mercredi 13 mai 2026

Fin de vie à l'hôpital - Nos élu-es cafouillent - Accidents médicaux -

Aide médicale à mourir : controverses actuelles en France

1. Contexte législatif

  • Le projet de loi adopté en mai 2025 par l’Assemblée nationale et transmis au Sénat en janvier 2026 vise à instaurer un droit encadré à l’aide à mourir (AAM) pour les patients atteints d’une maladie grave et incurable, en phase avancée ou terminale.
  • Le texte définit l’assistance médicale à mourir comme un acte volontaire, réalisé soit par le patient lui‑même, soit par un professionnel de santé, après une procédure collégiale et un consentement éclairé.
  • Le Sénat a révisé le projet, le transformant en « assistance médicale à mourir » plutôt qu’en « droit à l’aide à mourir », et a resserré les critères d’éligibilité, notamment en se référant aux critères de la loi Claeys‑Leonetti pour la sédation profonde et continue.  (lecese.fr)

2. Critères d’éligibilité et points de friction

Critère

Description

Controverse

Maladie grave et incurable

Doit être en phase avancée ou terminale, avec pronostic vital engagé à court terme.

Certains craignent que la définition soit trop restrictive, excluant des patients dont la souffrance est intense mais dont le pronostic n’est pas immédiatement terminal.

Souffrance physique ou psychique constante

La souffrance doit être réfractaire aux traitements ou insupportable.

La suppression de la phrase « la souffrance psychique ne saurait à elle seule justifier l’accès à l’aide à mourir » a suscité des inquiétudes que la loi ouvre la porte aux patients souffrant uniquement de troubles mentaux, notamment la dépression.

fr.euronews.com

Consentement libre et éclairé

Le patient doit pouvoir exprimer sa volonté sans altération du discernement.

Des experts, comme Claire Fourcade, soulignent que la souffrance psychologique ne peut être considérée que dans le cadre d’une maladie grave et incurable, et que le texte ne doit pas ouvrir la porte à l’euthanasie pour la dépression seule.

fr.euronews.com

Procédure collégiale

Un collège pluri‑professionnel (médecin spécialiste, soignant, proche aidant, psychologue) doit valider la demande.

Certains professionnels de santé craignent que la procédure ne soit trop lourde ou que la clause de conscience ne crée des blocages.

admd.org

3. Points de débat public

  • Critères trop larges ou insuffisamment définis : les opposants redoutent des conséquences inattendues, notamment la pénalisation des professionnels qui tentent de dissuader les patients.  (fr.euronews.com)
  • Risque d’abus : la suppression de la clause excluant la souffrance psychique seule a alimenté la peur d’une utilisation abusive de l’AAM.

Clause de conscience : le texte permet aux médecins et infirmiers de refuser de participer, mais ils doivent informer le patient et orienter vers d’autres professionnels. Certains craignent que cela ne limite l’accès.

  • Surveillance et contrôle : une commission de contrôle et d’évaluation est prévue pour assurer la conformité et la sécurité de la pratique.  (admd.org)
  • Défense de la dignité : les partisans affirment que l’AAM offre une fin de vie digne et sécurisée, tandis que les opposants considèrent qu’elle pourrait normaliser la mort et affaiblir la prise en charge palliatif.  (lecese.fr)

4. Réactions des acteurs clés

  • Emmanuel Macron a promis de présenter la loi dès sa réélection en 2022, mais la proposition a rencontré des critiques soutenues.
  • Olivier Falorni, rapporteur du projet, insiste sur le fait que le texte n'« ouvre pas l’accès à l’aide à mourir à toute personne présentant une souffrance psychique ».
  • Claire Fourcade, médecin en soins palliatifs, rappelle que la souffrance psychologique ne peut être prise en compte que dans le cadre d’une maladie grave et incurable.  (fr.euronews.com)
  • Le Sénat a adopté une version plus restrictive, limitant l’assistance aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme.  (lecese.fr)

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30 000 décès par an liés à des accidents médicaux en France

Les chiffres publiés par plusieurs associations et journalistes spécialisés convergent vers une estimation d’environ 30 000 décès par an en France, découlant d’erreurs de diagnostic, de traitement ou de manipulation.

  • France TV rapporte que chaque année, 30 000 patients décèdent des suites d’un accident médical, et que 160 000 personnes sont victimes de ces erreurs  (france.tv)
  • La Croix cite la même estimation, la qualifiant de quatrième cause de mortalité (la-croix.com)
  • Franceinfo et Doctissimo mentionnent également ce chiffre, le situant dans une fourchette de 30 000 à 50 000 décès par an  (franceinfo.fr)
  • Top Santé confirme la fourchette 30 000–40 000 décès par an, en se référant à des associations de défense des victimes  (topsante.com)

Nuances et comparaisons

  • Certains rapports (ex. UFML) évoquent un chiffre plus élevé, autour de 60 000 décès par an, en combinant mortalité hospitalière et erreurs médicales de ville  (ufml-syndicat.org)
  • Le professeur Marc Tadié souligne que ces chiffres proviennent d’estimations d’associations et d’études, et qu’ils peuvent varier selon les méthodologies  (humanite.fr)
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Museum de Paris en danger - Festivals - CGT -

 

Muséum national d’histoire naturelle – état critique

Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris, situé dans le 5ᵉ arrondissement au cœur du Jardin des Plantes, est actuellement en danger.
Les bâtiments, qui abritent des collections de valeur mondiale, présentent de graves problèmes de dégradation structurelle : fissures majeures, infiltrations d’eau, affaissements de sols et détérioration des toitures. Ces défauts compromettent la sécurité du personnel, du public et la préservation des collections.

  • Fissures et infiltrations : le sol carrelé s’affaisse, des étais sont installés pour soutenir les plafonds, et des pièces comme le pavillon des reptiles sont fermées depuis 2018  (lemonde.fr)
  • Bâtiments délabrés : plusieurs bâtiments, dont la galerie de l’Évolution, sont décrits comme « catastrophiques »  (batiactu.com)
  • Financement insuffisant : les travaux de rénovation, prévus pour 2025, ont été annulés faute de budget  (lemonde.fr)
  • Appel à l’aide : le président Gilles Bloch a lancé un appel public pour financer les réparations urgentes (ouest-france.fr)

Conséquences pour les collections et le public

  • Les collections sont menacées par l’humidité et la détérioration des structures.
  • Le public est privé de plusieurs expositions majeures (ex. galerie de paléontologie fermée depuis janvier 2026, qui ne rouvrira qu’en 2027 après 10 millions d’euros de travaux (leparisien.fr)
  • Les conditions de travail du personnel sont dangereuses, avec des bâtiments étouffants en été et très froids en hiver  (humanite.fr)

Réponse des autorités

  • Le personnel a mené une grève le 5 mai 2026 pour demander une revalorisation salariale et des conditions de travail améliorées  (humanite.fr)
  • La directrice du patrimoine immobilier, Emmanuelle Illanes, a souligné que la priorité a été donnée à la sécurité, mais que les projets de rénovation restent suspendus faute de budget  (lemonde.fr)

En résumé, le MNHN de Paris est en danger à cause de locaux non entretenus, avec des fissures, infiltrations et bâtiments délabrés qui menacent les collections et la sécurité. Un appel à l’aide a été lancé pour mobiliser des fonds afin de réaliser les travaux urgents nécessaires. (Qwant)

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Ce que la CGT Spectacle voulait dire à la ministre

La CGT Spectacle, qui avait été annoncée pour intervenir à la 37ᵉ cérémonie des Molières, a exprimé son souhait de faire entendre plusieurs revendications à Catherine Pégard, ministre de la Culture :

  1. Modifier les critères d’aide à l’emploi dans les petites salles
    La CGT a demandé à la ministre de revoir les critères introduits par le décret du 30 décembre dernier, qui ont diminuté de moitié le budget de l’aide destinée aux petites salles, rendant cette aide déjà insuffisante pour couvrir les besoins des artistes et des salariés intermittents du spectacle.
  2. Mettre fin aux coupes budgétaires et aux plans de licenciement
    Le syndicat a dénoncé le plan de licenciement massif qui menace les festivals d’été, notamment le Festival d’Avignon, et a appelé à une protection sociale renforcée pour les artistes‑auteurices, ainsi qu’à la prise en compte de l’accord professionnel du 27 octobre 2023 relatif aux règles d’assurance chômage des salariés intermittents.
  3. Faire entendre la situation catastrophique du secteur
    La CGT a insisté sur le fait que le secteur du spectacle vivant subit depuis deux ans des coupes budgétaires sur les budgets du ministère, des collectivités territoriales et du Fonds d’aide à l’emploi pérenne (FONPEPS). Elle a voulu que la ministre reconnaisse cette situation et agisse pour la stabiliser. (snjcgt.fr)

En résumé, la CGT Spectacle voulait que la ministre Catherine Pégard révoque ou ajuste les critères d’aide aux petites salles, stoppe les plans de licenciement et reconnaisse la crise budgétaire du spectacle vivant afin de protéger les artistes et les festivals. (Qwant)

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Fascisme - Erik Tegnér - Brasserie - Pléguien - Manifestation - V. Bolloré - Artistes - Inquiétude - Dissolution - Jeune Garde - Audrey Millet - Biographie - B. Arlault -

 

Fascisme

Erik Tegnér

Brasserie Kerfave

Côtes-d'Armor

Rassemblement le 14 mai.

Brasserie Kerfave et mobilisation antifasciste à Pléguien (Côtes‑d’Armor)

Erik Tegnér est chroniqueur sur CNews et cofondateur du média d’extrême droite Frontières. Il a annoncé la création de la brasserie artisanale Kerfave, située à Pléguien dans les Côtes‑d’Armor, et l’inauguration est prévue le 14 mai 2026.

Objectif de la brasserie

Tegnér décrit Kerfave comme un projet « entre deux amis de longue date » visant à produire une bière bio 100 % locale et à offrir un lieu de convivialité familiale. Il insiste sur le fait qu’il ne souhaite pas politiser l’établissement .

Réaction des antifascistes

Le Front commun antifasciste (FCA) 22 et d’autres collectifs antifascistes (Collectif de Vigilance Antifasciste 22, Collectif Contrevents, Morlaix Antifasciste, etc.) ont organisé un rassemblement festif et convivial le 14 mai devant la brasserie pour protester contre l’ouverture.
Ils dénoncent le risque que la brasserie devienne un « repaire de fascistes » et appellent au boycott et à la fermeture .

Position de la municipalité

La maire de Pléguien, Maëlig Taisset, a confirmé que la commune a autorisé l’ouverture dans le respect de la législation, mais a précisé qu’elle ne cautionnerait jamais la diffusion d’idées radicales . (Qwant)

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Tribune de 600 professionnels du cinéma contre l’emprise de Vincent Bolloré

À la veille du Festival de Cannes, près de 600 acteurs, réalisateurs, producteurs, exploitants de salles et techniciens ont signé une tribune publiée dans Libération pour dénoncer l’influence grandissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.
Les signataires, parmi lesquels Juliette Binoche, Adèle Haenel, Raymond Depardon, Swann Arlaud, Damien Bonnard et le collectif « Zapper Bolloré », expriment leur inquiétude face à une possible uniformisation culturelle et à une prise de contrôle fasciste de l’imaginaire collectif  (actu.orange.fr)

Contexte économique et médiatique

  • Canal+ (propriété de Vivendi) a acquis 34 % du capital d’UGC, le troisième plus grand réseau de salles françaises, avec l’objectif d’atteindre 100 % d’ici 2028.
    Cette acquisition permettrait à Bolloré de contrôler la chaîne de fabrication des films – du financement à la diffusion sur petit et grand écran – et de renforcer son influence sur le financement du cinéma français, où Canal+ est déjà un acteur majeur (liberation.fr)

Références idéologiques

Les auteurs de la tribune affirment que Bolloré mène un « projet civilisationnel » réactionnaire d’extrême droite à travers ses médias (CNews, Studio Canal, etc.).
Ils craignent que cette concentration de pouvoir ne conduise à une influence idéologique discrète mais durable sur le contenu des films, et appellent à sortir ensemble du silence pour défendre l’indépendance du septième art  (actu.orange.fr)

Objectif de la mobilisation

  • Mettre en lumière l’emprise croissante de Bolloré sur le cinéma français.
  • Appeler à la solidarité entre professionnels pour préserver la diversité culturelle et la liberté de création.
  • S’opposer à la concentration du pouvoir médiatique et à la possible influence idéologique sur les œuvres produites et diffusées  (information.tv5monde.com)

 « Nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif »  (actu.orange.fr)

Cette tribune s’inscrit dans un mouvement plus large de protestation, notamment celui des professionnels de l’édition qui ont déjà dénoncé le limogeage d’Olivier Nora, PDG de Grasset, maison d’édition du groupe Hachette  (huffingtonpost.fr)

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Fascisme combattu en 1945

Antifascisme combattu en 2025

Jeune Garde dissoute

Par Sié 

En 2025, le mouvement antifasciste La Jeune Garde a été dissous par décret du 12 juin 2025, après une procédure menée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau  (legifrance.gouv.fr)

Le décret a été motivé par des agissements violents attribués au groupement, notamment des provocations et des affrontements à Lyon, Paris et Strasbourg entre 2023 et 2025 (huffingtonpost.fr)

Le Conseil d’État a confirmé la dissolution le 30 avril 2025, jugeant la mesure adaptée, nécessaire et proportionnée face aux atteintes à l’ordre public  (lyoncapitale.fr)

Dissolution de la Jeune Garde

  • Création : 2018, cofondée par Raphaël Arnault (député LFI)  (lemonde.fr)
  • Motifs : incitation à la violence, absence de condamnation des actes violents de ses membres, soutien à des contenus haineux sur les réseaux sociaux  (huffingtonpost.fr)
  • Procédure : décret en conseil des ministres, suivi d’un recours contesté par le groupe, rejeté par le Conseil d’État  (lyoncapitale.fr)
  • Conséquences : disparition officielle du groupement, mise en examen de certains membres liés à la mort de Quentin Deranque (militant d’extrême droite) (huffingtonpost.fr)

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Audrey Millet – auteure de la biographie de Bernard Arnault

  • Profil : historienne française née le 22 août 1981, docteure en histoire économique et sociale, spécialisée dans l’histoire de la mode et de son industrie. Elle a été chercheuse au CNRS (2015‑2018) et travaille aujourd’hui à l’Université d’Oslo – Marie‑Skłodowska‑Curie. Elle a publié plusieurs ouvrages sur le secteur du vêtement et le travail dans la mode (fr.wikipedia.org)
  • Expertise : « économie sociale appliquée à l’industrie de l’habillement », avec une connaissance approfondie des archives de l’École Polytechnique, de Sciences Po et des Archives nationales du monde du travail (lessentiel.fr)

« Bernard Arnault, son univers impitoyable »

Élément

Détail

Titre complet

Bernard Arnault, son univers impitoyable

Date de parution

10 juin 2026 (première édition)

Éditeur

La Tribu (groupe Les Nouveaux Éditeurs)

Longueur

environ 400 pages, avec plus de 150 interviews et une bibliographie exhaustive

Objet

première biographie non autorisée de Bernard Arnault depuis plus de 20 ans, retraçant son enfance à Roubaix, son passage à Polytechnique, son ascension chez LVMH et son influence politique internationale

Chiffres clés

Fortune estimée à 162 milliards $ (juin 2026) ; LVMH : + 70 marques, 213 000 salariés, 86 mrd € de CA en 2023

Réception

saluée par Le Monde et d’autres médias pour son enquête rigoureuse et son style « roman‑like »  (20minutes.fr)

En résumé
Audrey Millet, historienne reconnue dans le domaine de la mode, a publié le 10 juin 2026 une biographie critique de Bernard Arnault, intitulée Bernard Arnault, son univers impitoyable. L’ouvrage, le premier depuis plus de deux décennies, s’appuie sur un vaste corpus d’archives et d’interviews pour offrir une vision détaillée de l’ascension du dirigeant de LVMH, tout en étant apprécié pour son accessibilité et son investigative rigour (= rigueur de ses investigations, en français, Ndlr). (Qwant)

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Avortements clandestins - Vie des femmes en danger - Brésil - Femmes violées -

 

Avortement

Pro Vie

Iels laissent crever les femmes pendant les avortements clandestins

Grossesses non désirées.

Risques des avortements clandestins et importance des avortements médicalisés

Les avortements clandestins représentent un danger mortel pour les femmes, causant des décès et des invalidités évitables. Les avortements médicalisés, comme ceux pratiqués par MSF jusqu'à 22 semaines de gestation, sont essentiels pour préserver la vie et la santé des femmes face aux grossesses non désirées. (Qwant).

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Brésil : le Sénat complique l'accès à l'avortement pour les adolescentes victimes de viol.

Le Sénat brésilien a approuvé un texte annulant une norme qui garantissait la primauté des droits des mineures victimes de violences sexuelles, notamment leur droit à interrompre une grossesse même en cas de désaccord avec leurs parents. Le texte, déjà adopté par la Chambre des députés, doit encore franchir une dernière étape au Congrès, contrôlé par des forces conservatrices.

Le Conanda, organisme gouvernemental chargé de la protection des jeunes victimes, a dénoncé "une grave régression" et "une défaite historique".

 marjane-satrapi-affaire-lyhanna-gouvernement-danois-le-recap-info-de-la-semaine-des-grenades

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mardi 12 mai 2026

Viols - Consentement - Contrainte - Nouvelle définition - Nouvelle loi - Luc Besson - Sand van Roy - Patrick Bruel - Flavie Flament -

 

Consentement dans la définition du viol : enjeux juridiques et défis d’application

1. Contexte législatif

  • Promulgation : La nouvelle définition pénale du viol, intégrant la notion de consentement, est entrée en vigueur le 6 novembre 2025  (liberation.fr)
  • Processus : Le texte a été voté par le Sénat le 29 octobre 2025 et adopté par l’Assemblée nationale le 23 octobre 2025  (egalite-femmes-hommes.gouv.fr)
  • Objectif : Clarifier la notion de non‑consentement afin de mieux refléter la réalité des violences sexuelles et de faciliter la poursuite des auteurs.

2. Nouvelle définition du viol

Élément

Description

Source

Acte

« tout acte sexuel non consenti »

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

Caractéristiques

Violence, contrainte, menace ou surprise

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

Consentement

Libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable; ne peut être déduit du silence ou de l’absence de réaction

egalite-femmes-hommes.gouv.fr

conseil-etat.fr

Exclusion

Aucun consentement lorsqu’un acte est commis avec violence, contrainte, menace ou surprise

conseil-etat.fr

Élargissement

Inclusion de l’acte bucco‑anal dans l’infraction

conseil-etat.fr

3. Défis d’application

  • Conflit juridique : La loi ne s’applique pas aux faits antérieurs au 6 novembre 2025, créant un conflit de compétence pour les dossiers déjà ouverts
  • Questions de temps :
    • Prescription : déterminer si l’affaire est toujours recevable.
    • Conservation des preuves : difficulté à garder des éléments matériels ou témoignages.
    • Durée de l’instruction : prolongation possible des procédures.
    • Évolutions législatives : possibilité de bénéficier de nouvelles dispositions post‑promulgation  (liberation.fr)
  • Impact sur les victimes : 86 % des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite, et 94 % des viols le sont également, en partie à cause de la définition actuelle

4. Réactions et recommandations

  • CNCDH :
    • Recommande d’inscrire explicitement le non‑consentement dans le code pénal pour mieux qualifier le viol.
    • Appelle à augmenter les moyens de la police judiciaire, former les enquêteurs et magistrats, et diffuser des campagnes de sensibilisation.
    • Souligne que la réforme doit centrer l’attention sur l’agresseur et son obtention d’un consentement libre et éclairé  (cncdh.fr)
  • Conseil d’État :
    • Confirme que le consentement ne peut être déduit du silence ou de l’absence de résistance, même en cas d’état de vulnérabilité ou d’emprise.
    • Précise que l’absence de consentement peut être déduite de l’exploitation d’un état de vulnérabilité temporaire ou permanente  (conseil-etat.fr)

5. Conclusion

La réforme du 6 novembre 2025 introduit une définition du viol fondée sur le consentement, remplaçant la précédente emphase sur la contrainte (Qwant)

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Viols

Luc Besson

Sand van Roy

Réouverture des investigations.

Réouverture des investigations dans l’affaire Luc Besson

Contexte général
En 2018, l’actrice Sand Van Roy a porté plainte contre le réalisateur Luc Besson pour viol survenu à l’hôtel Le Bristol à Paris. Le dossier a été classé sans suite en 2021, décision confirmée par la cour d’appel de Paris en 2022 et par la Cour de cassation en 2023, aboutissant à un non‑lieu (franceinfo.fr)

Nouveaux éléments ADN
Sand Van Roy a fourni à la justice des analyses d’un sous‑vêtement (string) portant l’ADN de Luc Besson. Les expertises, réalisées à son initiative, ont révélé la présence de l’ADN du réalisateur sur la zone arrière du string, en contact avec l’anus, ce qui contredit la version défensive du cinéaste (lesinrocks.com)

Demande de réouverture
Le parquet général de la cour d’appel de Paris a requis la réouverture de l’information judiciaire pour viol, afin de permettre l’exploitation de ces nouveaux éléments (franceinfo.fr)

L’audience de la chambre d’instruction est fixée au 2 juin 2026, où la demande sera examinée (lemonde.fr)

Impact potentiel
Cette réouverture constitue un revirement majeur, car la justice française s’est jusqu’à présent prononcée en faveur d’un non‑lieu. Le nouveau constat ADN pourrait donc influencer la décision finale (lesinrocks.com)

En résumé : après plus de quatre ans depuis le non‑lieu, la cour d’appel de Paris examine une demande de réouverture de l’affaire Luc Besson motivée par de nouvelles analyses ADN fournies par Sand Van Roy, avec une audience prévue le 2 juin 2026. (Qwant)

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Viol

P Bruel

2 nouvelles plaintes

Une première fois en 2019.

En mai 2026, deux femmes ont déposé de nouvelles plaintes contre le chanteur Patrick Bruel au tribunal judiciaire de Nanterre, en Hauts‑de‑Seine. Les dossiers portent sur :

Plainte

Date des faits

Lieu

Nature des accusations

Première

Juillet 2019

Spa près de Perpignan (Pyrénées‑Orientales)

Agression sexuelle – masseuse accusée d’être soumise à des gestes inappropriés pendant un massage

Deuxième

Printemps 2010

Domicile de Bruel à Neuilly‑sur‑Seine (Hauts‑de‑Seine)

Tentative de viol – femme accusée d’avoir été forcée à des actes sexuels et à un baiser de force

Les deux plaignantes avaient déjà porté plainte en 2019 pour les mêmes faits, mais les procédures avaient été classées sans suite en décembre 2020 par le parquet de Nanterre  (franceinfo.fr)

Détails de la première plainte (2019)

  • Plaignante : masseuse de 29 ans, alors employée dans un spa à Perpignan.
  • Récit : le chanteur aurait attendu nu dans la cabine de massage, retiré la serviette et tenté d’obtenir des prestations sexuelles, notamment au niveau de l’anus. Il aurait également exercé une pression physique (« main aux fesses ») et insisté sur le fait que tout ce qui se passe reste dans la cabine  (liberation.fr)
  • État du dossier : la plainte initiale déposée en 2019 a été jugée « insuffisamment caractérisée » et classée sans suite en 2021  (actu.fr) 

Détails de la deuxième plainte (2010)

  • Plaignante : chanteuse de 31 ans, venue chez Bruel pour lui faire écouter des maquettes.
  • Récit : le chanteur aurait sorti son sexe en érection, tenté de la forcer à lui prodiguer une fellation, et l’aurait embrassée de force alors qu’elle résistait.
  • État du dossier : la plainte déposée en 2020 a également été classée sans suite, malgré les accusations de contrainte  (liberation.fr) 

Motifs de la réouverture des dossiers

Les deux femmes ont décidé de redéposer leurs plaintes après la publication de nouveaux témoignages dans la presse, notamment par Mediapart, qui ont renforcé la crédibilité de leurs accusations  (mediapart.fr)

Elles souhaitent que la justice examine à nouveau les faits, avec une qualification pénale différente.

Résumé des faits actuels

  • Deux nouvelles plaintes déposées le 12 mai 2026 au tribunal de Nanterre.
  • Première plainte : agression sexuelle en juillet 2019 à Perpignan.
  • Deuxième plainte : tentative de viol en printemps 2010 à Neuilly‑sur‑Seine.
  • Historique : les mêmes plaignantes avaient déjà porté plainte en 2019, mais les dossiers ont été classés sans suite en 2020  (franceinfo.fr)

Patrick Bruel conteste toujours les faits et affirme n’avoir jamais contraint quiconque à un acte sexuel  (liberation.fr)

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Viol 
P Bruel 
2 nouvelles plaintes 
Flavie Flament en 1991 
Elle était mineure 
A témoigné anonymement dans Mediapart.

Flavie Flament a accusé Patrick Bruel d’avoir violé une jeune fille de 16 ans en 1991 dans son appartement parisien  (20min.ch)
Elle a d’abord témoigné anonymement dans les colonnes de Mediapart sous le pseudonyme « Eva »  (melty.fr)
Plus tard, elle a révélé son identité et déposé une plainte officielle à Paris  (20min.ch)

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