfactive ou échapper à la meute. L’œuvre peut également être lue comme une représentation allégorique de l’artiste poursuivi par la critique.

A la mort de Courbet, un groupe de républicains marseillais vient déposer au musée une gerbe d’immortelles au pied du tableau.



Pei Ming
Gustave Courbet
2019
Huile sur toile
Petit Palais
Paris 

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Yan Pei-Ming 

Né à Shanghaï en 1960 - Vit et travaille à Dijon et Paris.

La Prisonnière (Agnès)

Rennes

Musée Beaux-Arts

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Gustave Courbet
Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877
Pierre Joseph Proudhon et ses enfants en 1853
1865
Huile sur toile

Né en Franche-Comté comme Courbet, Proudhon est l’un des fondateurs du socialisme français. C’est à Paris que les deux hommes se rencontrent. Courbet représente l’auteur de Qu’est-ce que la propriété ? et de La Philosophie du progrès. Le peintre décide de représenter son ami dans son intimité familiale assis sur les pierres de sa maison. Sa fille Catherine déchiffre l’alphabet.
Petit Palais
Paris 

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Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Armand Gautier peintre

1825 - 1894

1867

Huile sur toile

Lille

Musée des Beaux Arts 

Portrait dense et expressif de l'un de ses plus fidèles amis, le peintre lillois Armand Gautier. 



Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

La Meuse à Freyr

1856 (?)

Huile sur toile

Lille

Musée des Beaux Arts 

Voyage en Belgique à Freyr, près de Dinant. 

Forte expressivité des falaises. Technique du couteau, caractéristique du peintre.



Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

L'après-dînée à Ornans

Salon de 1849

Huile sur toile

Lille

Musée des Beaux Arts 




Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Marine ou vue d'Honfleur

Vers 1850 (?)

Huile sur toile

Lille

Musée des Beaux Arts 




Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Marc Trapadoux examinant un livre d'estampes
Vers 1849
Huile sur bois
Troyes 
Musée des Beaux Arts



Gustave Courbet

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Paysage de neige dans le Jura
1844
Huile sur toile
Troyes 
Musée des Beaux Arts


La Commune

Info'Com CGT

Gustave Courbet 




Gustave Courbet 

"Rivage près de Honfleur" 

Honfleur - musée Eugène Boudin.

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La plage de Trouville.

Gustave Courbet.

1819 - 1877

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Gustave Courbet 

L'Atelier du peintre 

1855  

Paris 

Musée d'Orsay

La toile est refusée pour figurer dans l'exposition universelle.

Il se représente peignant un paysage franc-comtois.

Le sens de cette ouvre est "passablement mystérieux".

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Gustave Courbet 

Remise de chevreuils 

Paris 

Musée d'Orsay

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Gustave Courbet 

Un enterrement à Ornans 

Salon de 1850 - 1851  

Paris 

Musée d'Orsay

Ornans est le village natal de Courbet.

L'allégorie symbolique pourrait faire penser à l'enterrement de la IIe République par les Bonapartistes, l'identité de la personne enterrée étant inconnue.

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Gustave Courbet 

Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, 1877

Fleurs 

1871 

Paris Beaux-Arts - Maison Chaumet 

"Végétal, l'école de La Beauté"

Il est un connaisseur des plantes.  Peinture réalisée pendant son emprisonnement à Sainte-Pélagie, après avoir participé à la Commune. Il peint sur la porte de sa cellule la nature dont il est séparé, dans un geste salvateur.

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Gustave Courbet

1819 - 1877

Rivage près de Honfleur

1866

Huile sur toile

Musée Eugène Boudin

Honfleur 

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Gustave Courbet 

1819 - 1877

Le rut du printemps 

Combat de cerfs 

1861 

Huile sur toile.

Musée d'Orsay 

Paris

Le peintre dramatise la scène avec une pointe de romantisme.

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Gustave Courbet

La dame aux bijoux

Caen

Musée d'art

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Gustave Courbet

Femmes

Gustave Courbet, né le 10 juin 1819 à Ornans et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste.

Gustave Courbet a marqué le XIXème siècle comme un des peintres majeurs, si ce n'est le chef de file, du courant réaliste.

Gustave Courbet est  issu d'une famille de bourgeois-paysans. 

Qui est la femme de Gustave Courbet ?

Les années 1840 voient aussi éclore le premier grand amour de Courbet en la personne de Virginie Binet (1808-1865), sur laquelle l'on dispose de peu d'informations. Leur relation semble avoir duré une dizaine d'années et s'être très mal terminée.

Pourquoi Courbet a peint lorigine du monde ?

En 1866, Gustave Courbet peint « L'origine du monde » commandité par le collectionneur ottoman Khalil-Bey. Ce turco-égyptien qui résidait à Paris a demandé au peintre réaliste de représenter ce nu féminin qui demeurait l'une de ses thématiques préférées.

Qui est la femme de l'origine du monde ?

 

Constance Quéniaux

L'identité du modèle de L'Origine du monde, le célèbre nu de Gustave Courbet (1819-1877) exposé au musée d'Orsay depuis 1995, vient d'être découverte… par hasard. La jeune femme s'appelait Constance Quéniaux, révèle Claude Schopp dans un livre à paraître le 4 octobre chez Phébus : L'Origine du monde, vie du modèle.

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Gustave Courbet 

1819 - 1877

Les raisins 

1871 

Lisieux 

Musée d'art et d'histoire

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L’artiste Deborah De Robertis revendique les tags #MeToo sur cinq œuvres, dont "L’origine du monde", pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde de l’art.

Le lundi 6 mai, au Centre Pompidou Metz, deux femmes, sous la direction de Deborah de Robertis, ont tagué plusieurs œuvres. Une œuvre d’Annette Messager a également été volée.

Sur son compte Instagram, l’artiste militante a indiqué que sa performance avait pour but de dénoncer les violences sexuelles dans le monde de l’art, auxquelles elle a elle-même fait face.

Les deux femmes à l’origine des tags ont été mises en examen pour dégradation d’un bien culturel. Deborah de Robertis a quant à elle assuré que la peinture s’efface sans dégâts.


metoo-hopital-deborah-de-robertis-le-debat-homme-vs-ours-en-foret-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades


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Gustave Courbet.
L'immensité.
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Le cerf en son miroir

— Fable de Marie de France

Un jour, pour s’abreuver, un cerf,
pencha sa tête vers une eau claire.
Voyant ses bois s’y refléter,
il se mit alors à penser
que nulle bête n’égalait
en beauté ses bois si parfaits.
Tandis qu’il contemplait ses cornes

plein d’une admiration sans borne,
il vit des chiens qui accouraient
et leurs maîtres qui claironnaient :
ils étaient venus le chasser,
bien décidés à l’attraper.
Le cerf tente de s’échapper,
mais ses bois restent accrochés
dans les branchages d’un taillis :
voilà les chiens tout près de lui.
Les voyant ainsi s’approcher,
il se met soudain à songer :
«C’est donc vrai ce que certains disent
– c’est la leçon que j’ai apprise :
nous sommes nombreux à vanter
ce que nous devrions blâmer,

et nous blâmons, sans y penser,
ce que nous devrions vanter.»

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Etienne Bocourt (1821 - 1913)
Jean-François Millet (1814 - 1875) peintre vers 1882
Eau-forte sur papier



Jean-François Millet 
Gruchy, 1814 - Barbizon, 1875
Gauthier 
1865 
Huile sur toile
Lille 
Musée des Beaux Arts 

Millet commence sa carrière comme portraitiste. A partir de 1849, il crée des scènes naturalistes.
Effets d'ombres et de lumière.
Grande vérité psychologique.
Traits sobres.



Jean-François Millet 
Gruchy, 1814 - Barbizon, 1875
La Becquée
1860 
Huile sur toile
Lille 
Musée des Beaux Arts 


Jean-François Millet 
"L'église de Gréville "
Entre 1871 et 1874
Honfleur
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Jean-François Millet

Dessin à Gréville, son village natal.

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Jean-François Millet

Portrait.

A Gréville.

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Jean-François Millet

Gréville

1871-1872.

Le tableau est aux USA.

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Jean-François Millet

Sa statue à Gréville, au centre du village.

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Jean-François Millet.

Portrait à Gréville près de sa maison natale.

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Jean-François Millet

Seconde statue à Gréville.

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Valentin et Firmin Biville.

Dentelle d'acier incluant "L'Angélus", l'autoportrait et "La Veillée" de Millet.

Mont-Saint-Michel

Abbaye

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Jean-François Millet (attribué à)

Le Grand Chêne

1863

Huile sur toile marouflée sur panneau de bois.

Deauville

Les Franciscaines

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Jean-François Millet

Les Bûcherons

Vers 1855

Huile sur panneau.

Deauville

Les Franciscaines

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Fortuné Méaulle
1844 - 1901
Victor Hugo (1802 - 1885) écrivain entre 1885 et 1889
Impression sur papier

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Gustave Doré (1832 - 1883)
Le néophyte vers 1868



Gustave Doré

Strasbourg, 1832 – Paris, 1883

Paysage de montagne, vers 1870

De la montagne, Doré retient son caractère sauvage et grandiose. Ce paysage est construit autour d’un premier plan chaotique où se mêlent éboulis, rochers, arbres, mousses et bruyères. Derrière le tronc brisé d’un grand sapin, le soleil diffuse sa lumière sur un cirque de montagnes qui ferme l’horizon.

Musée des Beaux-Arts

Nancy


Gustave Doré
Strasbourg, 1832 – Paris, 1883
Ruines de trois châteaux 
Peinture à l'huile
Troyes 
Musée des Beaux-Arts 
Peintre
Illustrateur
Aquarelliste.
La végétation a repris ses droits.


Gustave Doré 
Strasbourg, 1832 – Paris, 1883
L'enfance de Gargantua 
1873 
Huile sur toile
François Rabelais 
Maison natale "La Devinière"
En 1854, Gustave Doré illustre les romans de François Rabelais. C'est un succès. Les oeuvres seront éditées à nouveau en 1873, avec plus de dessins.
Ce tableau se rapporte au chapitre XI du Livre Premier "De l'adolescence de Gargantua".
Personnages colorés, pittoresques. Grande variété d'attitudes. Visage grimaçant de la servante.
Monstrueux poupon alimenté à grand renfort de jattes de lait. Quand il s'endort enfin, une servante le déshabille. Enfant nu au ventre rebondi, Gargantua est affalé dans son fauteuil.
Doré est en accord avec l'esprit de l'écrivain.

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Gustave Doré 
Joyeuseté (à saute-mouton) 
1881 
Paris 
Musée d'Orsay
 
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Gustave Doré 
La Maison du Caïghe
1875 
Paris 
Musée d'Orsay

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Dante Alighieri

Gustave Doré

Chant XIII

L'Enfer de Dante

1861  - Volume imprimé.

Deauville

Les Franciscaines

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Gustave Doré 
Strasbourg, 1832 - Paris, 1883.
La marche des chevaliers 
Lavis d'encre de Chine rehaussé de gouache sur papier.
Vers 1867  
Quimper 
Musée départemental  breton
Illustration pour le poète Tennyson dans "Vivien".
C'est en Angleterre qu'Arthur revient en force.

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Henri Fantin-Latour

Le centenaire de Berlioz

 Henri Fantin-Latour 
Coin de table 
1872 
Paris 
Musée d'Orsay
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Henri Fantin-Latour

1836 - 1904

Branche de lys

1877

Paris Beaux-Arts - Maison Chaumet

"Végétal, l'école de La Beauté"

Il décrit la blancheur des pétales, le jaune des anthères, les différentes étapes de la floraison du lys.

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Henri Fantin-Latour

1836 - 1904

Capucines

1880

Paris Beaux-Arts - Maison Chaumet

"Végétal, l'école de La Beauté"

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Henri Fantin-Latour

1836 - 1904

Oeillets

1877

Huile sur toile

Paris Beaux-Arts - Maison Chaumet

"Végétal, l'école de La Beauté"

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Henri Fantin-Latour

1836 - 1904

Pensées et petites marguerites

1869

Huile sur toile

Paris Beaux-Arts - Maison Chaumet

"Végétal, l'école de La Beauté"

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Hector Berlioz

Billet de 10 francs

Paris 

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Hector Berlioz 

Cimetière de Montmartre

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Berlioz 
1803 - 1869
Compositeur 
Opéra Garnier 
Paris
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Hommage de Paganini à Berlioz 
Par Adolphe Yvon
1817 - 1893
Vers 1860
Huile sur toile
Paris 
Cité de la musique 
A la fin du concert du 16 décembre 1938, Berlioz reçoit l'hommage public de Paganini.
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Maurice Utrillo 
Maison de Berlioz 
1914  
Paris 
Musée d'Art Moderne
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Henri Fantin-Latour
France, 1836 - 1904
Portrait de l’artiste
Huile sur toile
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg

Toulouse



Jean-Jules Allasseur
1818 - 1903
Jean-Philippe Rameau (1683 - 1764) compositeur, 1888
Plâtre
Cette oeuvre constitue une esquisse à la statue en marbre de Jean-Philippe Rameau conçue pour le vestibule d'entrée de l'Opéra Garnier* à Paris. Cette commande est la dernière de l'artiste qui devient presque aveugle à la fin de sa vie.


Rameau

Albert Memorial 

Londres 

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Bordighera (Italie)
Villa Garnier
Charles Garnier (1825 – 1898), architecte
1872 - 1873
Située sur la Riviera italienne, cette villa de plaisance s’illustre par son caractère pittoresque, par l’utilisation d’un belvédère, de loggias et par un vocabulaire décoratif très sobre. L’architecte – qui construit pour son propre usage- se libère des contraintes de la ville haussmannienne en rejetant l’uniformisation de l’habitat qu’elles entraînent. Il y exprime le souci majeur de créer des points de vue multiples et privilégiés sur le paysage alentour. « Il faut que dans le cadre des fenêtres, par l’enfilade des portes, on aperçoive des tableaux champêtres, de riantes perspectives ».
Cité de l’architecture et du patrimoine
Paris

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John Lewis Brown
En reconnaissance
1870


Léon Chevreuil
1852 - 1939
Le faucheur
Huile sur toile

Il a été l'élève de Gérôme. Il se tourne vers la peinture de genre. Le thème du travail des champs est repris dans l'art pictural. La couleur jaune du champ de blé devient symbolique. Elle renvoie au soleil et à l'or, par extension, à la croissance et à la richesse. Chevreuil met à l'honneur le paysan dont la dureté du labeur est ici perceptible malgré la révolution technologique dont certains ont pu bénéficier.

Paul Boyer
Jules Massenet

 Ciel sombre sur Nemours

 Fenêtre du musée

 Une des salles du musée

Maison ancienne de Nemours
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Camille Corot

Bateaux de pêche aux voiles colorées (Le Havre ou Honfleur)

Vers 1830 – 1840

Huile sur papier marouflé sur toile

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell



Dès le début du XIXe siècle, le pittoresque de l’estuaire de la Seine attire les artistes français et étrangers. Corot, et vingt ans plus tard Boudin, Jongkind et Courbet, trouvent l’inspiration dans la luminosité des paysages des ports de Normandie et de la côte.


Camille Corot

Fontainebleau : maison de paysans

Vers 1865 – 1873

Huile sur toile

Musée Cantini        

Marseille

Collection Burrell



Corot a été une figure importante de Barbizon, mais son approche du paysage restera très personnelle. Il fait de cette cour de ferme, le lieu hors du temps d’un classicisme serein qui le rapproche de la vision du monde  paysan de Millet.




Camille Corot


La jeune fille à la boucle d’oreille


Vers 1850 – 1855


Huile sur toile


Musée Cantini


Marseille


Collection Burrell





Corot, dont les paysages font la célébrité, a également été un grand peintre de la figure humaine. La nudité partielle de cette jeune fille, remettant sa boucle d’oreille, pourrait indiquer qu’il s’agit d’une étude d’un modèle dans son atelier. Corot prend pour modèle l’art des portraitistes du XVIe et du XVIIe siècles.




Camille Corot
Paris, 1796 – Ville d’Avray, 1875
Huile sur panneau
Paysage aux trois peupliers

Musée d’art et d’histoire de Bayeux
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Jean-François Millet




Jean François Millet


Jeune paysanne en forêt


1849


Huile sur bois


Musée Cantini


Marseille


Collection Burrell





Millet a toujours défendu une vision très personnelle du monde rural auquel il rend toute sa dignité et sa noblesse. Cette jeune paysanne est rêveuse et romantique.


Ce chef-d’œuvre a appartenu à Sensier, marchand et critique, attaché à l’école de Barbizon et qui le désignait dans ses lettres comme La Voyageuse.




Jean François Millet


Le cardeur de laine


Vers 1848


Crayon Conté sur papier vélin lise brun clair


Musée Cantini


Marseille


Collection Burrell





Ce dessin pourrait lui avoir été inspiré par une sculpture du XIIIe siècle du portail royal de la cathédrale de Chartres où la Vierge Marie est représentée cardant la laine.




Jean François Millet


Le faucheur


Vers 1852


Crayon Conté sur papier vergé


Musée Cantini


Marseille


Collection Burrell





Millet a souvent représenté la dureté du travail des paysans, celui des vanneurs, des glaneuses ou du faucheur. Il brosse le paysage et suggère le balancement du corps de l’homme accompagnant le poids du manche imposant de la faux.






« Je vous avouerai (…) que c’est le côté humain qui me touche le plus en art ; ce n’est jamais le côté joyeux qui m’apparaît. (…) Ce que je connais de plus gai, c’est le calme, le silence, dont on jouit si délicieusement, ou dans les forêts, ou dans les endroits labourés. »


Jean François Millet
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Jean-François Millet

Gréville-Hague, 1814 – Barbizon, 1875

Les femmes.

 

Jean François Millet

Jeune paysanne en forêt

Musée Cantini

Marseille

 

Jean-François Millet

Le retour du troupeau

Vers 1846

Huile sur toile

Musée d'Orsay

Paris

 

NDLR : encore des seins nus de femme à l’extérieur.

 

Jean-François Millet

La lessiveuse

Vers 1853-1854

Huile sur bois

Paris

Musée du Louvre

 

NDLR : Dans les années 1960, les femmes faisaient encore la lessive en faisant chauffer l’eau, dans les pavillons ou les HLM. Une essoreuse manuelle était posée à côté du bac à lessive. La femme passait le linge lavé entre les rouleaux pour essorer l’eau. L’eau était recueillie dans une bassine posée en-dessous. Quel boulot.

 

 

Jean-François Millet

La précaution maternelle

Vers 1856

Huile sur bois

Musée du Louvre

Paris

 

NDLR : il est maintenant interdit de faire pipi dehors. Attention aux amendes !

 

Jean-François Millet

La Becquée

Vers 1860

Huile sur toile

Musée des Beaux Arts

Lille

 

« Je voudrais que dans la femme faisant déjeuner ses enfants, on imagine une nichée d’oiseaux à qui la mère (NDLR : le père aussi !) donne la becquée, l’homme travaille pour nourrir ces êtres-là ».

Millet écrit à son ami et biographe Alfred Sensier.

NDLR : quel paternalisme macho. Les femmes aussi travaillent pour nourrir leur descendance…

Un homme de son temps.

 

Eugène Bourgeois (1855 – 1909)

Hameau de Gruchy

Huile sur toile

19e s

Jean-François Millet à Gréville

 

Jean-François Millet

Bergère avec son  troupeau 

1867

Musée d'Orsay

Paris

NDLR : Non ! Elle ne regarde pas son portable. Ca n’existait pas. Elle n’allait pas à l’école non plus. Donc, elle ne savait pas lire.

Jean-François Millet

Dessin à Gréville

 

Jean-François Millet

Laitière normande à Gréville

1874

Huile sur toile

Musée d'Orsay

Paris

NDLR : il ne cherche pas à montrer un sein nu dans ce tableau.

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Jean-François Millet

Les glaneuses de masques abandonnés au sol.

Détournement de peinture.

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Jean-François Millet

Les glaneuses travaillent pendant qu'une glaneuse boit du thé, en dehors du tableau!

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Jean-François Millet

The Gleaners

1857

It depicts impoverished rural women collecting stray bits of crops left over after harvesting  women bend double as they collect from a large field with haystacks in the background.

Les Glaneuses
1857
Il représente des femmes rurales pauvres ramassant des morceaux de récolte égarés après la récolte.
 Les femmes se plient en deux alors qu'elles collectent dans un grand champ avec des meules de foin 
en arrière-plan.

Des glaneuses est une peinture à l'huile sur toile de Jean-François Millet, réalisée en 1857, présentée la même année au « Salon » et conservée à Paris au musée d'Orsay. (Wikipedia).

Ces femmes incarnent le prolétariat rural. Elles sont autorisées à passer rapidement, avant le coucher du soleil, dans les champs moissonnés pour ramasser un à un les épis négligés.
Le peintre en représente trois au premier plan, dos cassé, regard rivé au sol.
Il juxtapose ainsi les trois phases du mouvement répétitif et éreintant qu'impose cette âpre besogne : se baisser, ramasser, se relever. (Musée d’Orsay).

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Paul Gauguin
France, 1848 – 1903
La Tahitienne
Lavis laqué
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse


Paul Gauguin
France, 1848 – 1903
Tête de jeune paysan
Huile sur toile
Musée d’Assezat
Fondation Bemberg
Toulouse

Paul Gauguin
Paysage de Te Vaa 
1896
MUMA
Le Havre
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"Je ferme les yeux pour voir"

Paul Gauguin

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